Retour sur la manif du 25 à Rennes

Mis a jour : le mardi 26 janvier 2016 à 10:41

Mot-clefs: Répression contrôle social aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Rennes

Nous étions plus ou moins 200 (à la louche) présentes à lav fac suite à la décision de la justice permettant l'expulsion des paysan.nes et habitant.es historiques de la Zad. Après un courte assemblé nous sommes partis en manif vers le centre ville.

L'ambiance était plutôt détendus. Le bruit des bombes de peintures a été, durant toute la durée du défilé, accompagné par les slogans, les discutions entre ami.es, les chants, et le son du ukulélé. On y à croisé une bonne part de ce qui fait la diversité du mouvement pour la Zad et contre le monde de l'aéroport: un bon nombre de jeunes, des étudiant.es, des membres de partis qui nous on fait le plaisir de ranger leurs drapeaux, des cheveux gris, de joyeuses bandes d'ami.es vetus de noir et tapant dans leur mains en chantant, des paysan.es déterminé, un acharné du mégaphone, quelques vélos et quelques passant.es attiré par cet petite foule diverses et déterminé.

Le commissariat de la rue de Penhoët à été redécoré une nouvelle fois, la caméras qui venait juste d'être changé à parait-il été de nouveaux neutralisé.

Après un petit tours par les halles Martenots, le cortège à poursuivis jusqu'à la rue des fosses ou il à été bloqué par l'équipé des bleus qui protégeais la préfecture de région.
Ayant mieux à faire que de se battre à ce moment contre un tel adversaire, la manifestation s'en est retourné vers la mairie ou au moins deux extincteurs de peintures sont venus donner un peut de couleur à ce bâtiment où quelques mois avant Natalie Appéré avais réaffirmé son soutien au projet.

Tout ceci aurais pus en rester là, mais des robocops ont déboulé du haut de la place de la maire pointant à auteur de visage flashball et lanceurs de lacrymogènes. La petite foule s'est donc empressé de rejoindre le bas de la place ou l'attendais les armes à la main des membres de la BAC bien décidé à s'en servir.

Et pour tout dire la suite à plutôt été une grosse débandade. Si les premières personnes on pus atteindre la rue de Coëtquen sans trop de soucis malgré les chaînes présentes dans ce coin de la place et le décrochage de plus ou moins un mètre selon les endroit. Les dernier.es n'ont pas eut cette chance.

De nombreuses personnes ont pris des coups de tonfas, on a vus plusieurs personnes à terre ratonné par la BAC et plusieurs personnes on été touchés par des tires de flashball.

Je n'ai pas connaissance d'arrestations à cet heure, mais on compte plusieurs blessés dont des hématomes dus au tonfas et aux matraques télescopiques, une personne ayant eu la jambe ouverte une personne blessé à la main par un tire de flashball alors qu'elle tentais de venir en aide à une personne à terre.

Ceci n'est qu'un premier retour n'hésitez pas à compléter.

On vois dans cette opération policières la même logique de vengeance d'État que lors de nombreuses autres manifestations par le passé.
Cette charge qui arrive alors que le groupe est sur le point de se disperser n'avais pas tant pour objectif de mètre fin au rassemblement que de nous punir de manière extra judiciaire. On tape dans le tas sur tout.es ce.lles qui passe à porté afin de marquer les esprits durablement. Voila leur discourt: l'État est plus fort que vous, nos cerbères peuvent vous blesser vous mutiler, alors rentrez chez vous et si vous n'êtes pas content.es soulagez vous dans l'isoloir, mais surtout n'allez pas vous organiser par et pour vous mêmes.

Le mouvement vas devoir se poser la question de la réponse à envisager contre cette stratégie de terreur qui marque aussi bien les individu.es dans leur chaire que le corps collectif. De nombreuses formes ont étés tentés par le passé et je ne doute pas que d'autres encore seront imaginés à l'avenir.

La lutte seras dure. Continuons à nous organiser pour que nos espoirs et nos colères soit plus fortes que les matraques du capital.

Commentaire(s)

> sans aucun doute

La mairie (ou la police) va faire tout un plat de combien coûte le nettoyage de toute cette peinture et de tous ces tags (ma bonne dame ... hastag #larme à l’œil #rennesvandales #zadist #teroristes #khmers verts) , campagne qui sera reprise et diffusée par les journa-flics de ouest torch et par aussi des militant-e-s des partis de gogoche

Ceci passera sous silence l'ultra violence habituelle des forces du désordre bourgeois

> un dernier ptit blanc?

dans ma cité les "petits blancs" de la zad ont la réput' de s'en prendre aux flics, pour être "franc" (drôle de mot pour dire honnête, on dit pas sarrasin) ces petits blancs sont bien vus. Les hanouchs ont les connaît pour leur racisme et leur haine, ok on descendra pas dans la rue comme ça pour les zadistes, mais on est toujours content quand ils s'en prennent aux kisdés et aux menteurs de la mairie soit disant de gauche.
Bon courage à vous, et ouais, le commentaire sur les ptits blancs pue les schmidts, vous pouvez l'enlever. (le mien avec car je ne commente que pour le critiquer).

> ne pas confondre

Faut faire gaffe à pas tout confondre ni prendre personnellement sinon vous allez nous dire sous peu que le commentaire (qui n'aurait pas du être signé zad) est du racisme anti-blanc, alors qu'il s'agit du commentaire d'une personne de la lutte qui vit super mal le fait que la plupart du temps il n'y ait que des blancs pensant sauver le monde et oubliant régulièrement d'inviter réellement le monde à participer.
Après, pour sa part, il ne faudrait pas confondre la décéption, l'aigreur et la haine non plus... un procès d'intension n'est pas loin...

> m'kay

"oubliant régulièrement d'inviter réellement le monde à participer. "

Les AG publiques elles servent à quoi? Les tracts, les affiches, les appels à réunions/discussions/débats, la radio, les sites qui fleurissent (et j'en passe) s'adressent à qui? On fait vraiment tout ça juste pour nous même sérieux? C'pas une putain d'invitation tout ça déjà?
Ou p't'être qu'il faudrait bouger dans les cités à chaque manifs et obliger les gens à nous rejoindre, les kidnapper pour leur bien, et pour au passage ne pas être pris pour des connards nihilistes et individualistes?
Ou bien on laisse ceux qui le veulent s'inviter eux mêmes, et on s'en bat les gonades de savoir quelle gueule ils ont, de quels quartiers ils débarquent ou s'ils ont les poches plus remplies que celles du voisin, du moment qu'ils luttent -un peu, beaucoup- avec nous.

Alors ouais, c'est p't'être chaud de toucher les gens dans les cités, mais c'est chaud de toucher les gens en général en fait. Et faire porter la faute à ceux qui sont présents de l'absence d'une catégorie de gens lors des actions, ça serait éventuellement pertinent si les présents avait pour volonté d'exclure ou ne tentaient jamais de rameuter le plus de monde possible.

Les seuls qu'on veut exclure de nos cortèges, ce sont les condés il me semble, non?
Et les invitations, elles sont sur les murs.

> Quelle(s) lutte(s) ?

Jolie censure de votre part, je suis juste surpris qu'elle ne soit pas faite plus tôt.
Bel aveu d'impuissance... La critique concerne aussi bien la forme que le fond. Il faut peut-être se poser des questions si ce sont toujours les mêmes profils qui reviennent dans ces événements. Les non-blancs ne viennent pas parce qu'ils ne se retrouvent pas dans ces discours et dans ces luttes faites par et à destination des blancs. Il ne faut surtout pas lutter à la place des non-blancs (qu’ils soient des banlieues où pas), mais ne pas avoir la prétention de monopoliser tout l'espace. L'utilisation du verbe "ratonner" utilisé pour les actions violentes envers les personnes racisées est lourd de sens: on va jusqu'à récupérer un vocabulaire qui fait référence à une domination spécifique, pour mieux la nier en affirmant qu'un non-blanc et un blanc se font réprimer par la police de manière indifférenciée.
L'universalisme républicain est malheureusement bien présent, même dans le milieu anarchiste...

Et individualisme ne veut pas dire que tu veux être tout seul mais que tu refuses de prendre en considération d’autres points de vue. Le fait que tu sois incapable d’envisager qu’il y ait d’autres groupes que « [vos] cortèges » en est un bel exemple.