Notre-Dame-des-Landes : autour du procès

Mis a jour : le vendredi 15 janvier 2016 à 18:08

Mot-clefs: Ecologie Resistances aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Nantes Notre-Dame-des-Landes

L’expulsion des paysans et des familles installés sur la Zad aura-t-elle lieu ? C’est ce que demande Vinci, agissant pour le compte de l’Etat. Le tribunal de grande instance de Nantes en a discuté mercredi 13 janvier. Dans ce procès animé, la dimension humaine des familles, des générations, des enfants né sur place ont fait face à la raison de la multinationale. La décision sera rendue le 25 janvier. Petit topo aussi de ce qui s'est passé ailleurs, le tout glané sur Reporterre.

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Dominique Badier, ancien métallo, applaudit à l’arrivé des paysans menacés - photo: Vladimir Slonska-Malvaud

Notre-Dame-des-Landes : voici la relation précise du procès des paysans

Il est rare qu’un juge se laisse aller, en pleine audience, à des confidences personnelles. C’est pourtant ce qui s’est passé mercredi 13 janvier, dans la salle du tribunal de grande instance de Nantes. Interrogeant les familles expulsables sur la présence d’enfants et de mineurs dans les maisons de Notre-Dame des Landes frappées de procédure d’expropriation, le juge des expropriations a ainsi confié : « Je suis originaire d’un petit village en Ardèche, où il n’y avait que deux noms de familles. On était tous un peu cousins... Vous aussi, vous vous mariez entre vous ? ». Quasiment traité de consanguin, Sylvain Fresneau s’agite sur le banc de la salle du tribunal et lâche à mi voix : « Euh ça, on laisse ça à l’Ardèche... ». Il vient d’expliquer que son fils Justin, qui travaille avec lui au Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) des Pommiers, habite en face de la ferme, à côté de la maison de son oncle Alphonse Fresneau. Celui-ci, 83 ans, a posé son blouson sur son déambulateur ; cet artisan des débuts de la lutte des paysans contre l’aéroport, en 1974, est né sur place, comme tous les autres Fresneau.

Le tribunal de grande instance de Nantes examine la demande en référé de la société Aéroports du Grand Ouest (AGO). Cette filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, demande l’expulsion des onze familles et des quatre agriculteurs installés sur la zone où doit être construit l’aéroport. AGO demande une astreinte journalière de 200 à 1 000 euros et d’une mise sous séquestre de leurs biens et cheptels s’ils n’obtempèrent pas.

Débutée sur de longs exposés et échanges techniques et juridiques, truffée d’assauts de jurisprudences et des textes de droit commentés, interprétés, l’audience a soudain pris un tournant, centré sur des êtres humains, attentif à des vies d’héritages et d’ancrages, imprégnés de cet attachement ancestral à la terre.

lire la suite de l'article : http://www.reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-voici-la-relation-precise-du-proces-des-paysans

Notre-Dame-des-Landes : fil info de la journée à Nantes et ailleurs :

http://www.reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-fin-du-proces-decision-au-25-janvier

Commentaire(s)

> pour les oreilles (et pas pour le "journaliste" )

Là-bas si j’y suis était en direct mercredi 13 janvier depuis les studios de Jet FM à Nantes avec, autour de Daniel MERMET :

- Dominique FRESNEAU, co-président de l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes)
- Jean-Baptiste HULIN, membre de COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d’aéroport)
- Marcel THÉBAULT, paysan résistant
- « Camille » et « Camille », du mouvement d’occupation de la ZAD
- Sophie BRINGUY, conseillère régionale, présidente du groupe écologiste et citoyen au Conseil régional des Pays de la Loire
- Sylvain GirO, auteur et interprète de la chanson Notre-Dame des oiseaux de fer

http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16/notre-dame-des-landes-les-tritons-contre-le-beton