[Squat du presbytère au Vieux-Doulon, Nantes] Des avancées mais le compte n'y est pas !

Mis a jour : le vendredi 15 janvier 2016 à 13:56

Mot-clefs: Logement/squat Immigration/sans-papierEs/frontieres
Lieux: Nantes

Nous sommes à un moment important de notre négociation avec les pouvoirs publics. Aidez-nous à éviter les remises à la rue en signant notre pétition !

--- Le contexte de la pétition ---

En août 2014, après plusieurs expulsions de squats - la dernière, en juillet 2014, très violente - quelques dizaines de migrants majeurs célibataires ont « squaté », avec l'aide du collectif, un bâtiment vide depuis 7 ans : le presbytère de Doulon.

L'évêché a obtenu des pouvoirs publics qu'ils négocient avec le collectif l'hébergement des occupants du squat en situation régulière, plutôt que de recourir à la force.

Après quatre mois de discussions et de travail, les propositions suivantes ont été faites : des logements pour 25 personnes ayant déjà obtenu le statut de réfugié, l'hébergement pour 10 personnes dans un Centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA) dans la Sarthe et enfin, 15 autres demandeurs d'asile pourraient bénéficier du dispositif « welcome » d'accueil transitoire chez des particuliers volontaires.

L' Évêché s'est aussi engagé à transformer, avec l'aide de la mairie, le presbytère de Doulon en centre d'accueil social. Pour qui ? Mis en œuvre par qui ? Qui finance un fonctionnement pérenne ? C'est flou. Il faut des engagements écrits.

Ces propositions ne prendraient effet qu'une fois que tout le monde aurait quitté le squat.

Il reste pourtant plusieurs personnes sans solution. Pouvons-nous, en notre âme et conscience, les laisser être remis à la rue ? L' État ne veut pas héberger ceux qu'il a invités à quitter le territoire, mais les collectivités locales, la mairie, l'évêché ne peuvent-ils trouver un hébergement pour ces sans abris ? Faut-il accepter ce tri entre les exilé-es politiques, climatiques, économiques ?

L'évêché nous reproche de bloquer la mise en œuvre des propositions arrêtées fin novembre. Ce n'est pas le cas. Nous acceptons les solutions proposées, mais il faut aller plus loin pour que personne ne soit remis à la rue.

Le collectif comprend un grand nombre d'associations et d'organisations syndicales et politiques, et quelques citoyen-nes solidaires. Vous, habitant-tes de Nantes ou de l'agglomération, conscient-es qu'une politique d'accueil des éxilé-es est indispensable et urgente, vous pouvez aussi agir !

Signez la pétition, faites savoir aux pouvoirs publics, (la mairie, les conseil départemental et la préfecture) et à l'évêché que vous êtes choqué-es qu'un si petit geste - mettre à l'abri quelques personnes - ne puisse être accompli en ces temps de froidure et de bonnes résolutions.

Collectif de soutien aux Expulsé-es de la rue des Stocks : Migrant-es, citoyen-nes solidaires, AC !, SolidairesUD44, CSF, DAL44, Gasprom, MRAP, LDH, un toît pour tou-tes, Ensemble44, NPA44, PCF, SYNAVI, CGT-spectacle, Afrique-loire

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