[Paris] Autolib' en fumée, dans tes dents Bolloré

Mis a jour : le dimanche 20 décembre 2015 à 16:27

Mot-clefs: Art/culture actions directes
Lieux: banlieue et paris

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Malgré les sirènes alarmistes, l'état d'urgence ne nous a pas empêché ces derniers jours de porter notre modeste contribution à l'offensive anti-capitaliste, plus spécifiquement à une des prétendues solutions à la crise écologique, la filiale Blue Solutions du groupe Bolloré, qui fait la joie des investisseurs verdissant leur image tout en conquérant de nouveaux marchés.

Depuis quelques années, le groupe Bolloré porte-étendard de l'excellence française dans le domaine des innovations écologiques, signe de juteux contrats avec les municipalités et la RATP pour installer au fur et à mesure des stations d'Autolib', alimentées par l'énergie mortifère qu'est le nucléaire, et prochainement des scooters, des bus et des tramways du même acabit.

Pour ceux qui ne savent pas qui est Bolloré, rappelons que c'est un des seigneurs français dans la finance, l'industrie, les réseaux de transports et la communication à l'échelle mondiale. Il s'est bati un empire grâce à de nombreuses filiales qui exploitent les ressources dans les ex-colonies françaises entre autres. Pour ne donner que quelques exemples récents des exactions de l'empire Bolloré on peut mentionner la spoliation de terre de peuples autochtones au Cambodge pour y cultiver des arbres à caoutchoucs; ou le projet de plantations de palmiers à huîle au Sierra Leone sur les terres de communautés locales opposés à la destruction de leurs cultures et des forêts. Aussi, combien de vies coûtera la construction de la boucle ferroviaire de 2700 kilomètres de la Bolloré Africa Logistics pour relier la Côte d'Ivoire au Togo ?

C'est aussi parceque le projet d'Autolib' s'inscrit dans le projet de smart city qu'est le Grand Paris, dans la restructuration et la revalorisation de quartiers entiers au détriment des pauvres qui y vivent pour les remplacer par une population plus friquée et plus docile, que nous avons décidés d'agir en conséquence.

Allumer une simple boîte d'allumes feux placée sous une des roues du véhicule suffit pour transformer une autolib' en une carcasse, comme tout passant pouvait voir les jours précédents, avenue de Stalingrad à Montreuil, avenue Pasteur à Bagnolet et rue Mathis dans le 18ème arrondissement. Une méthode parmi tant d'autres pour les rendre inutilisables...

Tant qu'oxygène et détermination il y aura, le feu prendra,  il n'y a pas de raisons pour que ça ne continue pas !

Commentaire(s)

> Commentaires cachés

Des commentaires dont les auteurs semblent soutenir que Boloré lutte contre les ravages écologiques ont été supprimés: leurs auteurs ont du confondre ce site avec celui de libé. Leur propos s'étalent déjà partout, et ne sont pas l'objet de ce site. Ciao bonsoir.

> L'autre pneu

Désolé de décevoir mais je ne viens pas de Bolloré ou autre. Je venais juste prendre un peu la température pour voir si vous aviez de l'humour et éventuellement discuter par là-dessus.

> Beaux comme un pneu qui brule

Ben le problème de l'humour quand on veut débattre sur un site sans que les gens se connaissent, c'est que ça marche moyen. Le mieux c'est de débattre directement, et d'éviter le second degrès, ça évite les malentendus.

> ça en fait du gaspillage...

Pour être sérieux, ça en fait du gaspillage... Et est-il certain que par cette action vous portez du tort à Bolloré, pour commencer ?
Les voitures sont certainement assurées ou peut-être sont-elles vendues à la ville. Avant de faire ce genre d'actes destructeurs, il faudrait peut-être s'assurer qu'ils nuisent précisément à votre cible et non à quelqu'un d'autre, sans parler des inconvénients pour le voisinage, la pollution, le fait que cette voiture aura peut-être manqué à quelqu'un à un moment T pour telle ou telle raison importante, etc...

Ensuite, si cette voiture rend un vrai service au public, il faudrait voir qu'est-ce que vous proposez concrètement à la place. Sinon, il s'agit simplement de vandalisme plus ou moins militant.
C'est mon point de vue et je le partage.