face aux armes de la police

Mis a jour : le lundi 24 février 2014 à 15:23

Mot-clefs: Répression
Lieux:

lutte contre le flashball

Du supplice médiéval aux violences policières quiconque ne file pas droit doit savoir ce qu'il en coûte dans sa chair et dans celle des ses amis. De la mutilation et de la peur comme principe de gouvernement. Ce que la technique policière appelle littéralement « neutraliser une menace » désigne de toute évidence une opération politique au sein d'une guerre en cours. S'il y a des gestes pratiques et tactiques pour se protéger de la violence policière, il y a aussi une bataille juridique pour donner à notre rage et notre désir de vengeance un moyen d'agir contre l'usage de ses armes ; pour ne pas se laisser casser la tête sans rien faire et aussi pour obtenir de la thune pour les soins ou autre. Là où les procédures judiciaires ont toutes échouées se dessine une autre possibilité qui a fait ses preuves ailleurs : une procédure au Tribunal administratif qui attaque l'autorité responsable de l'armement des flics, le préfet ou le ministre de l'intérieur. Sur ce plan aussi, la meilleure des défenses c'est l'attaque. Et là où ils nous attaquent, nous nous renforçons. Il n'échappera à personne que cette procédure ne repose sur aucune idéalisation du droit. Elle participe d'un geste intégralement politique : fondamentalement il s'agit de défendre ensemble ce qui nous est cher, et rendre plus fort ce sur quoi le pouvoir n'a pas prise.

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Commentaire(s)

> Conseils d’urgence à l’intention des personnes gravement blessées par la police

Conseils d’urgence à l’intention des personnes gravement blessées par la police hier à Nantes (transférer aux familles concernées)

CONSEIL MEDICAL

Contrairement au lacrymo qui angoisse mais ne blesse pas, les blessures policières au visage peuvent provoquer des mutilations permanentes ou même la mort. Il s’agit en général de deux armes nouvelles (dont l’usage s’est généralisé récemment avec Sarkozy : 1 - les grenades assourdissantes ou désencerclantes, 2 - les balles de plastique de la famille du « gomme cogne », c’est à dire le Flash-ball et aussi le plus récent et performant « Lanceur de balles de défense » LBD40 avec lequel il est souvent confondu, ce dernier plus dangereux, parce qu’équipé d’une visée laser ultra-précise qui permet techniquement de mutiler volontairement un visage.) Les policiers ont abondamment utilisé tous ces types d’armes samedi 22 février, il faudra réussir à déterminer lesquelles dans chaque cas.

Sauf grande chance, vous aurez affaire si vous êtes blessés aux yeux à des médecins ophtalmologues qui ignorent les effets de ces armes, et qui n’ont jamais eu accès à la littérature médicale du Laboratoire scientifique et technique de la Police, qui a pourtant procédé à des essais sur des animaux et sur des cadavres humains, mais dont les expertises sont tenues secrètes, ce qui est un réel scandale républicain et un cas flagrant de traitement cruel, inhumain et dégradant (selon le droit international), alors que ces armes sont employées sur des jeunes gens et parfois des enfants.

Les diagnostics des ophtalmologues et médecins et leurs prescriptions risquent donc d’être erratiques.

Vous pouvez donc leur rappeler au moins cette particularité atypique : les balles de plastique peuvent provoquer des lésions parfois très lourdes sur des organes internes (la rétine d’un oeil, le cerveau, le foie), mais sans avoir forcément provoqué de lésion externe de type coupure ou plaie apparente.

On peut donc leur conseiller de traiter en urgence des oedèmes qui peuvent se former (par exemple sur la rétine avec des conséquences dramatiquement définitives) et ceci sans attendre un examen impossible du fond de l’oeil les premiers jours.

CONSEIL JURIDIQUE

Si vous choisissez de porter plainte, sachez que, sans avoir choisi un avocat (pas urgent, ne vous précipitez pas), vous pouvez immédiatement adresser une plainte par simple lettre en recommandé auprès du Procureur de la République près de votre tribunal d’instance.

Dans cette lettre, vous porterez plainte « contre X » (pour n’exclure ni les exécutants, ni la chaîne de commandement) et vous porterez le plus grand soin à la qualification des faits qui peut être la suivante :

« Violence volontaire avec arme »,

et « complicité de violence volontaire »,

avec la triple « circonstance aggravante »

qu’elle a été commise

par un ou des « fonctionnaires en charge de l’autorité publique »

« dans l’intention de provoquer une mutilation permanente », passible de la Cour d’assises (le préciser)

en groupe organisé pour effectuer le délit.

(éventualité de mentionner la tentative d’homicide ?)

D’autre part, dans la même lettre, vous pourrez indiquer que vous demandez au Procureur d’ouvrir une enquête sur ces faits, en la confiant si possible à des juges d’instruction indépendants,

en recommandant à titre provisoire, de prévenir tout de suite "la destruction, la dissimulation ou l’altération de preuves nécessaires à la justice",

Vous pouvez réclamer :

la saisie immédiate de PV de tirs censés avoir été rédigés par la police (et autre corps de force de l’ordre déployés : gendarmerie, et au sein de la police : CDI, BAC, CRS, etc)

les traces photos et vidéos des forces de l’ordre

les documents comptables (entrée-sorties) en munitions des armureries concernées, les dotations, les habilitations à tirer, les formations suivies, etc.

Une fois cette lettre envoyée, vous pouvez en faire part à la presse par un simple communiqué ou autre moyen plus élaboré.

Vous devriez être sollicités ensuite par l’Inspection de la police (IGS ou IGPN). Ne soyez pas impressionnés par ces fonctionnaires qui chercheront naturellement à vous faire endosser la responsabilité d’actes délictueux durant la manifestation, ou de vous faire reconnaître sur des photos de manifestants masqués. Méfiez vous d’eux, n’hésitez pas à reporter un entretien en cas de fatigue, demandez à être accompagné par un proche ou un avocat, ne vous laissez pas intimider.

Une procédure contre l’État (moins éprouvante que la procédure pénale contre un policier) est proposée par le groupe « face aux armes de la police ». Plusieurs procédure contre la hiérarchie des policiers sont en cours dans divers tribunaux administratifs.

Courage et amitié.

Il existe un site national d’assistance aux victimes des mutilations policières au visage (réalisé depuis Nantes) :

http://27novembre2007.blogspot.fr/