(A relayer largement et urgemment)

Après 2 jours d’occupation, l’association ADSEA, qui possède les lieux
en viager a engagé son avocat d’affaire Me Lecoyer, pour lancer une procédure pénale
de flagrant délit pour “occupation illicite des locaux”, “entrave à l’accès des
salariés” et “dégradations” et ont demandé une expulsion en urgence.

Les occupants et soutiens, regroupés dans le collectif « Non à la fermeture de la
ferme de vie du Bersac », appellent donc à être rejoint sur place le plus
rapidement possible pour que le nombre et la détermination fassent reculer
les menaces d’expulsion et pour continuer les diverses actions
d’information et de pression dans les alentours pour que ce lieux de vie
subsiste. Il y a de la place dans la ferme, qui est aménagée pour la vie
collective, et plein d’idées pour samuser. Le cadre est splendide, la
lutte cruciale et le besoin de soutien urgent ! Il y a aussi un soutien
assez marqué d’un certain nombre d’habitant du village qui sont choqués
par la politique manageriale de l’ADSEA et par le départ des résidants.

Alors rendez-vous au Bersac
dans les jours qui viennent (vous pouvez passer un coup de fil là 04 92
67 09 92 si vous souhaitez des renseignements ou avez du mal à
arriver, sinon l’accès est flêché)

Si vous ne pouvez pas vous rendre sur place, il sera aussi fort utile
de passer des coups de téléphone de protestation à l’ADSEA, et au conseil
Général (son financeur principal), ainsi que de mettre en place de
petites ou grosses actions de soutien sur leslocaux de l’ADSEA (qui est
représentée un peu partout en France. A voir dans le bottin la structure
la plus proche de chez vous).

* Monsieur Philippe Boutin Directeur ADSEA

ADSEA 05
72, route Eyssagnières 05000 Gap
Tél : 04 92 53 39 60

* Conseil général des Hautes-alpes
Hôtel du Département Place Saint Amoux – BP 159 05008 GAP Cedex
Tél. : 04 92 40 38 00

* Monsieur Schmitt Préfet des Hautes-Alpes

Préfecture
28, rue Saint Arey 05000 Gap
Tél : 04 92 40 48 00
Fax : 04 92 53 79 49

Voir en ligne : http://nonalafermeturedubersac.over

Notre contact mail : nonalafermeturedubersac@hotmail.fr

########### Pour plus d’info, de dossiers de presse, pétitions, appel à soutien et
contextualisation : http://nonalafermeturedubersac.over-blog.com/
Ainsi que la lecture du communiqué ci-dessous :

———————–

*** Communiqué

Appel à soutien à l’occupation de la ferme Les Vignes du Bersac, un
projet thérapeutique unique, un lieu de vie qui fonctionne depuis 25
ans.y

Non à la fermeture !

Non à la marchandisation du soin !

Nous occupons la ferme de manière collective et y créons un espace de
réflexions et d’échanges sur les questions d’autonomie et de « handicap
».

Depuis ce jeudi 29 juillet à 15 heures, un collectif de soutien occupe
la ferme des Vignes dans le hameau du Bersac à côté de Serres,
Hautes-Alpes.

Nous avons besoin de soutien :

* venir sur place pour être plus nombreux-ses en cas d’intervention de
* la « force publique »

*téléphoner, envoyer des fax à la préfecture des hautes alpes ou au
directeur de l’ADSEA pour marquer votre soutien à l’action en cours
(voir fin message)

*relayer l’information largement dans vos réseaux, vos espaces
d’information

Nous diffuserons des informations au fur et à mesure sur l’état de
l’occupation et les activités prévues sur :
http://nonalafermeturedubersac.over-blog.com et sur Indymedia Grenoble

Vous pouvez nous contacter sur place au 04 92 67 09 92

Merci de votre appui, peut-être à bientôt au Bersac

Non à la fermeture de la ferme Les Vignes du Bersac ! _Non à
l’implantation d’une cuisine centrale !

Depuis 1986, la ferme de vie du Bersac accueille un petit groupe de
personnes atteintes d’un handicap mental. Dans une logique de
restructuration de l’ensemble de ses activités, l’ADSEA sacrifie un
projet thérapeutique unique sur le département des Hautes-Alpes. Et
pourquoi ? Pour centraliser ses activités de restauration, au détriment
des structures déjà existantes et au nom d’une recherche effrénée de
rentabilité.

La spécificité de la ferme de vie « Les Vignes »

Ce type de structure d’accueil, unique dans le département et l’une des
dernières en France, permet d’amener les personnes handicapées vers une
autonomie plus importante et un mieux-être évident grâce à son
environnement privilégié : animaux, potager, verger, terrasse et jardin,
activités extérieures et de village. Le fonctionnement de la ferme, en
vie collective, repose sur la participation des résidents au travail de
la terre, aux soins des animaux (poules) et plus largement aux tâches
quotidiennes. Ils sont en effet partie prenante dans le choix des repas,
les courses et préparation, le ménage, leur linge… _ Cela permet leur
implication et leur responsabilisation dans les choix d’organisation de
tous les jours.

Le projet de cuisine centrale

Au printemps 2010, l’ADSEA, association gestionnaire de cette ferme de
vie, annonce aux professionnels de la structure la très imminente
reconversion de ce lieu d’accueil. Il est question de construire une
cuisine centrale sur une partie du terrain, ce qui entraînerait, à court
terme, un changement radical dans le quotidien des résidents de la
ferme. L’opacité des informations laissent les professionnels et les
résidents dans l’ignorance et dans l’incertitude face à leur devenir.

Pourquoi s’opposer à ce projet ?

Outre la non-transparence de la réorganisation du lieu, tout se fait
dans la précipitation et sans consultation des intéressés : résidents,
professionnels, familles, malgré les lois 2002-2 et 2005-102, qui
imposent la prise en compte totale de l’avis des personnes handicapées
pour des questions qui les concernent.

« Nous sommes une entreprise », déclare P. Beyssen, président de l’ADSEA
05 (Dauphiné Libéré, 20/04/2010). Pour cette entreprise les individus ne
sont plus que des variables marchandes. C’est ainsi que le projet ne
tient compte, à aucun moment, des désirs des habitants de la ferme,
sommés de quitter les lieux. Pourquoi faire le choix de créer une
cuisine centrale aux détriments de structures existantes et plus proches
de leurs usagers ? Et surtout pourquoi le faire au détriment d’un projet
thérapeutique et d’un lieu de vie qui fonctionnent depuis 25 ans ?

Constatant le manque de volonté des différents décideurs à écouter les
inquiétudes exprimées par l’ensemble des acteurs, habitants, éducateurs,
familles, le collectif de soutien a décidé d’occuper la ferme « les
Vignes » du Bersac. Le collectif souhaite donner la possibilité aux
habitant(e)s qui le souhaitent de récupérer leur lieu de vie après leurs
vacances.

Nous voulons d’une part la pérennité des micro-structures actuelles, et
leur développement. Nous souhaitons d’autre part que toute personne
puisse choisir son mode et lieu de vie y compris en habitat collectif,
les personnes atteintes d’un handicap mental comme les autres .

Nous ne quitterons pas le lieu avant d’avoir eu l’assurance que toutes
les personnes actrices du lieu, habitants et éducateurs, aient la
possibilité de continuité dans ce projet commun. Nous voulons être
sûr-es que ce type de projet sera préservé. Nous occuperons la ferme de
manière collective et y créerons un espace de réflexions et d’échanges
sur les questions d’autonomie et de « handicap ».

Nous appelons toutes les personnes à manifester leur soutien à cette
occupation, sous toutes les formes possibles et imaginables. Venez
nombreu(ses) nous voir pour discuter et partager !

Nous diffuserons des communiqués de presses quotidiennement.
nonalafermeturedubersac@hotmail.fr

* Monsieur Philippe Boutin Directeur ADSEA

ADSEA 05
72, route Eyssagnières 05000 Gap
Tél : 04 92 53 39 60

* Monsieur Schmitt Préfet des Hautes-Alpes

Préfecture
28, rue Saint Arey 05000 Gap
Tél : 04 92 40 48 00
Fax : 04 92 53 79 49
Voir en ligne : http://nonalafermeturedubersac.over