Nécrologie des politiques de l’Identité

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Flower Bomb

Nécrologie des politiques de l'Identité

[Traduit de l'anglais et repris de Warzone Distro, 2020]

 

Extraits choisis pour la présentation :

« J'ai commencé à écrire ce texte quelques mois avant le soulèvement en réaction à la mort de George Floyd. Le soulèvement, qui est désormais devenu un événement mondial, m'a motivé à partager mon point de vue à travers ces lignes. Mes expériences à Minneapolis du 26 au 30 mai ont amplifié mon mépris envers les politiques de l'Identité et j'ai donc rajouté des critiques basées sur ces expériences. (...)

« Plutôt que de viser l'identité en elle-même et le dispositif qui préserve ce paradigme, l'énergie est dépensée à se descendre mutuellement, en ignorant la complexité de l'unicité individuelle, et en jouant le rôle de l'État en se définissant les unes les autres en fonction de leur appartenance à des catégories identitaires. Adopter une identité ne fait que réaffirmer l'existence de celle-ci comme une « vérité » universelle - et donc, par les intentions coloniales de l'identité assignée, l'asservissement de certains par d'autres comme une vérité universelle également. (...)

« Je refuse de participer au maintien de l'asservissement comme condition de mon existence. Et ces « vérités » ne sont donc rien de plus que des œuvres politiques de fiction. (...)

« Ces « vérités » sont les constructions sociales du contrôle, qui maintiennent enchaînée la vie de rébellion dans une cage froide de réformes. (...)

« Ce texte est dédié à toutes ces rebelles pour qui la seule négociation avec l'autorité est le feu et la destruction... Je suis à jamais inspirée par votre rage qui traverse les frontières raciales et genrées... A la jeunesse qui a fait l'Histoire le 26 mai, aux rebelles qui ont péri et à celles et ceux qui sont aujourd'hui enfermées pour leur participation à cette guerre contre l'État.  (...) »

(Flower Bomb)

 

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Commentaire(s)

> Erratum

Erratum : Des erreurs de dates se sont glissées dans la traduction. Le texte a été terminé en Juin 2020. Elles seront corrigées sous peu. Est-ce qu'un modo pourrait supprimer la publication ? Merci d'avance !

> /

Anarchisme nihiliste et individualiste

> Anarchisme nihiliste et individualiste

Oui, effectivement, anarchisme nihiliste et individualiste. Et alors ? Tu as quelque chose à en dire ?

> \

rhétorique radical chic truc

> Sans déc' les trolls

Il faut lire plus que l'intro ou que les commentaires de twitter/fcbook qui ne l'ont même pas lu

> Anarchisme nihiliste et individualiste

Si l'anarchisme nihiliste et individualiste était chic, ça se saurait, et il y aurait certainement beaucoup plus de commentaires développés, et beaucoup plus de personnes qui s'en revendiquerait. Ta présence trollesque parmi les commentaires montre bien que non seulement ce n'est pas chic, mais que les personnes qui ont un "avis" n'ont pas pris plus de trois secondes de réflexion.

Des gens qui disent "Ah ! Individualiste ! Caca !", j'en ai croisé un gros paquet. C'était des gens autoritaires, profondément effrayés de penser par eux-mêmes, et qui avaient besoin de la réassurance que leur fournissait 'le groupe'.

Sur le texte de Flower Bomb: ce texte est très intéressant. Je recommande à celleux qui comprennent l'anglais de lire l'original. A faire tourner.

> Suppression ?

Il y a une demande pour supprimer l'article en attendant une version corrigée. Pas d'objection ?

> Re-demande de modif et non suppression

Le texte sur le blog et les brochures ont été modifiés. Il suffit de remplacer "2019" par "2020" dans la présentation ci-dessus. Pas besoin de supprimer. merci.

> Fait

Changement de date fait.

> l'anarchisme branchouille

l'argumentaire pour défendre les positions individualistes fait à peu près autant pitié que les critiques vides qui sont faites ... y a des gens qui ont vécu avant vous et ont écrit des choses qui nourriraient vos coquilles vides.

Anarchisme nihiliste et individualiste ? Mais qu'est-ce que c'est ce truc ? t'as pas encore ou un deux mots à rajouter à ce titre pompeux ? Renzo viens à notre secour ! C'est quoi que tu entends pas nihilisme ? Qu'est-ce que tu entends par individualisme, qu'est-ce que tu entends par anarchisme ? C'est pas les étiquettes qui donneront du sens à ta pensée .. mais faudrait avoir lu Stirner, et d'autres auteurs "individualistes" pour le comprendre, et en 2020 lire des livres il parait que c'est dépassé ...

Si un gros trou noir pouvait se former sur Facebook et avaler tous ses utilisateurs je crois que le monde se sentirait vraiment moins écrasé par la bêtise humaine ... comment on ose s'approprier ces mots quand on se vautre dans tout ce que les prédécesseurs qui ont utilisé ces termes auraient méprisé ? Vous croyez que Stirner ou Novatore auraient développé une pensée intéressante s'ils avaient passé leur temps sur les réseaux sociaux ?

" L’histoire, le matérialisme, le monisme, le positivisme, et tous les mots en « ismes » de ce monde sont des outils vieux et rouillés dont je n’ai plus besoin et auquel je ne prête plus attention. Mon principe c’est la vie, la fin c’est la mort." Renzo Novatore

Sinon, faudra m'expliquer en quoi vos idéologies identitaires sont moins pires que celles des autres ... que je sache, il n'y a que l'individualisme (tout seul) qui ne se rattache pas à une idéologie (parce que c'est individuel ). Y a un moment faut arrêter de jouer les donneurs de leçon quand on a une poutre dans l'oeil ! Sinon ça s'appelle juste être intolérant, dans le sens que vous aimez l'odeur de votre merde mais pas celle des autres, alors que la merde ça sent la merde, point, et qu'on a aucune légitimité à critiquer quelque chose qu'on fait soi-même ... ça donne les gens qui critiquent le "racialisme" tout en traitant d'antisémite tout le monde et en s'identifiant à une classe. Super ! Y a pas des leçons qui ont été tirées grâce à ces faux débats ? Ou alors y a encore des gens qui sont à la remorque de ces inquisiteurs, et ça serait bien que les choses se disent plus clairement, au lieu de se servir de certains comme de paravents sans assumer clairement les idées nauséabondes qu'ils portent !

> C'est bon ? Ca va mieux après caca ?

Stirner a inventé Facebook.

Stirner c'est Marko et Sa Propriété avant la lettre.

> §

"Ce texte serait-il moins valide s’il n’était pas écrit par une personne queer de couleur ? Et si j’étais un « homme », « cis », « blanc » ? Pourquoi est-ce que ça aurait de l’importance ?"
Pourquoi avoir besoin de le souligner donc si ça n'a pas d'importance ?

Pour continuer dans les contradictions, ille est mignon-ne l'auteur-e avec sa critique d'internet, mais aux USA y a un certain nombre de journaux qui n'existent que sur papier, et complètement hors d'internet. Pourquoi l'auteur-e ne suit pas l'exemple en arr?tant d'inonder la toile de sa prose ? Et idem pour celleux qui se donnent la peine de le traduire, et donc qui devraient donc être un minimum d'accord avec ce qu'il écrit.

Faudrait aussi expliquer ce qu'est sa "voix marginalisée". Son caractère de concerné mais qui fait semblant de cracher sur des indentités qu'ille s'approprie quand même ?

Et en quoi "l'antispécisme" se différencie des autres idéologies postmodernes (anti-racisme, féminisme, etc) ? Y a pas de "concernés" qui prennent la parole quand on défend les animaux, mais à part ça ? Parce qu'à chaque fois que j'ai entendu des gens sérieux critiquer ces idéologies y avait tout le temps l'antispécisme/animalisme dans le panier, c'est donc surprenant, ou hypocrite, cette différenciation.

C'est quoi le "potentiel sauvage" ? c'est quoi le sauvage tout court ?

Sinon faudrait mettre une note quand on s'amuse à alterner le genre dans une traduction (en anglais le genre n'apparait pas à part si on dit she/he/they), parce que ça fait chelou ... "à bas l"identité" on a compris, mais à moins que l'auteur-e vienne de la planète Nivôse (voire Ursula Leguin), ille se situe bien quelque part, alors c'est mignon la négation du genre, mais vu le nombre de viols et de meurtres sur des femmes spécifiquement dans cette société, y compris dans les milieux influencés par le postmodernisme, y a comme une légère déconnexion avec cette réalité crue, qui sort des contes de fée où le patriarcat disparait d'un coup de baguette magique parce qu'être un homme ou être une femme ne ferait aucune différence dans la société. Parce que non les enfants, on vit bel et bien dans une société patriarcale, qu'on le veuille ou non, donc faire style ça n'existe pas, moi je n'obéis pas à ces dichotomies, c'est beau, mais je crois pas qu'on puisse se defaire si facilement du lavage de cerveau qu'on a tous subi avec nos éducations (ou pour faire les matérialistes, nier le rôle symbolique du pénis, qui revêt une aura de puissance, de pouvoir, chez ses détenteurs et chez celles qui en sont exemptes) ... à moins d'avoir été élévé hors sol par des parents loups, et sauvages donc, mais l'auteur signe Flower Bomb, pas Mowgli.
Les femmes sont toujours peu présentes dans les milieux anarchistes, et les textes sont la plupart du temps écrits par des porteurs de pénis, donc j'en conclus qu'il y a encore quelques petits trucs à régler avant de déclarer la mort du genre ... par exemple, comment on intéragis entre individus de genre différent ? On accepte les rôles assignés par le patriarcat ? Y a des gens qui font un réel effort de se déconstruire, c'est certain, mais c'est un long travail de longue haleine.

> ---

"C'est bon ? Ca va mieux après caca ?"

"Stirner c'est Marko et Sa Propriété avant la lettre."

Y a un bon documentaire d'Arte qui éclairerait ta lanterne pour tes problèmes : https://vimeo.com/ondemand/demaintouscretins/366689049

On ne le dira jamais, les femmes enceintes doivent faire attention à avoir des doses d'iodes suffisantes, parce que la crétinerie n'est vraisemblablement pas une maladie disparue. Et je ne dis pas ça par validisme, chacun a les capacités cognitives qu'il peut et personne n'est responsable de ses tares congénitales.

> Sexisme

"Les femmes sont toujours peu présentes dans les milieux anarchistes, et les textes sont la plupart du temps écrits par des porteurs de pénis"

assimiler un genre à un sexe est sexiste, Bagheera. Ton commentaire c'est du trollage de bout en bout.

> -

ahhh ça y est, les "anarchistes de likes" sont à bout d'arguments ! Tu as l'occasion d'expliciter ta pensée "individualiste", mais comme tu sais bien que tu n'as rien à dire, étant donné que c'est juste une idéologie piochée au hasard sur les rayons d'un supermarché pour toi (comme toutes les autres idéologies piochées avant, n'ayant strictement aucun lien entre elles), voilà que tu essayes piteusement de faire des pirouettes assez pathétiques pour ne pas débattre ... c'est l'aveux de n'avoir rien à dire, et je pensais que si dans la vraie vie ça se confirme, je me disais que dans votre milieu, le virtuel, vous seriez à la limite plus à l'aise pour défendre des idées, l'écran ou le clavier auquel vous êtes scotchés permettant peut-être à votre cerveau de lier les neuronnes entre elles ...mais peut-être qu'il vous faut l'interface d'un réseau social pour être comme des poissons dans l'eau, Indy étant déjà trop intimidant, trop à la vue de tout le monde, au contraire de vos murs ou groupes Facebook ...

Sur les leçons de sexisme, je pense que quand on se vautre piteusement dans la caricature de ce que sont les rôles genrés on n'est pas la personne mieux placée pour parler de sexisme. Tu veux critiquer le sexisme ? Et si tu commençais par regarder tout ce que tu renforces et valides au quotidien à ce sujet ? Tu crois que les féministes se lèvent un matin et se disent "aujourd'hui je vais être féministe" ? Comme certain-e-s se lèvent un matin et disent "aujourd'hui je vais être nihilisto-individualo-facebookien", et puis demain soralien, après-demain écologiste, et ensuite on verra les promos qui sont faites ? Le patriarcat est omniprésent dans cette société, dans tes habitudes, ta façon d'être, ta façon de te comporter avec les autres, dans ta façon de traiter différement les femmes des hommes, dans tout ce que tu acceptes de sexiste, dans le fait que tu vas naturellement plus écouter quelqu'un qui a un pénis, etc. Fais la critique sur toi-même et tes proches si c'est le sexisme que tu as trouvé en tête de gondole aujourd'hui, remets-toi en question, écris là-dessus ... ça pourrait même être intéressant. Mais vraiment, ça ne va pas t'éviter d'expliciter un peu plus la pensée confuse que tu portes, et que tu diffuses comme un banal produit, en soignant la forme parce qu'il n'y a aucun fond.

Aussi, toi qui est si obsédé-e par le postmodernisme (qui a développé la notion de genre), c'est un peu étonnant que tu te retrouves à le défendre ici ? Je crois que ça s'appelle être opportuniste ... mais après tout, si dire que le pénis est le symbole de la masculinité est sexiste, je veux bien être sexiste. Mais dis-moi, être sexiste c'est défendre le patriarcat, ou bien tu considères que les hommes autant que les femmes sont "victimes" de sexisme ? Donc si je dis "les blancs sont privilégiés" je suis raciste ? Ça m'intéresse de savoir à quel point tu as dépassé les leçons de tes gourous.

Je veux quand même dire que si je trouve que Flower Bomb est l'idiot-e de service qui fait le pont entre le postmodernisme et l'individualisme, il en ressort parfois des choses pas inintéressantes de ses textes (même si toujours caricatural et confus).

> Débat

S'il vous plait, essayez de privilègier le débat politique plutot que les engueulades. Dans le fond, il y a des discussion interessantes à avoir.

Ici le débat ne porte pas sur Facebook. Dans la discussion, personne ne défend Facebook ou twitter et tout le monde accuse les autres de le faire.

Les commentaires vont vite dans les attaques personnelles, c'est pénible.

> .

La première allusion aux réseaux sociaux a été écrite par quelqu'un-e qui défendait, maladroitement, la publication (certainement une des personnes qui l'a publié) : "Il faut lire plus que l'intro ou que les commentaires de twitter/fcbook qui ne l'ont même pas lu".

Vu l'activisme facebookien connue de certain-e-s, c'est quand même donner le bâton pour se faire battre de dénigrer les réseaux sociaux publiquement, alors que ces mêmes personnes publient des brochures (d'autres gens) sur Facebook. Mais quand on nage dans les eaux troubles des réseaux sociaux le mensonge et les faux-semblants deviennent une façon de vivre.

Après, il me semble qu'accuser les gens de sexisme avec des raison complètement fallacieuses, et dire simplement que les gens ont chié lorsqu'ils ont développé une critique, me semble quand même problématique ... s'illes publient leurs brochurettes sur Indy il devraient assumer les débats qu'elles provoquent. Les attaques niveau maternelle n'ont pas vraiment leur place là, et je pense que plusieurs commentaires ont soulevé des critiques précises sur le texte, qui auraient pu, avec des personnes capables de débattre, provoquer des débats ... mais on dirait que publier ici ne sert qu'à se faire de la pub et rien de plus, en bons communicant-e-s qu'ils sont. Et étant donné que ce site est public ça me semble la moindre des choses qu'ils jouent le jeu du débat contradictoire (ou alors qu'ils se la ferment) et qu'illes n'essaient pas de prétendre qu'il n'y a que trollage, alors que l'on voit bien dans les commentaires que dès le début ce sont elleux qui trollent pour empêcher que toute critique soit prise au sérieux ... comportement récurrent sur Indy, et qu'illes n'ont fait que reproduire, en bons suiveurs.

Quand on a un blog et qu'on publie quand même ses brochures sur Indymedia c'est qu'on a envie de débattre. Point.

Il y a plusieurs remarques précises qui ont été soulevées sur le texte. Elles attendent des réponses. Et il me semble qu'il y a aussi des réponses à faire sur les accusations de sexisme, qui ne sont pas à prendre à la légère.

Maintenant, vu le ton agressif et puéril utilisé dès le début, il serait sacrément ridicule de se victimiser sur l'ambiance que ça a installé ... quand on n'assume pas le conflit on ne le provoque pas ... les roquets qui se contentent de répondre par des insultes en une seule phrase, alors qu'il y a ici des débats, devraient retourner sur Facebook, là où ce genre de comportement semble le plus adéquat ... c'est un peu ça le problème d'internet, que des gens déconectés de certaines réflexions viennent s'imiscer dans des milieux, parce qu'ils ont une vie de merde et ont besoin de donner leur opinion sur tout pour minablement essayer de se donner une existence aux yeux des autres ... alors que les opinions c'est comme les anus, tout le monde en a un, du dieudonniste à l'antifasciste, en passant par le soc-dem et l'anarchiste.

> eschatologie de la réflexion

"assimiler un genre à un sexe est sexiste, Bagheera. Ton commentaire c'est du trollage de bout en bout."

Une petite citation de King Kong theory, de Despentes :
"C’est étonnant qu’en 2006, alors que tant de monde se promène avec de minuscules ordinateurs cellulaires en poche, appareils photo, téléphones, répertoires, musique, il n’existe pas le moindre objet qu’on puisse se glisser dans la chatte quand on sort faire un tour dehors, et qui déchiquetterait la queue du premier connard qui s’y glisse. Peut-être que rendre le sexe féminin inaccessible par la force n’est pas souhaitable. Il faut que ça reste ouvert, et craintif, une femme. Sinon, qu’est-ce qui définirait la masculinité ?"

Et une petite citation de Valérie Solanas : "Le système de compensation le plus courant du mâle, savoir dégainer son gros calibre, se révélant notoirement inefficace, puisqu’il ne peut le sortir qu’un nombre très limité de fois, il dégaine sur une échelle franchement massive, donc sublime, prouvant ainsi au monde entier qu’il est un « Homme ». "

Pourquoi le Scum appelle à emasculer les hommes et pas à les amputer de leurs mains, ou de leurs pieds, vu que pour toi le pénis n'est qu'un simple membre du corps humain qui ne représente rien dans notre société, si je comprends ta phrase balancée comme réponse ? Je suis curieuse d'avoir une réponse, mais ça mériterait sans doute d'ouvrir un sujet là-dessus, parce que je pense qu'il y a une réflexion foisonnante à ce sujet, au-delà de ton "pouêtpouêt caca c'est sexiste" qu'un enfant de 3 ans aurait pu produire. Moi je vois les choses au cas par cas ... je peux être d'accord avec des personnes qui remettent en question le genre binaire, mais je suis aussi en partie d'accord avec les matérialistes ... en fait je n'ai aucune réponse, juste des réflexions qui se contredisent dans ma tête, parce que ces questions là sont complexes, et c'est là leur richesse.

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Est-ce que tu considères que les arguments qui parlent spécifiquement du texte que tu as traduit sont du trollage ? Peux-tu donner une raison autre que "je suis incapable de répondre" ?
Tu considères que remettre en question le concept de "sauvage" par exemple, c'est du trollage ?
Tu considères que l'idéologie végane/antispéciste n'utilise pas les mêmes mécanismes que les idéologies antiracistes, ou féministes, ou autres ?
Pourrais-tu expliquer ce que tu penses du concept de "voix marginalisée" et de se positionner à partir de sa race et de son rapport au genre dans un texte qui prétend en faire la critique ? En fait, que penses-tu de l'argument de la parole des "concernés" ?

Tu n'es pas obligé-e de répondre bien sûr ... j'imagine très bien que ça doit être périlleux pour toi d'essayer de ne pas t'embourber dans des propos confus et réacs, et donc dévoiler ce que tu penses, et c'est à n'en pas douter plus facile de crier au trollage, ou d'utiliser une attitude passive agressive gamine parce que tu sais que tu n'es pas capable de répondre à la critique sans t'enfoncer dans des caricatures de leçons mal digérées, et montrer que tu n'as sans doute même pas compris un texte que vous avez traduit et publié.

Je n'ai jamais compris ce que veut dire pour toi l'individualisme, le nihilisme, l'anarchisme, et je serais ravie d'avoir enfin la réponse à ces mystères. Je pourrais à mon tour dire ce que ça veut dire pour moi, et il me semble que ça pourrait être intéressant pour d'autres de lire ces échanges, pour rendre ces concepts un peu moins brumeux, et voir la richesse de la diversité des approches.

> paradoxxxxx - incompréhensions - aporiiii

Des positions anti-identitaires ou post-identitaires seraient devenues pour le passant : "vos idéologies identitaires" ! ?

> Ca pue !

"Je pourrais à mon tour dire ce que ça veut dire pour moi, et il me semble que ça pourrait être intéressant pour d'autres de lire ces échanges, pour rendre ces concepts un peu moins brumeux, et voir la richesse de la diversité des approches. "

Mais vous vous prenez pour qui par ici ?

> omg...

...ya des coms qui sentent pas bon le dirigisme ici...

> En savoir toujours plus

L' «Anarchisme nihiliste» comme l' «Anarchisme individualiste» sont des courants de pensée et d'action avec des auteur.e.s, des concepts des débats ...

Effectivement une faction organisée -pour partie sur les réseaux sociaux- n'a jamais rompu avec un certain autoritarisme marxien/ marxiste et a décidé de "pourrir" tous textes et écrits d'autres tendances, réflexions, idéologies ... et Flower Bombe comme warzone distro sont parmi leurs cibles.

Il ne tient qu'à vous, outre de basses attaques et sous entendus; de les découvrir plus ou mieux (ce qui n'est pas l'objet de ce texte ).

> .

"Effectivement une faction organisée -pour partie sur les réseaux sociaux- n'a jamais rompu avec un certain autoritarisme marxien/ marxiste et a décidé de "pourrir" tous textes et écrits d'autres tendances, réflexions, idéologies ... et Flower Bombe comme warzone distro sont parmi leurs cibles."

Ohlala, vous vous disputez entre anciens "camarades" sur les réseaux sociaux ? Mais vous foutez quoi sur les réseaux sociaux déjà ? Vous avez 12 ans ? Vous allez vous envoyer des tweet haineux et des photos insultantes sur instagram et tiktok ? le conflit "social" 2.0 ... débattons de l'anarchisme nihilisme sur la page facebook officielle de l'anarchisme-nihilisme... Ils ont une page Facebook warzonedistro au moins, parce que sinon ils sont un peu à la ramasse pour se défendre des "autoritaires marxiens" ... surtout que ça doit vachement les intéresser ce que pensent des utilisateurs de réseaux sociaux français .. et surtout que quand on se dit nihiliste on doit vachement s'inquiéter de ce que pensent les autres ... bon ça doit être un concept qui s'adapte à ses utilisateurs ... quand on verra des fascos qui se disent nihilistes on s'étonnera pas trop, si c'est pas déjà le cas.

Je vois quand même que les "autoritaires marxiens" ont l'air d'avoir leur ombre idéologique qui plane au-dessus de certain-e-s, on sent la grosse influence, et c'est franchement drôle, parce que c'est pas valorisant pour eux .. rien de pire que les leçons mal apprises qui sont répétées. Sauf que leur discours est passé à la manivelle pour avoir l'air nihiliste/anarchiste/individualiste/machiniste/ou ce que vous voulez.
N'être capable de ne publier des trucs que pour cracher sur les autres, sans jamais formuler soi-même quelque chose à partir de soi (c'est-à-dire sans avoir besoin de viser un groupe pour se hisser soi), ça semble assez caractéristique d'une pensée autoritaire qui ne sait que s'affirmer à partir des autres, jamais à partir de soi-même, et qui en fait n'a rien à dire à part "les autres sont trop nuls". Que les uns aient envie de faire des gosses, que les autres dénoncent la violence raciste dont ils sont la cible, que d'autres encore éprouvent le besoin de faire une transition et d'exprimer leur désarroi face à la difficulté que c'est de s'intégrer suite à ça, etc, en quoi ça vous regarde, pourquoi sortir des textes basées uniquement sur l'excommunication des uns et des autres parce qu'ils ressentent et voient les choses différement de vous ? Ça, c'est effectivement l'héritage d'autoritaires marxiens, et l'intelligence serait de se défaire de ces réactions faciles ... Il y a très peu de textes en français sur le nihilisme, et tout le monde a un envie différent sur ce que c'est ... pourquoi au lieu d'essayer de rapporter en France les conflits présents aux États-Unis, ne pas créer un truc unique ? Expliquer pourquoi alors que des gens parlent de nihilisme aujourd'hui mais ne se disent pas nihilistes (parce qu'à moins d'être des trous noirs, faudrait expliquer comment incarner le néant), vous vous définissez comme nihilistes ? Si c'est en référence aux russes, j'ai dû avoir raté pas mal de choses (mais ne pas être sur les réseaux sociaux exclut de beaucoup d'infos sans doute) parce que j'ai rien vu de tel, si c'est par rapport aux CCF, je comprends pas le rapport entre vos textes et les leurs, si c'est par rapport à Nietzsche, faudrait penser à le relire ... Et pourquoi ne pas se satisfaire de l'étiquette de nihiliste, au lieu d'arborer autant de pin's sur vos vestes ? Vous avez déjà entendu de marxistes-marxiens-collectivistes ?

> vers le néant _ ad nihilum

"Un mouvement révolutionnaire nihiliste et anarchiste apparu en Russie dans la seconde moitié du XIXe siècle rejetait l'autorité de l'État, de l'Église orthodoxe et de la famille et revendiquait une organisation de la société basée sur la rationalité et le matérialisme. Le positivisme est alors associé au nihilisme. Heidegger avance que l'empire de la science et de la technique symbolise le nihilisme." (source : wikipédia)

Le nihilisme de 2020 est-il toujours positiviste/scientiste ? Comment peut-on être scientiste et contre le pouvoir et la société ? La science serait-elle neutre ? La bombe atomique est neutre ?

"Le nihilisme, selon Nietzsche, prend sa source dans la modernité (socialisme, libéralisme et nationalisme). Il signifie la décadence de la civilisation. Le nihilisme tend à être dépassé: ce n'est qu'une phase de transition, une étape dont la finalité est de créer une société nouvelle. Nietzsche ouvre ainsi la voie au post-modernisme."

Le nihilisme de 2020 est-il postmoderniste ? Vers quoi tend le nihilisme ?

Comment ceux/celles qui se collent cette étiquette définissent le nihilisme ? C'est une vraie question, mais j'ai toujours eu la sensation que la réponse ne pouvait pas exister, tout comme cette étiquette ... donc, pourquoi l'utiliser ?

> .

"Des positions anti-identitaires ou post-identitaires seraient devenues pour le passant : "vos idéologies identitaires" ! ? "

Alors si tu lis le texte : "Ce texte serait-il moins valide s’il n’était pas écrit par une personne queer de couleur"

Et pourtant "Mon anarchie est une nécrologie des politiques de l’Identité."
Moi j'ai esclaffé de rire en lisant ça, mais j'ai sans doute le rire facile.

Pas envie de pondre un pavé sur ce qu'est une définition qu'on s'approprie soi-même, mais bon, l'auteur-e ne dit pas "il parait que je suis de couleur", mais "je suis de couleur", donc si je le dis c'est que quand même ça compte pour moi, que j'ai besoin de le souligner. C'est un peu comme si je dis "je suis humain-e, mais en vrai je suis pas vraiment humain-e, je dis ça juste comme ça pour dire quelque chose, comme je pourrais dire que je suis un mamouth, en fait je m'en fout hein, ne pensez pas que je me reconnais comme un humain" ... ce qui est différent de dire "je me fous de comment on me définit, donc je n'utilise pas ces définitions, je les laisse à ceux pour qui ça compte" ...

Enfin bon, c'est assez dingue l'incapacité à répondre aux critiques précises sur un texte, et à systématiquement essayer de renvoyer vers des choses imaginaires (le sexisme, ou la négation d'une pensée "post-identitaires") .. faut pas publier des textes sur des sites avec des commentaires ouverts si y a pas de volonté d'en discuter ... publier sans vouloir dialoguer c'est pas un problème, mais alors faut sortir des médiums ouverts. Puis quand sa vie sociale ne se passe que sur internet c'est un peu étonnant de refuser le débat sur internet ... quand on ne sait pas débattre dans la vraie vie, et ni sur internet, peut-être qu'on peut éviter de publier des textes à contreverse qui suscitent des retours ? Ou alors on assume et on dit clairement "allez vous faire voir, on n'est pas capable de penser par nous-mêmes, donc de défendre ce qu'on publie", et le débat serait clos, et plus personne n'essaierait d'éméttre des critiques sur les textes de "nihilistes" de la déclinaison latine (fuck les déclinaisons ... pourquoi ne pas arrêter de conjuguer les verbes en français aussi ?)

> contribution au débat

Quelques textes qui peuvent contribuer au débat sur les politiques d'identité. C'est le CIRA de Lausanne qui les a mis sur son site dans le cadre d'une discussion à partir du texte "Contre l’anarcho-libéralisme et la malédiction des identity politics" :
http://refractions.plusloin.org/IMG/pdf/refr38_12_transv1.pdf
https://www.cira.ch/media/tmp/Radicalisme_rigide.pdf

Ça me semble plus intéressant que ce qui est répété depuis quelques années, sans que le débat semble progresser d'une façon ou d'une autre, enfermant les gens dans un "pour ou contre" toujours plus dogmatique. Le texte "nécrologie" n'est qu'une répétition de ça, et c'est un peu triste de voir que les choses n'évoluent pas ... puis le coup de la nécrologie, je trouve le principe un peu étonnant, de décider qu'un truc est mort, alors qu'il y a des gens qui le portent en ce moment. Si ces mouvements sont morts il n'y a même pas de quoi en discuter non ? En gros ça veut dire le débat est clos messieurs dames, j'ai décidé que cette idéologie est décédée, donc qu'elle n'existe plus, donc n'en parlons plus. Nier les choses ne les rend pas moins existantes, le négationnisme l'a bien montré.

> la ligne juste

Aujourd’hui, une des façons qu’a le radicalisme rigide de se matérialiser est la notion de «ligne juste».

Dans de nombreux milieux, il est devenu commun de décrire un individu ou un groupe comme «safe »ou «de confiance». Mais qu’est-ce que cela veut dire? Que se passe-t-il quand la politique est devenue une ligne juste que quelqu’un·e peut avoir, et non quelque chose que les personnes font ensemble, une pratique commune ? Que se passe-t-il quand les pratiques communes doivent toujours être énoncées à l’avance,et leur valeur démontrée ?

De plus en plus, selon nous, avoir la ligne juste revient à dire que l’on défend les bonnes positions, que l’on dit les bonnes choses, que l’on publie les trucs les plus radicaux sur Facebook, Twitter ou Tumblr, que l’on dénonce les bonnes personnes comme ayant tort et que l’on a des opinions bien formatées

> lire n'est pas comprendre

"Ce texte serait-il moins valide s’il n’était pas écrit par une personne queer de couleur"

retourner les stigmates identitaires + ironie etc

> La poussière, la pourriture et le mouvement

– La poussière, la pourriture et le mouvement
Contribution aux débats sur la question révolutionnaire et quelques mots sur le « nihilisme »
Aviv Etrebilal – Avril 2019
https://ravageeditions.noblogs.org/post/2019/04/23/la-poussiere-la-pourriture-et-le-mouvement/

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En tant que « voix marginalisée », j’ai vu les politiques de l’Identité utilisées par des militants et militantes comme un outil de contrôle social braqué sur quiconque correspond au critère identitaire « d’oppresseur ». La lutte traditionnelle pour l’égalité s’est transformée en un sport olympique d’influence sociale qui inverse la hiérarchie sociale qui aurait dû, dès le départ, être détruite. Beaucoup de politiciens de l’Identité que j’ai rencontrés sont plus intéressés à exploiter la « culpabilité blanche » à des fins personnelles (voire financières) plutôt que d’affronter physiquement un modèle organisationnel de suprématisme blanc. J’ai été témoin du victimisme utilisé pour dissimuler les mensonges flagrants et le harcèlement, motivés par la vengeance personnelle. J’ai trop souvent vu comment les politiques de l’Identité créent une culture où les expériences personnelles sont dévalorisées au point d’être réduites au silence. Mais ça n’a rien de nouveau. Toute anarchiste expérimentée a vu ou a probablement vécu une forme de « call-out » ou d’exclusion. Alors pourquoi est-ce que j’en parle ? Parce que je vois toujours ce genre de trucs arriver et je vois toujours trop de gens manquer de courage pour les confronter ouvertement.

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Je ne m’attends pas à ce que ce texte mette fin aux politiques de l’Identité. J’exprime seulement mon hostilité envers elle et sa nature autoritaire et anti-individualiste. Je vois toujours des personnes se disant anarchistes faire chier pour des dreads de « blancs » (ainsi que des gens qui coupent leurs dreads sous la pression sociale). Je vois toujours des gens se justifier de voter comme ils l’ont fait pour Obama (cette fois c’est pour Bernie). Et je vois toujours des « alliés » marmonner leur frustration, par peur d’affronter l’autoritarisme qui leur fait face.

Combien d’anarchistes « blancs » sont traités de racistes (ou de privilégiée) et blâmées parce qu’elles refusent de voter pour les élections de 2020 ?

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Imagine à quoi ressemblerait l’anarchie si les gens refusaient d’obéir aux exigences condescendantes des politiciens de l’Identité. Se sentiraient-ils plus libres d’explorer leur vie au-delà des limitations de l’identité imposée ? Se réapproprieraient-ils courageusement leur capacité à formuler leurs propres opinions ? Y aurait-il une joie à éprouver dans la moquerie de l’élitisme universitaire ?

Ce texte serait-il moins valide s’il n’était pas écrit par une personne queer de couleur ? Et si j’étais un « homme », « cis », « blanc » ? Pourquoi est-ce que ça aurait de l’importance ?

Dans l’ensemble, ça n’en a aucune. Parce qu’après tout, il n’est pas seulement question d’identité. Il est question d’anarchie. S’il y a bien une chose que j’ai vu ces dernières années, c’est à quel point les politiques de l’Identité se propagent comme une épidémie, ravageant chaque espace social – y compris, ironiquement, les milieux anarchistes. Selon moi, l’anarchie consiste à détruire les identités socialement assignées et toutes les limitations qu’elles imposent à l’imagination. L’anarchie est une expérience individualiste qui se retrouve enfermée dans la prison de l’identité assignée. Plutôt que de détruire cette prison avec la société qui la crée, l’anarchisme aujourd’hui est devenu un cimetière de potentiel mort, de victimisme intériorisé et une compétition idéologique à qui est le « plus opprimé ».

Plutôt que de viser l’identité en elle-même et le dispositif qui préserve ce paradigme, l’énergie est dépensée à se descendre mutuellement, en ignorant la complexité de l’unicité individuelle, et en jouant le rôle de l’État en se définissant les unes les autres en fonction de leur appartenance à des catégories identitaires. Adopter une identité ne fait que réaffirmer l’existence de celle-ci comme une « vérité » universelle – et donc, par les intentions coloniales de l’identité assignée, l’asservissement de certains par d’autres comme une vérité universelle également.

Je refuse de participer au maintien de l’asservissement comme condition de mon existence. Et ces « vérités » ne sont donc rien de plus que des œuvres politiques de fiction.

Elles sont le produit d’un complexe de dieu perfectionné, socialement conçu qui entre dans l’esprit tel un cordyceps [4], réclamant une obéissance incontestable. L’origine de la manipulation mentale est un esprit institutionnalisé par l’enfermement de la société industrielle.

Les politiques de l’Identité sont les chaînes archaïques de la colonisation, redorées par celles et ceux qui leur accordent de la valeur. Ces « vérités » sont les constructions sociales du contrôle, qui maintiennent enchaînée la vie de rébellion dans une cage froide de réformes.
Et alors que nombreux sont celles et ceux qui s’y sentent bien, je m’en suis échappée pour explorer les infinies étendues inconnues de l’hédonisme et de l’anarchie anti-politique.

Le pouvoir « Noir », « Métisse » ou « Blanc » est l’antithèse de la liberté ; c’est le travail de charité idéologique d’une forme de rébellion civilisée et humaniste.

Les politiques de l’Identité sont l’amputation de l’individualité, la rendant à la fois obéissante à l’autorité collectiviste de l’Identité et crédule face au mythe nationaliste du suprématisme.

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« L’être humain » est finalement un animal domestiqué par des étiquettes socialement construites afin de correspondre à une hiérarchie de statut économique. Et même si cette hiérarchie a changé au fil des années, elle est constamment maintenue en place par une relation entre celles et ceux qui formulent des revendications et celles et ceux qui obéissent. Peu importe comment les catégories sont définies, la hiérarchie incarne l’autoritarisme ; le groupe domine l’individu. Ce qui définit un « être humain » est le niveau d’obéissance et d’implication dans les rôles civilisés et les comportements exigés par la société industrielle. Moins un « être humain » est coopératif, plus il sera comparé à un animal. L’animal est l’être indésirable – même pour les politiciens de l’Identité qui préfèrent adhérer à l’anthropocentrisme idéologique des colonisateurs. Cela explique peut-être pourquoi il y a si peu de discussions sur la libération animale dans les écrits anarcho-gauchistes. La voix marginalisée est plus intéressée à être représentée comme égale au colonisateur civilisé plutôt que par la connexion perdue entre son animalité et la terre. L’objectif humaniste de l’égalité sociale au sein du progrès industriel se trouve au cœur des politiques de gauche – pendant que la terre continue d’être découpée en états-nations et ravagée par l’expansion et l’exploitation anthropocentriques.

M’est avis que tant qu’il entretient une relation personnelle avec l’identité « humaine », comme c’est le cas avec l’identité « blanche » ou « masculine », l’individu ne fait que renforcer le paradigme colonial « civilisé contre sauvage ». Et tant que ce renforcement perdure, l’individu reste aussi vulnérable à l’enfermement dans d’autres constructions identitaires qui répriment d’autant plus le potentiel sauvage.

Je me demande quand et si les anarchistes en général dépasseront l’esprit grégaire du gauchisme pour préférer l’insurrection individualiste – en reconnaissant la confrontation avec l’identité comme un acte d’émancipation personnelle. Est-ce qu’un jour les anarchistes réaliseront que tout ce qui est au-dessus de l’individu représente une figure d’autorité – que ce soit « la Commune », le « Mouvement » ou la domination culturelle de l’identité ? Peut être quelques unes, mais certainement pas toutes.

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Citer un texte (sans mettre des guillemets pour faire penser que ça n'est pas une citation), ça prouve que tu l'as lu ... mais sinon, à part faire le perroquet, que dis-tu de cette contradiction de dénoncer les politiques d'identité tout en se reconnaissant dans ces identités ?
C'est pas justement la preuve que l'auteur patauge dans un truc pas franchement clair, ce qui ne serait pas du tout un problème s'il ne se montrait pas aussi dogmatique et donneur de leçon. Comment ça se fait qu'on en est à connaitre sa couleur de peau et son rapport à son genre alors qu'il prétend critiquer les identités politiques ?

Aussi, c'est sûr qu'argumenter sur des débats d'idées c'est un peu plus éxigeant qu'écrire des petits états d'âme quotidiens sur un mur Facebook, mais les idées qu'on prétend porter méritent un petit effort, non ? Et sans surprises tu n'es toujours pas capable de dire ce que tu entends pas nihiliste, donc j'imagine que la réponse c'est que tu ne le sais même pas toi-même.
Les concepts sur le nihilisme sont intéressants, et l'histoire de ce courant aussi, mais si y a un truc que ça ne peut clairement pas être, car complètement antinomique, c'est un produit de communication. Mais personne ne demande à un communicant de comprendre ce qu'il essaye de vendre ... et c'est grâce à de telles bêtises que des personnes intellectuellement malhonnêtes (cités dans les pâtés au-dessus) saisissent l'occasion de ridiculiser des concepts utilisés par des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, et dont certains sont des individus sincères, et intelligents.

Prétendre porter des idées qu'on n'a soi-même pas compris, et qu'on est donc tout à fait incapable de défendre, c'est ridicule, et pathétique, et assez digne de notre époque. Mais les girouettes ont l'avantage qu'elles changent de position quand le vent tourne, suivant la mode, suivant l'humeur du moment, suivant les opportunités, tandis que ceux qui auront fait l'effort de lire, de débattre, d'écrire, de donner de la consistance à leur pensée, seront toujours au même endroit, loin de la mode, loin du besoin grégaire, avec les mêmes amis, avec les mêmes réflexions en évolution, avec parfois un regard ironique sur leur parcours, sur comment à force de débat nos positions évoluent, notre réflexion se bonifie, comme un bon vin qui s'améliore au fil des ans.

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puisque c'est marrant de mettre des liens vers des textes : https://chimereseditions.noblogs.org/files/2020/04/Dieudonn%C3%A9_bilan_provisoire_A6.pdf

> sexisme ?

"assimiler un genre à un sexe est sexiste, Bagheera. Ton commentaire c'est du trollage de bout en bout."

Je viens de découvrir le débat sur la question (les sites que je consulte n'en parlent pas) :
https://lesenrages-antifa.fr/2020/08/04/j-k-rowling-ce-nest-pas-de-la-haine-que-de-dire-la-verite/

Ce débat pue, dans tous les sens ...

> .

Quand on lit le texte, on peut se dire que le parti pris de l'auteur-e de se positionner en tant que concerné est peut-être, sans doute, un argument de facilité. Bon, mais ça veut quand même dire, factuellement, même si ille prétend vouloir démontrer le contraire, que ce sont les concernés les mieux placés pour critiquer.
Soit, ça peut s'entendre, un homme (pardon, les défenseurs de cette publication laissent entendre qu'on ne doit plus parler d'hommes et de femmes tellement illes sont déconstruits sur la question) qui viendrait me faire des leçons sur le sexisme se ferait recevoir.

Mais alors, comment est-ce que cette logique n'est pas reprise par les traducteurs du dit texte ? Si ce sont des "petits blancs" qui publient ces textes, est-ce que ça ne poserait pas quelques questions ? Et si l'auteur qu'ils traduisent estime important de nous dire quelle est sa couleur de peau, pourquoi les traducteurs pensent qu'ils peuvent eux, qui acceptent cette prise de position, se passer de montrer patte blanche avant de diffuser un tel texte ? À moins que ces traducteurs/publieurs aient aussi publié des textes qui critiquent d'autres formes d'identitarisme, moins faciles à critiquer (car l'autoroute qu'ils prennent a été tracée autour de 2015 par leurs collègues politiciens), si leur croisade ne concerne que la question religieuse et la question "raciale", on peut se demander ce qui les différencie de n'importe quel bof raciste, ou du programme du FN ... je n'ai pas tout lu de ces publieurs, mais si j'avais lu des textes critiquant la question nationaliste, la question des normes de genre, la question des cultures "alternatives" (qui sont des identités autant que le reste), la question des nouveaux militantismes identitaires (comme le Véganisme ou les revendications queers), ou même la question (qui peut être intéressante) de critiquer le besoin d'étiquettes tout court, je m'en souviendrais. Cracher sur les mouvements antiracistes est assez facile quand soi-même on porte des identités qu'on considère acceptables, et supérieures.
Comme on l'a vu à travers leurs amis "antiracialisateurs" dont ils suivent de façon grégaire la direction depuis quelques années, quand on est si acharné à dénoncer spécifiquement une identité particulière, c'est qu'on a soi-même une revendication identitaire à porter (la classe, se faire porte parole des animaux, ou de ne je ne sais quoi) ... De plus, faire le choix de traduire spécifiquement des textes qui de façon assez récurente dénoncent les personnes qui essaient de sortir de leurs situations désespérées (que ce soit sur les questions de racisme ou de transphobie), posent de sérieuses questions sur les intentions qui sont derrière. Et comme par hasard, ce sont les mêmes qui ont fait des critiques acharnés sur les Gilets jaunes, depuis leur mépris social et culturel, tirant ainsi sur des ambulances, en bons opportunistes qu'ils sont. Quand on veut jouer les Don Quichotte on ne s'en prend pas à ceux qui sont déjà les cibles privilégiés de toute la société ...
En fait si on s'en fout de la question raciale, ou de la question des trans, ou que sais-je, on évite de publier des textes sur le sujet. On s'intéresse à d'autres thématiques, on traduit des textes qui parlent d'autres choses (et y a plein de choses autres à raconter) ... Non pas que faire semblant de ne pas voir les discriminations présentes dans la société est une solution sympathique, mais c'est en tout cas mieux que de venir jouer les moralistes sur ces sujets, et seulement sur ces sujets, comme si nos valeureux Don Quichotte sont en train dé défendre leur liberté lorsqu'ils crachent sur les mouvements antiracistes ou les Gilets Jaunes.
Est-ce que nos Don Quichotte si obsédés par les revendications des trans ou des gens qui subissent le racisme ont déjà essayé d'avoir une discussion avec une de ces personnes pour comprendre leur vécu ? Est-ce qu'ils ont essayé de développer un truc tout simple qui s'appelle l'empathie, qui consiste à essayer de comprendre le ressenti de l'autre ? Parce que bien souvent dans ces réactions idéologiques j'ai l'impression qu'on a des robots qui suivent des algorithmes, et qui ne sont pas capables de regarder sur le côté, de s'intéresser aux situations individuelles, de voir des personnes de chaire et de sang avec leurs ressentis, leur vécu, au lieu de blocs idéologiques, monolithiques, virtuels, complètement déconnectés d'une réalité vivante.

Remettez en question vos propres idéologies, vos propres réactions identitaires, là ça sera intéressant, ça apportera quelque chose de nouveau à ces débats qui n'arrivent pas à sortir de la guerre des tranchées. Parlez de vos vécus avec la racisme depuis l'autre côté, analysez-le, faites-en une critique qui pourrait même s'adresser à vos proches.

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On voit que les modos arrivent pas à se décider s'ils veulent ou pas publier ce truc ..
Étant donné que les gens qui ont posté ce texte ont un blog, et sont très actifs sur les réseaux sociaux (comme ils l'ont eu-mêmes reconnu en se plaignant de critiques qu'ils reçoivent dessus), et qu'ils refusent de débattre sur les textes qu'ils proposent sur Indymedia, c'est difficile de comprendre ce que fout ce texte sur Indy.

Si vous n'êtes pas capables de débattre (oui débattre, parce que refuser le débat en parlant de trollage c'est ce que font tous les autoritaires, et on voit bien d'où vous avez appris la leçon) vous n'avez qu'à proposer vos trucs sur les mutus qui ferment les commentaires, ou à des blogs ou sites qui publient ce genre de textes (vos maîtres à penser et leurs collègues communistes par exemple). Mais peut-être qu'en fait ce débat là, pris de cette façon, n'a pas d'intérêt pour beaucoup de gens qui refusent de choisir des camps et désigner des groupes comme des ennemis.

Sinon, il parait que le papier n'a pas encore disparu, et que des tas de gens se contentent de diffuser leurs brochures de cette façon, sans doute trop archaïque pour des hyper-connectés ... lire une brochure anarchiste sur son smartphone c'est sans doute le nec-plus-ultra, et il faut savoir être "in" quand on est un communicant. Qui sait, une fois qu'on retourne sa veste et qu'on décide de devenir "adulte" ça peut toujours servir pour se reconvertir dans l'édition.

C'est étrange pour des personnes qui passent 24/24 sur Facebook de ne pas être capables de débattre en ligne ... peut-être qu'Indy devrait donner la possibilité de se créer un profil, avec photos, contacts, CV militant, etc, pour que nos connecté-e-s se sentent comme chez eux, et puissent s'épanouir comme ils le font sur les réseaux sociaux, qui sont devenus l'unique moyen de communiquer et socialiser pour des millions d'aliéné-e-s qui aiment ce que cette société leur propose, et en redemandent.

Vous avez dit nihilisme ? Si ça consiste à refuser un rapport au monde non aliéné, et à devenir de simples images virtuelles, sans aucun fond, ayant totalement perdu la connexion avec la vie, et cette entité suprême qu'on appelle "nature", pourquoi pas. Après tout, les mots sont malléables et on peut bien leur faire dire ce qu'on veut ! Allons-y pour le nihilisme-connecté, et pour des êtres désindividués, abstraits, artificiels, qui auront bientôt des câbles branchés directement dans le cerveau, et le smartphone intégré dans le bras.

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"Peut-être qu’être nihiliste en France aujourd’hui consiste à affirmer son admiration, traduire et relayer les attaques des personnes et des groupes conséquents qui s’en réclament à travers le monde ou l’histoire ? Peut-on être nihiliste ex-nihilo ? Depuis sa chambre, en commentant l’actualité sur les « réseaux sociaux » ? Ou par le blog ? Être nihiliste ne coûterait donc pas plus cher aujourd’hui qu’une bonne connexion internet et un blog créé en dix minutes et généré automatiquement sur wordpress ? Mais l’admiration, chers compagnons, il n’y a rien de pire, vous aussi vous pouvez fabriquer vos engins et partir à l’assaut du ciel, c’est à la portée de tout le monde d’un point de vue matériel, les magasins de bricolage et les cibles ne se trouvent pas que dans les rues de Thessalonique ou Petrograd, et celles et ceux qui l’ont fait ou le font n’ont pas besoin de supporters d’arrière-garde qui ne se salissent pas les mains, ni d’une idéologie et d’une identité « nihiliste » prête à l’emploi. Cela n’empêche pas de « relayer » avec la conscience des limites flagrantes que porterait l’action de s’y cantonner ou de s’en satisfaire… N’est-ce pas ridicule d’ailleurs d’être un nihiliste de seconde main ? Un colporteur du nihilisme des autres ? Tant de questions se posent encore… Par exemple, sur le quotidien « nihiliste ». Le nihiliste pointe-t-il à Pôle Emploi tous les mois ? Les nihilistes font-ils plutôt leurs courses chez Monoprix ou Franprix ? Révisent-ils leurs partiels ? Vont-ils aux toilettes comme nous tous ? Se déclarent-ils d’humeur « nihiliste » sur leur mur Facebook ? Ceux qui connaissent le film The Big Lebowski comprendront. Mais plus sérieusement, rappelons nous tout de même que des anarchistes et d’autres révolutionnaires ont toujours mené des attaques contre ce monde. L’ont-ils fait ou non avec « nihilisme » ? Certainement, parfois, et d’autres fois non, peu importe à vrai dire. Cette question appartient aux critiques d’art, aux « fans », aux directeurs de conscience et aux éditorialistes. C’est pour cela que nous nous permettons un trait d’humour, parce que ce n’est pas très important.
Il y a bien en effet quelques personnes qui se décrètent « nihilistes », mais dont la conséquence et le sérieux de l’affirmation s’effritent généralement au bout de quelques minutes de conversation un peu soutenue, où l’on se rend compte qu’il ne s’agit parfois que de se démarquer, et qu’au fond, elles ne sont pas plus nihilistes ou démarquées que n’importe quel autre individu atomisé qui galère dans cette société dont le nihilisme collectif dépasse effectivement toute tentative individuelle…"

> ab nihilo ou le mensonge permanent

https://adnihilo.noblogs.org/post/2019/08/05/au-dela-du-mouvement-anarchie/

Ad nihilo, qui publie sur Facebook des pdf de brochures non destinées à internet, en se foutant complètement du choix des gens qui publient, fait aussi dans la falsification, en effaçant les sources de traductions qu'on leur demande de dégager de leur site, car non présentes sur internet.
Pourquoi effacer la source d'une traduction soudainement, alors que pendant des mois la source était là ? Ça vous gêne pas pour vos lecteurs d'effacer des choses indispensables comme les sources sur un caprice ?

> ???

bonjour les commentaires calomnieux

c'est un procès de moscou ici ou quoi ?

> Modération

Indymedia est une plateforme d'open publishing. Le but c'est de permettre à plein de gens de partager textes et réflexions.

Nous -modos- ne sommes pas les commissaires politiques du peuple. Moi, ça m'emmerde à chaque fois de devoir choisir de valider un texte ou pas. Je sais pas trop ce qu'on va faire de cette brochure, mais maintenant qu'elle a été lue, partagée, débatue, commentée, je pense que ça n'a pas tellement d'importance.

Etre validé sur indy, c'est pas une consécration. Les modos sont pas plus intelligents que les autres (pas beaucoup plus en tout cas ;))

Si je rappelle ça, c'est que maintenant que cet article a déchainé les passions, ça fait comme si il nous revenait de trancher le débat et je préfère me dire que c'est pas notre rôle.

J'ai une idée. J'ai qu'à mettre l'article en débat et ne plus jamais m'en occuper. Hahaha. Quelqu'un.e faisait remarquer récement que la rubrique débat, c'est un peu les oubliettes, bah oui, c'est un peu vrai.

> Article en débat.

La validation de cette brochure demande un peu de temps de réflexion.

Je la mets ici en espérant qu'une décision sera prise rapidement. *wink*