Entretien où il est question de talkie et de méditation, de préparation et de cueillette, d’autodéfense et de chants, de respiration et de brigadage, d’émotions et de confiance en soi

 

La société techno-industrielle nous rend toujours plus dépendantes d’elle. Pour vivre, manger, s’abriter, se déplacer, même pour rêver et tisser des liens. Année après année, prothèse technologique après prothèse, elle renforce son emprise et nous fait oublier qu’est-ce que c’est d’être autonome, d’avoir des compétences et des savoir-faire pour vivre à sa marge… et la combattre.

D’autre part, le monde court vers l’effondrement écologique pendant que les tensions géopolitiques, économiques, militaires et sociales s’exacerbent. Des décennies d’éloignement de la nature, sa dévastation par le rouleau-compresseur du Progrès et le rétrécissement des mondes au seul horizon de la dystopie technologique, ont fortement participé à nous rendre peu aptes à affronter des situations compliquées. Avec ce qui se profile à l’horizon, nous pensons que la préparation et l’entraînement devraient faire intégralement partie de nos combats et de nos vies. Pour creuser ces notions-là et mettre tout cela un peu en perspective, nous avons réalisé cet entretien avec une compagnonne enfant de la Lune.