Gaza : halte au massacre ! La France devrait agir pour le respect du droit
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Le monde s’est réveillé le vendredi 13 octobre avec le plan monstrueux des autorités israéliennes : un déplacement massif de toute la population du nord de la Bande de Gaza, y compris la ville de Gaza, vers le sud de ce minuscule territoire.
Outre le fait qu’il est impossible de déplacer un million de personnes en 24 heures et que celles-ci ne trouveront aucune infrastructure pour les accueillir, il faut comprendre ce que cela veut dire : une intervention terrestre qui menace de raser tout ce territoire dont la grande ville de Gaza, avec les habitations, les bureaux, les écoles, les universités, les centres culturels, les représentations internationales dont celles de l’ONU…
Faut-il rappeler aussi que depuis le 7 octobre la Bande de Gaza est soumise à un déluge de bombes, que des quartiers entiers sont rasés, que des familles sont décimées ? On compte déjà 1900 morts et 7700 blessés dont 614 enfants. Israël a décidé de couper tout accès à la nourriture, à l’eau, à l’énergie de la Bande de Gaza. C’est une catastrophe humaine sans précédent qui menace les hommes, les femmes et les enfants de Gaza.
En Cisjordanie dont Jérusalem-Est, la situation est également très grave : les attaques de l’armée et des colons contre la population palestinienne ont fait 51 morts et 950 blessés depuis le 7 octobre.
Les plus grandes organisations palestiniennes des droits de l’Homme, dans un communiqué commun, appellent tous les Etats tiers à « protéger le peuple palestinien contre le génocide ». Ce n’est pas un mot qu’elles utilisent sans l’avoir mûrement pesé. Ce qui se prépare, c’est l’effacement d’un peuple, de ses moyens d’existence et de son cadre de vie.
Des centaines de civils israéliens ont subi des crimes de guerre que notre organisation a dénoncés. Mais ce que l’Etat d’Israël est en train de commettre, c’est un crime de guerre et un crime contre l’humanité d’une ampleur sans commune mesure contre le peuple palestinien.
Dans cette situation, la France continue de soutenir l’offensive militaire israélienne, avec des demandes de pure forme d’épargner les civils. Elle ne dénonce pas le siège total et catastrophique imposé à la population de Gaza, elle ne met pas en question le plan monstrueux de déplacement de la population et de destruction préparé par Israël, elle ne demande pas l’arrêt des bombardements qui détruisent des quartiers entiers et tuent massivement les civils.
Dans une démarche totalement inédite, le ministre de l’Intérieur entend museler le soutien au peuple palestinien en interdisant les rassemblements partout en France comme à Paris, Lille, Nantes, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, Strasbourg. Dans cette dernière ville elle a arrêté et mis en garde à vue des militant-es qui manifestaient pacifiquement. L’AFPS tient à exprimer toute sa solidarité avec les personnes appréhendées, elle exige leur libération immédiate et la levée de toute poursuite à leur égard. En réprimant toute expression de solidarité avec le peuple palestinien, les autorités françaises sont en train de créer de graves frustrations et de la division au sein de la société française, en contradiction totale avec l’appel à l’unité du président de la République.
Le président de la République se rend-il compte qu’en soutenant l’offensive israélienne il est en train de se rendre complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ? Se rend-il compte des dégâts irrémédiables qu’il est en train d’infliger à la réputation internationale de la France et aux valeurs qu’elle est censée porter ?
L’AFPS demande solennellement aux autorités françaises de s’exprimer et d’agir pour un cessez-le-feu immédiat, l’arrêt de l’offensive israélienne contre la Bande de Gaza, la protection de la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie dont Jérusalem Est, et la reprise d’un processus politique. Il est temps, il est grand temps, que la France retrouve sa place au service du droit et au service de la paix.
Le Bureau national de l’AFPS, le 14 octobre à 12h00
Signez et faites signer la pétition « Halte au massacre à Gaza »
Actualisation des données (le 14 octobre, à 14h) : Nombre de mort-es à Gaza : 2215 personnes, dont 714 enfants – Nombre de Blessé-es à Gaza : 8000 personnes – Nombre de mort-es en Cisjordanie et à Jérusalem Est : 54 personnes
MORTS ET BLESSÉS
Au 10ème jour de bombardements sur Gaza, on recensait 2765 Palestiniens assassinés dont 795 enfants 643 femmes, 11 journalistes, et plus d’une quarantaine parmi le personnel médical, nous écrit lundi Ziad Medoukh.
Et les chiffres augmentent chaque minute.
Et il y avait déjà, ce lundi, 11.600 blessés, dont 5750 enfants et 1264 femmes, par plus de 7200 raids en dix jours.
DESTRUCTIONS
Lundi à 17 H : 6000 maisons étaient détruites, 40 jardins d’enfants, 150 écoles, 55 cliniques, 100 puits d’eau… sans parler des routes et des quartiers entiers
DÉPORTATIONS
Il y a plus de 750.000 déplacés, mais les 22 hôpitaux du Nord de la bande de Gaza ne peuvent évacuer leurs malades et leurs blessés !
Israël a donné l’ordre d’évacuer vers le sud à plus d’un million d’habitants du nord de la bande Gaza, mais les bombarde même quand ils sont en train de fuir, et bombarde autant le sud que le nord.
Les images sont insoutenables, et bientôt, nous n’en n’aurons plus, car en plus de l’électricité, et de l’eau potable, Israël a annoncé la suppression d’internet.
Nous vous lançons un appel solennel, à se retrouver massivement toutes et tous,
Place de la République ce jeudi 19 octobre à 18 H
afin d’ exiger l’arrêt des massacres et empêcher la déportation des Palestiniens de Gaza.
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