CQFD le mensuel gauchiste qui tend la main aux trostkistes du NPA a publié un article élogieux pour les éditions Spartacus.

L’article se garde bien de rappeler par qui Spartacus a été dirigé. Par Jean-Paul Dessertine, un financier directeur de banques, président la Banque de l’Union Européenne, administrateur par-ci, conseiller au commerce extérieur par-là, bref, un acteur capitaliste de taille. Allez savoir si par ses activités, ce grand financier toléré jusque dans certains milieux libertaires n’avait pas financé, en toute connaissance de cause, des groupes para-militaires antiouvriers ou des groupes terroristes. On ne se méfie jamais assez des bourgeois surtout quand ils se disent « pour le communisme ».

Un « oubli » de la part de CQFD, comme l’article « oublie » qui publiait les éditions Spartacus. Entre des livres antianarchistes de Rosa Luxemburg et de Léon Trotsky l’ordure, le boucher de Kronstadt, mais aussi de Galar (pseudonyme de J.-P. Dessertine), on trouvait chez Spartacus des livres de Pierre Nashua (pseudonyme du négationniste Pierre Guillaume) et de Suzanne Labin (membre de la World Anti-Communist League, une organisation d’extrême droite dont elle sera la présidente de la branche française).

N’oublions pas que Spartacus publiait aussi et au moins un cahier sur la « synarchie », cette théorie conspirationniste issue de l’extrême droite : « Le complot clérical », titre ne peut plus explicite.

Il y a des « oublis » dont se passerait fort volontiers en lisant des canards soi-disant de gauche et révolutionnaire.

On ne va pas tous les faire mais on pourrait aussi rappeler la publication chez Spartacus de « Au-delà du parti » par le Collectif Junius, pseudonyme du PIC (Pour une intervention communiste) qui sera directement impliqué dans le négationnisme d’ultragauche. Ou celle de « Réponses inédites » de Noam Chomsky, un livre à propos de sa préface à un livre de Robert Faurisson. Livre dans lequel le linguiste débitait des stupidités doublées d’apologies de l’horreur comme il n’a cessé de le faire depuis à propos d’autres pourritures qu’il a soutenu : du dictateur Fidel Castro au caudillo Hugo Chavez en passant par les terroristes islamistes antisémites du Hezbollah.

Quand, sur un salon de la marchandise livresque, vous croisez les gauchistes de CQFD Mensuel et les éditions Syllepse dans lesquelles Spartacus s’est « fondu », ou leurs membres/patrons sur les réseaux sociaux, rappelez vous bien qu’ils occultent encore volontairement le passé capitalistique, négationniste, conspirationniste et anticommuniste d’extrême droite de leur éditeur préféré.

Rappelons encore que Syllepse publie des rouges-bruns staliniens tels que Saïd Bouamama, le comparse de Michel Collon alias le boulet stalinien collaborant avec la fachosphère (Jean Bricmont, Paul-Eric Blanrue…)

Avec son article de groupies, CQFD est allé jusqu’à présenter Spartacus comme un phare méritant le respect inconditionnel. Les fascistes n’auraient pas fait mieux.

Collectif antifasciste OUBLIEZ CQFD