Aimer Bash Back ! c’est aimer le maoisme et l’appelisme ou le fascisme rouge-brun des (zanti-)identitaires
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« Une perspective possible sur ce conflit serait de séparer les partisanEs en deux groupes, avec les militants de la politique identitaire d’un côté et les anti-identitaires de l’autre. » (Bash Back !, « Crise d’identité » : https://infokiosques.net/spip.php?page=lire&id_article=1021)
« Les queers sont les maoïstes du genre »
Publié le 17 février 2012 par on est pas des cadeaux!
Un nouveau volet de la série « En quête de notre histoire », l’histoire des luttes transpédégouines et la vie de personnes qui ont marqué ces luttes. Cette émission est consacrée à Hélène Hazera, à l’occasion d’un entretien réalisé pendant les UEEH en 2010. Dans ce portrait, elle nous raconte son histoire, son parcours de militante dans quelques groupes politiques depuis les années 1970, du FHAR à Act Up-Paris.
Bonne écoute!
https://blogs.radiocanut.org/onestpasdescadeaux/2012/02/17/%C2%AB-les-queers-sont-les-maoistes-du-genre-%C2%BB/
Aimer Bash Back ! c’est être appelo !
Extraits de FRAY BAROQUE & TEGAN EANELLI [BASH BACK !], « Vers la plus queer des insurrections » publié chez Libertalia en 2016 :
« – La politique identitaire est toujours basée sur l’idée fausse de communautés cohérentes. Comme l’ont dit certainEs FrançaisEs : « les différences éthiques au sein de chaque « peuple » ont toujours été plus grandes que les différences éthiques entre les « peuples » eux-mêmes. ». C’est-à-dire que ceLLEux qui sont piégéEs à l’intérieur de certaines « communautés » ou identité confinées ont souvent moins de choses en commun entre elles qu’avec ceLLEux qui sont censéEs leur être opposéEs. Cette erreur se nourrit de l’abstraction de l’expérience plutôt que de l’analyse de l’expérience vécue en tant que telle. UnE queer en prison a plus en commun avec sa compagnonNE de cellule hétéra qu’avec une ordure de sénateur gay, et pourtant la mythologie de la « communauté LGBT » sert à étouffer les ennemiEs de la société et à les asservir à leurs représentantEs auto-proclaméEs. » (page 165 ou sur infokiosques : https://infokiosques.net/spip.php?page=lire&id_article=1021)
Les certainEs FrançaisEs c’est TIQQUN 2, « Introduction à la guerre civile », p. 20 :
« GLOSE b : L’idée même de « peuple » – de race, de classe, d’ethnie ou de nation – comme saisie massive d’une forme-de-vie a toujours été démentie par le fait que les différences éthiques au sein de chaque « peuple » ont toujours été plus grandes que les différences éthiques entre les « peuples » eux-mêmes. » (https://lafabrique.fr/wp-content/uploads/2017/05/pdf_Contributions.pdf)
Plus :
« – Quelle était l’influence de Tiqqun sur Bash Back !? Y a-t-il d’autres influences européennes à citer ?
L’insurrection qui vient était un sujet sensible chez les anarchistes aux États-Unis dans la deuxième moitié des années d’existence de Bash Back !. Pour être honnête, je dois dire que quelques membres de Bash Back ! étaient très influencé-e-s par Tiqqun et que d’autres les méprisaient. L’usage d’un jargon « tiqqunien » chez Bash Back ! est souvent une manière « camp* » de se moquer ou de s’approprier leur langage, mais je ne dirais pas que Bash Back ! leur soit beaucoup redevable théoriquement. L’anarchisme insurrectionnaliste d’Alfredo Bonanno, le féminisme italien des années 1970, les écrits de Jean Genet et les idées du FHAR sont autant de références européennes qui ont été beaucoup plus importantes. »
(ENTRETIEN AVEC UN*E AUTEUR* E, PAR LES TRADUCTEUR*ICE*S AVRIL 2016 – page 13)
« COMMENT DEVENIR BEAUTÉ ?
JANVIER 2011
[Note de traduction : le titre de ce texte fait référence à l’article « Comment faire ? » paru en octobre 2001 dans Tiqqun 2. Les titres des deux pamphlets commencent en effet de la même façon dans leurs versions anglaises : What is it to be done ? et What is it to become beautiful ?] »
(age 93)
« – Quelles sont vos influences ?
– En terme de théorie, nous avons été infiuencé-e-s par beaucoup de tendances philosophiques, y compris des éléments de théorie queer, d’autonomisme, de théorie critique et d’anarchisme. Les écrits de Susan Stryker sur la monstruosité et l’identité trans dans « My Words to Victor Frankenstein Above the Village of Chamounix » était le premier zine que nous avons mis en page et il est une influence fondamentale sur notre compréhension du genre et de l’insurrection, de même que les travaux de Lee Edelman, Silvia Federici, Tiqqun, et d’autres projets féministes négatifs contemporains comme Pétroleuse Press et Gender Mutiny. »
(ENTRETIEN AVEC NOT YR CISTER PRESS (NYCP) – FÉVRIER 2011 – page 103)
« COMMENT FAIRE DANS TON CUL ?
PAR GENDER MUTINY
(…)
Le titre du texte rappelle ainsi l’article « Comment faire ? » paru en octobre 2001 dans Tiqqun 2, faisant lui-même référence à un traité de Lénine paru en 1902, Que faire ?) qui était déjà inspiré d’un roman dont il reprend le titre, publié en 1863 par un révolutionnaire russe, Nikolaï Tchernychevski.] »
(page 129)
encore un troll qui tourne en boucle