Des journalistes et une rédaction au parcours sinueux et qui en avaient marre de participer à des rédactions aux contenus consensuels trop rigides.

Un rôle de poil à gratter

Le Sans-culotte 85 se définit comme un journal qui ne joue pas les fayots ; les anciens numéros montrent bien qu’un certain nombre d’affaires et d’évènements locaux sont sortis grâce à ce journal en Vendée et ailleurs. Pour ces créateurs, il fallait en finir avec le monopole de l’information de Ouest-France pour le département et jouer pleinement ainsi son rôle de « poil à gratter ». Donc être directement ou indirectement des journalistes-citoyens et conserver une image de professionnalisme et de neutralité.

Ainsi, depuis 2008, il a su faire sortir des « affaires » et mettre en lumière des événements, plus ou moins gênants, pour un certain nombre de collectivités locales. Que ce soit le problème des enfouissements des déchets vendéens, la brouille politique Retailleau-De Villiers ou le scandale de prêtres pédophiles vendéens à Chavagnes-en-Paillers (cf anciens numéros sur leur site).

Depuis 2010, il connaît les joies d’une diffusion correcte à travers les réseaux des maisons de presse partout en Vendée et est publié par les éditions « Les Empressés » (association loi 1901). Et comme le rappelle Marie Coq : « pour être irrévérencieux, il faut être sérieux ». Il s’agit bien de vérifier ses sources, les faire partager et ne pas commettre d’impairs ou de manquements. Il faut donc vérifier, recouper et encore vérifier ses sources.

Un journal neutre

En ce sens, ce journal commence à être très apprécié et accepté au sein de la Vendée, car il se veut neutre, clair dans ses articles et non-partisan (malgré son titre). La journaliste Marie Coq tient beaucoup à cette neutralité, garante de bonne foi journalistique. De plus, les Vendéens sont aussi invités à fournir discrètement au journal leurs infos locales, évènements ou mini-scandales locaux… Infos reprises ou non après vérification, recoupement et travail rédactionnel de longue haleine (sur le terrain notamment).

Pour illustrer ce journal, il compte aussi près d’un trentaine d’illustrateurs français, suisses ou belges… Tous bénévoles et qui renforcent le caractère irrévérencieux du journal. Bref, une vraie réussite pour une rédaction composée de 2 personnes.

Le dernier numéro de mars nous raconte les enjeux es dernières municipales de 2014 pour une ville comme La Roche-sur-Yon et pour les autres communes de Vendée (il y a même un article sur le « Cantinegate » à Mareuil-sur-Lay). Alors bonne lecture!

Dominique Vergnes