Nantes- récit d’une tentative d’occupation de pôle emploi
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Le rendez-vous était fixé hier, 17 janvier à 11h Place du Peuple (feu Place Royale). Ce moment faisait écho à la mobilisation nationale du 17 janvier « Occupons Pôle Emploi ». Nous y étions peu nombreux, mais bien motivé-e-s. Nous avions opté pour une introduction sous forme de vœux de Liberté, d’Egalité, de Solidarité. Nous voulions entre autres, engager le débat sur le non sens de la centralité du travail, dans une société qui produit de plus en plus, et ce malgré un taux de chômage galopant.
Notre petit groupe a donc pris la direction de l’agence Sainte Thérèse en tramway dans une ambiance bon enfant. Nous pensions laisser derrière nous les CRS dépêchés à notre encontre sur la Place du Peuple. Quelle ne fut pas notre surprise quand deux fourgons ont traversé la ligne de tramway pour nous intercepter. Une troupe s’est hâtée de nous barrer l’accès à l’agence; un service dit public. Très vite quatre autres camions, deux voitures de police, et une troisième, banalisée, sont arrivés en renfort. Nous avons compté un rapport de 7 policiers pour un-e manifestant-e.
Malgré quelques tentatives, il nous fut impossible de pénétrer dans l’agence et de mener à bien notre action. Le dispositif policier a totalement bloqué l’accès à l’antenne. N’ayant que faire du risque de radiation, les forces de l’ordre ont refoulé les sans-emplois convoqué-e-s en entretien au même titre que nous.
La direction de l’antenne n’a pas daigné engager le dialogue certainement par crainte de voir ses agents se rapprocher des chômeur-euse-s. Nous avons donc distribué les tracts à des chômeur-euse-s — refoulé-e-s eux aussi de l’agence — aux passant-e-s et à des automobilistes. Les témoignages de soutien furent nombreux, l’indignation générale face à ce déploiement de forces démesuré.
Ne voyant pas d’issue à la situation, nous avons pris la route du retour, toujours en tramway. Deux agents en civil dans le wagon voisin, deux voitures — l’une siglée roulant sur les rails, l’autre banalisée sur la chaussée — nous escortaient. Il fut impossible de se défaire des deux agents en civil de tout l’après midi. En passant à pied devant l’antenne Pôle Emploi de Viarme (rue d’Erlon), nous avons pu constater la présence d’un dispositif policier. Plusieurs personnes nous ont fait état de leur omniprésence ce jour dans les rues de Nantes.
Plutôt que de chercher les causes d’un mécontentement bilatéral — chômeurs et agents de Pôle Emploi — par le dialogue et le respect, l’administration a réagi en fermant sa porte, preuve du mépris le plus total à l’égard de son public. Monsieur Daubigny, Préfet de Région, n’aura pas lésiné sur les moyens pour avorter un mouvement social dont nul ne peut nier la légitimité. En prétextant la notion très floue de « risque de trouble à l’ordre public », et des « peurs de dégradation », l’Etat et ses réactions policières à géométrie variables portent des atteintes manifestes à nos libertés.
Ces faits renforcent la légitimité de nos actions citoyennes, et accroit notre motivation à résister et dénoncer les injustices, les inégalités et les manquements démocratiques que nous subissons tous quotidiennement.
Nous dénonçons la recrudescence du contrôle, qu’il s’agisse de celui de Pôle Emploi à l’encontre des usagers, ou de celui des forces de l’ordre qui étouffent nos libertés. Nous réprouvons les procédés violents et inégalitaires auxquels ont recours les institutions pour nous faire accepter l’inacceptable (radiations, délation, fichageS, coercition policière…).
Pas de Paix sociale sans Justice sociale


ce n est guere étonnant que les keufs vous aient empecher et dissuader d occuper l agence, en effet des chomeur-es qui veulent sortir de l individualisation forcée,cherchant des moyens de se rencontrer, ca fait chier surtout a une époque ou il y a mille nouvelles personnes au chomage par jour.
Rien ne sert de se décourager, tirons des enseignements des mouvements de précaires passés et en cours,
et puis en clin d oeil a un tract qui a circulé sur nantes : l emancipation des chomeur-es se fera par elles et eux meme ou ne se fera pas.
Donc n hésitez pas a relancer d autres rendez vous afin « de finir le travail ».
un-e chomeur-e a vie