Le glissement autoritaire de ces dernières années, en France comme en Europe, impose une évidence : le racisme est devenu la colonne vertébrale du récit national.

Pendant que le capital organise son alliance avec l’extrême droite, la violence déferle dans nos rues. Les injures et agressions racistes qui se multiplient depuis les élections municipales ne sont pas des faits divers : elles sont le produit de politiques étatiques qui occupent le terrain de l’extrême-droite et nourrissent les forces fascistes.

Avec la loi Asile et Immigration et la création des cyniques « hubs de retour » – des zones de déportation, d’enfermement et de non-droit – cette orientation s’inscrit dans une offensive européenne brutale, qui transforme l’externalisation des frontières en industrie de la terreur et de la mort.

À travers des textes comme la loi Yadan, l’État poursuit méthodiquement la répression : il étend un arsenal juridique qui criminalise nos résistances, fiche nos solidarités et cherche à faire taire nos voix.

Les budgets de guerre explosent et les fronts militaires se multiplient, tandis que les services publics, de l’école à l ‘hôpital jusqu’à la culture, sont méthodiquement sacrifiés. Désormais, l’ordre colonial et impérialiste fait de la guerre le seul horizon : il pille, prospère sur la vente d’armes, finance des génocides et décide lesquels méritent d’être nommés.

Ce ler mai, nous appelons à rejoindre le cortège des résistances pour construire, depuis nos luttes, des solidarités contre les frontières, les violences et le racisme d’État, le colonialisme, l’impérialisme et le fascisme.

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