Ils sont partis comme ils sont arrivés, sans prévenir, en loucedé.

Voilà un mois que les ex Blancs de l’Ouest ne viennent plus sur le marché de Chalonnes sur Loire, ni sur celui de Bouchemaine. La version officielle, ils auraient vendu leur camion et donc terminées les tentatives d’investir les marchés locaux. Ils se retirent dans leur forteresse Biltoki à Angers. Autre modification de taille qui s’apparente à une déconvenue, ils changent de nom. Ils se font appeler désormais du très original nom de « boucherie charcuterie des halles d’Angers ». En effet le syndicat des éleveurs du porc les Blancs de l’ouest ont intenté une action pour contester leur appropriation du nom de cette race de cochons. Voyant l’affaire mal emmanchée, les charcutiers néonazis auront sans doute anticipé l’interdiction d’utiliser le nom Blancs de l’Ouest pour leur enseigne, en modifiant eux même leur nom. Le changement de nom peut aussi suggérer que conscient de leur mauvaise réputation ils ont voulu « nettoyer » celle ci en modifiant leur nom pour continuer leur bizness discrètement. Nous resterons donc à l’affût de leur roublardise.

Ces reculades marquent bien un échec dans la tentative de cette entreprise dirigée par des néonazis (Réveillard et Cochin et leur nouveau salarié Baptiste Jacob tout aussi fasciste) de se développer sur les marchés locaux.

Depuis leur arrivée en décembre 2024 sur les marchés de Chalonnes, puis de Bouchemaine, une mobilisation avait produit des actions pour alerter les habitant.e.s, appeler au boycott et à les déloger de ces marchés où leur présence créait de vives tensions.

L’année 2025 a été émaillée de manifestations, d’un carnaval, d’affichages, de tractages, d’une banderole géante sur la corniche angevine, d’un dépot de fumier sur leur place de marché, de tags rageurs, d’esclandres devant leur stand. A chaque fois les forces du désordre intervenaient, avec leurs lots d’amendes, de prises d’identité, de tentatives d’intimidation. Quelques procès ont prononcé des peines d’amendes complètement injustifiées pour des motifs aussi léger qu’une paillette prouvant que justice et police étaient de mêche.

Ce zbeul hebdomadaire a généré un niveau de conflictualité inédit sur la commune. Les gendarmes parfois rejoints par le PSIG, patrouillaient tous les samedis pour protéger les commerçants néonazis.

Pendant ce temps, malgré une pétition ayant recueilli plus de 1000 signatures, de nombreux coups de téléphone demandant à la mairie de refuser leur présence, les élus n’ont pas daigné prendre en compte cet élan populaire. Certains élus allaient même jusqu’à soutenir les charcutiers ouvertement en achetant leurs produits alors qu’ils n’étaient pas des habitués du marchés. La non intervention de la mairie, sous couvert d’un droit sacralisé à exercer son activité commerciale quelque soit son opinion, est un signe fort de la négligence, voire du soutien face à la propagation des idées discriminatoires, violentes portées par ces néonazis.

Le laisser faire de la mairie a nourri une discorde légitime et fait perdurer des tensions sur le marché toute l’année 2025.

D’autres communes de la région ne s’y sont pas trompées. En effet les Blancs de l’Ouest se sont vus refuser l’accès au marché du Lion d’Angers ou à la fête Anjou vélo vintage à Saumur.

Les actions répétées, la ténacité des habitant.e.s qui ne se sont jamais habitués à cette présence nauséabonde, a d’abord porté ses fruits dans d’autres communes du département. C’était une maigre consolation. Ils ont fini par jeter l’éponge. La réussite à les décourager a été longue et apre. Elle a été nourrie de persévérance et d’un entêtement portés par la certitude que ces personnages sont des ennemis d’une émancipation vitale. Ici ils ont décampé; ailleurs ils s’accrochent. Nous restons vigilant.e.s et combatif.ve.s tant que cette engeance perdurera.