Nantes : suite à l’opération de police massive du 10 février
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D’après la presse (source ouest france)
161 personnes et 9 commerces ont été contrôlées.
12 personnes ont été emmenées en retenue administrative et une en garde-à-vue.
Au même moment une opération stup dans les quartiers de Sillon de Bretagne et de Bellevue.
25 personnes contrôlées et 6 garde-à-vues.
D’après les témoignages
Enormément de monde en cellules.
Les flics ont été violent.e.s avec les personnes retenues.
2 personnes emmenées au CRA d’Olivet (près d’Orléans)
Alors que les contrôles racistes et les arrestations ont lieu tous les jours, cette opération est d’abord médiatique.
Mais c’est aussi un rappel : la violence coloniale est toujours prête à être déployée avec une brutalité spectaculaire.
Quelques conseils si un.e proche est envoyé.e en CRA :
Vite essayer de rentrer en contact avec les associations sur place.
Essayer d’obtenir un justificatif de domicile ou une attestation d’hébergement.
Pour le CRA d’Olivet (Orléans), l’association qui intervient en CRA est France Terre d’Asile Contacts: 02 18 69 93 99 / craolivet@france-terre-asile.org


Les yeux rivés sur les rafles menées par la police de l’ICE aux Etats-Unis, nous pourrions vite oublier le sort réservé aux étranger-es sur notre propre sol.
Et pourtant à Nantes, ce mardi, un imposant dispositif policier a été déployé dans le centre-ville pour opérer une chasse aux «
travailleurs clandestins ».
Douanes, Urssaf, police aux frontières, police municipale et CRS ont été mobilisées pendant plusieurs heures pour traquer des travailleur-euses en situation irrégulière.
La participation de la police municipale nous interpelle.
En tant que Nantais-es, nous refusons de collaborer à ces arrestations et de voir nos institutions locales prendre part à cette politique de traque.
Car ces arrestations se multiplient.
On se souvient des opérations Retailleau au printemps dernier, qui avaient déjà conduit à de nombreuses interpellations à Nantes.
Toujours la même méthode : Ficher, réprimer, enfermer, expulser.
Ces opérations répétées s’attaquent directement à celles et ceux qui font tourner des secteurs entiers de l’économie.
En instaurant un climat de terreur, en multipliant les contrôles et en refusant les régularisations, l’État fabrique une main-d’œuvre sans droits, corvéable et surexploitée.
Cette répression constante transforme peu à peu le centre-ville en un espace hostile pour celles et ceux qui ne disposent pas des « bons » papiers, un lieu à risque sur lequel plane l’ombre du futur C.R.A.
Face à la répression et l’enfermement, affirmons une autre voie : refusons ces traques, opposons-nous à la construction du C.R.A. et construisons la solidarité !
Le centre de rétention à Nantes (waldeck) est ouvert depuis aujourd’hui, une honte !
https://www.ouest-france.fr/societe/immigration/le-local-de-retention-administrative-a-ouvert-au-commissariat-central-de-nantes-b88f987c-0c08-11f1-b839-4d59eb76df60
Il s’agit d’un LRA, pas d’un CRA. C’est tout autant une honte, mais c’est très différent, attention !