Jeudi 16 janvier 2026, le Centre Culturel Libertaire (CCL) de Lille a été la cible d’une attaque menée par une dizaine d’individus se revendiquant de l’idéologie nazie, alors qu’un concert s’y tenait. Cette attaque n’est ni un fait isolé, ni un simple « incident » : elle s’inscrit dans une offensive politique délibérée de l’extrême droite contre nos lieux, nos corps et nos idées.

Le CCL est un lieu anarchiste, antifasciste, autogéré, un espace essentiel de la vie culturelle, militante et populaire lilloise. On y construit des solidarités, on y débat, on y crée, on y résiste. S’attaquer au CCL, c’est s’attaquer à tout ce qu’il représente :

  • la lutte contre le racisme et le suprémacisme,

  • la lutte contre le sexisme, les violences patriarcales et LGBTQIA+phobes,

  • la dénonciation des violences policières,

  • la défense des classes populaires,

  • l’autonomie politique et l’auto-organisation.

Cette attaque fait écho à de nombreuses agressions récentes visant des personnes racisées, LGBTQIA+, des militant·es, des lieux culturels et sociaux, partout en France. Elle rappelle une évidence : le fascisme ne débat pas, il attaque. Il cherche à intimider, à faire taire, à isoler. Il teste le terrain.

Nous ne céderons pas.

Nos lieux sont des bastions de résistance, des espaces de respiration face à un climat politique de plus en plus étouffant, nourri par les discours racistes, sécuritaires et autoritaires. Les laisser tomber, ce serait laisser gagner la peur.

La réponse doit être collective, déterminée et solidaire, à Lille comme ailleurs. Pour la préservation de nos lieux de rassemblement, pour nos libertés, pour nos luttes, organisons-nous, soutenons-nous, faisons front.

Face aux fascistes : pas de neutralité, pas de silence. Solidarité antifasciste.