Élections : que crève la gauche aussi
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Soyons très clair : qui va tout péter, biens comme personnes qui font son malheur, une fois qu’il s’est abstenu de le faire et a développé un affect de « bon citoyen » vis-à-vis du processus électoral ? Qui va tout péter s’il n’a surtout pas voulu qu’on pète les urnes ?

Comme la défense du service public , la défense du processus électoral est un piège qui contient sa propre contradiction : on se met à défendre le système car il y a un monde où il pourrait accoucher, selon ses propres règles et ses institutions, de ce qui le détruirait. Ce mécanisme de fausse pensée est au coeur de malentendus délétères : on fait « comme si » le problème était les élus de droite et pas les élus, « comme si » le problème était l’absence de thune des services publics et pas le fait qu’il existe une propriété privée (dont font partie les services publics, d’ailleurs, en tant qu’ils sont gérés par l’État et pas par nous collectivement et directement), « comme si » le problème était « la souffrance au travail » et pas l’existence du patronat et du salariat… Dans le cas des élections, on ne se rend pas compte que, croyant défendre un programme social, on défend la continuité de l’Etat et du capitalisme. Ce n’est pas être « extrêmiste « , « utopiste » ou « petit-bourgeois » de rappeler les différences qui existent entre le logiciel de gauche et le nôtre. Mais c’est être révolutionnaire, c’est-à-dire poser que les solutions compliquées valent plus pour nous, si elles ont une chance d’être vraies, que les fausses solutions facile – qui elles ne valent rien voire font partie du problème. Et il est certes plus facile de voir élire la gauche que de voir la révolution advenir.
Les réformistes convaincus ont ceci de problématique qu’ils ne sont pas résignés : ils ont de l’espoir, ils veulent convaincre, ils sont militants. On pourrait encore s’accommoder de voter à gauche par désespoir de cause, comme certains le font à droite, mais la caractéristique de la gauche est qu’elle récupère et parasite précisément l’espoir des gens en une meilleure société. Puisqu’il ne peut réussir à détruire purement et simplement cet espoir, le capitalisme a trouvé ce subterfuge qui consiste à l’encadrer et le garder sous haute surveillance. Il serait d’ailleurs vraiment intéressant de se pencher sur la naissance du courant réformiste, car il semble assez probable qu’il n’en a pas toujours été ainsi, et que dans certaines époques où le camp révolutionnaire était plus fort et la conscience de classe plus aiguisée, l’hypothèse « de gauche » n’apparaissait pas comme la lumière légitime d’un camp éclairé mais bien comme l’imposture dégueulasse qu’elle est.
Il ne s’agit pas pour nous de mettre la droite et la gauche sur un pied d’égalité : ce serait méconnaître leur fonctionnement respectif, et en quoi ils fonctionnent dans une dynamique complémentaire. La vérité est plus complexe, à notre avis, et c’est bien pour ça que c’est relou : la binarité gauche-droite a la force du manichéisme, de la logique théorique apparemment incontestable, et c’est très difficile de déconstruire le verrou psychologique et émotionnel qu’elle crée chez les gens. D’après nous, les deux ne s’appuient pas sur les même logiciels, car ils n’ont pas la même cible : la droite s’appuie sur des mensonges à peu pres tout le temps, la gauche s’appuie sur la dénonciation plus ou moins complète de ces mensonges et sur des constats plus ou moins réels pour mener les gens dans le mur. Son action consiste a prendre en charge les réfractaires inévitables a la propagande du capital pour qu’ ils ne leur prenne pas l’idée saugrenue de gérer par eux-mêmes le problème social en suspens. Elle a à cet égard une fonction mystificatrice. Ceux qui décident d’en devenir les défenseurs ne sont pas pour autant à exempter de critique, car ils deviennent des acteurs volontaires, et donc dangereux pour notre classe, de cette mystification.
Car déjà, pousser à voter pour la gauche, faire campagne pour ça, il faut savoir ce que ça veut dire : eux arguent que c’est le minimum et qu’on ne peut pas regarder dans les yeux tous les gens qui vont être victimes de notre « non choix » une fois que la droite sera passée. Mais que disent-ils à tous ceux qu’ils condamnent activement en faisant campagne ? Car en effet, la gauche, c’est le maintien du système, et son approfondissement : la gauche c’est voter pour le maintien de l’existence des flics, des banques, du travail salarié, du patronat, du système carcéral, des frontières, des CRA, de la propriété privée et donc des gens qui crèvent la dalle et des sans logis… Alors eux qui font tout pour qu’on mette leur papier de merde dans l’urne, qu’ont-ils à nous dire ? Qui a du sang sur les mains, si tant est que ça fasse sens de dire que des électeurs en ont ? (c’est déjà, à notre sens, leur donner trop de pouvoir). On en arrive à croire, au bout d’un moment, qu’il s’agit sûrement d’une fausse « conscience de l’autre » pour que ça soit posé en ces termes, et qu’ils pensent plus à ce qu’ils vont peut-être perdre eux-même qu’autre chose, ou au confort de l’engagement a moindre frais que cette position leur permet de garder. Car qui peut d’un côté se retrouver à dire « l’extreme droite doit être combattue car elle niquera la vie de gens » et exiger de l’autre, sans honte et avec toute sa verve qu’on participe à la prise de pouvoir par un autre groupe qui promet absolument d’en niquer aussi – seulement moins ? Par quel coup de baguette magique cette option peut soudain s’appeler « justice sociale » « pas vers une société juste », « moindre mal », et justifier de culpabiliser toute personne qui ne souscrit pas à cette option ? On semble retrouver là l’une des tares du démocratisme, qui pense en « opinion publique », en pensée « majoritaire », en « pourcentage de la population »… et qui semble croire qu’une « minorité » de vies niquées est acceptable. Et une minorité, ça reste à voir, car on voit mal comme la remontée du SMIC va rendre la vie acceptable dans un système qui fabrique 50 % de souffrance au travail officiellement (et donc beaucoup plus en vérité). Quand on veut bien oublier deux secondes Bardella et se pencher sur le programme de Mélenchon, on se rend bien compte qu’il est une option de régulation pour la continuité du capital dans toute sa dégueulasserie sauvage, c’est à dire l’inverse d’une option de changement du système. La bourgeoisie le refusera si elle peut se le permettre, mais elle consentira a cette option si un SMIC a 1500 euros pendant 5 ans est la condition de son maintien [1]. Être un vivier melenchoniste, c’est donc être une réserve de voix pour la continuité du capital sous une forme un chouille plus douce pendant un temps extrêmement limité, juste le temps qu’il recompose ses forces, et ça précisément dans les moments où le rapport de force permettrait de l’attaquer réellement : car si le vote a gauche est fort, c’est que la contestation du capital est forte, et que ce n’ est vraiment pas le moment de perdre de l’énergie a le reproduire.
Car pendant qu’il faut attendre de bien voter sagement pour la gauche, il faut bien se comporter. Point fondamental par lequel elle nous tient, encore, toujours : il faut montrer une bonne image, il faut convaincre, il faut trouver à se faire écouter et à comprendre, bref, il faut être un bon citoyen. Ce travail de lissage et d’auto-pacification est au coeur du processus qui met les militants de gauche en mouvement : tout être déraisonnable est un salaud qui n’a rien compris. Et eux ne se rendent même pas compte qu’ils légitiment par là le processus électoral dans son ensemble, et donc, tout ce qui va avec : si ce processus est valable, s’il ne faut surtout pas le perturber car c’est par lui que pourrait arriver le saint graal, alors tout ce qui en sort est légitime ; y compris les lois de merde et les élus qui détruisent nos vies maintenant. C’est l’organisation de la société qui est légitimée par la légitimation du vote, en tout cas qui l’est assez pour que ça ne soit pas ok de s’attaquer aux urnes, aux élus, aux institutions maintenant. Et si c’est pas maintenant, c’est quand ? Si le système est ok là, quel niveau de dégueulasserie légitime on doit sagement attendre avant d’intervenir ? S’il n’est pas ok mais que seules les urnes et les processus institutionnels sont ok pour le renverser, c’est quoi nos vies en attendant le saint jour où un saint élu avec un vrai saint programme révolutionnaire sera enfin saintement élu ? C’est ce genre de logique qui nous maintient passifs, « au cas où on gagne », « pour pas faire de mal a notre camp » . On rappelle que c’est par les institutions bourgeoises que les formes fascistes du capital sont également élues, et que toute cette passivité construite via la légitimation des urnes participe activement a cette possibilité. Que diront-ils quand Mêlenchon se retrouvera contre Bardella ? « Respectez bien le processus, et si c’est le fascisme, ben, pardon » ? Tant que nous respectons les institutions, le capital se fout de notre bonne conscience indignée : il peut avancer et c’est tout ce qui lui importe. Les gauchistes deviennent dès lors des défenseurs actifs du système, se complaisant dans le fait de ne pas s’organiser pour tout péter et de ne pas agir politiquement autrement qu’en tant que pacificateurs. À un certain niveau, on peut les comprendre : s’organiser pour tout péter est difficile, fastidieux, décourageant, énergivore, dangereux et a toutes les chances de n’aboutir à rien si ce n’est à niquer nos vies encore plus quand la réaction frappe. C’est pourtant aussi, à notre avis, la seule voie qui ait la moindre chance de renverser ce monde de merde. Et c’est justement un affront réel de dire à la face de tous les gens qui en subissent la violence atroce (et dont nous faisons partie, même si ça l’admettre leur est impossible en termes de propagande) « ne faites rien, la seule chose raisonnable et acceptable, c’est d’encaisser, et de nous aider à faire élire ce gars qui, on vous le jure, certes c’est pas très clair ce qu’il promet, sûrement ca va juste permettre de continuer ce monde, mais on vous le jure quand même que ça sera « vraiment mieux » ».
Et d’ailleurs, « vraiment mieux »… posons-le, regardons-le. Car la gauche a ceci de très puissant qu’elle peut passer son temps à ne pas être ce qu’elle dit vouloir être, et à ce qu’on oublie en permanence. Cela est dû à sa puissance – il s’agit d’une force du capital et elle possède à ce compte beaucoup de ses canaux de pouvoir- , à sa dynamique avec la droite, et au fait qu’elle est basée sur l’espoir. Or à chaque avancée du capital (permises on le rappelle par nos défaites ou notre passivité), n’importe quelle voix bien placée qui semble raisonner un peu avec nos émotions peut paraitre représenter notre espoir de façon juste et pertinente.. surtout par contraste, quand tout le reste est tellement de droite, et quand aucune théorie politique réellement prolétarienne n’atteint nos oreilles ni par l’école, ni par la télé, ni par les journaux…. Pourtant, il suffit de regarder un peu sérieusement pour se rendre compte du niveau de mystification : il n’existe pas un seul contre exemple au monde d’un gouvernement de gauche qui ne soit pas le fossoyeur de notre classe. Qu’on prenne les roses, comme Mitterrand et Hollande ( le premier a créé les CRA et fait entrer le pays dans la phase néolibérale du capitalisme, avec un programme on le rappelle bien plus a gauche que Mélenchon, le second a proposé la déchéance de nationalité et introduit avec la loi travail la séquence d’avancée sauvage du capital dans laquelle nous sommes actuellement, qui va mener vers une forme de gouvernance d’extrême droite), Tsipras en Grèce (qui a entériné les accords qui ont mis la Grèce à genoux après avoir fait campagne sur le fait qu’il les refuserait), le front populaire de 36 en france (qui a organisé la liquidation de la grève générale par les accords de Matignon à la demande du patronat et a ensuite mis en place la répression du mouvement) ou les rouges, comme Lénine, Pol Pot et autres, le constat est sans appel : la gauche est capitaliste, et quand elle ne l’est pas, elle est quand même le fossoyeur des peuples [2]. Pourquoi même les anticapitalistes en arrivent ils la ? Notre these est que tout etat est par définition un système d’organisation de la mort,du massacre, de l’oppression et de l’exploitation. Il peut y avoir des états non capitalistes, le problème ne change pas : la classe des bureaucrates peut tout a fait remplacer la classe des bourgeois pour nous saigner, nous mettre a leur service et nous voler nos vies. Prenons enfin les socialistes bourgeois sincères, qui veulent vraiment faire avancer le pays vers la révolution, comme Allende – on ne lui enlèvera pas sa sincérité étant donné qu’il a refusé la proposition de la droite de l’exfiltrer à la fin et a préféré mourir dans son palais. En voulant absolument le respect des institutions bourgeoises, il a activement utilisé son pouvoir pour garder la population désarmée, tout en respectant les blocages systématiques par les députés de droite de toute avancée sociale – et en magouillant pathétiquement pour s’attirer les faveurs de certaines fractions réactionnaires de l’assemblée. Il a laissé l’armée commencer à préparer son coup d’État pendant des mois à la vue de tout le monde, et mis en prison des militants du MIR, une organisation militante qui appelait à armer les comités populaires, puis a fini par désigner un général comme second pour « protéger les avancées de la démocratie »… un général qui s’appelait Pinochet. C’est-à-dire que, même dans les très rares cas où on est pas face à des menteurs opportunistes, le paternalisme et le logiciel de pensée bourgeois d’un dirigeant de gauche sincère mènent quand même à l’écrasement du peuple. Du coup, même dans ce cas-là, il ne nous paraît pas qu’il doive être vu comme un allié critique mais bien comme un ennemi ; quant à tous les autres cas, ils nous paraissent clairs.
La droite veut très clairement nous écraser, la gauche le veut de façon retorse. Soit car elle doit se faire passer pour « contre la droite » soit car elle est bel et bien contre elle mais que ça ne veut pas dire « être pour nous ». Elle veut dans ces derniers cas gérer le capital différemment, ou bien gérer un état non capitaliste, et tout cela inclut d’autres logiciels de propagande que ceux de la droite capitaliste… mais en fait, plusieurs systèmes de propagande peuvent tout à fait coexister. Et puis, parfois, de rares fois, la gauche s’illusionne elle-même en croyant sincèrement que ses méthodes mènent à la révolution- et alors elle utilise son pouvoir de tout son poids pour l’empêcher d’advenir en croyant sincèrement faire le contraire Le système électoral n’a aucun débouché pour nous, nulle part, jamais, pas plus que la légalité ou les institutions. La gauche n’est pas notre amie ; avec elle on ne fait que patienter éternellement- et on se retrouve ensuite tout étonnés de voir que notre société se fascise sans obstacle. Les lendemains qui chantent ne seront que le résultat des boites à urnes saccagées et des palais brûlés, jusqu’au dernier, parce qu’on aura rien attendu.
Notes
[1] Situation qui correspondrait a un moment où on est en train de la faire reculer par nos luttes
[2] Nous n’aimons pas le concept de peuple en tant qu’il porte en lui une notion potentiellement nationaliste, mais nous l’adoptons pour désigner une réalité politique : les peuples sont des fractionnements géographiques de la classe produits et reproduits par le capital
https://iaata.info/Elections-que-creve-la-gauche-aussi-8131.html

Nous voulons détruire la gauche
Texte sur la nécessité d’en finir avec la gauche pour en finir, par exemple, avec le capitalisme…
https://www.infokiosques.net/spip.php?article88
http://www.infokiosques.net/spip.php?article88
Nous voulons la mort de la gauche pour aider la lutte, nous voulons la mort de la gauche tout autant que celle de la droite et du capitalisme.
Toute la gauche. Celle qui milite. Celle qui s’active. Celle qui réclame, qui proteste gentiment, qui veut réformer le capitalisme… Celle qui se dit libertaire, qui se complait dans le tourisme activiste et dans ses revendications…
Le changement se fera sans la gauche ou ne se fera pas.
Nous voulons détruire la gauche
Nous voulons la mort de la gauche pour aider la lutte, nous voulons la mort de la gauche tout autant que celle de la droite et du capitalisme.
Nous voulons détruire la gauche car elle empêche toute prise de conscience collective, elle freine toute initiative de renversement d’une société que nous rejetons tous : toute initiative révolutionnaire.
Non, ce texte n’a pas pour but de s’attaquer aux partis déjà haïs de la gauche plurielle. Car nous savons déjà que cette gauche est critiquable de par ses positions, de par ses actions, et de par le simple fait d’exister en tant que partis politiques, par le simple fait de réclamer le pouvoir.
Ce texte a été écrit pour critiquer la gauche, quelle qu’elle soit. Son existence même. La gauche telle qu’elle est en 2003, dans ses partis, dans ses mouvements (l’altermondialisation pour n’en citer qu’un). La gauche qu’elle soit institutionnelle ou non. Pas seulement celle qui expulse les squatteur- euses et les sans- papier- e- s, qui se fout des travailleurs, qui pactise avec le Medef, qui lutte pour le pouvoir, qui use de tous les artifices de la société capitaliste.
Toute la gauche. Extrême-gauche, ultra-gauche, gauche radicale, gauche citoyenne, gauche de combat, gauche démocrate, gauche sociale, gauche humaniste, gauche écologiste, gauche décoloniale, gauche intersectionnelle, gauche culturelle, gauche ceci, gauche cela… Celle qui milite. Celle qui s’active. Celle qui réclame, qui proteste gentiment, qui veut réformer le capitalisme… Celle qui se dit libertaire, qui se complait dans le tourisme activiste et dans ses revendications…
Cette gauche est à détruire par le simple fait qu’elle plait, qu’elle séduit dans son fonctionnement actuel.
Nous savons que les rassemblements militants de la gauche, des contre-Sommets aux alter-Forums Sociaux, d’Evian au FSE, le Larzac, en passant par le premier mai ne mènent à rien. Nous savons tous que les manifestations ponctuelles, les grèves d’un jour n’apportent rien. Et nous savons aussi que cet état de fait est en grande partie dommageable aux partis, aux syndicats et aux organisations de gauche.
Ces organisations qui ne souhaitent pas la disparition d’un système qui les fait vivre ; tout autant que les collectifs qui se complaisent dans l’attente du grand soir. Pourtant, malgré cela, la gauche arrive toujours à créer l’illusion d’un changement possible. Un changement qui devrait passer par elle.
La gauche récupère. La gauche phagocyte tout mouvement, d’où qu’il vienne. La gauche récupère volontairement, de par son fonctionnement même. Et involontairement de par son existence, de par la façon dont elle est perçue par le reste du monde.
Un drapeau de la LFI/NPA/CGT/FO/Solidaires… dans un mouvement suffit pour que ce dernier y soit entièrement associé par les médias bourgeois (ou non). Actuellement tout mouvement DOIT être associé à la gauche. Sinon il perturbe. La gauche est associée aux mouvements car elle est active.
Oui la gauche est active. La gauche critique ceux qui ne sont pas actifs. Mais tout en restant impuissante. Pourtant il ne suffit plus de montrer aux gens cette impuissance de la gauche. Il faut détruire la gauche, en commençant par détruire la vision qu’ont les gens de la gauche. Car par son activité débordante, qu’on ne peut nier, la gauche nuit à toute initiative révolutionnaire.
La gauche est un grand canalisateur, un grand abrutisseur. La gauche est la télé, la religion des gens qui se sentent éveillés. Ces gens n’ont plus besoin de bouger, de vouloir. Leur activité militante leur suffit.
Certain-e-s se laissent mener par la gauche. N’agissent que par elle. Mais qu’illes se laissent guider complètement ou non par la gauche, illes pensent toujours que leur activité, que leur appartenance à la gauche sert à quelque chose. Et c’est ce qui rend la gauche dangereuse.
Pour détruire la gauche commençons déjà par ne plus être la gauche. Cessons de reproduire les schémas que nous critiquons. Cessons de revendiquer et de s’activer. Cessons de nous chercher des noms. Cessons de penser à notre image. Seule l’action compte. Maintenant il faut agir.
Cessons de soutenir inconsciemment la gauche, cessons de participer à leur activité, il faut arrêter de cultiver cette image de gauche utile.
Enfin empêchons la gauche de jouer ce rôle de récupérateur et de canalisateur.
Systématiquement, la gauche doit devenir inexistante dans un mouvement qu’elle n’a pas insufflée. Commençons par détruire tout symbole de la gauche qui pourrait s’immiscer dans une lutte et qui participe à un phénomène de récupération, parfois inconscient mais inexorable.
Quand la contagion de la gauche sera maîtrisée, il n’y aura plus qu’à la détruire, cesser l’aliénation. Pour que l’individu- e qui lutte existe en tant que tel, pour qu’une lutte ne soit plus associée qu’à sa cause et non à ceux qui la maintiennent. Pour que les gens ne se complaisent plus dans une activité militante ou activiste inefficace.
Le changement se fera sans la gauche ou ne se fera pas.
Ce commentaire ne respectait pas la charte.
Franchement, ce genre de pavé théorique m’éclate le crâne, j’ai dû brancher l’IA pour le décrypter sans faire un burn-out militant.
Par contre, je ne valide pas tout : le vote blanc, c’est pas de la soumission, c’est une arme de sabotage massif qu’on a encore jamais osé dégainer…
On se laisse balader par la gauche et la droite comme des pantins, d’accord.
Mais si on utilisait enfin ce Joker pour délégitimer tout leur cirque ?
La vraie question qui fâche :le problème vient-il des Grands Manipulateurs ou de nous, qui n’osons pas dégainer la carte blanche du chaos pour tout renverser ? 🔥🏴☠️
Ben ouais cultive pas trop tes neurones ça pourrait être dangereux. Délèguer ça à des machines qui ravagent la planète et les sociétés c’est une bonne idée ça. Très subversif! La facilité au prix de la vie des autres, il fallait y penser!
Mais même avec une « AI » visiblement t’as pas capté le texte. En même temps elle a du sortir un résumé foireux et aseptisé de toute nuance c’est pas surprenant.
Appeler à voter blanc, c’est continuer à jouer dans le système du vote et de la démocratie représentative, et donc continuer à le légitimer. Ça n’est en rien disruptif, certainement pas le « chaos ».
La prochaine fois, prend le temps de vraiment lire un texte et d’y réflechir avant de poster un commentaire à côté de la plaque.
Voici le résumé résumé foireux et aseptisé de toute nuance ?
1. Le Résumé du Texte : « Que crève la gauche aussi »
L’auteur (Anonyme) développe une thèse simple : Voter à gauche, c’est sauver le capitalisme.
Le Piège des Institutions : Défendre le « processus électoral » ou le « service public », c’est défendre l’État. Croire qu’on peut détruire le système en utilisant ses propres règles (le vote) est une illusion.
La Gauche comme « Pacificateur » : Le rôle de la gauche n’est pas de changer le monde, mais de canaliser la colère des gens pour qu’ils restent sages. Elle transforme des révoltés en « bons citoyens ».
L’Histoire comme Preuve : L’auteur cite Mitterrand (qui a lancé le néolibéralisme), Hollande (loi Travail), Tsipras en Grèce (qui a plié face aux banques) et même Allende au Chili (accusé d’avoir désarmé le peuple et respecté la légalité jusqu’à la mort, laissant Pinochet prendre le pouvoir).
Contre le « Moindre Mal » : L’argument « votez gauche pour bloquer le fascisme » est démonté. Pour l’auteur, la gauche prépare le terrain du fascisme en désillusionnant les gens et en passant des lois liberticides.
Conclusion : Il ne faut rien attendre des urnes. La solution est de saccager les urnes et de brûler les palais.
Si 90% des Français votent blanc, RIEN ne change, l’élection n’est pas annulée. Le candidat qui arrive en tête parmi les 10% restants est élu président comme si de rien n’était. Lol,
c’est dommage pour eux : c’était la seule alternative pacifiste qui nous restait. 👑🪓⬇️🧺
C’est bien ce que je disais, un résumé sans nuance, montone et aseptisé. Un empillement de formules creuses et prémachées. Si tu pense que tu peux comprendre et réflechir le monde à partir de résumés ultra-synthétisés, le tout avec une technologie destructrice qui ne peut que par design lisser les savoirs vers le bas, tu vas droit dans le mur.
Et donc ça t’étonne la gestion du vote blanc? Donc non seulement tu lis pas les textes, mais en plus tu connais pas le sujet dont tu parle.
Comme si le système électoral pouvait permettre en soi de s’en débarasser en l’utilisant…
Dans tous les cas, faire campagne pour avoir 90% de vote blanc (ce qui n’arrivera jamais), c’est faire campagne pour voter, et donc pour le système électoral/démocratique/capitaliste. C’est le sens du texte et tu l’aurait peut-être compris si tu t’étais cassé la tête comme tout le monde qui l’a fait à le lire.
Maintenant si tu veux bien arrêter le hors sujet et la pub pour les AIs…
le texte ne propose rien de concret pour changer les choses, à part le constat habituel.
Moi je te parle de mécanique réelle. Tu dis que le vote blanc valide le système ? C’est vrai aujourd’hui.
Mais pour faire comme en Colombie ou au Pérou (où un vote blanc majoritaire annule l’élection et force à recommencer avec de nouveaux candidats ou un nouveau système ), il « suffit » de modifier l’Article 7 via une réécriture de la Constitution par le peuple.
La procédure existe, elle est écrite dans l’Article 89. J’ai fait mes devoirs, voici pourquoi c’est verrouillé et où est la seule faille :
La Voie Royale (L’Initiative du Président) – Probabilité : 1% C’est la méthode classique. Macron propose, l’Assemblée ET le Sénat votent, puis Congrès à Versailles (majorité des 3/5èmes). Il ne le fera jamais, sauf s’il est assez vicieux pour devenir son propre otage et bloquer le système électoral, ce qui serait ironiquement intéressant pour tout le monde.
La Voie Parlementaire – Probabilité : 0% Le Sénat (conservateur) ne laissera jamais passer une loi qui menace la stabilité de leurs sièges. Évidemment.
La Voie du « RIP » (Référendum d’Initiative Partagée) – La seule fissure C’est le seul outil semi-populaire qu’on a, même si les conditions sont délirantes : il faut réunir 185 parlementaires qui signent la proposition, puis récolter 4,8 millions de signatures de citoyens en 9 mois.
Si on y arrive, le Parlement doit examiner le texte, sinon le Président doit organiser un référendum.
Alors oui, le système est fait pour s’autoconserver. Mais dire « ça sert à rien » sans connaître les leviers techniques (Article 7 et 89), c’est péssimiste
Et je comprends la logique anti-système. Mais mon idée, c’est justement d’utiliser ses propres règles pour le faire imploser.
Parce que l’alternative, c’est quoi ? La Terreur tout de suite ? Je pense qu’il faut d’abord tenter les leviers pacifistes avant de sortir la guillotine. N’oublions pas qu’on parle d’êtres humains en face lol.
Tu parle de mécanisme réél qui n’en sont pas. Tu prétend vouloir utiliser les propres règles d’un système pour le faire imploser, propres règles qui ne peuvent pas exister puisque comme tu le reconnais le système est fait pour s’autoconserver (pourquoi donc genérerait-il des règles pour être détruit?). Tu admet toi même que tes articles 7 et 89 (peu importe en fait) ne fonctionnent pas. Tout ce que tu raconte n’a aucune logique ni aucun lien avec le réél.
Jamais vu non plus de « leviers pacifiques » qui aient changé quelque chose. Le pouvoir utilisera toujours la force s’il se sent en danger.
Moi aussi je pourrais proposer des trucs fantaisistes, mais en fait non. Et si t’attend que quelqu’un.e te file la solution toute faite ben ça peut durer longtemps, on en serait pas là si ça existait. Lis vraiment le texte, prend le temps qu’il faut, il contient des propositions, mais tu trouvera pas de recette miracle.
J’ai une idée cependant: arrêter d’utiliser les technologies qui ravagent le monde, agravent l’exploitation et obsurcissent sa compréhension, comme les IA par exemple.
Une autre idée: renseigne-toi vraiment (c’est à dire sans IA) avant d’utiliser des mots, t’as pas l’air d’avoir compris c’était quoi la Terreur. Aucun récolutionnaire ne voudrait réproduire cette période. Enfin si, les léninistes peut-être.
J’ai lu le texte. La seule « proposition » concrète que j’y trouve, c’est ce passage : « C’est l’organisation de la société qui est légitimée par la légitimation du vote […] assez pour que ça ne soit pas ok de s’attaquer aux urnes, aux élus, aux institutions maintenant. »
Donc traduction : le plan, c’est a minima de tabasser les politicards et brûler les administrations ?
Le texte parle de verrous psychologiques et de minorités… OK, mais regarde la réalité chez nous : D’un côté, Foulques (la droite dure) qui instrumentalise la misère des Roms pour draguer les propriétaires inquiets de Doulon. De l’autre, Jojo (la gauche molle) et son écolo-capitalisme.
Donc je fais quoi ? Au pire on est deux : on va tout brûler là, maintenant ? T’es chaud ? Parce que là, ton texte, mis à part faire culpabiliser, il n’apprend rien de plus que ce qu’on sait déjà : faut tout brûler.
post-scriptum. : Je vais voter Jojo pour limiter la casse immédiate, en attendant ton « Saint Élu » avec son programme révolutionnaire. Cela dit, si t’es vraiment motivé à tout niquer maintenant, n’hésite pas à proposer des trucs – même « fantaisistes ». Après tout, sur un malentendu, ça peut marcher.
« attaquer » a un sens plus large que « tabasser », c’est vraiment de la mauvaise foi.
Ben oui y’a ça comme proposition, y’a aussi « tout péter ». Ça devrait paraitre une proposition tout à fait valable pour quelqu’un qui se dit anarchiste non? C’est un peu le postulat de base?
Arriver à « tout péter » ça se fait pas à un.e ou à deux (même si on peut toujours péter quelque chose au moins). Encore un argument de merde. Ce que dit le texte c’est que les élections sont justement un obstacle à y arriver collectivement. C’est un des mécanismes de perpétuation du système. Tant qu’elles paraitront légitime il n’y aura pas de changement. Les déligitimer, c’est ouvrir des possibilités à ce changement.
Ton « C’est bien gentil mais vous proposez rien » c’est la réponse typique des socedems de base. Faudrait que t’arrête de te prétendre anarchiste parce que c’est évident que t’y connais rien et que c’est donc pas le cas. Ce que tu raconte est antinomique avec ces idées. Ça pose question sur ta sincérité, et si t’es pas juste en train de faire de la politique politicienne, à essayer de dire ce que les personnes voudraient entendre (spoiler: c’est raté).
Si t’arrive pas toi même à parvenir à des pistes d’action à partir de ce que raconte le texte tu fais pas beaucoup d’efforts.
PS aussi: personne qui est contre les élections ne peut avoir de « Saint Élu ». Un.e candidat.e aux élections ne peut pas avoir de programme révolutionnaire. Vote pour qui tu veux ça ne limitera que marginalement la casse. Après tout c’est bien ta jojo qui a accepté la construction d’un CRA. Au moins toi tu auras toujours les transports gratuits le dimanche.
Le « socdem » te salue, mais tu as une vision datée. Pour moi, le concept d’anarchisme moderne, c’est d’être ni de droite ni de gauche, mais d’être une force horizontale.
Sur le constat, on est d’accord : oui, Jojo a validé le CRA, c’est dégueulasse. Mais Foulques, lui, il le remplira deux fois plus vite et avec le sourire. C’est la peste ou le choléra, on le sait.
Mais après, comme je te le dis, faut parler concret. Des pistes d’actions, moi j’en ai si tu veux. Par exemple, en ce moment il y a la Semaine Noire (je t’invite à venir y contribuer, voici le lien : https://t.me/+l6L3NZFRo2xkMGVk ).
Nous réfléchissons justement à des actions pour les municipales ! C’est sympa non ? Le but est précisément de déstabiliser les urnes. Donc faut arrêter le pessimisme : la masse n’est pas si docile que ça au final.
Cependant, à Nantes on reste vigilants. Pour le moment on réfléchit, mais il y a une AG le 10 janvier à Redon pour poser les bases. C’est justement LÀ que TU devrais t’exprimer. Fini les discours de blog qui n’avancent à rien. Tu le dis toi-même : faut se bouger le cul. Alors, on t’y voit ?
J’en ai marre de parler à un mur.
Y’a pas un « anarchisme moderne » qui serait opposé à un « anarchisme daté ». Y’a ta définition confuse de l’anarchisme par contre. Si les anarchismes refusent le cirque électoral et son découpage droite/gauche, il n’empêche que dans la classification dans le sens commun du spectre politique il est classé à gauche (dans le sens de pensée privilégiant l’émancipation, l’égalité, la liberté etc) en opposition à la droite (et ses valeurs de privilèges, d’ordre, de « tradition », etc). Le ni droite ni gauche est qu’un truc creux propagé par des gens généralement plutôt confusionnés ou confusionnant.
C’est tout aussi creux que « force horizontal ». On dirait vraiment du langage de com’ qui veut pas dire grand chose. Horizontal ça veut rien dire si tu dis pas comment.
Ta semaine noire et tes canaux télégram (pas sécurisés, je vais certainement pas aller m’y faire ficher) c’est pas « la masse », quoique cette expression puisse bien vouloir dire d’autoritarisme paternaliste, à voire les gens comme des moutons.
C’est une initiative de gauchistes médiatiques (Bouteldja, Lordon,…) franchement puante pour certaine et globalement autoritaire, qui essayent de se faire du beurre symbolique sur les décombres d’un mouvement n’en finit pas de mourrir, et qui n’a par ailleur jamais été massif. Ça donne vraiment pas envie. J’ai fait assez d’AG de ce genre pour savoir ce que ça va donner. Les mêmes orgas et militant.e.s qui feront de l’agitation hors sol que les gens regarderont avec des yeux ronds en passant. Le tout dans une organisation tout ce qu’il y a des plus opaque et vertical comme à l’habitude, avec des trucs décidés dans on ne sait quel canal télégram. Ça sent la retape indirecte pour LFI plein nez. Y’a même pas un seul mot contre les élections. Rien que ça c’est révélateur.
Déso pas déso je met mes forces ailleurs dans des trucs que je trouve plus constructifs. Je vais pas aller par défaut dans un truc qui n’a aucun sens, et qui comme le dit le texte ne réglera aucuns problèmes.
Je pense que ton expérience t’a peut-être un peu fatigué ou rendu cynique, mais dire qu’il n’y a « pas un mot contre les élections » alors que la semaine noire est calé pile la veille des municipales, c’est quand même de la pure mauvaise foi.
On est à 3 mois de l’échéance, c’est juste le début de la construction du projet. Pour l’instant les gens ont la tête ailleurs, mais tu verras, ça va prendre.
Bref, force à toi dans ce que tu trouves de plus constructif de ton côté, et bonne année.
Peut-être qu’à l’inverse c’est ton inexpérience et ta culture artificielle qui te rend naïf?
Je vois pas en quoi être calé pile sur des élections c’est dire des mots contre. Au contraire à la limite c’est leur donner de l’importance, leur donner encore plus de la lumière. Y’a peu de doutes que LFI fasse le calcul que les possibilités de récolter des voix sont plus importantes s’il y a un mouvement pendant les élections, quitte à créer ce mouvement de nulle part. Qu’il suffira de se présenter comme le débouché « logique ». C’est leur stratégie vis-à-vis des mouvements, exactement comme le PS à une époque (y compris celle de mélenchon).
En attendant il n’y a aucune phrase nulle part dans la communication se distanciant d’elles explicitement, c’est un fait.
C’est vraiment gros comme un datacenter d’AI…
Tu parles de naïveté, mais détrompe-toi : je sais pertinemment que LFI est une chimère et le restera toujours. Je ne suis pas dupe de leur stratégie de récupération façon PS.
Mais le constat est là : les anarchistes sont des électrons libres. C’est notre force, mais aussi notre faiblesse : sans organisation, on n’arrive pas à faire masse. Malheureusement, LFI est aujourd’hui un atout, ne serait-ce que pour la logistique.
Pour une révolution, je ne vois pas comment s’organiser concrètement en restant entre nous ou isolés. Il faut bien un levier pour soulever la masse, même si le levier est imparfait.
Je sais pas pourquoi tu continue à te décrire comme anarchiste quand rien de ce que tu dis n’y correspond. Même parler de « la masse » est antinomique avec. Léniniste ou socedem éventuellement…
Je comprend pas non plus la logique de dire que quelque chose est une « chimère » et a une « stratégie de récupération façon PS » mais est un « atout ». Ça n’a aucun sens.
Et la logistique de quoi? Des drapeaux et banderolles du parti? S’appuyer sur cette prétendue logistique c’est gratuit d’après toi? C’est précisement une des « stratégie de récupération façon PS ». Au petit jeu du « appuyons-nous sur les partis pour porter la révolution », l’histoire montre que c’est l’inverse qui s’est toujours produit. Et c’est en partie pour ça qu’on en est là.
Tu reproduis exactement ce que le texte dénonce.
Tu me demandes pourquoi je continue à me décrire comme anarchiste ? Pour qu’on soit bien d’accord sur les termes, je vais reprendre la définition stricte (Wikipédia) :
« L’anarchie, ou société libertaire, est une société fondée sur la démocratie directe sans système de pouvoir VERTICAL tel qu’un gouvernement non soumis au peuple (les anarchistes prônent le mandat impératif et le RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE POPULAIRE), une économie d’exploitation […] ou une religion d’État. C’est la situation d’un milieu social où il n’existe pas de rapports de pouvoir verticaux et qui est de ce fait dépourvu de classes sociales. »
Donc non, quand je parle d’horizontalité, ce n’est pas du « langage de com », c’est mon objectif politique.
Si je dis que LFI est une « chimère », c’est justement parce que je suis lucide sur ce qu’ils sont. Je ne suis pas dupe : je les trouve autoritaires et verticaux. Plus grave encore, ils ont tenu des propos inacceptables en généralisant sur des populations entières, une méthode d’essentialisation qu’on retrouve habituellement au RN. Ce n’est pas parce que je les utilise que je cautionne ces dérives.
Mais tu dis que considérer cela comme un « atout » n’a aucun sens. Je vais te donner un exemple concret.
Regarde ce qui s’est passé avec le mouvement du 10 septembre (qui se voulait a-partisan et horizontal) fin juillet 2025. On a eu un énorme problème : des centaines de « Nicolas » sont venus propager des idées de la droite xénophobe. On était totalement dépassés par le nombre, le mouvement allait s’éteindre ou virer à droite.
Qui nous a aidés ? Ce sont les communistes qui ont fait le ménage sur le Telegram. Et c’est Mélenchon (aussi spécialiste de la bordélisation soit-il) qui a appelé à nous aider. À ce moment-là, personne d’autre ne nous soutenait…
Alors oui, il ne faut pas reproduire les erreurs du passé ni se faire récupérer. Je garde ma ligne « ni droite ni gauche » pour une force horizontale.
Mais on partage avec eux des valeurs, notamment l’antifascisme. On a très peu d’alliés. Si on veut la convergence des luttes, il faut parfois accepter l’aide d’un levier imparfait pour ne pas se faire écraser.
C’est plutôt loin d’une définition stricte de l’anarchie. Aucun.e anarchiste ne défend le référendum d’initiative populaire par exemple, C’est contradictoire avec ses principes mêmes, ça ne fait que reconduire la tyrannie de la majorité. Alors bon si c’est ça ta définition c’est pas étonnant.
En tout cas « utiliser » des gens (LFI et ses militant.e.s) c’est loin d’être anti-autoritaire et de l’anarchisme en pratique. C’en est l’anti-thèse. Ça n’est certainement pas horizontal.
Si les « communistes » et mélenchon sont venus noyauter le 10 septembre (lancé à la base par une sphère de nicolas ou proches), c’est pour y prendre la main et faire en sorte que le mouvement aille dans leur sens, y gagner des voix qu’est-ce que tu crois. C’est contradictoire de célébrer des gens que tu trouve essentialistes pour combattre des xénophobes. Tu fais encore une fois ce que ce texte dénonce, « le moindre mal, mais pas pour tout le monde ».
L’antifascisme de LFI et compagnie c’est la politique du front commun, sa version socedem qui ne sert qu’à se faire élire mais historiquement n’a jamais arrêté le fascisme.
T’as gagné par épuisement, j’arrête là d’essayer de répondre rationnellement à quelqu’un qui ne répond que des choses illogiques qui ne tiennent pas la route, tout ça pour faire de la com’ pour essayer de soulever les foules avec un mouvement limite confus, instrumentalisé et en tout cas électoraliste.
Je préfererais discuter de ce texte avec des révolutionnaire et qu’il ne serve pas à ta promotion.
Des mélenchonistes en PLS
anti-électoralisme vaincra
Globalement ok avec ce texte argumenté et qui décrit bien la situation telle que je la vois aussi.
Mais, c’est plus fort que moi, la guerre et la destruction de tout ce qui existe qu’implique la révolution me font très peur car je n’ai pas une seule seconde la foi dans un avenir post-révolution qui soit meilleurs. Le degré de non-politisation des personnes est tel que leur croyance à la supprémacie par la force et la violence est leur seule option.
La révolution par la destruction, c’est fatalement ce qu’attendent les fascistes pour pouvoir imposer la leur de peurs et de violences (et comme c’est leur grande spécialité…).
En Russie, l’installation d’un régime tellement meurtrier et dictatorial n’a été possible que grâce à l’aide indispensable des anarchistes. Les mafias ont aussi toujours leur mot à dire et sont un adversaire toujours près à s’allier aux plus violents et à instrumentaliser les pouvoirs qui émmergent, à tous les niveaux de la société.
J’ai beau être d’accord avec tout ce qui est dit dans ce texte, mais la conclusion qu’il m’inspire (et c’est pas nouveau), c’est qu’à part désirer le suicide (collectif ou non), car s’il n’y a pas plus de fuite possible que d’organisation collective globale possible, il n’y a pas d’issue en fait.
Je rêve pourtant d’un monde sans frontières, sans Etats, sans haine ni course aux profits et aux privilèges…
Malgré toute « l’intelligence » contenue dans ce texte, malgré le fait que j’essaie d’organiser ma vie en fonction de ces idées, tant bien que mal, comme je peux, je n’y trouve pas d’autre espoir et j’ai un peu l’impression de tourner en rond dans une impasse qui va se rétrécissant…
la situation actuelle qui est feutrée, cachée, calme, paisible; est aussi une forme de guerre ( guerre sociale)
Cette guerre sociale en cours implique déjà des mort.e.s, des blessé.e.s, des oppressions, des inégalités …
La situation actuelle n’est pas si calme et feutrée que ça et elle va en empirant. La violence est peut-être sourde par endroit, mais elle est là, partout, à divers niveaux d’intensité ! Les plus précaires en sont les premières victimes et c’est sur elleux que s’acharnent les institutions et les média.
Cependant, ce qui est proposé plus haut qui évoque ce triste état de fait, ne propose pas autre chose que la destruction de ce qui existe.
On ne remplace pas le chaos et la violence par un autre chaos et une même violence (ou une pire).
La seule proposition contenue dans ce texte est pourtant bien celle-ci…
C’est pas pour dire, hein, mais ça mouline sévère !
Est ce violent de s’opposer à la violence ?
https://sansnom.noblogs.org/files/2024/07/contrelespartisdegauche.pdf
https://infokiosques.net/spip.php?article2129
Actions directes contre les partis de gauche – En fRance entre 2014 et 2024
Introduction
Voilà une brochure pour faire bondir ton pote social-démocrate, ce bon citoyen respectable qui glisse son bulletin dans l’urne et se couche la conscience apaisée par le sentiment du devoir accompli. Ce citoyen de gauche qui appelle tous les quatre matins à la sacro-sainte unité. Qui prétend vouloir du changement, mais qui veut préserver le cadre. Qui déteste les débordements, les révoltes, les ingouvernables… oui, le partisan de cette gauche qui espère à chaque élection prendre possession de l’appareil d’État, en faisant de belles promesses et en se présentant comme une alternative désirable.
Mais faut-il le rappeler ? La gauche électoraliste est un piège tendu par le capital pour récupérer les colères et les pacifier. Elle n’aura jamais pour but la destruction de l’État, l’abolition des frontières et des armées, la fin du travail. Pour gouverner, elle a besoin des prisons, des tribunaux, des commissariats et des fonctionnaires qui vont avec. Parce qu’elle est constitutive du système politique dans lequel nous vivons, elle ne peut être qu’une ennemie des anarchistes.
Si nous défendons la révolution sociale, alors notre critique, et l’action qui en découle, ne peut épargner cette gauche politicienne et autoritaire. Et c’est aussi parce que nous croisons cette gauche au gré des luttes et des mobilisations que nous ne savons que trop bien à quel point il est nécessaire de l’attaquer, de l’affaiblir, de la combattre.
A bas les chefs et les représentants !
Pour l’autogestion et la révolution !
L’État est une forme de pouvoir social construite pour discipliner le travail, défendre la propriété et stabiliser l’exploitation.
L’État capitaliste (dont la gauche) n’est pas simplement un ensemble d’élu.e.s ou un corpus de politiques. Il s’agit d’un réseau dense de bureaucraties, de systèmes juridiques, de forces de police, d’institutions financières et de normes idéologiques qui, ensemble, reproduisent la domination de classe. Même lorsqu’il est dirigé par des « gens de gauche », il reste soumis aux impératifs de l’accumulation du capital, de la croissance économique et de l’ordre social. C’est pourquoi les gouvernements de gauche, de la social-démocratie d’après-guerre aux projets réformistes plus récents, sont des menteurs-traîtres et se retrouvent si souvent contraints de reculer, de faire des compromis, voire de capituler purement et simplement. Ils héritent d’une machine dont la finalité est de gérer le capitalisme, non de le démanteler. Imaginer qu’une telle machine puisse être réorientée vers l’ anarchisme, c’est méconnaître sa fonction même.
L’attrait de l’État a toujours été compréhensible. Il offre l’immédiateté, la visibilité et l’illusion du contrôle. Remporter une élection procure une sensation tangible, contrairement à la construction progressive d’un pouvoir collectif. On peut voter des lois, allouer des budgets, annoncer des nationalisations. Pourtant, ces victoires demeurent fragiles précisément parce qu’elles laissent intacts les rapports de pouvoir sous-jacents. Le capital conserve sa mobilité, sa propriété de la production, sa capacité à retenir les investissements, à se délocaliser, à saboter et à contraindre. L’État, même sous une direction dite «de gauche», est contraint de répondre à ces pressions sous peine de crise économique, de fuite des capitaux et de déstabilisation politique. Ce qui est présenté comme du réalisme politique n’est en réalité qu’un chantage structurel.
Cela ne signifie pas pour autant ignorer la réalité de la répression. L’État se défendra, souvent avec brutalité. La police, les tribunaux et les prisons existent précisément pour contenir les contestations venues de la base. Les stratégies anarchistes et libertaires révolutionnaires mettent donc l’accent sur la solidarité, la décentralisation et la résilience. Les mouvements horizontaux et fédérés sont plus difficiles à décapiter. Les réseaux d’entraide réduisent la vulnérabilité à la répression. La défense collective devient une responsabilité partagée plutôt que le domaine de spécialistes.
Le capitalisme entre dans une période de profonde instabilité, marquée par l’effondrement écologique, l’aggravation des inégalités et une crise permanente. Les États ne répondent pas en résolvant ces contradictions, mais en les gérant par l’austérité, la surveillance et la répression. Dans ce contexte, l’illusion que l’État puisse être le vecteur de l’émancipation devient de plus en plus intenable. Le système est réorienté non pas vers la redistribution, mais vers le contrôle.
Les anarchismes contre l’État (ou les étatismes), n’est donc pas un slogan, mais une nécessité. Il implique de reconnaître que la liberté ne peut être décrétée. Elle doit être construite par une lutte collective qui démantèle la hiérarchie sous toutes ses formes. L’anarchisme offre non pas un modèle préétabli, mais une voie vers une société organisée autour de l’entraide, de la propriété collective et de la démocratie directe, sans dirigeants et sans classes.
Notre tâche n’est pas de perfectionner l’art de gouverner, mais d’abolir les conditions qui rendent la gouvernance nécessaire.
Il s’agit de remplacer la domination par la coopération, la coercition par la solidarité et la représentation par la participation.
Ce faisant, nous dépassons les illusion de la gauche ou des gauches, les horizons autoritaires, identitaires, nationalistes et étroits du capitalisme/(néo)libéralisme étatique, de la sociale-démocratie étatique, du socialisme étatique ou du communisme étatique et retrouvons le coeur révolutionnaire du projet d’émancipation.
J’entends la critique sur la gauche, et je suis un peu gêné. En tapant trop fort dessus, est-ce qu’on ne prend pas le risque de laisser l’extrême droite prendre le dessus ? On voit partout en Europe une montée du fascisme, et je pensais que combattre le racisme était une valeur commune, un accord tacite de faire front ensemble.
J’ai bien compris qu’on ne devait pas servir la soupe à la gauche, mais comment faire concrètement sans eux ? Les municipales sont dans deux mois. Si on refuse toute alliance, on risque de laisser une droite dure gagner et imposer des décisions à l’opposé total de nos valeurs.
Parce que si la stratégie, c’est de laisser l’extrême droite prendre le pouvoir pour espérer une guerre civile, je trouve que c’est prendre les minorités comme bouclier pour arriver à nos fins. Et ce n’est pas très humaniste.
Que crève la gauche !
Que crève toutes les gauches !
ce que vous nommez politique, n ‘est que politicien, politicanaillerie !
C’est précisement parce que nous n’avons pas assez tapé sur toutes les dégueulasseries de la gauche que cela a renforcé les idées réactionnaires d’extrême droite.
Qui a créé les CRA?
A changé le mode de scrutin en proportionnelle pour affaiblir la droite et laisser le FN rentrer à l’assemblée nationale?
A diluer dans de l’électoralisme des mouvements antiracistes émancipateurs?
A fait le plus de privatisations?
A délaissé la lutte de classe?
Qui défend un service nationale, le patriotisme et le souverainisme ?
Qui manifeste avec des syndicats de police ou d’agriculteurs d’extrême droite?
Qui reste ambigue sur la question de l’antisémitisme dans ses rangs?
Ce sont des anarchistes ou cette gauche dite « humaniste »?
Alors ça va bien d’accuser les anarchistes d’être les idiots utiles de l’extrême droite.
C’est une vrai question ou t’essaye juste de glisser l’air de rien le bon vieux refrain « vous faites le jeux de l’extreme-droite »?
T’as vu ça ou que la gauche électoraliste combat le racisme? Peut-être qu’elle prétend le faire pour gagner des voix, mais jusqu’ici elle a toujours été le fossoyeur des luttes antiracistes issues des personnes concernées (SOS racisme et tout le clientelisme que la gauche a mis en place, indépendance algérienne ou d’autres colonies, expulsions massives…). Le patron de LFI sort de la même école, il fera pas différement. Il y aura toujours des explusions, des morts dans la méditérannée s’il est élu.
T’as pas vu tout le discours nationaliste que la gauche (y compris celle qui se prétend décoloniale) sort pour convaincre de voter pour elle. Ça fait le jeux de qui d’après toi ces discours moisis?
Le front commun ça a jamais été qu’un slogan vide pour récupérer les luttes à des fins électorales et saborder toute possiblité réelle de changement. Y’a pas de front commun avec elleux. Iels veulent juste leur place sur le trone et sont pret à promettre (sans engagement) n’importe quoi pour ça, mais y’a pas d’autre alternative que bruler ce ttrone.
Relis l’histoire des fois ou la gauche remporte les élections. Ça n’a jamais permis de combattre le fascisme, au contraire. Regarde 1936, 1981…
Faire des choses à la base, de façon autogérée, en se passant de toutes ces institutions de récupération, ce serait déjà un bon début. Constuire des réseaux de solidarités sans chef ni état, lutter. Plutôt que de perdre son temps à faire du porte à porte, des collages et differ des tracts pour un.e candidat.e qui veut être le prochain patron et tournera sa veste sitot élu.
Si tu veux voter ça te regarde, c’est pas la question. A toi de voire dans l’urinoir. Mais faire campagne pour le faire c’est se tirer une balle dans le pied, c’est ce qu’explique ce texte.
La politique du « moins pire » ça reste une politique du pire.
T’as rien « entendu » de ce texte. C’est pas une « critique de la gauche », c’est une critique des soit-disant révolutionnaires qui font campagne pour elle, plutot que pour la révolution.
Ciao pantin.
Je trouve juste bizarre de focaliser autant d’énergie à taper sur la gauche alors que la droite est objectivement pire (patronat décomplexé, traditionalisme rance, etc.).
On est d’accord sur le fond : les deux sont pourris et le système est à jeter. Sauf que là, tout de suite, il y a une question de rapport de force. Le fascisme est en train de monter en puissance et on manque de temps pour préparer autre chose. On est bloqués.
Donc ma question reste : concrètement, on fait quoi ? Toi, tu vas faire quoi dans deux mois ? Parce que regarder le train du fascisme nous foncer dessus en se disant « je suis trop pur pour voter », c’est pas très révolutionnaire non plus lol.
ps: ça veut dire quoi ta « campagne pour la révolution » ? Pour l’instant, tu milites juste pour l’inaction (l’abstention). Tu crois vraiment que si les gens restent chez eux dimanche, le système va trembler ? J’ai un doute lol. À la limite, si tu appelais à brûler les mairies ou les bureaux de vote, là d’accord, ce serait cohérent et révolutionnaire. Mais juste dire « ne votez pas », c’est pas une révolution, c’est une grasse mat’.
Tu vas nous sortir tous les arguments les plus éculés en plus des attaques perso alors que tu me connais pas, tu ne sais pas ce que j’ai fait et je fais. Ça montre surtout que t’as rien à répondre.
Je trouve ça bizzare pour combattre le fascisme et son nationalisme de faire campagne pour voter pour des gens qui… ont un discours nationaliste (la gauche, LFI et ses écharpes/drapeaux bleu blanc rouge partout en particulier).
Je trouve ça bizarre de lutter contre les politiques xénophobes d’expulsions en appellant à voter pour des gens qui… vont expulser (et le dise explicitement, c’est même pas un secret, iels ne mentent même pas là dessus).
Je trouve ça bizarre quand on est contre les violences policières d’appeler à voter pour des gens qui… lacheront la flicaille sur la population qui se rebelle, construiront de nouvelles prisons, etc…
La liste des contradictions est aussi longue que l’histoire.
Attaquer la gauche ne vaut pas dire ne pas attaquer la droite. Si tu te bat contre le nationalisme, tu le fais contre toutes les personnes qui le propagent par exemple. C’est dans ta tête que les choses sont aussi simplistes et binaires. Le texte explique simplement qu’appeler à voter pour la gauche n’est pas un moyen de combattre la droite. Il s’agit donc bien de combattre la droite ET la gauche quand on est révolutionnaire (sincère).
Pour toi il n’y a donc qu’une seule façon d’agir, c’est appeler à voter. Ne pas le faire c’est ne rien faire du tout. Il n’y a rien d’autre qu’appeler à voter. Quel manque d’imagination et de culture des luttes.
Mais il se trouve que concretement quand queulqu’un.e passe son temps à faire campagne pour voter, paradoxalement iel a plus le temps de faire autre chose. Tu sais, les trucs qu’on appelle lutter, peut-être que ça te dit quelque chose?
C’est un texte qui s’adresse aux révolutionnaires, dont tu ne fait manifestement pas partie. Si tu veux bien ne pas polluer la discussion avec tes arguments contre-révolutionnaires STP, ce serait certainement plus fécond. Là tu monopolise la discussion (une fois de plus) et tu la vide de sens.
Tu devrais apprendre à te retenir d’intervenir quand tu sais pas de quoi tu parle.