La Quadrature du Net : une ONG saniste
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La Quadrature du Net : une ONG saniste
Le sanisme est un système d’oppression contre les individu-es stigmatisé-es comme « fou-lles », « malades mentaux-ales », « souffrant-es de troubles psychiatriques » qui les enferment et donc les torturent et ce souvent triplement (enfermement + contention + isolement). La Quadrature du Net reproduit ce système d’oppression.
Ainsi le 05 décembre 2025, la Quadrature du Net publiait une affiche sur laquelle était écrit « Vers une saine paranoïa ». La paranoïa est une catégorie du pouvoir psychiatrique servant à enfermer dans un diagnostic et dans ses murs des individu-es jugé-es « malades », « hors norme » et « déviant-es » par la société saniste. Ce n’est pas que « paranoïa » est une catégorie à prendre à la légère, même sous couvert d’ironie, c’est que c’est une catégorie à ne pas reprendre du tout quand on lutte pour la liberté de tous-tes. Mais la liberté n’a pas l’air d’être au programme de la Quadrature du Net puisque sa ligne est citoyenniste et étatiste (Juriste n’est pas anarchiste qui veut…), ceci expliquant peut-être cela.
Imaginez si la Quadrature du Net avec écrit « Vers une saine hystérie », « Vers un sain délire de persécution » ou « Vers une saine drapétomanie » ? Ca aurait peut-être moins bien passé à la Quadra et dans sa fan base… Enfin on écrit « peut-être » mais en vrai on est tous-tes sauf indécis-es tant la fan base de la Quadra est aussi nauséeusement saniste (et citoyenniste) que la star des « droits fondamentaux numériques ». Or « hystérie », « délire de persécution » et « drapétomanie » sont des catégories du pouvoir psychiatrique (un pouvoir validiste, misogyne, raciste et colonial et depuis qu’il existe) au même titre que « paranoïa ».
Alors voilà la Quadra et ses fans. Si le sanisme ne vous dérange pas et bah allez vous péter vos tronches de sanistes avec, ainsi que celles des USA qui veulent éradiquer les fols.
On dirait bien du trollage par une des personne qui saisie la moindre occasion depuis des années sur le site pour s’en prendre à ce qu’elle appelle la gauche et pas mal d’orgas qu’elle affilie à elle.
Cette personne n’évoque jamais les luttes sociales, l’objet du site rappelons le, et voie là une opportunité de se faire la quadrature.
L’antisanisme dit aussi antipsychiatrie est un mouvement de luttes intersectionnelles contre le pouvoir psychiatrique. Il inclut un combat contre les idées sanistes et de l’entraide entre premiers concernés, les fols.
L’affiche de la Quadrature du Net est très clairement saniste. Pas de bol pour elle et pour tous les autres sanistes que nous critiquons. Le sanisme est tellement intériorisé, non-questionné à gauche qu’il faut la remuer, gueuler quand c’est nécessaire comme des handies gueulent toujours contre des organisations validistes, contre des politiciens gestionnaires, etc.
Ce n’est pas en niant une oppression qu’on la combat. Au contraire, on la renforce.
L’antipsychiatrie peut être définie par des activistes comme un « sous-ensemble » du l’antivalidisme qui est aussi un mouvement social, et par d’autres il n’est pas défini de cette façon. Comme ici : https://foletfurieuse.noblogs.org/le-sanisme-nest-pas-une-sous-categorie-du-validisme/
Cela montre que « L’antipsychiatrie est un vaste mouvement, un carrefour et un réseau de convergences recouvrant des formes tellement diverses de courants qu’il est impossible de la définir par un seul type de pensée et de mise en application. Selon les pays, les différents mouvements ont mis l’accent sur tel ou tel type de dysfonctionnement. »
Plein d’organisations de gauche défendent le pouvoir saniste lorsque, notamment, elles défendent les luttes des blouses blanches qui tiennent le manche contre les fols. Cela va du NPA, à la CNT-AIT, à Lutte Ouvrière, etc etc., jusqu’à toutes les orgas de droite. Les blouses blanches qui sont des ennemies des antisanistes. Le sanisme est transversal à la société. Tous les clivages politiques sont concernés et veulent conserver ce pouvoir. Les sanistes nous discriminent, nous stigmatisent, nous enferment nous les fols. Si le pouvoir saniste pouvait encore nous éradiquer il le ferait. Le sanisme mène toujours à l’éradication des fols, du Moyen-Age, à la Renaissance jusqu’au XXe siècle quand l’Allemagne Nazie exterminait notamment fols, malades, handicapés. Il est plus que temps que la gauche saniste se réveille et lutte contre le sanisme. Le fascisme c’est pour bientôt en France. Wake up !
« Les sanistes nous discriminent, nous stigmatisent, nous enferment nous les fols »
Ne vous enfermez vous pas vous même par cette phrase?
Où se situe la limite de la folie ?
Pour moi, elle se situe au seuil de la souffrance, lorsqu’elle devient pour moi insuportable.
Le langage usuel est ce qu’il est, l’utiliser en vue d’une stigmatisation est différent que l’utiliser parce qu’on a pas les mots pour remplacer ceux qui vous gènent.
Ce manque de mot, est ce que c’est une tare ?
Quand on dit qu’un Etat policier est paranoïaque, est ce que c’est saniste ?
J’avoue je me demandais aussi si c’était pas un des trolls habituel. Mais il réponderait pas en commentaire comme ça, alors on dirait pas, nostra culpa :)
Pour ce qui est de ce que ce texte affirme, je suis moyennement convaincu.
Dans une perspective antipsy, l’affiche décrit pas la paranoia comme quelque chose de péjoratif. Au contraire même. Ça implique que c’est pas « malsain ». Alors certes ça utilise le mot « paranoïa », mais c’est pas qu’un mot de la psychiatrie, c’est aussi un mot qui désigne un phénomène réel, et qui n’est pas forcément non problématique dans le sens où il peut dans certaines formes rendre la vie diffcile.
Le nouveau terme de « sanisme » plutôt que celui utilisé par ici historiquement d’antipsy je suis pas sûr de le capter complètement. C’est importé directement de l’angilicisme « sane » qui vient de « insane » qui désigne les personne « folles » en anglais. Mais le terme « sain » a un sens un peu différent, au moins dans le sens où il ne s’emploie pas spécifiquement pour les questions de santé mentale. D’ailleurs le fait qu’il y ait un mot pour désigner cette lutte montre qu’il y en a une histoire dans certains secteurs de « la gauche », et utiliser un nouveau mot (et dans ce cas pas forcément plus clair) c’est risquer de s’en déconnecter. Mais il ouvre quand même le débat sur les questions de perceptions et de normes de ce qui est « sain » vs « malsain ».
Et puis la quadrature c’est pas vraiment une ONG mais bon…
Malgrès ça comme c’est pas du trollage, je serais pour le valider en fin de compte.
C’est un point de vue et il a le mérite de soulever des questions. Un point d’interrogation au titre ça aurait peut-être été un peu moins polémique et aurait peut-être permis plus de débat et d’écoute, mais c’est pas en soi un motif de refus.
Faut pas se fatiguer à se justifier… c’est pas évident de faire des choix parfois. Tout le monde peut se tromper.
La quadrature du net n’est pas parfaite, la modération non plus.
Descendre un collectif qui a bien du mérite et du mal à exister en lui cherchant des poux dans la tête, c’est bon pour personne… sauf pour ses ennemies. Plein de fois la quadrature nous a apporter des infos et une orga pour lutter qu’on aurait jamais eu sinon. Je ne trouve même pas que c’est justifier les reproches du post et ça me surprends de les trouver là.
L’antipsy est aussi parfois dérangeante et manque vraiment de nuances (mais être anti c’est brave, ça fait rebel, même quand on est pas directement concernée…) : quand tu as besoin vraiment de soins, même si la psychiatrie est complètement délaissée et détruite par l’Etat (encore plus que l’hopital et particulièrement la pédopsychiatrie), tu es bien content.e de trouver des personnes qui malgré leur énorme charcge mentale sont là pour t’aidé comme elle le peuvent, mais sont là quand même, avec leurs souffrances à elles et malgré ça.
Y’a des crachats qui font beaucoup de mal, même si ça soulage de cracher.
C’est pas tant pour justifier que pour une question de transparence de la modération.
Le problème avec la psychiatrie c’est pas qu’elle est délaissée, c’est que c’est une institution fondamentalement maltraitante et normalisatrice, du fait de la façon dont les fols ou la divergence sont perçu.e.s par la société (improductif.ve.s, dérangent.e.s, à cacher à camisoler). On pourrait même dire de gestion des individu.e.s que la société a rendu fols. Même si des gens à l’intérieur veulent aider, le cadre n’est pas vraiment propice à ça. Mais ça c’est juste mon opinion, pas une parole du collectif de modération.
Peut-être qu’il faudrait alors faire le distingo entre la psychiatrie et ce qui ne va pas dans l’institution en tant que telle (il en va de même pour la psychologie clinique, c’est pas parfait, mais sans elle, pas de soins au final : il restera quoi?).
Rejeter la psychiatrie pour l’intrumentalisation qui en est faite, c’est comme rejeter l’hopital public pour les mauvais traitements qu’on peut y subir et pour l’enrichissement dégueulasse des chirurgien.nes et de la hiérarchie, tout ce petit monde qui se sent plus péter.
A la finale, c’est les fafs et l’Etat qui récupèrent au bénef du privé les fruits pourris de ces façons de faire… Le « petit » personnel et les malades peuvent bien crever : l’hosto, la psychiatrie, c’est « DE LA MERDE » !
Quand on est malade, comment on fait ? On se contente de crever sans secours autres que les belles paroles haineuses et sans nuances de personnes qui ne sont pas plus que ça concernées…?
Tout mettre dans le même sac c’est pas terrible.
Coller l’étiquette « saniste » à la Quadrature sur Indy, c’est carrément abuser, c’est tirer dans le dos de camarades qui sont déjà pas mal seules et pas plus costaudes que ça, mais qui font un boulot que personne d’autre ne fait.
J’ai mal pour elleux, mais aussi pour « nous » qui descendons si bas.
On est bien dans la merde en fait, encore quelques coups de rames sur la gueule et puis voila, on va toutes et tous crever dans la haine et la trahison, sans plus aucun espoir, car tout n’est que coup de couteau dans le dos.
Trop super la pureté idéologique : pas besoin de nuances, on foure tout dans le même sac et on tèj.
Alors, juste un point de détail : la partie entre parenthèse « Juriste n’est pas anarchiste qui veut… » manque de clarté.
Mais je tiens à rappeler que l’anarchisme et le droit ne sont pas nécessairement antinomiques.
En témoigne entre autres des ouvrages comme celui-ci :
https://classiques-garnier.com/les-juristes-anarchistes-vers-de-nouvelles-utopies-concretes.html
Il est dommage que la justice comme appareil de l’état, ainsi que ses lois comme instruments soient souvent confondues avec le droit, ses constructions, ses applications…