Nantes : occupation d’un gymnase. Un toit c’est un droit !
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Un collectif de familles à la rue organisées avec le DAL, occupe actuellement le gymnase au 10, rue Lafayette à Nantes.
Nous demandons des solutions perennes pour tous-tes !
Venez nous soutenir !!!
Cette semaine les températures atteignent zéro.
Le 115 continue de répondre absent.
Depuis plusieurs mois, des dizaines de familles, d’enfants, qui en ont marre de dormir dehors, par terre, se mobilisent avec le DAL : manifs, articles de presse, messages et rendez-vous avec la préfecture et la mairie…
Pourtant rien ne bouge !
Nous resterons dans ce gymnase jusqu’à avoirt une solution durable pour tous-tes !
C’est à la préfecture d’assurer l’hebergement d’urgence…mais ils préfèrent prétendre qu’il n’y a pas de problème !!
Mme le maire c’est le moment de tenir promesse.
UN TOIT C’EST UN DROIT !



Des prises en charge encore partielles et temporaires
Hier tard dans la soirée, l’ensemble des personnes présentes (une centaine au total, dont une quarantaine d’enfants) ont quitté le gymnase Armand Coidelle. Une soixantaine d’entre elles ont été orientées vers un autre gymnase de l’agglomération, où la Croix-Rouge a mis en place un dispositif d’hébergement d’urgence. La Ville de Nantes a indiqué rechercher dès à présent des solutions plus adaptées afin de permettre à ces familles et personnes isolées de sortir rapidement du gymnase. Nous restons vigilant-es quant à la concrétisation rapide de ces engagements !
L’État continue de faillir : il possède pourtant des bâtiments vides et la compétence de réquisition
Nous rappelons que l’État ne respecte toujours pas l’inconditionnalité du droit à l’hébergement inscrite dans les articles L345-2-2 et L345-2-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles. Pire, il poursuit ses pratiques de tri et laisse des personnes, dont des enfants, à la rue – alors même que notre agglomération compte des milliers de logements et bâtiments vacants. À l’échelle de la métropole nantaise, ce sont 15 000 logements vides (sur plus de 33 000 en Loire-Atlantique selon LOVAC) qui pourraient être réquisitionnés.
C’est le cas de l’ancien collège Notre-Dame de Bon Conseil, toujours vide depuis l’expulsion de la Maison du Peuple en 2019, ou de l’ancienne École Nationale Supérieur Maritime (ex-ENSM), rue Gabriel-Péri et Babonneau, déjà utilisée lors du dernier plan grand froid.
Autant de solutions disponibles, mais abandonnées par les pouvoirs publics. L’État est aussi propriétaire d’immeubles pouvant être immédiatement mobilisés, notamment l’ancienne Maison de l’Administration
Nouvelle (MAN), 15 000 m2 équipés pour accueillir des sans-logis.
La rue tue
AU niveau national, le baromètre UNICEF/FAS annonçait le jour de la rentrée 2025 que 2 159 enfants dormaient à la rue (dont 503 de moins de 3 ans) après un appel au 115 resté sans solution. À Nantes et en LoireAtlantique, 13 personnes sont mortes à la rue l’année dernière, dont un bébé en août 2024. Alors que les températures chutent en dessous de zéro, laisser des familles dehors est non seulement indigne : c’est criminel.
Aujourd’hui 20 novembre, c’est pourtant la journée mondiale des droits de l’enfant !
Nos exigences restent inchangées :
– Un hébergement immédiat, adapté, et sans conditions à Nantes pour toutes les personnes qui en ont besoin : marre du tri!
– La continuité de l’hébergement jusqu’au relogement : marre des remises à la rue!
– Le relogement rapide des demandeur-es HLM : marre des hôtels !
– L’application effective de la réquisition des logements et bâtiments vides.
Un toit, c’est un droit.
Un toit, c’est la loi!
Toutes les personnes ou familles placées cette nuit en gymnase ont été orientées vers des hébergements 115 ou ville de Nantes.
L’ensemble des personnes mobilisées passeront donc le week-end au chaud !
Mais la lutte continue pour veiller sur la continuité des prises en charge la semaine prochaine !