Harcèlements, menaces de mort, violences physiques, 4 GAV avec prolongation, 3 deferrements, 2 détentions provisoires à la maison d’arrêt de Seysses. Et au final 3 contrôles judiciaires maxi lourds jusqu’à l’audience du 4 novembre.

C’est le résultat d’une tentative d’ascension d’un chêne bicentenaire par 4 guinguettois.es dans la nuit de jeudi à vendredi, à Saint-Jory.

Le Chêne avait été sauvé l’année dernière par l’ecureillage. Il est resté toute l’année bien seul mais majestueux au milieu des troncs de ses anciens voisins.

Il a finalement été mutilé puis coupé le 1er septembre 2025 entre ooh et 3h du matin.

La pref avait demandé au parquet et aux flics d’être énervés. Du coup ils ont bien froncé les sourcils. Des puent la pisse qui montent dans les arbres trop régulièrement c’est un grave danger pour la « république ».

Sur les 4 grimpeureuses interpelées, trois passaient en comparution immédiate lundi, après passage dans les geôles du tribunal et détention pour 2 copaines. Il leur est reproché la destruction en réunion des barbelés entourant l’arbre et une violence sur keuf pour l’une d’elle (on nie, on vous racontera plus tard)

Avant l’audience, la proc avait mis ses plus belles lunettes de bourgeoise pour demander de la prison pour les 3 copaines, avec un sourire insolent et une inhumanité à toute épreuve. Au final 2 potes ont été placées en détention provisoire par le JLD.
En taule. Deux nuits.

Y’a pas de bonnes où de mauvaises raisons de finir en taule. Enfermer des gens ne règle rien, encore plus dans un système raciste et classiste, qui n’enferme que les personnes que l’État met de côté. Mais quand, en plus, on a des prisons surpeuplées et dégueulasses, y envoyer des personnes qui auraient coupé du barbelé pour protéger un arbre bah c’est lunaire.

Ce lundi, la proc, fébrile face à l’absurdité de la situation, avait pris le soin de faire un communiqué de presse pour tenter de justifier comment le parquet avait demandé de la prison pour des militant.es au casier judiciaire vierge qui aiment un peu trop l’humus.

En toute tranquillité, elle a donc lâché à l’audience »je voulais un choc carcéral, c’est réussi. Il y a du positif dans l’incarcération. Vous savez désormais que vous risquez la prison ». La taule détruit des vies et elle s’en félicite.

Et de pleurnicher sur les 20 000 euros (oui) debarbelés « concertina » déployés par la SNCF .. ces mêmes barbelés qui ont été détruits à coup de meuleuse et pelleteuse 3 jours après afin que les machines infernales abattent le chêne.

Les 3 copaines ont demandé un délai pour la comparution immédiate pour préparer la défense. On attend par exemple avec impatience les caméras piétons – qui étaient toutes allumées- des gengens du PSIG afin de contrer les accusations de violence et démontrer la leur.

Mais on ne se fait pas l’illusion.

Restait donc à savoir si les copaines partaient en détention avant l’audience du 4 novembre.

Nos trois avocat.es ont souligné le fait qu’un recours juridique contre les travaux sera étudié le 12/09 par le Tribunal administratif de Toulouse (repoussé au 22/09).

Et que les travaux de la LGV étaient compromis par la décision de la commission des transports de l’Union européenne de ne pas retenir la LGV Sud-Ouest dans les projets à financer- et que ça fait également la gueule au niveau du financement du projet par l’état français.

En gros qu’on est en train de dézinguer plein d’arbres, d’artificialiser des terres, d’exproprier à gogo et de foutre des gens en taule pour un projet sur la sellette.

Les avocat.es sont par ailleurs revenus surla dinguerie des faits reprochés, de la réponse pénale, ont mis en avant les conditions de détention déplorables à la maison d’arrêt de Seysses. Et ont demandé un CJ allégé par rapport aux réquisitions de la proc.

Au final le tribunal a relâché les 2 copaines et a suivi à la lettre les réquis’ de la proc et c’es tun contrôle judiciaire lourd qui est prononcé pour tous.tes jusqu’à l’audience du 4 novembre: interdiction des 4 départements concernés par le tracé de la LGV, interdiction des lieux du chantier, interdiction de toute manifestation en lien avec la LGV, interdiction de se voir, interdiction de port d’arme.

Voila voilà. Mais ne vous inquiétez pas, on ne va rien lâcher, bien au contraire.
Leur réaction démesurée nous donne la rage.

Des écureuill.es vaillant.es sont toujours perché.es à La Guinguette Vaillante n°6, au milieu des caméras dystopiques installées par la SNCF (aussi efficaces que les vigiles qui pionçaient fort fort sous le chêne).
N’hésitez pas à aller leur dire bonjour de l’autre côté du canal, ça leur donnera des forces.

On aimerait avoir une défense collective et bien ficelée et pour ça bah on a besoin de moulaaa.
Soirée de soutien, dons et héritages sont les bienvenus pour renflouer notre caisseanti-rep !

cagnotte : https://opencollective.com/xr-toulouse-et-alentours/projects/soutien_guinguette_vaillante

merciiii !