Pas d’unité des luttes sans les opprimé.es ! Le 10 septembre, on bloque tout. Mais pas au prix du silence.
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NOUS REJOIGNONS LES MOBILISATIONS DU 16 SEPTEMBRE ET L’APPEL AU MOT D’ORDRE “BLOQUONS TOUT”,
MAIS NOUS REFUSONS QUE CETTE MOBILISATION SE FASSE AU PRIX DU SILENCE.
Cases Rebelles,
Isonomia,
Congo Bolingo,
La récré.e,
Kifah Nantes,
Action Palestine Nantes,
Urgence Palestine Nantes.
Dénoncer l’iniquité des coupes budgétaires, la casse des solidarités sociales, du droit du travail, et la destruction des services publics ne peut aller sans dénoncer également :
– le racisme d’un État qui mène une guerre sans fin aux exilé.es à coups de pushbacks, de fichages, de rafles et d’enfermement dans des CRA, de durcissement des conditions de droit au séjour et du travail, d’attaques de l’accès au soin (AME), et qui laisse se multiplier les crimes racistes et les attaques fascistes en toute impunité ;
– l’eugénisme et le validisme d’un État qui s’empresse de légiférer sur l’aide à mourir dans un moment de délitement général du soin (accès, conditions), dans la continuité de l’accélération eugéniste, en paroles et en actes, opérée pendant la crise du covid-19 ;
– les crimes d’un État responsable del’empoisonnement au chlordécone des colonies départementalisées de Martinique et de Guadeloupe et déniant ses responsabilités, qui, là-bas, organise le délabrement des conditions de soin, d’éducation, tout en accélérant la militarisation ;
– le continuum colonial d’un État qui répond aux mobilisations contre la vie chère en Martinique par la criminalisation et aux luttes pour l’auto-détermination en Kanaky par la répression militaire, le soutien aux milices et la déportation carcérale ;
– l’impérialisme d’un État qui soutient les forces sionistes génocidaires et criminalise les soutiens du peuple palestinien.
La justice sociale c’est la défense des droits des plus précaires, la lutte contre le racisme et les politiques prédatrices de l’État français dans ses colonies passées et actuelles, la lutte contre les violences d’État (policières, carcérales), contre des politiques migratoires qui sont criminelles, contre le sexisme et les féminicides, contre les lgbtphobies, la lutte contre toutes les forces d’extrême droite.
Austérité, militarisation, racisme, colonialisme convergent et sont les facettes d’une même offensive autoritaire.
Oublier ces réalités, au nom d’une unité de façade, c’est laisser la voie libre au fascisme.
Le 10 septembre, pas de lutte contre l’austérité sans lutte contre le racisme !
Pas de justice sociale sans justice en Palestine !
Pas d’unité des luttes sans les opprimé.es, sans les luttes antiracistes, antivalidistes, féministes, LGBTQIA+, sans celles et ceux qui sont visé.es en premier lieu par la répression et la déshumanisation !


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