Israël bombarde, Israël affame, Israël tue : arrêtons le bras des assassins
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Ces dernières semaines, la famine de masse est venue s’ajouter à la liste des innombrables atrocités déchaînées par l’État israélien sur Gaza. Celui-ci interdit désormais toute entrée de nourriture dans un territoire déjà exsangue. Selon l’ONU, plus de mille personnes sont déjà mortes de faim dans la bande de Gaza depuis le début du génocide, et près de 600 000 sont atteintes de dénutrition. Aux images glaçantes d’enfants et d’adultes au corps décharné, affaiblis et malades, s’ajoutent les témoignages évoquant des médecins et journalistes s’effondrant d’épuisement mais tentant malgré tout de continuer à remplir leur tâche. Le journal Le Monde rapporte que plusieurs enfants meurent chaque jour.
Contrairement à ce qu’affirme la propagande sioniste et ses relais, cette famine n’est pas une fatalité, la conséquence malheureuse mais inévitable de la guerre : elle est intégralement et délibérément orchestrée par Israël, qui se sert de la privation de nourriture comme d’une arme génocidaire, en plus des drones, des bombes et des chars qu’il utilise déjà pour massacrer les Palestinien•nes. Cette arme est utilisée avec une intensité variable depuis le début du génocide ; elle figure dans les plans de l’armée israélienne depuis le début : le 9 octobre 2023, le ministre de la défense israélien Yoav Gallant se vantait déjà d’avoir « ordonné un siège complet de Gaza », où ne rentrerait désormais « ni électricité, ni eau, ni nourriture, ni carburant ».
Israël peut commettre de telles atrocités parce qu’il bénéficie de la complicité, passive ou active des puissances occidentales, États-Unis et pays européens en tête. L’Union européenne en est ainsi toujours le premier partenaire commercial, même après vingt et un mois de guerre génocidaire, et la France, non contente de laisser complaisamment Benjamin Netanyahou survoler son espace aérien à plusieurs reprises malgré les mandats d’arrêts internationaux qui le visent, continue à lui vendre des armes et du matériel militaire, comme l’a récemment révélé le journal l’Humanité, malgré les dénégations mensongères des ministres Jean-Noël Barrot et Sébastien Lecornu. Quant aux États-Unis, ils prennent une part encore plus active au génocide à travers l’organisation fantoche qu’ils ont créée, la « Gaza Humanitarian Foundation ». Fondée sur le prétexte fallacieux d’empêcher les stocks de nourriture d’être détournés par les combattants du Hamas, cette organisation met en place des prétendues distributions de nourriture qui servent en réalité de véritables pièges pour les Palestinien·nes. Des milices de soldat·es recruté·es par les États-Unis et ayant reçu l’ordre explicite de tirer sur la foule commettent quotidiennement des fusillades meurtrières sur les Gazaoui·es venu·es chercher de la nourriture, fusillades qui ont déjà fait plus de 1 000 morts.
Chaque nouvelle étape dans la violence génocidaire et coloniale est accueillie soit avec indifférence, soit avec le soutien explicite des impérialismes occidentaux ; le gouvernement israélien sait dès lors que tout lui est permis. L’État d’Israël, qui prétendait justifier sa guerre génocidaire par la « guerre contre le terrorisme » et la « libération des otages » n’essaye même plus de cacher son véritable objectif : chasser les Palestinien·nes de leur terre par tous les moyens possibles, jusqu’à l’extermination.
Dans ce contexte, il nous revient de poursuivre la lutte contre le génocide et pour la libération du peuple palestinien, en mettant en oeuvre des moyens à la hauteur de l’urgence. Malgré l’effroi qui nous saisit, nous ne pouvons céder au découragement. L’heure est plus que jamais à l’amplification des actions contre le génocide, qui se deploient dans plusieurs directions distinctes :
- Le soutien aux initiatives de solidarité matérielle avec les Palestinien·nes, contre la famine organisée par l’État sioniste. À ce titre, nous appelons à amplifier le projet Résilience Gaza lancé par nos camarades d’Urgence Palestine à travers des dons matériels et une participation militante, et à relayer et amplifier le soutien au Handala, flotille partie en direction de Gaza pour briser le blocus, et arraisonnée le 27 juillet par l’armée israélienne. La visibilisation de ses actions est indispensable pour leur apporter le soutien matériel dont elles ont besoin, et mettre la pression sur la France pour qu’elle apporte à nos camarades une protection effective face à l’occupant.
- La lutte syndicale et politique contre les complicités impérialistes. Il ne suffit pas d’organiser l’aide matérielle si notre pays continue à livrer des armes et nouer de honteux partenariats politiques, économiques et diplomatiques avec l’occupant. La campagne Stop Arming Israël, la campagne Guerre à la Guerre et les initiatives syndicales contre l’armement représentent des leviers majeurs pour bloquer les livraisons d’armes à Israël. Nos camarades de la CGT Roissy et de SUD aérien, qui ont affirmé que ce génocide ne se fera “pas avec nos armes, pas avec nos mains” nous montre la voie à suivre.
- La rapporteuse spéciale de l’ONU pour la Palestine Francesca Albanese l’a montré dans son dernier rapport : “le génocide se poursuit parce qu’il est lucratif”. Il est de notre devoir de renforcer et amplifier la campagne BDS, qui pointe les entreprises et institutions complices d’Israël et lutte pour briser le réseau de complicités qui fait vivre ce que Francesca Albanese appelle “l’économie du génocide”.
- La lutte contre la répression, indispensable pour pouvoir mener à bien toutes les autres actions. La libération de Georges Ibrahim Abdallah doit renforcer notre détermination à lutter contre la répression des soutiens à la Palestine, qui s’est notamment abattue dernièrement sur nos camarades d’Urgence Palestine à travers une procédure de dissolution inique.
Amplifions la lutte contre le génocide, l’occupation et l’apartheid, de la Mer au Jourdain. Aux côtés de la résistance du peuple palestinien, pour une Palestine libre.


surpublication quotidienne (sans compter les trollages ouinouin) du troll harceleur et antisémite hyma qui veut remplir le site de ses copié-collés.