10 septembre : la colère est là. Refuser de la rejoindre, c’est l’abandonner.
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Le plan Bayrou, c’est la ligne de fracture. Suppressions de postes et des jours fériés, attaques contre les retraites et le systeme de santé, liquidation des services publics, abandon de la transition écologique : on n’avait pas vu une offensive sociale d’une telle violence depuis des décennies.
Et face à cette attaque, un appel a émergé : bloquer le pays le 10 septembre. Pas par un syndicat. Pas par un parti. Pas depuis un plateau télé. Mais par le bas, dans la confusion et l’urgence. Et c’est là que tout commence – ou que tout peut être perdu.
Pendant que le peuple cherche une issue, certains militants regardent ailleurs
Depuis la publication de l’appel, une partie de la gauche passe son temps à traquer les relais douteux, les formulations floues. Elle soupèse chaque mot, chaque tweet partagé, chaque profil associé.
Les inquiétudes sont nombreuses et documentées : l’origine trouble de l’appel, ses liens supposés avec des mouvances nationalistes, la mise en avant sur le site de comptes antivax et climatosceptiques, ce ton « pouvoir d’achat » vaguement poujadiste qui évoque les dérives jaune-brun, l’absence troublante de toute mention de l’antiracisme ou du féminisme, ces revendications qui s’adressent à l’État sans jamais le dépasser, cette rhétorique « apolitique » qui masque souvent les pires compromissions. Plane aussi le soupçon d’astroturfing – cette fausse spontanéité orchestrée pour mieux contrôler et essouffler la colère populaire, ces opérations d’ingénierie sociale qui canalisent la contestation vers des impasses pour mieux la neutraliser. Le spectre des Gilets Jaunes récupérés par l’extrême droite hante les mémoires, et la question lancinante demeure : qui tire vraiment les ficelles de cette mobilisation « spontanée » ? Cette prudence est légitime et nécessaire dans la période. La porosité entre confusion et extrême droite existe tous comme la fourberie de la Macronie. L’histoire récente en a donné des preuves. Mais à force de ne plus voir que les risques, on finit par ne plus voir les dynamiques.
Il ne s’agit pas de valider l’appel tel quel. Il s’agit de comprendre ce qu’il révèle : Une colère réelle. Une perte de confiance totale dans les institutions. Une volonté d’agir sans autorisation. Une capacité d’auto-organisation qui recommence à se construire. Bref, un terrain vivant auquel il faut prendre part.
Refuser d’y entrer, c’est le livrer à d’autres
La confusion n’est pas une invention de nos ennemis : c’est le symptôme d’une époque où les repères politiques ont été méthodiquement détruits. Laisser ce terrain vide, c’est le laisser à la droite, aux identitaires, aux réseaux conspi.C’est aussi abandonner cette colère populaire à elle-même, la laisser s’épuiser dans des impasses. Car derrière cet appel imparfait, il y a des gens, qui n’en peuvent plus, qui cherchent une issue. Que les forces de gauche les écarte en restant sur nos positions de pureté, c’est prendre le risque qu’ils se tournent vers ceux qui leur promettent des boucs émissaires plutôt que des solutions collectives.
L’alternative, c’est de s’y insérer. Pas pour tout justifier. Pas pour “récupérer”. Mais pour proposer, discuter, contredire, organiser.
Ce que ce mouvement dit déjà
Les mots d’ordre ne parlent pas d’impôts ou d’identité nationale. Ils parlent de justice sociale, d’égalité, de blocage, de réappropriation. Ils parlent des hôpitaux, des salaires, des retraites, de la vie chère. Bref : des besoins populaires et thématiques de gauche.
Même certains relais de droite (comme les « Nicolas qui payent ») s’en plaignent ouvertement : trop social, trop “gauchiste”, trop contestataire. C’est un signal. Pas une garantie, mais un point d’appui.
Organisation décentralisée, forces en mouvement
Ce qui se met en place autour du 10 septembre, ce ne sont pas des structures verticales, mais des essaims : groupes Telegram, caisses de grève locales, actions de boycott, circuits de solidarité. C’est fragile. Mais c’est en mouvement. Et c’est précisément dans cette instabilité que les lignes peuvent basculer.
Les appareils syndicaux ont commencé à réagir. Tant mieux. Mais ne les attendons pas pour agir. L’enjeu n’est pas de valider le mouvement d’en haut. Il est de le faire vivre, en réseau, en local, à partir des besoins réels.
Apprendre de 2018
On ne refera pas l’erreur des Gilets Jaunes. Trop de militant·es de gauche sont resté·es sur le bord, par peur d’amalgame, par mépris souvent. On a laissé le terrain libre aux confusionnistes, pendant que le pouvoir imposait l’agenda médiatique.
Aujourd’hui, ce serait impardonnable. Nous savons que les médias vont agiter le drapeau rouge de la “récupération d’extrême droite”. Nous savons que les gouvernants préféreront parler du « danger des extrèmes » et des violences contre des vitrines que du fond.
Mais le fond est là, et il est clair :
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Rejet de l’austérité
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Défense des services publics
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Revalorisation des revenus
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Démocratie directe
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Solidarité concrète
Ces revendications sont celles d’un camp. Le nôtre.
Une opportunité politique, pas une fin en soi
Le 10 septembre ne résoudra rien à lui seul. Mais c’est peut-être un point de bascule. 87 % de la population est contre le plan Bayrou. La colère est partout. L’intersyndicale est en mouvement. Même une partie de la droite “républicaine” critique le projet.
Si nous ne sommes pas capables de nous saisir d’un tel moment, qui le fera à notre place ? Et au nom de quoi ?
Contaminer par la pratique
Il ne s’agit pas de “soutenir” passivement. Il s’agit de l’incarner activement, avec nos idées, nos pratiques, nos valeurs. Pas pour surplomber, mais pour enrichir, ancrer, aiguiller.
C’est dans l’action commune que les repères se reconstruisent. Pas dans les tribunes. Pas dans les postures. Dans les blocages, les AG, les caisses de grève, les réseaux d’entraide.
Ce que nous avons à y faire
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Créer et rejoindre les groupes locaux et profesionnels
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Construire des caisses de grève, des cantines, des garderies et des solidarités concrètes
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Organiser la circulation de l’information critique
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Prendre part aux actions, aux blocages, aux refus collectifs
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Affirmer clairement nos lignes : anticapitalisme, antifascisme, féminisme, antiracisme
Car ce mouvement sera ce que nous en ferons. Le vide n’est jamais neutre. Si nous n’y allons pas, d’autres y vont déjà.
Reste la question centrale : quelles stratégies adopter pour éviter que cette mobilisation ne se fracasse sur la répression policière ? Comment organiser la riposte collective face à la violence d’État sans exposer les plus fragiles aux mutilations et aux traumatismes ? Comment construire des formes d’action qui protègent les manifestants tout en maintenant la pression ? Ces interrogations tactiques ne sont pas secondaires : elles conditionnent la capacité du mouvement à durer et à s’étendre.
On peut toujours attendre le bon appel, les bons relais, les bons mots. Mais en attendant, les attaques pleuvent. Et les classes populaires, elles, ne peuvent pas attendre.
Le 10 septembre ne sera pas parfait. Il sera chaotique, contradictoire, vivant. Et c’est précisément pour cela qu’il faut y être.
Il semble que de multiples appels à grève/lutte circulent pour le 10 septembre, avec toutes les ambigüités qui étaient déjà présentes lors des gilets jaunes (relai de l’extrême-droite, ton parfois patriotard, réformisme social-démocrate…). A ceci près que le refus de l’austérité est plus clair que les taxes sur l’essence. Sans préjuger du fait qu’il se passe quoi que ce soit, et surtout quoi que ce soit d’intéressant, quelqus textes ci-dessous relayant cet appel. De quoi animer des discussions autour de l’intervention dans les luttes, sans perdre les boussoles du refus de toute autorité et oppression, de l’auto-organisation, de l’entraide et de l’action directe.
https://trognon.info/Appels-autour-du-10-septembre-663
Plan Bayrou : un matraquage social annoncé
24 juillet 2025 – CNT Travail Emploi et Formation Professionnelle
François Bayrou a annoncé ce mardi 15 juillet les grandes lignes du budget 2026 et celles des années suivantes. Au programme dès l’an prochain, près de 44 milliards d’économies.
Sans surprise, la politique au service de la bourgeoisie qui a prévalu jusqu’à présent se poursuit : les entreprises et les hauts patrimoines seront peu mis à contribution, pendant que les revenus plus modestes porteront l’essentiel de l’ « effort » qui sera réalisé par la baisse des dépenses publiques. Le but affiché étant de faire passer le déficit de 5,4% du PIB en 2025 à 4,6% en 2026.
Mais ce n’est pas tout. Comme son prédécesseur, François Bayrou fixe comme horizon de passer en dessous des 3 % de déficit en 2029. Dans le détail : 4,1 % en 2027, 3,4 % en 2028, puis 2,8 % en 2029. Un pourcentage qui correspond, selon le Premier ministre, à la fin du creusement de la dette française. Les budgets 2027, 2028 et 2029 devraient ajouter près de 100 milliards d’économies supplémentaires aux déjà presque 100 milliards des années 2025 et 2026.
Une cure d’austérité de quasi 200 milliards en cinq ans.
Les riches se gavent et les pauvres devraient payer
Ainsi ceux qui ont consciencieusement creuser le déficit depuis près 10 ans à coups de centaines de milliards par an d’aides publiques au patronat sans aucun contrôle, viennent maintenant nous saigner en nous faisant la leçon.
Les discours moralisateurs et culpabilisants peinent à masquer la poursuite d’une violente politique de classe qui redirige toujours les richesses produites vers le capital. Le budget de l’État a été capté par les intérêts privés qui, pour préserver cette manne, dirigent la responsabilité des déficits sur la redistribution sociale.
En effet, il est peu question dans les médias de l’énorme enrichissement des plus riches en France, rappelons quelques faits édifiants.
Le patrimoine cumulé des 500 plus gros propriétaires d’entreprises et leur famille entre 2003 et 2023 a augmenté de 844 % (oui une multiplication par 9,4).
Le montant total des 500 plus grandes fortunes flirtait avec les 600 milliards d’euros en 2017. Il se situe à 1 200 milliards en 2023.
Aujourd’hui, une personne parmi les 1% des Français⸱es les plus riches gagnent en à peine six jours ce qu’une personne parmi les 50% les plus pauvres gagne en un an.
Mais pour Bayrou et la bourgeoisie, ce sont les plus modestes qui doivent faire des efforts.
Bayrou tape toujours sur les mêmes et épargne toujours les mêmes
L’annonce qui, jusqu’à présent, a fait le plus parler est la suppression de deux jours fériés. C’est ce que proposait déjà le Medef en septembre 2024. Le gouvernement s’exécute. François Bayrou veut donc en finir avec le lundi de Pâques et, surtout, avec le 8-Mai, date de commémoration de la capitulation de l’Allemagne nazie il y a quatre-vingts ans. Mais cette mesure, pour inacceptable qu’elle soit, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt.
Cette nouvelle cure d’austérité budgétaire commence tout d’abord par « une année blanche », c’est-à-dire une désindexation de l’inflation, qui affectera l’ensemble des pensions de retraite, des prestations sociales et des traitements des fonctionnaires.
Estimant l’inflation à environ 1 %, cela implique une perte de niveau de vie d’autant l’an prochain. Les prestations sociales n’étant évidemment pas destinées aux foyers les plus riches, cette mesure sera proportionnellement plus dure pour les revenus les plus modestes comme les bénéficiaires du RSA.
Des mesures de restriction affecteront aussi, une fois de plus, la fonction publique qui perdra 3000 postes de fonctionnaires dès l’an prochain. Et ce n’est probablement qu’un début puisque François Bayrou a expliqué qu’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite ne serait pas remplacé. De même, les budgets de chaque ministère seraient revus à la baisse. Dans les faits les ministères dits sociaux devraient comme d’habitude être les plus touchés, l’intérieur et la défense seront épargnés. Pour ce dernier il sera même rehaussé de 3,6 milliards d’euros de plus que le niveau déjà prévu dans la loi de programmation militaire, soit une augmentation in fine de 6,7 milliards d’euros en 2026 par rapport à 2025.
Comme l’an dernier, celui consacré à l’écologie fera les frais des mesures d’économies (2,1 milliards en 2025). Autres ministères qui subiront un nouveau coup de rabot : ceux de l’enseignement supérieur et de la recherche, du sport, de la culture, du travail etc.
Les collectivités territoriales ne seront pas épargnées non plus. Elles devront supporter plus de 5 milliards d’économies, après les coupes de l’an dernier aux nombreuses conséquences sociales dans les territoires.
Achevez-moi tous ces malades
François Bayrou a ensuite révélé des économies de l’ordre de 5,5 milliards d’euros réalisées sur le budget de la Sécurité sociale. Dans le viseur, parmi d’autres : une partie des dépenses qu’il juge injustifiées ou réductibles pour les personnes souffrant d’affection de longue durée. Mais également le doublement à 100 euros de la franchise médicale ou encore la chasse aux arrêts de travail.
Enfin, il compte serrer la vis sur les arrêts maladie. Sera ainsi mise en œuvre, « après négociation des partenaires sociaux, une réforme structurelle visant à responsabiliser les entreprises sur la prévention et les salariés contre les arrêts abusifs, en intégrant la réforme des indemnités journalières ».
Les chômeurs comme éternels boucs émissaires
Le Premier ministre a promis une énième réforme de l’assurance chômage devant rapporter 4 milliards d’euros.
A cette occasion, il a une nouvelle fois avancé des arguments erronés sur les freins à la reprise d’emploi ou sur le scandale que représenterait les emplois non pourvus.
En réalité, tout au plus 400 000 pour plus de 3 millions de chômeurs en catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois).
Et ce n’est qu’un début…
Par contre pas d’annonces majeures de contribution pour les entreprises ou des plus hauts revenus. Il a bien été question de réduire des niches fiscales et sociales, mais sans en nommer aucune, ni en fixer le montant d’économies attendu. Au contraire, afin de réduire le déficit commercial du pays, François Bayrou a expliqué que son plan « En avant la production » passerait par un soutien aux entreprises.
Ne pouvant ignorer le récent rapport sénatorial qui pointait 211 milliards par an d’aides aux entreprises, sans contrôle, le chef du gouvernement a promis une « réflexion » à venir. A savoir, moins de subventions en échange de « moins de contraintes et de normes ». Une nouvelle déréglementation est donc à prévoir.
La bourgeoisie et leurs fondés de pouvoir au gouvernement n’en ont jamais assez et sitôt les annonces du budget Bayrou faites d’autres politiciens de la macronie pour réclamer encore plus.
Madame Astrid Panosyan, notre ministre du travail, propose maintenant de s’attaquer aux congés payés. Pour faire bonne figure, elle envisage pour l’instant de faire juste une croix sur la 5e semaine de congés payés en échange d’une rémunération supplémentaire. A ce petit jeu, le député macroniste Mathieu Lefèvre annonce maintenant qu’il faut mettre fin aux 35 heures.
On l’a compris ce pouvoir et la classe sociale qu’il représente ne s’arrêteront jamais. Il n’auront de limite que celles que nous leur imposeront.
Sans attendre une hypothétique censure à venir, c’est dès maintenant que le monde du travail doit s’insurger contre ce nouveau de régression sociale.
Combattons ce projet de matraquage social qui s’attaque aux plus faibles et aux services publics !
Faisons passer les riches à la caisse !
Nous n’aurons que ce nous prendrons !
10 Septembre ? Auto-organisation !
28 juillet 2025 – L’offensive
Il y a un an, nous évitions le pire : grâce à une mobilisation dans les urnes et dans la rue, nous avons empêché l’arrivée au pouvoir des fascistes du RN suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Cette mobilisation a été largement portée par des personnes qui n’ont pas pour habitude de se mobiliser mais qui sont surtout électoralement négligées. Nous ne sommes pas dupes et nous ne l’étions déjà pas à l’époque : même si cet effort collectif a permis d’éviter le pire, la voie des urnes, lorsqu’elle n’est pas suivie d’une forte mobilisation populaire, ne suffit pas à ébranler le capitalisme ni à juguler les crises écologiques. Malgré la victoire du Nouveau Front Populaire, les bourgeois ont quand même imposé de force un gouvernement de droite-extrême. Toute cette année durant, ce gouvernement a adopté une multitude de mesures anti-sociales, dévastatrices pour notre environnement, racistes et répressives.
Ces dernières semaines, après le passage en force de la loi écocidaire dite « Duplomb » visant entre autres à réintégrer des pesticides toxiques dans l’agriculture, nous avons assisté à l’annonce du plan économique de Bayrou se traduisant par une politique d’austérité profonde.
En réponse à ces attaques, des initiatives se créent et laissent présager un grand mouvement de contestations sociales à la rentrée.
D’abord la pétition contre l’adoption de la loi Duplomb a atteint un record historique, plus de 2 millions de signatures sur le site de l’Assemblée Nationale, et elle continue de faire parler d’elle ! Néanmoins, il est difficile d’espérer quoi que ce soit du gouvernement. Celui-ci, main dans la main avec la FNSEA, magouillera jusqu’au bout pour ne pas tenir compte de la mobilisation citoyenne autour de la souveraineté alimentaire et de la santé publique au profit des intérêts de l’agrobusiness. Le gouvernement nous a habitué à ignorer ces initiatives citoyennes, il est donc difficile de croire que cette pétition va être prise en compte. Celle contre la réforme du droit du travail en 2016 (dite loi El Khomri) avait dépassé les 1,3 million de signatures sur le site de l’Assemblée, sans que le pouvoir n’en tienne compte. En 2019 encore, toutes les propositions issues de la Convention Citoyenne pour le climat ont été balayées d’un revers de la main par Macron. Ce fut plus largement le cas pour toutes les mobilisations et initiatives sociales et écologistes de ces dernières années.
Le plan Bayrou, c’est 40 millions d’euros de budget en moins pour les aides sociales et les dépenses publiques, des attaques contre l’accès aux soins, contre les droits des chômeur·euses, des retraité·es, des étudiant·es et des salarié·es. Toutes ces mesures budgétaires ont été adoptées dans le but de nous « responsabiliser sur la situation économique du pays » sans prendre un seul centime aux plus riches ! Pourtant, les derniers chiffres de l’INSEE nous indiquent que le taux d’inégalité entre les plus riches et les plus pauvres n’a jamais été aussi haut depuis un demi-siècle. Nul doute, c’est une énième offensive ultra-libérale contre les plus précaires. Suite à cette annonce, un compte appelant à « une grève générale totale » le 10 septembre prochain est apparu sur les réseaux sociaux
Ces divers initiatives témoignent d’une chose : nous n’avons pas besoin des forces politiques « progressistes » de la gauche et de l’écologie molles pour nous mobiliser et faire porter nos voix. Ces structures hors-sol sont à la ramasse. Elles sont éloignées de la réalité de notre société et de nos attentes écologiques et sociales.
Le relais massif de l’appel à la mobilisation le 10 septembre – hors partis et hors syndicats – fait déjà trembler les éditorialistes de tous bords. Ces chiens de garde de la bourgeoisie sont terrifiés à l’idée d’un nouveau mouvement similaire aux Gilets Jaunes. Ils tentent – en vain – de le stigmatiser en essayant de lui donner d’emblée une couleur politique, alors alors même qu’il incarne un mouvement pluriel fondé sur une quête manifeste de justice sociale. Ces éditorialistes, fidèles à eux même, ne se mêlent pas aux tambouilles des « petites gens » et restent hostiles à toutes les initiatives qui sortent du cadre de la politique institutionnelle.
S’il y a bien une leçon à retenir des Gilets Jaunes, c’est que pendant que la plupart des organisations de la gauche institutionnelle et les syndicats étaient sceptiques à l’idée de rejoindre le mouvement, les groupes autonomes et antifascistes viraient l’extrême droite des cortèges dès les premières mobilisations du mouvement. 7 ans plus tard, médias et politiques nous jouent la même musique sur fond de scepticisme idéologique. Ce sont les mêmes qui bégayaient quand il s’agissait de nommer le génocide en cours à Gaza mené par le gouvernement d’extrême droite israélien.
Quant aux syndicats, la direction de la CGT annonce dans l’Humanité qu’un mouvement social ne peut pas se faire sans elle. Quelle audace… Est-il bien nécessaire de rappeler aux bureaucraties syndicales leurs innombrables échecs et trahisons, par exemple lors des dernières mobilisations contre la réforme des retraites ?
Nous avons conscience que l’extrême droite tente de s’accaparer cette colère légitime et de récupérer cet appel. C’est pourquoi il est d’autant plus nécessaire de rappeler qu’ils ne sont en aucun cas force de mobilisation. C’est une occasion idéale pour faire craquer le vernis « social » des fascistes. La lutte contre l’extrême droite, tout comme les mouvements sociaux, se sont toujours construits par la base, dans la rue et étape par étape. Dans ce cas, la première sera de convaincre ou – si ce n’est pas possible – de dégager, tous les « Nicolas » de nos mobilisations.
Parce que nous nous opposons à toutes formes de dogmatismes, et parce que ce sont nos vies qui sont en jeu, nous serons présents dans la rue et aux blocages pour soutenir les mouvements de contestations sociales contre le capital, qu’importe la forme qu’ils prendront. Nous pourrons y mettre à profit nos outils démocratiques afin d’empêcher les forces réactionnaires de récupérer nos luttes.
Et d’y construire un nouveau modèle de société, fait par la base, pour la base à travers la démocratie direct.
10 septembre ou pas, toutes et tous dans la rue à la rentrée !
Une mobilisation d’une ampleur considérable est en train de prendre forme sur les messageries Telegram. J’ai pu observer des groupes où des milliers de personnes se coordonnent ; l’échelle de cette organisation est réellement impressionnante.
Un espoir nouveau se lève : le 10 septembre, le peuple se mobilise, animé par la quête d’un monde meilleur.
Bien plus que des jours fériés, il y a aussi notre dignité sociale qu’ils nous ont volée. Nous graverons le 10 septembre dans notre calendrier pour y célébrer les liens qui nous unissent.
Et c’est reparti dans le confusionisme et le néo Boulangisme 3;0 pour ne pas dire le Rouge Brunisme qui vient ce qui ne semble pas gêner les très peu clairs de la bande de Frustration par exemple
Ouvrez les yeux bordel de merde, toutes les poubelles You Tube et celle du Muskidé de la fachosphère et la complosphère relaient cet « appel » qui pue la manip récupe Rno-Trumpino- Zemouro Poupoutolâtre à des Km à lla ronde
Faites juste une recherche via YT c’est éloquent et ça sent la gerbe à plein tarin
https://www.youtube.com/results?search_query=10+septembre+2025
Le 10 Septembre pas de compromissions avec les Droitards, les Facsistes et les Rouges Bruns
Des Antifasciste
Ah, un camarade antifa. Parfait. On va pouvoir parler franchement, alors.
Je te vois venir avec tes gros sabots. Tu flaires les fachos, les confusionnistes, les rouges-bruns. Et t’as raison. Le terrain est miné. La manip pue à des kilomètres. On est d’accord là-dessus.
Mais dis-moi, pendant que tu passes ton temps à analyser l’ADN de chaque putain d’appel à manifester pour être sûr qu’il est 100% pur, qui est-ce qui occupe la rue ? Qui est-ce qui parle aux gens en colère ? Canard réfractaire ou les fachos.
Ta stratégie, c’est de rester dans ton coin avec les cinq mecs et de gueuler que tout le reste est pourri. C’est confortable. Ça te donne raison. Mais pendant ce temps, on perd la putain de guerre du terrain.
Ma stratégie, c’est l’inverse. S’il y a un début d’incendie, même s’il sent un peu la merde, je ne cours pas pour m’en éloigner. Je cours dedans avec un putain d’extincteur et un bidon d’essence. Un extincteur pour éteindre les flammes fascistes qui tentent de récupérer le truc, et un bidon d’essence pour rediriger le feu vers le vrai putain d’ennemi : l’État et les capitalistes.
Alors oui, « chacun son rôle ». Toi, reste le gardien du temple si tu veux. Continue de vérifier les pedigrees.
Moi, je vais là où est la bagarre. Je ne laisse pas la rage du peuple aux mains des porcs. Je vais la chercher. Je la contamine avec nos idées.
Donc la question pour toi, camarade antifa, ce n’est pas « est-ce que cet appel est pur ? ». La question c’est : « est-ce que t’as les couilles de venir te salir les mains avec nous pour s’assurer qu’il ne devienne pas fasciste ? »
Ceux qui attendent que le fascisme soit au pouvoir pour le combattre découvriront, trop tard, qu’on n’éteint pas un incendie avec des larmes.
Citation qui en dit déjà trop et très long sur ce qui se trame
-« Donc la question pour toi, camarade antifa, ce n’est pas “est-ce que cet appel est pur ?”. La question c’est : “est-ce que t’as les couilles de venir te salir les mains avec nous pour s’assurer qu’il ne devienne pas fasciste ? »
Et le gros virilisme qui tache maintenant « t’as pas les couilles » parce qu’il faut des « couilles » pour manifester maintenant on laisse passer de bien puants commentaires ici……..
Ben on est pas mal à ne pas avoir « les couilles » d’ accepter de se mélanger aux fafs, aux rouges bruns, et aux très glauques récupérateurs d’ED qui ne jurent que par les pires démagogues totalitaires et qui ne cessent de relayer cet « appel » à l’aide leur vidéo répugnantes sur les pires des réseaux « sociaux », vidéos qui sont d’ailleurs devenues de plus craignos au fil de ces derniers jours
On te laisse donc Mme Irma (Bon courage) accepter de défiler avec les adeptes de Soral,, de Phillipot , les Chouardeux et autres conspis made in Dupont Neu Neu « Qui puent juste un peu la Merde » que on n’en doute pas tu chassera avec « tes couilles » et tes petits bras musclés……
Court cher ou chère pas camarade du tout, les porcs fascistes seront dans des cortèges et les bruit de leurs bottes avec…….
Merci pour ta vigilance. Mais nous ne parlons pas de courage, car là où il y a la solidarité, le courage devient un réflexe.
Tu t’inquiètes de Soral, de Philippot… mais ce sont les fantômes d’un monde qui n’existe déjà plus. Tu ne l’as pas encore remarqué ? La politique elle-même, avec ses partis et ses postures, a déjà disparu.
Je ne débatterai pas plus longtemps, pour ne pas que ma langue fourche et ne vienne troller notre effort collectif.
Je me retire de cette discussion, non par désaccord, mais par respect pour notre cause commune.
Je vous souhaite une belle et puissante révolte.
L’incendie ravage la maison commune et vous débattez de la couleur des rideaux.
Vu la tolérance de Mme Irma pour des propos craignos comme dans la vidéo (insuportable) d’une de ses contribution qui a été refusée, pas étonnant qu’elle soit aussi entousiaste.
On va voire comment ça va tourner mais vu comment l’extreme-droite se mobilise et les trucs craignos qui tournent ça risque d’être compliqué…
Le 10 septembre, tous ensembles, au milieu de la foule, crier « Gaza » pour tenter de sauver le monde de toutes ses guerres.
Ce n’est pas qu’un nom. C’est le miroir de notre propre oppression. C’est le nom de tous les peuples que l’on massacre pendant que l’on nous endette.
Autant pour les autres « peuples que l’on massacre » sans que personne se mobilise…
Charger symboliquement à ce point la lutte en soutien aux palestinien.ne.s c’est pas vraiment leur rendre service…
Personnellement, j’ai toujours lié la mobilisation du 10 septembre à la question de la guerre. https://nantes.indymedia.org/posts/146819/gaza-le-spectacle-indecent-du-deni-face-a-labime-%f0%9f%8f%b4/
https://nantes.indymedia.org/posts/150442/%f0%9f%8f%b4-la-rentree-de-la-rage-%f0%9f%8f%b4-le-10-septembre-preparez-vous-au-chaos-%f0%9f%94%a5/
Face au constat d’un manque de mobilisation, mon analyse est la suivante : sur des sites comme Indymedia, ce n’est pas la volonté qui manque, mais l’espoir qui a été perdu.
Ce groupe sera ce qu’on en fait. De ce que je vois, il y a des échanges très intéressants, beaucoup de propositions d’actions et de méthode de travail.
Venez voir par vous même, il y a sur ce groupe des activistes de longue date comme des novices.
Personnellement, je milite pour une révolution fiscale et démocratique.
Assemblée constituante + RIC constituant
Assemblées citoyennes dans tout le pays.
Taxation des ultra riches ( surtout les 0.01%). L’ensemble du mouvement porte ces idées même si la.premiere est le retrait du budget Bayrou ainsi que de son gouvernement.
Oui apparement localement c’est blindé LFI et contre-attaque.
Comment on fait quand on utilise pas telegram parce que c’est pas safe, qu’on veut pas donner son tel? Pourquoi pas avoir fait des assemblées justement?
Pourquoi garder une constituante et des référendum si y’a des assemblées dans tous le pays? En quoi ca changera la logique de décision des majoritaires qui s’assoient sur les minoritaires (et donc in fine l’exploitation et les dominations)? Pourquoi ces assemblées pourraient-elles pas décider elles-mêmes? En comment ces assemblées ne serait-elles pas la reproduction de la logique du « majoritaire »?
Ce pour quoi tu milite changera rien au fond du problème. Le capitalisme n’est pas que financier, tu oublie l’état. Ce dont tu parle n »est qu’un léger aménagement, et pas pour tout le monde. Le RIC et compagnie c’est juste une grosse blague, ça n’a rien de révolutionnaire.
VIser qu’a faire tomber Bayrou c’est viser bien bas, il sera remplacé fissa.
L’article concerne en partie l’appel initial « Bloquons tout ! » et son site mobilisation10septembre.blog, QUI N’EXISTENT PLUS, parce que les initiateurs anonymes se sont chiés dessus et on tout fermé.
Un autre équipe a tout remonté en quelques heures : les groupes sur les réseaux « sociaux », et un nouveau site web, qui ne relaie pas le compte X de la fachosphère présent sur le défunt site cité ci-dessus.
Depuis, plusieurs milliers de personnes coopèrent aux nombreux groupes crées sur les réseaux, et un réseau de sites, plutôt qu’un site unique, a été initié. Dont :
10s25.fr
10s25.ovh
bloquonstout.ovh
indignonsnous.fr
indignonsnous.ovh
lesoulevementdupeuple.ovh
marchepourladignite.ovh
onestla.ovh
revoltes.ovh
Des AG locales ont déjà eu lieu, et d’autres sont annoncées.
Celle de mon département a eu lieu ce samedi 9 août. Un vieux militant de 69 ans y a dit que c’était la première fois qu’il voyait une AG pour préparer la rentrée sociale un 9 août !
La dialectique entre rassemblement large et pureté idéologique fait partie des débats, comme ici.
Un certain Lénine (et je ne suis pas léniniste) disait en gros que si tu attends un mouvement « idéologiquement pur » pour faire la révolution, tu ne la verra jamais !
J’ai participé très activement à la révolte des Gilets Jaunes. On y a vu un gars arriver au rond-point avec un discours très connoté extrême-droite, sur « les assistés », « les chômeurs qui cherchent pas de travail » …
Un mois après, il est devenu la cheville ouvrière de nos soupes populaires, où venaient SDF et sans-papiers.
Croyez-vous que si on l’avait viré d’emblée et laissé dans les griffes de BFMWC et CNaze dix ans de plus, il aurait évolué si vite ?
Tout ça pour vous dire d’y aller, sans concession sur vos convictions, mais aussi sans sectarisme, et sans être bourrins !
Écoutez les gens, même si vos oreilles en sifflent parfois, et cherchez-y ce qui rassemble très largement au delà de ce qui divise.
Ne sous-estimez pas le poids du « prêt-à-penser » instillé quotidiennement par les médias de milliardaires, et apprenez à voir l’humain derrière la régurgitation de propagande Bolloresque muskée.
C’est ainsi que l’on distingue le facho irrécupérable du gars sans conscience de classe et pas politisé qui répète des conneries sans même penser à mal.
Et ne déformez pas mon propos : je suis fils de Résistant, petit-fils de déporté, et je ne vous appelle là à aucune concession aux néo-nazes ou aux rouges-bruns !
Au contraire : je vous invite à les combattre par la praxis.
On se voit à la prochaine AG ? Ou vous préférez rester entre convaincus à ergoter ?
Merci pour la petite leçon, grand timonier!
« puristes », « sectarisme », « convaincus », « ergoter »… Tous les gaslights habituels. En général utilisé par celleux qui sont les plus propices à faire des « aménagements » et à renoncer au minimum de pincipes de base, comme l’anti-autoritarisme (on est pas léniniste mais on cite quand même Lénine, très cohérent hein?). l’anti-capitalisme, l’anti-patriarcat et l’anti-racisme…
Les mêmes pret.e à excuser tout parce que les gens seraient juste des brebis égarées décérébrées par les médias. Il suffirait de porter la bonne parole. Une vision bien idéaliste et souvent une forme de mépris de classe.
Bien sûr que la lutte transforme, mais faut pas non plus prendre les gens pour des con.ne.s. Y’en a aussi beaucoup qui sont tout à fait d’accord avec tous les trucs moisis qu’iels pensent.
Je dis pas qu’il faut pas tenter de participer, je dis juste que vu l’ambiance générale et la diffusion importante des idées d’extrême droite (et pas que le RN, les idées de Soral, Chouard, les antivax et compagnie sont très répandues et de plus en plus organisées), être dans une sorte de bienveillance naïve c’est laisser la porte ouverte à des gens bien craignos qui auront pas de soucis à manipuler pour diriger, et virer manu militari l’opposition dès que possible.
Et le plus petit dénominateur commun (« ce qui rassemble très largement ») est pas une base très solide. Pas trop (voire pas du tout) d’anti-racisme ni d’anti-patriarcat pour pas facher les soit disant « fachés pas fachos (mais quand même) ». Un anti-capitalisme qui épargne beaucoup de ses acteurices pour être un max possible (« a bas les banquiers, vive les petits patrons! »). Parlons même pas du nationalisme, c’est à la mode même dans la gauche « radicale » maintenant…
Bref la lutte transforme certes, mais aussi parce que ses revendications s’élargissent et se clarifient. Ça passe par du débat, mais encore faut-il que la composition du mouvement le permette. Et pour le moment honnetement la question se pose.
Le grand écart d’essayer de rassembler la maximum de monde possible sur le minimum peut pas tenir bien longtemps. Il y a forcément des contradictions internes qui vont émerger, reste à voire comment le rapport de force interne jouera en faveur de quoi. Et une fois de plus, vu la diffusion large de la pensée d’extrême droite, rien ne dit que ce soit du côté de l’émancipation. Surtout avec les confus de LFI au taquet aussi pour récupérer électoralement.
Au lieu d’excommunier ce genre de questions pour cause de « purisme », ce serait plus intéressant d’en discuter pour éviter les surprises.
En tout ce mouvement se lance de façon assez questionnante. Cette « nouvelle équipe » par exemple, elle écrit déjà des communiqués toute seule au nom de tout le peuple, rien que ça. Elle a déjà énormément de pouvoir.
Au fait elles sont annoncées où ces assemblées? Que sur telegram?
P.S: « Taxer plus les riches », c’est accepter qu’il y ait des riches, et donc l’inégalité. Ou bien dire juste ça c’est trop « puriste » peut-être?
L’anti-autoritarisme, l’anti-capitalisme, l’anti-patriarcat et l’anti-racisme font POUR moi partie des principes essentiels.
On est pas obligés d’être léniniste pour le citer.
Le mépris de classe le plus flagrant, c’est celui des « militants » de canapé pour lesquels aucune lutte n’est assez idéologiquement pure pour qu’ils daignent condescendre à se bouger le cul.
Ceci dit, tu poses deux questions qu’il est hors de question d’éluder, sur la dialectique entre rassemblement large et clarification des revendications, et sur l’organisation des groupes Telegram.
Ces questions sont débattues, notamment en AG locales, et sur les RS.
Ma position personnelle est de développer la démocratie directe à grande échelle, et de s’organiser pour éviter toute centralisation, tout hiérarchisme.
Et je pense que « l’organisation » actuelle sera soit complètement débordée par la multiplication des initiatives qui s’approprient la date du 10, soit inutile, si « la mayonnaise ne prend pas ».
Enfin, ton PS est un truisme. Il n’est en rien « trop puriste » à mon goût. Il ouvre la porte à des débats de fond sur le ou les projets politiques (au sens étymologique).
En AG, s’est exprimée une radicalité qui me correspond (« abattre le capitalisme »), mais nous n’y étions pas assez nombreux. Une fois encore, celà pose la question du hiatus entre rassemblement large, incluant beaucoup de gens peu politisés et parfois confus, et « pureté idéologique » en groupuscules.
Ce n’est pas à moi seul d’y répondre, et pas ici. C’est ensemble, nombreux, et DANS L’ACTION, que de telles questions peuvent se clarifier, AMHA
Cool qu’on soit a peu près sur la même ligne, encore qu’il faudrait discuter plus pour savoir au juste.
Mais pas besoin d’utiliser encore un autre gaslight. « SI vous critiquez c’est que vous faites rien ». Tu me connais pas et j’ai pas à faire un concours de CV militant. Peut-être que tu peux sortir de ta vision binaire que celleux qui émettent des critiques et veulent lier reflexions et pratiques restent forcément sur leur canapé?
Si tu cite Lénine c’est que tu trouve sa parole crédible et pertinente. Autrement pourquoi le citer?
Quand à un éventuel débordement de l’organisation, on verra bien. Qu’elle sorte des communiqués toute seule c’est pas rassurant.
Je suis aussi pour de la démocratie directe, mais l’AG n’en est pas forcément. C’est souvent l’inverse même. Décisions des majoritaires, manipulations, grandes gueules… C’est souvent plus du parlementarisme qu’autre chose. La démocratie directe c’est un peu plus exigeant sur les processus de décisions.
« abattre le capitalisme » c’est un peu vague aussi et pas forcément radical. Surtout en ce moment ou le mot « révolution » est mélangé à toutes les sauces, « fiscale », « citoyenne », pour donner un gout radical à des visions qui ne sont que des petits aménagements (forcément temporaires) dans la redistribution des richesses et le pouvoir. Avec des définitions limitées du capitalisme qui arrangent bien (c’est forcément que les « élites »). Du réfomisme quoi.
Je ne vois pas de réponses à propos de telegram ni comment connaître les rendez-vous des AGs pour les gens qui l’utilisent pas?
Non, si j’avais cité Lénine, ce n’est pas que je « juge sa parole crédible ». ;-)
Ce n’est pas non plus utile ni constructif de me prêter « une pensée binaire ». C’est faux, bête, et méchant.
Sur l’AG qui n’est pas de la démocratie directe, c’est une évidence. Ne serait-ce que parce que ça ne se fait qu’à petite échelle, outre les biais bien connus que tu cites.
Enfin, sur la citation d’une phrase prononcée dans notre AG, là encore, tu interprètes à ta sauce. Dans le contexte, je n’ai pas du tout perçu l’expression de cette personne comme « réformiste », bien au contraire.
Pour les informations pratiques, tu les trouvera sur les boucles Telegram. Et ici, on utilise encore le téléphone pour contacter les militant-e-s que l’on connait déjà et qui n’utilise pas Telegram. Enfin, une présence publique est en train de s’organiser pour contacter celleux que l’on ne connait pas.
> Non, si j’avais cité Lénine, ce n’est pas que je “juge sa parole crédible”. ;-)
Pourquoi tu l’as cité alors? Perso je cite pas des gens que je trouve pas crédible.
> Ce n’est pas non plus utile ni constructif de me prêter “une pensée binaire”. C’est faux, bête, et méchant.
Effectivement, pas plus constructif mais aussi faux, bête et méchant que d’appeler les gens « puristes » ou leur dire qu’iels « ne font rien dans leur canapé ». J’en avais juste marre de tes réthoriques de gaslight.
> Enfin, sur la citation d’une phrase prononcée dans notre AG, là encore, tu interprètes à ta sauce. Dans le contexte, je n’ai pas du tout perçu l’expression de cette personne comme “réformiste”, bien au contraire.
C’est bien évidemment une interpretation de ce que tu raconte (vu que je n’y etais pas). Je questionne juste ton affirmation. Je ne te connais pas alors ta perception je sais pas ce qu’elle vaut. Moi aussi je peux t’affirmer avec beaucoup d’autorité des choses que j’ai perçu. Tout ça sans citer Lénine en plus. Les nazis aussi avaient un habillage « anticapitaliste ». De quel anticapitalisme on parle? Je signifiait juste que ton affirmation n’affirmait pas grand chose.
Et donc ce mouvement du peuple démocratique et ses organes de décision ne sont accessibles que par la messagerie ni sécurisée ni anonyme de telegram. Mince, ça fait beaucoup de gens qui peuvent pas trop y participer.
Donc les dates d’AG tournent qu’entre informé.e.s qui se connaissent et sont déjà organisé.e.s, ou bien qui il faut lacher son numéro… Pendant que d’autres pondent des communiqués. Effectivement y’a du boulot sur la démocratie directe…
Ça veut dire quoi « isoarchist » au fait? « ISO » l’organisme des standards internationaux? « archist » pour « commandement, gouvernement, autorité, pouvoir »?
Iso = egal. Archie = pouvoir. Isoarchist, j’imagine, veut dire pouvoir également partagé par toustes ?
Donc pour toi le pouvoir peut être partagé?
Je suis désolé si c’est moi qui te l’apprend, mais le propre du pouvoir, c’est d’être exclusif. Il ne se partage pas. Il s’exerce sur celleux qui n’en ont pas.
Tu dois confondre avec autre chose. Peut-être « la capacité de décision sur sa propre vie »? Mais si c’est partagé par tout le monde à égalité, il n’y a plus de pouvoir. C’est son antithèse.
… les inconditionel.le.s préfère discuter et défendre ce texte que celui-ci https://www.nantes.indymedia.org/posts/150989/le-10-septembre-2025-avec-des-anarchistes/
il pique un peut les yeux aussi l’autre texte, impossible a lire avec mes yeux en tout cas.
Maaaiiis, je pensait que tu te retirait Madame irma!!!
Vous êtes cet amour toxique dont je ne peux me défaire ; à force de danser avec mes propres chaînes, je me demande si je n’ai pas fini par aimer la souffrance.
Et la promesse a été plus ou-moins tenue. Je n’écris plus ; mon 🖤, lui, pleure en silence.
Un peu plus haut, je cite : « Je ne débatterai pas plus longtemps, pour ne pas que ma langue fourche et ne vienne troller notre effort collectif.
Je me retire de cette discussion, non par désaccord, mais par respect pour notre cause commune.
Je vous souhaite une belle et puissante révolte. »
Effectivement.