Le 10 septembre : Gravée dans la roche 🔥 🏴
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Tout a commencé à la mi-juillet. Face à des conditions sociales qui se dégradent et au vol de nos jours fériés, des milliers de citoyens se sont unis en plantant discrètement les graines de l’espoir dans le creuset numérique. De cette semence estivale émerge une force de contestation. Le 10 septembre n’est plus une date, c’est une unité dans la révolte.
C’est début août ici à Nantes, au cœur d’un été qui éblouit le pays de son soleil, que la révolte a commencé à prendre racine. Portée par des figures anarchistes locales et orientées à gauche, fortes de 250k à 500k abonnés sur les réseaux sociaux, elle propage l’émergence de « L’espoir » tout en lançant cet avertissement : « Si quelqu’un s’oppose à cette vague … 💀🔫 » il entendra les murmures de la faim.
Discours très engager dans les minorités de droite(s), pour sauver l’avenir de son fils, un homme en état d’exaltation 🍼 🐄 est « prêt à mourir » pour « Se débarrasser de la caste ». Malgré un toc révélateur de ses préjugés sur le langage des banlieues, on observe un discours résolument anti-raciste, il s’attache par exemple à faire la distinction entre la notion de caste et celles de clan ou d’ethnie, dont elle est parfois une subdivision. Cependant, il faudra rester attentif à certains lapsus révélateurs. Des remarques involontaires, qu’elles soient misogynes ou homophobes, viennent parfois contredire cette façade humaniste et rappelle que les préjugés restent tenaces.
Concernant certains débordement, une publication sur X du 3 août 2025 par un collectif de révolter précise que l’organisation de ce mouvement doit être, entre autres, antiraciste, en plus d’être pacifiste, anticapitaliste, féministe, écologiste, antimilitarisme etc. Cela suggère que l’antiracisme et le pacifisme pourrait être intégré aux principes du 10 septembre, bien que ce ne soit pas le focus principal.
Cette émergence et ces appels à la mort semblent s’aligner en un écho social chaotique, ce qui pourrait bien aboutir à une rentrée mouvementée pour le patriarche et son gouvernement. Conscient que le risque de non retour était grand, les syndicats FO, CGT ainsi que d’autres organisations politiques de droite comme de gauche se sont greffés sur les jeunes pouces de la révolte. Manus manum lavat.

En septembre, ce qui fut reviendra ; seuls les visages et la tenue changent, pas le combat. À chaque manifestation, à chaque émeute, à chaque tempête sociale, le spectacle est le même : ils cherchent un chef, un plan, une organisation secrète. Ils ne comprennent que dalle. Leur cerveau, formaté par la hiérarchie, l’obéissance et le patriarcat, est incapable de piger la vérité la plus simple : l‘ordre peut naître du désordre, la structure peut naître de la rage. Ça s’appelle l’émergence, et c’est la preuve que l’anarchie s’installe.
Notre écosystème de la lutte est un monstre à trois têtes qui émerge du bitume : on ce révolte, on se protège, on se soigne. Le tout en même temps, sans attendre leurs ordres ni leurs permissions.
L’Émergence de la Rage : L’Étincelle
Quand un bus crame, qu’un pylône électrique ce coupe ou qu’une caméra de surveillance crève, vos chers experts et vos flics cherchent toujours la même chose : le chef, le plan, l’organisation secrète.
La révolte, la vraie, n’a pas besoin de généraux. L’anarchisme n’est pas un organigramme. C’est un phénomène d’émergence.
Imaginez une foule de gens que le système a poussés à bout. La règle locale n’est pas un ordre, c’est un sentiment qui devient une évidence : “Ce système dans sa globalité est un outil dépassé”, “Le déconnecter est un cri, un acte de libération” ; Quand cette évidence est partagée par assez d’individus au même endroit, au même moment, l’action collective jaillit.
Le sabotage qui “émerge” de cette rage partagée n’est pas l’œuvre de “meneurs”, mais la même l’expression logique d’une colère collective qui a atteint sa masse critique. C’est l’intelligence collective de la rébellion. C’est l’auto-organisation de la révolte, la preuve vivante qu’on n’a pas besoin des politiques ou des syndicats vendu pour savoir qui sont nos ennemis et ce qu’il faut en faire.
L’Émergence de la Défense : Les “Black Bloc”
Quand les matraques commencent à pleuvoir sur nos crânes, la règle sur le bitume devient : “Protège-toi”, “Reste calme et protège le camarade à côté de toi”, “Mets un casque pour ne pas finir éborgner”, “Serre les rangs, le nombre fait la force”,”Ne recule pas, avance”.
Spontanément, sans ordre central, la première ligne se forme, compacte, sombre, solidaire. C’est une tactique qui naît du chaos, une structure défensive auto-organisée face à une menace commune. Ce n’est pas un “groupe”, c’est un flashmob.
L’Émergence du Soin : Les “Street Medics”
Vous voyez ces gens avec leurs sacs qui courent vers ceux qui saignent et qui pleurent ? C’est l’émergence la plus belle et la plus pure : l’entraide. Il n’y a pas de “directeur du SAMU de la manif”. La règle locale est simple : “Un.e camarade est blessé.e”, “J’ai mes gants, du sérum phy et des compresses.”, “Je dois l’aider”. De ces gestes de solidarité naît un réseau de soin décentralisé, mobile, incroyablement efficace, qui va là où vos secours officiels ont peur d’aller ou reçoivent l’ordre de ne pas aller. C’est la preuve éclatante que la bienveillance et l’organisation n’ont pas besoin de vos institutions corrompue.
L’Émergence de la Polyvalence : Les “Anonyme”
Et puis, il y a le troisième groupe. Le plus insaisissable. Celles que tu ne peux pas classer.
Ce sont les électrons libres de la révolte. Elle est anonyme. Elle vient seule ou en petit groupe. Elle n’appartient à aucune organisation, mais elle est partout. C’est l’essence même de notre mouvement horizontal.
Un instant, tu la vois, habillée en noir, faire bloc avec les autres pour protéger le cortège d’une charge de la police. L’instant d’après, elle a retiré son k-way, sorti un sac à dos avec un brassard médicale, et elle est en train de rincer les yeux d’un anonyme qui pleure.

L’anonyme est à la fois Black Bloc et/ou Street Médic. Elle est la fluidité incarnée.
Elle n’a pas de rôle fixe, elle s’adapte à la nécessité du moment. Sa seule boussole, c’est l’efficacité et la solidarité. C’est la preuve ultime que l’on n’a pas besoin d’étiquettes ou d’un chef pour être utile. Juste de la survie et de l’auto-organisation.
Conclusion
Quand les médiats mainstream parle de “chaos”, de “violence gratuite” ou de “jeunes incontrôlables” le peuple, lui, voit une vérité(s) : une autre société “émerge”. Une société sans chefs, où la rage s’organise pour un monde meilleur, où la défense est mutuelle, où le soin est un réflexe, et où des individus autonomes et polyvalents apparaissent là où on a besoin d’eux.
Ce qui vous fait si peur, ce n’est pas le désordre. C’est la preuve vivante qu’on peut s’organiser sans la société cannibale et assassin.
Et ça, c’est le début de leurs faim. 🖕



On peut pas vaider un article qui promeut la vidéo d’un type qui se revendique facho. Ses propos ne sont pas des “tocs”, psychologiser des positions politiques est probalématique pour plusieurs raisons. À ce niveau ce sont des révélateurs de ses conceptions politiques: lesbianophobie/homophobie, masculinisme, racisme, nationalisme, etc. Tout y est. C’est vraiment questionnant de présenter les choses de cette façon, en parlant de “minorités de droite” en plus.
On peut pas non plus laisser passer un article qui promeut contre-attaque, qu’on ne publie plus ici après trop de signalements de VSS de la part de membres importants. cf notamment https://nantes.indymedia.org/posts/82342/texte-a-faire-tourner-nantes-revoltee-contre-attaque/#comment-82155
On ne comprend pas non plus “de figures anarchistes locales et orientées à gauche”. Ça laisse penser qu’il y aurait des anarchistes de droite. Mélanger les deux ne peut qu’être de l’extrême droite.