Le copyright est une autre façon de censurer sans avoir à en donner les véritables raisons. Comment pourrait-on prendre ce prétexte en plein génocide ? Un immense ghetto est méthodiquement réduit en cendres, les populations sont privées de carburant, d’électricité, de médicaments, obligées de boire de l’eau salée, les hôpitaux qui n’ont pas été détruits doivent opérer sans anesthésie, éclairés par des portables, à même le sol. Et on ose nous parler de copyright pour ne pas parler de génocide ? Jusqu’où ira-t-on ? Indy Nantes aurait-il empêché la diffusion du « J’Accuse » de Zola à cause du copyright du journal « L’Aurore » ? Il y a des moments où des médias qui se disent libres doivent choisir entre la simple humanité et la bureaucratie appliquée à la lettre.

En plus quand il s’agit d’un appel destiné à être diffusé :

Frappes sur Gaza : «Vous n’aurez pas le silence des juifs de France»

Un collectif de 85 personnalités juives dénonce l’opération militaire en cours à Gaza et l’instrumentalisation de l’émotion légitime suscitée par les attaques du 7 octobre.

L’ONU annonce un possible nettoyage ethnique dans la bande Gaza. En tant que juifs et juives, nous sommes horrifié·es par les violations du droit international que l’Etat d’Israël mène à Gaza en toute impunité et nous refusons que ce massacre ait lieu en notre nom.

Nous comprenons et partageons la douleur et la peur ressenties par de nombreux·ses juif·ves de France suite aux crimes de guerre du Hamas. La majorité d’entre nous a de la famille en Israël, et nous souhaitons exprimer toute notre compassion aux familles des victimes des massacres du 7 octobre.

Mais cette douleur ne saurait justifier un nettoyage ethnique à Gaza. La poursuite de la guerre et de l’occupation n’amènera ni la paix, ni le retour des otages.

 

 

Gaza subit une crise humanitaire sans précédent. Suite aux attaques du 7 octobre, faisant 1 400 morts israéliens et au moins 4 600 blessés, Israël a imposé un siège total de la bande de Gaza, une forme de punition collective contraire au droit international. 200 Israélien·nes demeurent pris·es en otage à Gaza, et leur sort importe moins au gouvernement israélien que l’écrasement des Palestinien·nes.

Deux millions de Gazaouis se trouvent privé·es d’eau, de nourriture, et d’électricité. Des organisations de défense des droits humains ont documenté l’utilisation de phosphore blanc. Des hôpitaux, mais aussi des lieux de culte où se réfugient des Gazaouis, ont été bombardés.

Un cessez-le-feu immédiat

A l’heure où nous écrivons, au moins 8 000 Palestinien·nes y ont été tué·es, dont près de 3 000 enfants. La répression à l’égard des Palestinien·nes en Cisjordanie s’est également intensifiée ces deux dernières semaines, avec plus de 100 personnes tué·es par des colons ou l’armée israélienne. Plus de 13 000 Gazaouis ont été blessé·es par les frappes aériennes israéliennes et plus d’un million de personnes déplacées.

Nous demandons un cessez-le-feu immédiat et la fin de l’impunité israélienne. Il est urgent d’amener le gouvernement israélien à cesser sa campagne de bombardements et de l’empêcher d’entamer une offensive terrestre qui risquerait de déclencher un embrasement régional.

 

Cette violence punitive et ces crimes de guerre ont été annoncés par les officiels du gouvernement israélien par le biais de déclarations déshumanisantes et sont soutenus par nos dirigeant·es en France. Nous rejoignons nos frères et sœurs juif·ves aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Israël et ailleurs, qui ont dénoncé le soutien inconditionnel de leurs gouvernements à l’offensive israélienne contre Gaza, et nous rappelons que l’expression de la solidarité avec le peuple palestinien en tant que peuple opprimé est un droit et une liberté politique.

En affirmant de manière inconditionnelle le droit d’Israël à se défendre, et en votant contre une résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu, le gouvernement français se fait complice d’un nettoyage ethnique à Gaza.

Nous réclamons :

  • L’arrêt immédiat des bombardements israéliens et le retrait des forces armées israéliennes de Gaza
  • La levée du blocus et du siège de Gaza
  • Des négociations pour la libération des otages et des prisonniers politiques
  • Des sanctions internationales contre l’Etat israélien

Premiers signataires : Michaël Löwy, sociologue, Ariella Aïsha Azoulay, professeur de culture & médias modernes et littérature comparée, Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, Tal Madesta, journaliste et auteur, Yael Lerer, éditrice et traductrice, Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins sans frontières (MSF), Albert Levy, juriste, Simon Bitton, cinéaste, Tal Dor, sociologue CENS /LEGS, Gérard Haddad, psychanalyste et essayiste, Marie-José Mondzain, philosophe, Alice Pfeiffer, journaliste et autrice, Eyal Sivan, réalisateur

La liste complète des signataires est à retrouver ici.

Pierre Abécassis, ancien médecin, militant Ensemble! et UJFP

Simon Assoun, éducateur spécialisé, Tsedek et UJFP

Georges Auspitz, apiculteur, UJFP

Ariella Aïsha Azoulay, professeur de culture & médias modernes et littérature comparée

Ruben Badinter, comédien

Benjamin Bellity, militant Insoumis et Tsedek!, post-producteur

Maxime Benatouil, enseignant

Yotam Ben-David, cinéaste

Denis Bismuth, UJFP

Simone Bitton, cinéaste

Raphaël Bocobza, comédien

Reuben Bocobza, réalisateur

Manon Boltansky, militante NPA

Gabriel Boutan, étudiant

Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins sans frontières (MSF)

Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue

Raphaël Cahen, doctorant en philosophie (ERRAPHIS-Université Toulouse 2)

Rinah Charlène Delacour, militante aux Jeunes insoumis•es

Jean-Claude Cheriki , syndicaliste

Julia Cyroulnik

Laura Cyroulnik, éducatrice spécialisée

Philippe Cyroulnik, critique d’art

Tal Dor, sociologue, CENS/LEGS

Emmeline Fagot, enseignante, UJFP

Lea Gabay, professeur d’anglais

Hannah Gignoux, Doctorante

Raphaël Giromini, enseignant, SNES-FSU

Serge Grossvak, Mouvement Juif Autrement

Antoine Grégoire, Lignes de Crêtes

Jean-Guy Greilsamer, coordinateur de l’UJFP-Ile-de-France

Dr. Gérard Haddad, psychanalyste et essayiste

Arthur Harari, réalisateur

Nadav Joffe, paysagiste

Elsa Jonquet-Kornberg

Michèle Krum-Cyroulnik, directrice à la Protection judiciaire de la jeunesse

Ethel Krum-Zoete, kinésithérapeute

Daniel Lartichaux-Ullmann, professeur-documentaliste, syndicaliste FSU

Olivier Lek Lafferrière, professeur de philosophie, militant syndical, UJFP

Yael Lerer, éditrice et traductrice

Deborah Leter, doctorante, militante Tsedek!

Sam Leter, programmateur et distributeur de films

Albert Levy, juriste

Laurent Levy, militant Ensemble!

Daniel Lévyne, UJFP

Michael Löwy, sociologue

Tal Madesta, journaliste et auteur

Joëlle Marelli, autrice et traductrice

Simon Mauvieux, journaliste

Sophie Mendelsohn, psychanalyste

Jean-Claude Meyer, UJFP

Marie-José Mondzain, philosophe

Dominique Natanson, animateur du site “Mémoire juive et éducation”

Martin Noda, photographe

Perrine Olff-Rastegar, UJFP

Béatrice Orès, porte-parole UJFP

Michel Ouaknine, ingénieur, UJFP

Yaël Perlman, cinéaste

Alice Pfeiffer, journaliste et autrice

Valérie Pico, réalisatrice et monteuse

Frédérique Pressmann, réalisatrice

Milena Pressmann, enseignante

Michal Raz, sociologue

Evelyne Reberg, AFPS, UJFP

Balthazar Rojo Gauquelin, Lignes de Crêtes

Ruth Rosenthal, artiste

André Rosevègue, porte-parole UJFP Aquitaine

Olga Rozenblum, enseignante, auteure, militante

Jonathan Ruff-Zahn, médiateur socioculturel

Catherine Samary, NPA

Romain Sarfati, enseignant, militant antiraciste, Sud Éducation 93

Laura Savry-Cattan, artiste

Serge Sebban, militant associatif – droits de l’homme

Yoav Shemer-Kunz, politologue, université de Strasbourg

Michèle Sibony, UJFP

Bernard Sirkis, syndicaliste

Eyal Sivan, cinéaste

Marie-Madeleine Sanson

Julien Sobel, cinéaste

Liam Sobel, étudiant

Pierre Stambul, UJFP

Clémentine Teboulle

Aurélie-Anne Thos, militante NPA

Richard Wagman, militant UJFP

Benjamine Weill, autrice et intervenante sociale

https://ujfp.org/frappes-sur-gaza-vous-naurez-pas-le-silence-des-juifs-de-france/