Un des piliers du fonctionnement de l’AP c’est de construire des profils à partir des êtres humains qu’elle enferme, pour pouvoir les trier et les ranger plus facilement dans ses cases. Côté face de la médaille, c’est pour pouvoir mieux réinsérer (et tout d’abord savoir qui a le droit ou non à la réinsertion), côté pile, c’est pour facilité la gestion de la détention et son système de baton et de carotte. Depuis 2015 un troisième objectif est affiché, c’est d’être un auxiliaire de police dans la lutte contre le terrorisme. A ce moment là est créé un organe de renseignement qui relève du ministère de la justice et qui sévit dans les prisons. Le renseignement pénitentiaire, on le verra, ne concerne en réalité pas que le terrorisme et est large dans son spectre de surveillance.

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