blog ::::----------:::R. Diallo et l'antiracisme politique : : défense des droits ou commerce communautaire

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R. Diallo et l'antiracisme politique : défense des droits ou commerce communautaire ?

 

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Les discours compréhensifs vis-à-vis des «racisés», rassurants, provocateurs, donnent de la fierté aux «concernés», tout en cherchant l'adhésion des «non concernés» au moyen d'une culpabilité pour leur «white privilege». Ces deux postures, uniquement basées sur le caractère racial ou religieux, ne varient pas et ne prennent pas en compte les chiffres, les résultats de travaux du défenseur des droits ou de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, sauf la petite partie de ces résultats qui serait utile au discours victimaire : ainsi l'arrêt de la CEDH écartant tout racisme dans l'interdiction du voile intégral est ignoré, en revanche celui interpellant la France sur la situation administrative et la qualité de l'accueil des migrants est extrapolé pour témoigner du racisme d'Etat, en essayant d'induire une confusion qui laisse à penser qu'il existerait des violences policières généralisées contre les migrants et les citoyens français. Des faits généralisés qui parviendraient cependant à passer au travers de la modernité de l'ère des smartphones et des vidéos diffusables à grande échelle en un clic.

Dans le rapport du défenseur des droits sur les discriminations dans les contrôles policiers, le fait que les hommes soient plus susceptibles d'être contrôlés que les femmes, que les jeunes le soient plus que les vieux indifféremment d'un prisme racial, seront écartés pour créer l'impression générale que la France est coupable de discriminations raciales pour lesquelles elle a été rappelée à l'ordre par le défenseur des droits et condamnée par la CEDH.

Si les analyses d'ensemble sont mises de côté par les argumentaires centrés sur les éléments victimaires, la définition de tout rapport humain par un contexte de domination raciale préétablie ne prend pas non plus en compte les situations individuelles : un “racisé” est toujours opprimé, et les blancs sont toujours les “bénéficiaires du racisme” comme l'indiquait sans nuance et dangereusement Rokhaya Diallo face à Sonia Mabrouk sur le plateau de CNEWS. La responsabilité du racisme devient donc non plus individuelle pour l'auteur de l'acte ou de l'insulte raciste, mais collective, tous coupables d'une part, tous victimes d'autre part. Ce racisme global, systémique, d'Etat, institutionnel ou indirect qui serait le fait tant d'individus que d'organismes publics ou privés, permet dans un grand mélange de tout et n'importe quoi de ne jamais apporter de preuves et de considérer que les discriminations ne pourraient pas concerner des personnes “non racisées”.

Avec la même approche, le refus de la plainte pour agression d'un SDF à quatre reprises par le commissariat de Pau au mois de février dernier, peut-il être considéré comme du racisme, du mépris de classe, du manque de professionnalisme ? Faut-il d'abord répondre à la question de la race à laquelle ce SDF appartient pour conclure sans plus d'investigation ?

 

 

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Ainsi, si les livres, les articles et les interviews de Rokhaya Diallo, et même ses allocutions aux Nations Unies, sont truffés de raccourcis et d'approximations, c'est pour continuer à alimenter cette argumentation victimaire qui regarde par le plus petit bout de lorgnette possible pour éviter toute prise en compte de faits contradictoires. Et c'est grâce à l'entertainment, à une présence sympathique et souriante dans les médias, à une communication via les réseaux sociaux très bien ficelée, que Rokhaya Diallo parvient à éviter les remises en cause.

Communicante avant tout, elle a une réactivité sans faille sur Twitter où elle remercie toujours ses soutiens, personnalités ou citoyens lambda, petits ou grands comptes en nombre de followers. Ce travail de communication prend beaucoup de temps, néanmoins la proximité est très utile pour s'adjuger leur suivi dans la durée.

Etant présente partout pour s'exprimer, c'est qu'elle dit vrai, une validation par la notoriété que ses apparitions à l'étranger amplifient notamment à l'initiative du Département d'Etat américain, qui l'a repérée dès 2010.

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