http://info-antiraciste.blogspot.ch: Kemi Seba: retour sur la scène française d'un impo

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Lieux: france

Kemi Seba: retour sur la scène française d'un imposteur néo-nazi. Faut-il encore présenter Kemi Seba ?
Oui sans doute puisque certains médias n'ont pas jugé utile de le faire ces derniers jours, en évoquant son " action" contre le franc CFA qui lui a valu quelques jours d'emprisonnement, avant une relaxe. Dans le journal 20 minutes, par exemple,  Kemi Seba est ainsi décrit comme un "polémiste français" dans une courte dépêche qui ne dit absolument rien de la nature des "polémiques" en question. 
Le Monde a choisi une démarche un peu plus "équilibrée": publier le 22 août une très juste tribune pointant l'imposture  représentée par Seba et son courant et la manière dont il instrumentalise et récupère la lutte contre le franc CFA . Mais quelques jours plus tard, une seconde tribune est publiée , qui prend la défense de Seba et le présente en résumé comme un "symbole" de la jeunesse africaine.
Dans le même temps , sur les réseaux sociaux français, certains groupes se présentant comme "anti-racistes" reprennent la vieille rengaine développée dans les années 2000 : il faut soutenir Kemi Seba, ne pas se préoccuper de ce qu'il est et de ce qu'il fait réellement, puisqu'il incarnerait la résistance au néo-colonialisme, et que toute contestation de ses idées serait une soumission à l'ordre blanc et néo-colonial. 
Mais qui est Kemi Seba ? La réponse est simple, puisque lui-même l'a toujours revendiqué sans fards. Kemi Seba, contrairement à Dieudonné, n'a jamais cherché à ergoter sur ses opinions politiques: là où Dieudonné a cherché pendant des années à se présenter comme "antisioniste" et à nier les accusations d'antisémitisme, Kemi Seba inaugure sa carrière de néo-nazi médiatique en organisant un pogrom symbolique rue des Rosiers, qu'il présente d'emblée comme une chasse aux "sionistes", dans le contexte de l'assassinat antisémite d'Ilan Halimi par  Youssouf Fofana et ses complices.
D'emblée, chez lui, la soupe clinquante qu'il présente comme du "pan africanisme" ne présente guère d'importance: lui même lui en accorde si peu, qu'il passera du "kémitisme" dénonciateur des "blancs" et des "arabes" assorti de références à la gloire de l'ancienne Egypte à une conversion à l'islam et à un changement de nom, avant de revenir en arrière.

Le seul point dont il ne déviera jamais est l'alliance avec l'extrême-droite européenne: dès ses débuts,  il se mettra ainsi en scène avec des groupes néo-nazis , vantant les suprémacistes blancs comme les seuls alliés possibles, affirmant qu'après tout Hitler était mieux que Napoléon et que le nazisme eut l'avantage de "donner du travail aux Noirs enrôlés dans les armées pour le combattre".

Lorsqu'il créera le MDI ("mouvement des damnés de l'impérialisme"), il le fera avec des négationnistes assumés comme Serge Thion ou Ginette Skandrani. C'est aussi au sein de cette officine qu'un certain "Siddiq Seth" s'y affirmera comme l'animateur de la branche "pan-arabe". On le retrouvera quelques années plus tard , après un passage comme garde du corps aux côtés de Dieudonné, comme nervi de choc des milices pro-Assad en Europe notamment lors d'une attaque à Genève contre des opposants syriens.

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