du-cote-de-chez-elysia-chlorotica: Sociobiologie racialiste : des spéculations ad hoc

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La sociobiologie racialiste ou l’art des spéculations ad hoc

 

Si certains racialistes continuèrent à s’attacher à cette conception fallacieuse longtemps après la Seconde Guerre Mondiale, celle-ci tomba donc en désuétude y compris en raison des avancées en génétique. Cependant la pensée racialiste ne mourut pas pour autant, elle ne cessa de ressurgir périodiquement, notamment au travers de justificatifs scientifiquement spécieux tels que les tests de QI. Cependant il manquait au racialisme un moyen d’être cohérent au regard d’une histoire humaine ne collant pas avec ses narrations et ses classifications antérieures. Car l’objection de Franz Boas n’a depuis cessé d’être pertinente ! Le racialisme devait donc trouvé de nouvelles explications ad hoc pour demeurer crédible et mieux encore pour s’affubler d’une réelle crédibilité scientifique. Sans surprise ce fut la sociobiologie qui devint le nouveau vecteur du racisme « scientifique ».

Ce qu’on appelle « sociobiologie » n’est pas en soi raciste et mieux encore elle comprend des théories ou approches tout ce qu’il y a de plus scientifiques à mettre en lien avec l’anthropologie en générale. Hélas la sociobiologie fut également victime des fameuses « just-so-stories » et autres raccourcis ultra-adaptationnistes ayant vite fait de la décrédibiliser. C’est d’ailleurs dans le cadre de cette dérive de la sociobiologie que s’inscrit le renouveau du racialisme contemporain. Et qui dit renouveau, dit changement de nom ! Après s’être fait appelé un temps, « race realism », les tenant de la pensée raciale répondent aujourd’hui au doux nom de « HBD » acronyme de « Human Biological Diversity ».

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Conclusion :

La conclusion est simple, si l’on prend un minimum de recul on s’aperçoit que cette nouvelle évolution du racialisme est véritablement du foutage de gueule. Les approches sociobiologiques proposées consistent à faire coller des scénariis hypothétique ad hoc pour coller aux faits observés (différence de développement économiques et technologiques) pour ensuite affirmer que ces faits collent avec les scénariis hypothétiques précédemment proposée et confirment ainsi la théorie sociobiologiste de départ. Si ce n’est pas un raisonnement circulaire cela y ressemble beaucoup !

Certes les avocats de cette sociobiologie particulière couvrent leur arrières en reconnaissant par exemple que dans certains cas la culture et l’évolution sociale à elles seules peuvent suffire à expliquer des différences que leurs interprétations sociobiologistes expliqueraient dans d’autres cas. Mais alors comment distinguent-ils les hypothétiques facteurs génétiques qu’ils soutiennent, des facteurs purement culturels et sociaux, alors qu’ils n’ont aucune démonstration génétique solide à l’appui ? Bref tout ça pour dire que si le livre de Nicholas Wade et les autres publications du mouvement « HBD » connaissent tant de succès ou tout du moins font tant parler d’eux ce n’est certainement pas en raison de leur valeur scientifique mais bel et bien de leur portée idéologique et politique.

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