http://www.magazine-litteraire.com ::::: Chantage à l'islamophobie comme inquisition

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Lieux: algérie france

En Algérie, son pays, cette Algérie qu'il aime tant et à laquelle il a tout sacrifié, Daoud est condamné à mort par les islamistes. Il n'a pas courbé l'échine, refusant de s'exiler. Un modèle de probité, de courage, de talent.

Le désormais fameux chantage à l'islamophobie, la manière de faire taire tous ceux qui n'entendent rien céder aux islamo-fascistes. « [Il] fait des islamistes les promoteurs de cette logique de mort. » Serait-ce infondé ? « C'est bien un projet disciplinaire, aux visées à la fois culturelles et psychologiques, qui se dessine.Des valeurs doivent être "imposées" à cette masse malade, à commencer par le respect des femmes. » Le voici le projet qui mérite d'être ainsi criminalisé : le respect des femmes...

Les « chercheurs » islamo-gauchistes ne sont pas seulement dangereux ; l'obscénité ne les rebute pas. Cette obscénité a bouleversé Kamel Daoud. Les tueurs islamistes ne lui ont jamais fait peur ; les Pol Pot de la (fausse) réflexion, eux, parviennent encore à le blesser puisqu'il a annoncé « abandonner » le journalisme pour ne plus se consacrer qu'à la littérature. « Que des universitaires pétitionnent contre moi, je trouve cela immoral. Parce qu'ils ne vivent pas ma chair ni ma terre, et que je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me prononcent coupable d'islamophobie depuis des capitales occidentales et leurs terrasses de café où règnent le confort et la sécurité. [...] Je pense que cela reste immoral de m'offrir en pâture à la haine locale sous le verdict d'islamophobie qui sert aussi d'inquisition. »

 

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