http://www.ouest-france.fr: Angers. Les policiers piégés par leurs accusations

Mot-clefs: Répression police bac
Lieux: Angers

Ils dénonçaient les violences, en décembre, de deux jeunes en gare d’Angers. La vidéosurveillance a montré, au tribunal mercredi, qu’ils ont porté les premiers coups.
L’arroseur arrosé. Deux policiers de la brigade anticriminalité (Bac) de Paris déclaraient avoir été frappés par deux jeunes. Mais des images de la vidéosurveillance ont montré le contraire, hier, au palais de justice d’Angers.

« Un poing armé » invisible
Le 17 décembre dernier, les fonctionnaires vont prendre le train en gare d’Angers. Un des policiers est harcelé par un groupe de jeunes qui errent à la gare. Il est suivi jusqu’au quai. C’est à cet endroit que la situation dégénère. « Ils étaient déterminés, encapuchés. Quand je me retourne, je vois un poing armé », assure un des agents.

Pas de coup des jeunes sur la vidéo
Les images ne montrent pas de poing armé, mais une balayette du second policier puis des claques au prévenu. Sous tous les angles, impossible de détecter un geste violent des deux jeunes de 18 ans. « Il n’y a aucun doute sur les provocations ou les insultes inacceptables, observe la procureur, Alexandra Verron. Mais on ne voit à aucun moment un jeune porter des coups. »

« Choses erronées », « erreur judiciaire » évitée
En défense, Me Noémie Ernoult s’inquiète « que des policiers puissent mettre des choses erronées sur procès-verbal » qui ont « failli nous conduire à une erreur judiciaire », estime Me Gérard Berahya-Lazarus. Délibéré le 20 avril.

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