grenoble indymedia org : sur l’alcool et la clope

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                     Quelques réflexions & interrogations sur l’alcool et la clope dans les « milieux libertaires » grenoblois

 

Il est minuit trente-quatre, je viens de rentrer chez moi après avoir été à un repas-concert à la BAF. Les réflexions que je souhaite partager dans ce texte ne datent pas de ce soir, mais sont des réflexions que j’ai depuis bien années, n’ayant jamais été un buveur d’alcool, ni un fumeur de quoi que ce soit, et pratiquant depuis pas mal de temps le véganisme.

Si je couche ces réflexions sur le papier ce soir, c’est que j’ai eu des discussions, durant la soirée, sur la consommation d’alcool et de tabac, puis sur le fait de cuisiner vegan dans les lieux marqués/identifiés/revendiqués... comme « libertaires ». Enfin, l’autre raison qui me pousse en cette heure très matinale à me lancer dans la rédaction de ces lignes, est le fait que la BAF était encore irrespirable ce soir, et que je rentre chez moi empuanti par la clope.

Au préalable, je tiens à dire que je ne souhaite inscrire ma pensée, du moins pour ce texte, dans aucune tendance libertaire en particulier, mais la faire partir uniquement de mon individualité.

Je m’interroge à plusieurs niveaux, et pour articuler mes réflexions et interrogations, j’évoquerai dans un premier temps plusieurs pratiques/positions politiques qui sont à l’œuvre dans les milieux libertaires grenoblois et les lieux concernés (c’est-à-dire, s’il faut les nommer : le 102, le Local autogéré, la BAF, Antigone, le 38 et les squats organisant des activités publiques : principalement, à ma connaissance, le Roxy Cooper et le Parpaing Paillette).

Déjà le fait, par exemple, qu’il paraît « normal » ou « logique », souhaitable ou préférable, ou disons simplement qu’il est admis (c’est le cas la plupart du temps et dans la plupart de ces lieux) que les repas soient vegan ; ou alors que le prix libre soit pratiqué.

Puis, évidemment, le fait qu’il est inconcevable que des comportements discriminants, oppressants, etc., soient tolérés dans ces lieux ; tout comme il est évident que les idées politiques « de base » du mouvement libertaire (encore une fois pour faire simple et ne pas alourdir le texte ; non pas que je nie les diverses tendances, etc.), à savoir l’anti-capitalisme, l’anti-autoritarisme, l’anti-sexisme – et bien d’autres anti-...isme qu’il te siéra de faire apparaître dans ce texte – sont défendus plus ou moins fortement dans les lieux grenoblois cités plus haut.

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