grenoble indymedia : Anarchistes, séparons-nous de la gauche

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Lieux: grenoble

Anarchistes, séparons-nous une bonne fois pour toutes de la gauche.


La gauche est malade, et la gauche grenobloise n'en est pas exempte. Cette maladie, elle ne l'a pas attrapée au cours de son histoire. Il s'agit d'une maladie innée, et il s'agit de la même maladie que la droite : la soif de pouvoir.

La gauche, toute la gauche, souhaite prendre le pouvoir. Et pour ça, toutes les actions qu'elle peut entreprendre se cantonnent aux méthodes autoritaires (ou du moins autoritaristes) et se heurtent immanquablement à un plafond invisible qu'elle s'est elle-même construite : la démocratie.

La démocratie, depuis l'antique Athènes jusqu'à ladite révolution française a toujours été l'apanage des bourgeois, et elle a toujours exclu les opprimés et les révoltés.

Partant de ce constat, il n'est pas étonnant que les dernières manifestations et les derniers rassemblements organisés par la gauche grenobloise se soient soldés par un affligeant immobilisme. La réunion ayant eu lieu le Mardi 22 Décembre ne fait que confirmer ce constat. Qu'a-t-il finalement été décidé en guise de lutte contre l'état d'urgence ? Une manifestation festive, familiale. On a vu le même genre de mobilisation contre la COP21. On a vu le même genre de mobilisation aussi par le passé contre les différents projets écocides et contre les différents sommets. Chaque fois, la gauche organise des manifestations pacifiées, festives, familiales, des marches blanches etc... Chaque fois, lorsque la mobilisation s'est passée sans ébranler qui ou quoi que ce soit, elle se félicite que « ça s'est bien passé ». Chaque fois, elle mise sur le nombre, la masse, espérant qu'un grand nombre de gens dans les rues fera plier le gouvernement, parce que finalement c'est là son seul horizon (du moins celui qu'elle se donne officiellement) : en appeler à l'autorité. Dans les faits, la gauche, lorsqu'elle se mobilise, accumule défaite sur défaite et s'en félicite à chaque fois « ça s'est bien passé ».

Lorsque par malheur, l'une de ses mobilisations est débordée par des anarchistes qui ont décidés de se battre concrètement, il s'agit, pour les organisations, de se dissocier au plus vite, de ramper devant le gouvernement (puisqu'elle souhaite le rejoindre ou le remplacer), de condamner les actes. Du côté des militants gauchistes, on peut observer plusieurs comportements (qui ne s'excluent pas nécessairement) : Certains pensent que ces actes sont commis par des flics infiltrés, ne voulant pas comprendre qu'au sein d'une manif, des gens peuvent avoir compris qu'une mobilisation pacifiée n'a jamais eu d'effet positif. D'autres en appellent carrément à dénoncer à leurs autorités (qui, sur le moment, peuvent être le service d'ordre) et à collaborer avec leur justice bourgeoise. D'autres encore condamnent, de la même manière que leurs organisations, pensant sans doute que celles-ci détiennent une vérité qui ne peut être dépassée

 

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