ouest-torche: Provocation de la Préfecture

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Lieux: Nantes

Depuis 68, la tradition à Nantes est de ne jamais déposer les manifestations en préfecture.

Bien que les opposantEs à l'aéroport disent depuis des semaines que cette manifestation sera large, populaire, festive et inter-générationnelle, le prefet comme à son habitude agite le drapeaux de la menace de "groupes violents" (sans doute les 1500 policiers armés jusqu'aux dents et autres canons à eaux).

La veille de la manifestation contre l'aéroport, celui-ci signe un arrêté interdisant les rassemblement dans un certain nombre de rues du centre-ville.

Cette liste de rue rend de fait quasi impossible pour la manifestation de circuler, à moins de contourner très largement le centre, devenant ainsi invisible.

"Ces mesures ne mettent en cause, ni le point de départ de la manifestation, ni son point d’arrivée et les animations festives qui y sont prévues".

On se demande juste comment avec autant de rues interdites il sera possible d'atteindre l'arrivée...

Malgrès les déclarations cyniques prétendant "garantir l’exercice du droit de manifester", il s'agit clairement d'une remise en cause de ce droit. C'est un peu comme dire que la liberté de parole est un droit, tant qu'elle est pratiquée loin de toutes oreilles...

Quand à la gestion de "la sécurité de la manifestation", ce n'est certainement pas aux promoteurs du projet de l'assurer. Il est en tout cas clair que le prêfet souhaite surtout avant tout assurer la sécurité des revenus des commerçants du centre-ville, plus que l'expression populaire.

Bientôt le prêfet decidera également du drapeaux que l'on devra porter? Ce n'est donc pas la population qui décide de ses moyens de protester, mais bien la police. C'est l'Etat de droit privé.

Rien de tel pour provoquer la colère des manifestantEs, n'est-il pas?

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