Depuis des mois, le gouvernement prépare une réforme des retraites qui constitue une nouvelle attaque en règle contre les travailleurs et travailleuses. Nous savons que ce projet de système par point individualise nos retraites, remettant en cause ce qui a été gagné par la lutte en 1945, et prépare le terrain à un système par capitalisation.
Calcul des pensions sur toute la carrière, casser les mécanismes de réversion dont bénéficient les femmes, baisser les pensions, mettre fin aux régimes spéciaux, mais aussi à la prise en compte de la pénibilité de certains métiers. Régimes spéciaux, public ou privé.. nous serons toutes et tous perdant-e-s.

Il reste que le projet, comme son calendrier, est maintenu dans le flou par le gouvernement. Craint-il une cristallisation des colères, nombreuses dans le pays, autour de ce sujet ? Bien sûr. Et il a raison d’avoir peur. En septembre, la dernière grève à la RATP contre la réforme des retraites, très largement suivie, ainsi que les différents secteurs qui annoncent se mettre en grève, le mettent en difficulté.

Mais le gouvernement a encore espoir que nous nous fassions à l’avenir ubérisé, aux conditions de travail toujours dégradées, à la confiance en l’économie des start-up. Que nous, étudiant.es, nous résignons à monter sur nos vélos sans protections sociales, que nous, gilet jaunes, retournions travailler sans nous poser plus de questions, que nous, travailleurs et travailleuses, acceptions de travailler toujours plus avec toujours moins de garanties pour nos droits, notre retraite, notre logement..

Alors que la grève reconductible du 5 décembre se dessine comme le possible départ d’un mouvement social d’ampleur, nous voulons revenir sur les résistances collectives sur nos lieux de travail. Nous vous invitons à discuter des moyens nous réapproprier le pouvoir de décision sur notre production, et comment nous pouvons l’organiser et la gérer nous même. Ainsi, on vous propose de se retrouver le vendredi 13 décembre à 19h30 au Bar le Panama (métro Clémenceau) pour un apéro-débat organisé par l’Union communiste libertaire Rennes !