[Nantes] Mobilisation pour les installations paysannes de la zad et la défense du bocage

Publié par le groupe: Groupzad NDDL

Mot-clefs: aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

le mardi 17 septembre 2019 à 12:30

devant la DDTM (10 boulevard Gaston Serpette)

 Cet automne, la bataille climatique se joue

aussi à la lisière de la métropole !

 

Appel à mobilisations pour les installations paysannes

de la zad et la défense du bocage

 

17 septembre - 12h30 - NANTES

devant la DDTM (10 boulevard Gaston Serpette)

A l'occasion de la CDOA (Commission d’Orientation et d’Attribution des terres) qui jugera de la répartition des terres "non historiques" de la zad

 

26 octobre - ZAD - NDDL

 

Avec la victoire contre le projet d’aéroport nous avons sauvé les terres de la ZAD du bétonnage annoncé. Mais cet automne un nouvelle phase s’engage dans la lutte pour que ces terres aillent à de nouvelles installations paysannes plutôt qu’à l’agrandissement d’exploitations agricoles des environs.

Cette bataille entre en résonance directe avec celles qui ont remué les villes ce printemps et vont continuer à le faire dès septembre. A l’heure où la jeunesse, entre autre, s’insurge mondialement contre les responsables du changement climatique, ce dont il est question de nouveau à Notre Dame des Landes c’est du combat entre deux rapports au monde. Au cœur de la canicule, les dernières grandes études officielles sur l’accélération de la crise climatique ont rappelé une fois encore le rôle clé de la dégradation continue des sols, boisements et haies par l’agricole « conventionnel le». Trêve de rapports aussi édifiants qu’inopéran ts, il faut maintenant agir partout autour de chez nous. A l’opposé du modèle agro-industriel et de ses déserts ruraux, ce que nous devons défendre une fois encore cet automne c’est la possibilité d’un bocage vivant et habité ! A quelques kilomètres de la métropole nantaise, la zad est un espace à partir duquel prendre au sérieux la question de l’avenir de la biodiversité, œuvrer au nécessaire changement radical de formes de production toxiques vers une agriculture paysanne de proximité portée par une nouvelle génération, et construire une manière d’habiter la terre en commun à même d’en prendre enfin soin.

Le mouvement pour un avenir commun dans le bocage a déjà réussi, grâce à une dynamique d’installations paysannes, à se positionner sur 310 hectares de terres. Une partie est d’ores et déjà signé en baux, une autre devrait l’être dès l’obtention des dernières autorisations d’exploiter. Mais la situation est très loin d’être stabilisée pour les projets d’installations issus de la lutte !

C’est pourquoi nous nous sommes positionnés sur de nouvelles terres à l’automne. L’enjeu est de continuer de faire grandir un espace d’expérimentations sociales et agro-écologiques aux portes de Nantes plutôt que de laisser tranquillement les exploitants cumulards se partager entre eux ce qu’ils considèrent comme un gâteau et que nous nous obstinons à considérer comme un bien commun.

En l’état actuel de la situation, seule une mobilisation large nous permettra d’asseoir définitivement les installations issues du mouvement. La question de l’usage et du devenir de la terre ne peut être laissée entre les seules mains d’une profession agricole dominée par la FNSEA et le lobby agro-alimentaire. Pour leur faire face, nos camarades paysan.ne.s acteurs.trices d’un changement de modèle agricole ont besoin d’appuis.

Le 17 septembre prochain, la CDOA (Commission d’Orientation et d’Attribution des terres) se réunit à la DDTM. C’est cette commission qui attribue les terres agricoles dans le département. C’est elle qui achèvera de déterminer la répartition définitive de 220 hectares de terres non historiques sur la ZAD. C’est elle qui tranchera les cas de concurrence entre nos petites installations paysannes respectueuses du bocage et de grosses fermes qui se sont largement agrandies. Les critères administratifs sont, dans ce cas de figure, officiellement censés donner raison aux nouvelles installations. Mais il est fort possible que certaines instances œuvrent à ce qu’il en soit autrement. Nous refusons donc de l es laisser décider seuls.

Nous exigeons :

- l’attribution immédiate d’autorisations d’exploiter à l’ensemble des installations issues du mouvement.

- la signature rapide par les propriétaires (Etat et Conseil Départemental) de baux de fermage à clauses environnementales aux jeunes installés dès l’obtention des autorisations d’exploiter.

C’est pourquoi, nous appelons à une mobilisation le 17 septembre prochain devant la DDTM de Loire Atlantique, 10 boulevard Gaston Serpette. A l’heure où les pouvoirs publics refusent obstinément de trancher en faveur des installations paysannes, comme ils refusent de prendre les décisions indispensables à la possibilité même d’un avenir sur cette planète, il est plus que jamais crucial de faire monter la pression, de toutes parts. Dans cette optique, nous appelons d’ores et déjà à une manifestation ultérieure le 26 octobre prochain sur les terres de la ZAD. Si l’administration n’a pas réagi d’ici là, nous mènerons sur le terrain les actions qui s’imposent.

NDDL Poursuivre Ensemble - Des habitant.e.s et paysan.ne.s de la zad - Coordination des organismes soutenant les projets de la zad – Naturalistes en lutte

Commentaires

> la main a la poche

un p'tit publi reportage avant d'enfiler vos bottes ?

https://open.tube/videos/watch/1fc10f05-14c0-40be-a23f-0d5c8ab4c602

allez les gars combien on vous payent ?

> lol

"œuvrer au nécessaire changement radical" en attendant les "autorisations d'exploiter"...
no comment !

> Retour sur le rassemblement

Retour sur le rassemblement pour les installations paysannes

sur la zad et sur les réponses données par l’administration

---

Appel à une nouvelle mobilisation le 26 octobre

Nous étions plus de deux cents personnes réunies ce mardi 17 septembre devant la préfecture à l’appel de COPAIN 44 (Confédération paysanne, GAB 44, Civam, GAB 44, Manger bio, Accueil paysan, Terroir 44), de l’association Poursuivre ensemble, des Naturalistes en lutte, et des habitant.e.s de la ZAD. Une manifestation conviviale autour d’un banquet et d’une demi-douzaine de tracteurs, marqué par une prise de parole de la jeunesse en lutte pour le climat qui invitait à être rejoint pour les grèves et manifestations de vendredi et samedi..

Rappelons d’abord l’enjeu de ce rassemblement pour le mouvement : que les terres préservées du bétonnage par la lutte n’aillent pas à l’agrandissement des exploitations existantes mais à de nouvelles installations porteuse d’une agriculture bio, locale, collective et respectueuse du bocage.

Nous portons deux revendications simples :

- l’attribution des autorisations d’exploiter à l’ensemble des installations issues du mouvement qui en faisaient la demande aujourd’hui.

- la signature immédiate et systématique de baux par le Conseil départemental et l’État sur l’ensemble des terres nécessaires aux installations issues du mouvement.

La CDOA se réunissait aujourd’hui pour statuer sur les autorisations d’exploiter, préliminaire à la signature de baux La commission a pris la décision suivante :

- l’attribution des autorisations d’exploiter à deux installations sur 64 hectares de terres agricoles.

- l’ajournement de l’examen des demandes d’installations pour deux projets qui représentent 31 ha dont une dizaine se situe hors ZAD.

Cet ajournement est une violation du Schéma Directeur des Exploitations Agricole qui définit les règles de priorité en matière d’attribution des terres. En reportant sa décision, l’administration fait le choix de privilégier le clientélisme, les accords sous le manteau et les palabres de couloirs à l’application des critères simples sur lesquels elle prétend fonder ses choix

Ce report ne nous surprend pourtant pas dans la mesure où il est le prolongement des louvoiements des pouvoirs publics depuis l’abandon du projet au sujet de la redistribution et de l’usage des terres de la zad. Derrière les effets d’annonce et les discours de bonnes intentions, ceux-ci menacent toujours de se soumettre aux pressions de la FNSEA et de l’AMELAZA et refusent toujours de trancher dans divers dossiers en faveur des installations et de l’agriculture paysanne. Cela ne présage rien de bon pour la signature des baux !

Nous exigeons :

- l’attribution des demandes d’autorisation d’exploiter qui ont été ajournées.

- la signature immédiate et systématique de baux de fermage partout où les autorisations d’exploiter nous ont été attribuées.

Nous appelons à une manifestation pour la défense du bocage, des terres communes et des nouvelles installations, le 26 octobre prochain sur la ZAD. Si l’administration n’a pas signé de baux d’ici là, nous mènerons sur le terrain les actions qui s’imposent.

Ps : étrange coïncidence, au moment où se déroulait le rassemblement devant la préfecture, un incendie a été déclenché sur une parcelle du mouvement. Celle-ci était situé à côté d’un champs sur lequel la CDOA devait statuer aujourd’hui. 1ha de prairie comportant des bottes de foin fraîchement récoltées, ainsi qu’une haie et 2000M2 de forêt ont été réduit en fumée. Cette politique de la terre brûlée est une fois de plus révélatrice de l’attention qu’ont certains vis à vis du bocage.