[44] Grève Générale - Mobilisations pour une véritable justice sociale et fiscale

Mot-clefs: luttes salariales gilets_jaunes
Lieux: Ancenis Chateaubriant Nantes Saint-Nazaire

le mardi 5 février 2019 à 10:00

A Nantes

  • dès 4h00 du matin : blocage de zones économiques.
  • 11h00 : pique nique devant la Cité des Congrès.
    (en soutien aux agents des guichets et agences postales menacées de fermeture dont celle de Champ de Mars).
  • 13h00 : départ en manifestation de la Cité des congrès.

A Saint-Nazaire

  • 10h00 : rond-point rue Clément Ader / Bd des Apprentis.

A Châteaubriant

  • 11h00 : Mairie.

A Ancenis

  • 10h00 : Distribution de tracts à la gare puis appel à rejoindre la manifestation nantaise.
 

Appel CGT, FSU et Solidaires 44 à la gréve et à mobilisations le 5 février pour une véritable justice sociale et fiscale

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires de Loire Atlantique appellent les salarié.es du privé et du public, les retraité.es, les privé.es d’emploi, les jeunes à faire grève et à se mobiliser dans le cadre des différentes initiatives mises en place le mardi 5 février 2019.

Les mobilisations des Gilets Jaunes qui, depuis le mois de novembre, déstabilisent un gouvernement cramponné à ses réformes régressives, doivent s’élargir au monde du travail pour dénoncer également l’énorme responsabilité du patronat dans le faible niveau de vie de millions de français·es. Les gouvernements successifs, et singulièrement l’actuel, ont, par leurs politiques ultra-libérales, favorisé le capital au détriment des populations et de politiques publiques au service de l’intérêt général. Ils ont refusé d’écouter les demandes urgentes d’une autre répartition des richesses : pendant qu’une grande majorité des français ont du mal à boucler leur fin de mois, 57 milliards d’euros sont versés aux actionnaires des grandes entreprises et 5 % des Français les plus riches captent 40 % de la richesse nationale. Les colères qui ont pris les ronds points et les rues le disent : on ne peut plus, on ne veut plus rester spectateur/trice de ces violentes et insupportables injustices.

Nos organisations syndicales, qui depuis de nombreuses années combattent les réformes antisociales du gouvernement, ont entendu et reconnu la force du mouvement populaire porté par les gilets jaunes, et se réjouissent de la reprise de confiance dans l’action collective. Elles ont décidé en Loire Atlantique de travailler en lien avec eux, pour que les mobilisations

ne faiblissent pas et pour maintenir la pression vis-à-vis de ce gouvernement sur des revendications partagées de lutte contre les inégalités salariales, fiscales, de territoire et d’accès aux droits. Ce rapprochement s’est fait dans le respect de l’indépendance de chacun, et c’est aussi en toute indépendance que les Gilets Jaunes ont décidé de nous apporter leur soutien en appelant à la grève ce jour là.

Les mesurettes saupoudrées par ce gouvernement en réponse à la colère des citoyen.nes ne viennent pas répondre à l’urgence sociale. Elles sont poudre aux yeux, tout autant que le « grand débat » dont la forme des questions révèle la volonté de mystification pour mieux cautionner de futures réformes antisociales. Les questions posées sur la dépense et l’action publique en sont un exemple criant, qui orientent par leur forme la réponse vers la réduction et la suppression inéluctables de services publics.

Dans la continuité des mobilisations actuelles, les organisations syndicales CGT, FSU, et Solidaires de Loire Atlantique appellent à amplifier la lutte en la développant sur les lieux de production des richesses et de services. Elles appellent à 24 heures de grève pour exiger :

  • une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et pensions ainsi que des minimas sociaux ;
  • l’abandon de l’augmentation de la CSG pour tous les retraité-e-s et l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires
  • une réforme de la fiscalité par une plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages ; par le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), par une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
  • le développement de services publics partout sur le territoire, dotés de moyens suffisants en particulier en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;
  • le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.