[Nantes] Contre la répression en Turquie, solidarité internationale avec le peuple kurde!

Mot-clefs: Guerre Resistances libérations nationales
Lieux: Nantes

le lundi 7 novembre 2016 à 15:00

Manifestation à Nantes - 15H - Quai François Mitterrand

15025128_1142391415797030_2648663452269190348_o-medium

Depuis la tentative avortée de Putsch militaire en Turquie et la mise en place de l'état d'urgence, le gouvernement de droite dure – islamo-conservateur – d'Erdogan renforce considérablement son pouvoir sur la société. Arrestations par milliers de journalistes, d'opposants, d'intellectuels, assassinats politiques. Les premiers persécutés sont les militants révolutionnaires et les Kurdes, qui revendiquent leur autonomie et sont en première ligne face aux obscurantistes de Daesh en Syrie. Ces derniers jours, les élus du parti pro-kurde HDP ont été interpellés par le pouvoir.

En réaction, des mouvements de résistance ont lieu en Turquie et partout dans les monde. D'importantes manifestations de solidarité ont eu lieu en Allemagne. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris samedi 5 novembre. Le même jour, 800 personnes défilaient à Rennes. Ce week-end, les ambassades de Turquie étaient attaquées à Paris à coups de feux d'artifice, et à Nantes par des cocktails molotov.

Les Kurdes et Alévis de Nantes appelant aujourd'hui – lundi 7 novembre – à manifester à 15H quai François Mitterrand.

Voici leur appel :

"Coup d’État contre la représentation kurde en Turquie : 11 Députés arrêtés

L’État turc et son chef Erdogan multiplient les attaques visant à anéantir le peuple kurde et ses représentants 11 Députés du HDP (Parti démocratique des Peuples représentant majoritairement les Kurdes) ont été placés en garde à vue au cours de la nuit du 3 au 4 novembre. Par la suite, 7 députés, dont les coprésidents ont étaient incarcéré dans les différents prisons turc ; Parmi eux, figurent les Coprésidents du HDP, Selahttin Demirtas et Figen Yuksekdag, et les Députés Sirri Sureyya Onder, Nursel Aydogan, Ferhat Encu, Gulser Yildirim, Leyla Birlik, Ziya Pir, Abdullah Zeydan, Idris Baluken. Après cette atteinte sans précédent à la volonté du peuple kurde qui vient s'ajouter aux destructions de villes kurdes, au massacre de centaines de civils, à la destitution et l'arrestation de nombre de Maires et d'élus locaux, il est grandement temps de dire STOP à Erdogan et à l’État turc ! En prétextant l’état d’urgence, en vigueur a ce jour, le gouvernement poursuit son offensif de façon méthodique. Tour à tour, les écrivains, les journalistes, avocats, ont étaient incarcéré sans aucun procès équitable. Les chaînes d’opposition, suivi majoritairement par des Alevis, et des Kurdes ont étaient contraint d’interrompre leurs diffusions. Toute la communauté des alevis de l’ouest dénonce avec virulence ses acharnements de l’état turc, et exige la libération immédiate des députés Kurdes, et tous les opposants au régime fasciste. Nous appelons la communauté internationale, en particulier l'Union européenne, les Nations unies et les Etats un par un, à réagir face à Erdogan, face à son fascisme mis en œuvre au vu et su du monde entier, sans aucun égard pour les normes internationales. Nous appelons à ce que des mesures d'embargo soient prises à l'encontre de l'Etat turc. La seule façon d'arrêter Erdogan, c'est de prendre à son encontre des mesures de contrainte politiques, économiques, diplomatiques et surtout une réaction du monde ouvrier en colère face aux attaques sans cesse en vers les travailleurs. Le désarroi apparent au sein du gouvernement reflète les craintes que les manifestations de masse vont enflammer un mouvement plus large au sein de la classe ouvrière turque. Les manifestations contre les inégalités sociales, les attaques contre les emplois et le niveau de vie, ce qui pose une menace directe pour la survie à la fois du gouvernement de l’AKP et du capitalisme turc. Le fait d'envoyer à Erdogan et à son gouvernement des messages condamnant sa politique, sans prendre de mesure concrète, ne les fera pas reculer. Après cette dernière agression, nous, peuple kurde, et les Alevis déclarons entamer une manifestation continues et illimitée. C'est pourquoi, à compter de ce jour, vendredi 4 novembre, nous manifestons en masse à travers l’hexagone pour condamner la politique d’au pression généralisé du gouvernement turc. Nous appelons notre peuple ainsi que tous les progressistes et démocrates à se mobiliser pour protester contre le génocide politique mené par l'Etat turc et les gangs du « Sultan » Erdogan. Il est temps de dénoncer et de stopper les attaques mené contre notre volonté par cet Etat dont les mains sont trempées dans le sang. Il est temps de dénoncer ce crime contre l'humanité commis sous les yeux indifférents du monde et de l'Europe, ainsi que l'hypocrisie des États européens. L’opinion public découvre de jour, en jour, le vrai visage d’un état soit disons de droit, condamnons tous ensemble ce régime dictatorial, ainsi que leurs alliés qui ne prennent pas de position face à la barbarie."

- Nantes : le consulat Turc visé par sea cocktails molotov. http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/11/06/nantes-le-consulat-de-turquie-vise-par-des-cocktails-molotov_5026325_3214.html

Commentaires

>  les forces de l'ordre ne savent toujours pas comment réagir calmement

07/11/2016, 15h : manifestation Kurde, une cinquantaine de personnes se rassemblent sur le parking de la petite hollande au niveau de la passerelle pour pouvoir rejoindre le consulat turque.
Une 15 aine de CRS bloquent la passerelle, après des négociations infructueuses, le groupe décide de bloquer la route à côté. Impatiente, une personne bloquée en voiture décide de tenter un demi-tour raté, les tentions montent et une dispute éclate, les CRS décident d'intervenir afin de "protéger" le conducteur et finalement ils se retrouvent en position inconfortable face aux manifestants. La seule solution qu'ils connaissent, la violence, les matraques se lèvent et s'abattent au petit bonheur la chance :
au moins 4 personnes recevrons un coup, dont une au niveau du menton, seul un réflexe a évité la grosse blessure.
Après d'autres négociations, les CRS laissent passer 4 personnes pour qu'elles aillent déposer des pancartes au niveau du consulat.

les forces de l'ordre ne savent toujours pas comment réagir calmement, ni comment utiliser leurs armes légalement.

> Pourtant

Je peut t'assurer que l'utilisation de leur matraque était tout à fait légale. :)