On se rassemble cette après-midi à 16h pour discuter de la situation des familles , du campement solidaire et voir comment s’organiser pour la suite.

Hier, une deuxième famille s’est vue annoncer un hébergement d’urgence pour une semaine. Il s’agit du couple avec une fille de 6 ans et la femme enceinte de 7 mois. La famille a dormi à l’hôtel hier soir.
3 familles (5 adultes et 8 enfants) qui ont du quitter l’hôtel ce vendredi sont toujours laissées sans solutions d’hébergement .

Depuis vendredi soir, nous avons monté un campement solidaire avec les 4 familles dont l’hébergement d’urgence n’a pas été renouvelé ce vendredi par le SIAO44 en opposition au droit au logement et l’hébergement d’urgence pour toutes et tous.

La préfecture de Loire-Atlantique, la DDETS et le SIAO44 rendent responsables les familles du fait qu’elles soient à la rue en prétextant qu’elles n’appellent pas suffisamment ou pas à la bonne heure le 115. Elles se doivent d’assumer enfin leurs missions de mise à l’abri et de protection des personnes vulnérables sur Saint-Nazaire et en Loire-Atlantique.

Nos actions ne sont pas isolées, ailleurs en France d’autres associations et collectifs d’enseignant.e.s et de parent.e.s d’élèves se mobilisent pour ne pas laisser des enfants dormir à la rue pendant l’hiver .
Quand l’État et les préfectures se désengagent de leurs missions de protection des plus vulnérables et d’hébergement d’urgence, que nous reste-t-il?

Les mairies à Saint-Nazaire comme ailleurs doivent soutenir les mouvements citoyens et solidaires demandant la simple application du droit et demander les moyens à la préfecture pour son application immédiate !

Un toit c’est un droit !
Le pouvoir de réquisition du préfet doit être mis en œuvre dans le cas de manque de moyens pour permettre à minima la mise à l’abri des plus vulnérables !