Pas de vaccin pas de piscine !

Mis a jour : le dimanche 18 avril 2021 à 19:24

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Depuis l’an dernier, en réfléchissant à la situation que nous vivons, je me dis qu’il y a deux problèmes qui ressortent dans cette crise du Covid. D’un côté le fait de s’opposer aux restrictions mais sans en assumer les conséquences (dont la principale est de choper le virus), et de l’autre une réaction d’obéissance servile et irréfléchie, se précipitant à faire ce que l’État demande sans se poser la moindre question, et sans être capable de se poser les questions qu’on se posait avant.

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Il y a là-dedans un juste milieu à avoir : ne pas être hypocrite et assumer les choix qu’on fait de ne pas respecter les restrictions; ne pas non plus ignorer qu’il y a une pandémie et que certains comportements peuvent aussi mettre la vie des autres en danger; et enfin ne pas s’enfermer dans des postures de passivité et de lâcheté en acceptant aveuglément des restrictions.

C’est dans ce genre de contexte qu’on voit ce que chacun-e a dans les tripes. De ceux qu’on prenait pour des gens sincères et rebelles et qui s’avèrent être de gentils citoyens qui n’osent même pas marcher en plein air sans leur masque alors que n’importe qui le fait. Ou de ceux qu’on croyait sensés et intelligents et qui déclarent que le Covid n’est qu’un petit rhume et que mettre un masque dans un bus bondé ça n’a pas de sens, et qu’avoir son masque sous le nez ou le menton dans un lieu public non aéré c’est trop un truc de rebelle qui ne se plie pas à la loi.

À quel moment est-ce qu’on essaie de penser à tête froide, de regarder la situation, et de se demander comment on essaie de faire pour ne pas rogner sur sa liberté tout en faisant un minimum attention car il y a quand même une pandémie ? C’est comme si cette espèce de pensée binaire tellement présente ces dernières années avait pris de l’ampleur avec la crise du Covid, et que donc on est soit contre soit pour. Qu’on m’explique comment appliquer ça à une pandémie, parce que moi je ne comprends pas comment on peut être pour ou contre un virus. Et si je ne suis pas une spécialiste à la botte d’un État ou d’un laboratoire, je suis quand même capable de trier l’information que je reçois, et de décider de quelle façon je veux faire face à la situation, basé sur ma conception des choses, sur les idées que j’ai, et les choses que je ne suis pas prête à sacrifier, comme profiter des rayons du soleil sur mon visage un bel après-midi de printemps, tout en prenant en compte les enjeux qui existent derrière cette pandémie, comme la situation des gens à la santé fragile.

C’est aussi dans des moments pareils qu’on voit qui sont les cons à tous les niveaux, et cette période aura au moins ça de positif, de faire le tri dans ses fréquentations, et de mieux voir qui sont les individus derrière les poses et les faux-semblants, et qui sont les personnes qui quoi qu’il se passe gardent le cap. Par exemple, la non solidarité entre compagnon-ne-s pendant le confinement, abandonnant à leur désespoir les personnes isolées, je pense que ça laissera des marques indélébiles chez ceux/celles qui l’ont vécu et qui ont compris que la solidarité ça n’est qu’un énième mythe chez les anarchistes, et que dans les moments de crise on ne peut pas compter sur les liens affinitaires, que c’est chacun pour soi, chacun sa « famille », et que les asociaux crèvent seuls dans leur coin.

Certificat Sanitaire

Avant l’été 2020 l’État a commencé à parler d’un Certificat Sanitaire Européen. Là les 27 États membres de l’UE viennent de le valider, pour une sortie en juin. Pour les précisions techniques y a des extraits d’articles de journaux en bas, qui éclairent un peu sur les modalités.

Je ne sais pas si certain-e-s se souviennent des luttes qui ont eu lieu contre le fichier Edvige, et les autres fichiers policiers et administratifs proposés ces dernières décennies. C’est vrai qu’à l’heure où les gens donnent volontairement des informations sur leurs relations sociales, leurs achats, leurs conversations privées, leurs préférences sexuelles, leurs goûts, leurs idées politiques, leurs rythmes quotidiens, les endroits où illes se rendent (avec qui, chez qui, à quelle heure, en passant par où), grâce à leur smartphone (appelé aussi « mouchard de poche ») et les réseaux sociaux, on peut se dire que la question de ces fichiers ne se pose même plus, parce que le citoyen normal donne volontairement beaucoup plus d’informations, largement accessibles pour qui ça intéresse au sein de l’État et des entreprises (ex les publicités ciblées, le fichage des employés).

Ce qui, au passage, induit que celle/celui qui n’est pas sur les réseaux sociaux et n’a pas de smartphone aujourd’hui est suspect. Ainsi, utiliser ces outils n’est pas sans conséquence pour les autres, au moins à ce niveau là : ce ne sont pas des outils « neutres », parce que derrière leur usage il y a l’idée de « moi je n’ai rien à cacher ».

Avec l’épidémie du Covid c’est au niveau sanitaire que l’étau se resserre autour de chacun-e. Il suffit qu’un collègue qui a le Covid déclare à l’assurance maladie qu’on a passé 5 minutes dans l’ascenseur avec lui pour être considéré « cas contact » et intimé à rester chez soi. Ce qui s’apparente à de la délation quand le collègue balance le nom de toutes les personnes qui ont croisé sa route à ce moment là.

Dans les prochains temps la question du déplacement, de la traversée des frontières européennes ou autres, et même la question de la présence dans des lieux publics vont devenir, grâce au Certificat Sanitaire, l’arme suprême pour que tout le monde se fasse vacciner. Le gouvernement se fout de notre gueule en disant « nous n’allons pas rendre la vaccination obligatoire », car sans vaccination on se retrouvera dans la même situation qu’à l’heure actuelle, à ne pas avoir accès à des lieux qui aujourd’hui sont fermés, et qui demain seront ouverts sur vérification du Certificat Sanitaire. C’est exactement ce qui se passe en Israël : T’es pas allé à la piscine depuis plus d’un an, il fait chaud, t’as trop envie de nager ? Eh bien dommage, seuls les gens vaccinés ont le droit d’accéder à la pistoche !

Ça peut sembler nouveau, mais en fait les discriminations sanitaires existent depuis longtemps. Le cas le plus éloquent est celui du Sida. Des pays te sont interdits quand t’es séropositif aujourd’hui; plus exactement 40 pays dans le monde te refusent l’entrée sur leur territoire dans ce cas là. Et des dentistes refusent de te soigner, et les métiers de l’ordre te sont interdits, tu ne peux donc pas être policier, gendarme, pompier ou entrer dans l’armée si t’es séropo (et non je ne plains pas les gens qui sont empêchés de devenir flics !). Etc.

En se projetant dans quelques mois, est-ce que ça a du sens d’accepter un Certificat Sanitaire volontairement pour accéder à un resto, à un cinoche, à un club de sport ou traverser légalement une frontière ? Pour ceux d’entre nous qui n’accepteront pas (mais jusqu’à quand ?) cette nouvelle restriction, cela serait un peu comme essayer de vivre la vie que vivent chaque jour les personnes qui n’ont pas les bons papiers.

À quel moment on pose la limite sur ce qu’on veut accepter ou pas en restant en adéquation avec nos idées ? Et à quel moment on se dit qu’on peut s’organiser autrement, ouvrir des salles de sport non déclarées par exemple, faire de la bouffe dans la rue, organiser des projections, bref, faire que la vie sociale ne dépende pas d’un foutu certificat sanitaire et de la mainmise de l’État et sa médecine sur nos vies, comme elle dépendait déjà trop, avant cette crise sanitaire, de la possibilité de pouvoir se payer tout cela. Sinon ça voudra dire que refuser la vaccination c’est renoncer à une vie sociale, à moins de faire un test PCR toutes les 3 jours. Et n’oublions pas que cette normalité toujours nouvelle, qu’on adopte sur commande, jour après jour selon les nouveaux ordres qui tombent d’en haut, met encore plus en lumière l’anormalité de ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s’y conformer. On voit là la question de la malléabilité des comportements et des habitudes individuels, de la malléabilité de la société. Un discours du Président le soir et hop, notre quotidien est chamboulé du tout au tout, sans que personne ne bronche. On est quand-même de gentils moutons bien obéissants.

Il y a des restrictions complètement absurdes qui nécessitent une bonne dose d’obéissance pour être respectées. L’exemple le plus criant est l’obligation du port du masque en plein air. On peut recevoir une amende si on ne cache pas bien son nez et sa bouche dans la rue, la belle affaire ! Alors qu’avant le Covid on recevait une amende si justement on cachait son nez et sa bouche en manif. Est-ce que la peur de l’amende empêchait les gens en manif de se masquer ? J’ai pas l’impression ! Et au final on voit quand même que pas mal de gens dans la rue trouvent le port du masque absurde et se promènent sans masques, surtout lorsqu’il fait beau. Qui voudrait porter un masque sur la gueule alors qu’il fait soleil ? Et de fait, quand le quart des gens ne portent pas de masque dans la rue (ce qui se passe dans de nombreux endroits), on n’a pas à craindre de contrôles. Mais quand on est la seule personne à ne pas porter un masque dans la rue de suite on se fait facilement repérer. Et c’est un peu ça pour tout, comme le fait de se promener pendant les couvre-feu ou le confinement, etc. Quand on accepte docilement de se plier à ces restrictions on facilite le travail des flics, parce qu’on accepte et participe à une norme, ce qui met en valeur les réfractaires à cette norme.

Ceci dit, il n’y a pas besoin d’être un réfractaire pour marcher sans masque en plein air ou se promener après le couvre-feu, comme il n’y a pas que des réfractaires qui volent dans les magasins ou qui fraudent les transports. Des gens qui ne respectent pas la loi on en trouve dans tous les milieux sociaux, sans doute en plus grande proportion chez les pauvres, mais on le voit en ce moment, le gratin de la société ne se prive pas non plus de ne pas respecter les restrictions pour continuer de mener leurs petites vies mondaines. En cas de Covid ils iront dans une clinique privée, sans avoir à risquer de se faire envoyer à l’autre bout du pays faute de place à l’hôpital public. Ce que je défends ici c’est donc le fait de ne pas respecter les restrictions actuelles quand il s’agit de récupérer un peu de liberté, mais je me fous autant de ces accros aux excitants qui réclament la liberté de faire la fête, que de ceux qui se tapent des gueuletons mondains entre gros bourgeois, car comme toujours, les riches sont encore ceux qui subissent le moins les désagréments de la situation actuelle, dans leurs châteaux à la campagne ou leurs hôtels particuliers avec des cuisiniers, et même pour le passage des frontières, car ceux qui travaillent pour des boîtes françaises à l’étranger peuvent aller et venir comme ils veulent, alors que ceux qui vivent à l’étranger comme n’importe lequel de leurs voisins n’ont pas la possibilité de venir en France depuis un moment, sauf motifs « impérieux » (le décès d’un membre de leur famille en France). Je ne parle même pas de la situation des personnes des Dom-Tom…

Face à mon constat amer sur l’obéissance aveugle j’entends déjà les bons citoyens en parfaite santé qui ne s’assument pas qui vont me dire qu’ils se sentent mieux à porter un masque dans la rue, ou qu’ils sont rassurés s’ils se font vacciner, et que pendant le confinement ils avaient pas le choix que d’écrire leur petite autorisation pour faire 400 m à pied pour aller acheter du tofu et des pâtes. En réalité, on trouve toujours de bonnes justifications pour tout, même pour les pires trucs, et ne pas assumer sa lâcheté ou son obéissance, et donc ne pas faire un travail dessus, ça me semble problématique et malhonnête quand on fréquente certains milieux. C’est une chose d’avoir peur, ça en est une autre de ne rien faire contre et d’être satisfait d’être un esclave de l’État.

Au fond ça me fait me demander comment ces personnes sont capables de savoir si ces réflexes de faire ce que l’État leur demande viennent vraiment d’elles-mêmes, de ce qu’elles pensent elle-mêmes, de ce qu’elles ont vraiment envie de faire (genre avoir vraiment envie de marcher en plein soleil avec un masque sur la gueule !), ou bien si ça vient de la propagande qui est faite depuis un an, basée sur la peur et la culpabilisation, et que pour une raison ou une autre ça a un effet direct sur elles ? Et à ce compte là, quelle propagande n’aurait pas un effet sur ces personnes ? Vous vous souvenez de certains anarchistes qui ont suivi l’Union Sacrée pendant la première guerre mondiale ? Heureusement que d’autres ont su penser indépendamment de la propagande nationaliste et belliqueuse des États européens de l’époque !

En critiquant le citoyennisme grégaire je ne fais pas l’apologie de se ramener dans un bus ou une supérette sans masque et d’éternuer partout. Il y a quand même une pandémie, et dans les lieux non aérés on a de fortes chances de refiler le virus à un-e autre si on est porteur. Et c’est pas un mythe, la plupart des gens que je connais qui ont choppé le Covid c’était en se tapant un gueuleton avec des amis, en intérieur, avec une personne qui contamine tous les autres qui sont sans masque. Et bien sûr que c’est légitime de passer un bon moment avec ses amis autour d’un repas. Là où ce genre de choix deviennent plus problématiques, selon moi, c’est quand ils ne sont pas assumés et que sitôt malades les gens n’hésitent pas à occuper des places dans les hôpitaux, alors qu’ils semblaient ne pas se préoccuper de leur santé auparavant, et ça devient absurde dans un contexte où les places dans les hôpitaux se font rares… si on s’en fout d’être malade, assumons nos choix jusqu’au bout, au lieu de vouloir le beurre et l’argent du beurre (et papa État avec son système sanitaire, quand on est malade), vouloir vivre sans les contraintes actuelles, mais ne pas avoir à assumer de choper le virus d’une pandémie qui n’est pas un mythe pour faire peur, qui est bien là, malheureusement.

Il y a un enjeu aujourd’hui à ne pas accepter le Certificat Sanitaire, qui risque de s’installer définitivement. Vous vous souvenez de comment le fichage ADN est passé en France ? Parce qu’aujourd’hui n’importe qui en garde à vue pour des broutilles se voit demander un prélèvement d’ADN (bien sûr il faut toujours refuser !), et ça montre comment l’État détourne toujours les trucs liberticides qu’il arrive à faire passer quand la population est sous le coup de l’émotion d’un évènement effroyable. Et ça serait naïf de penser que l’instauration au niveau européen ou international d’un passeport sanitaire ne va que se cantonner au Covid, et disparaîtra une fois la pandémie terminée. Ce sont des outils pérennes qui sont mis en place grâce au Covid, comme ce sont des outils pérennes qui sont mis en place à chaque fois que des illuminés butent des gens devant une école, dans un supermarché, dans une salle de concert ou dans la rédaction d’un journal. C’est important de garder la tête froide face à des situations souvent horribles, et d’anticiper et s’inquiéter de la réponse de l’État, qui nous touchera tous, et particulièrement les réfractaires et tous ceux/celles déjà dans le viseur de la répression.

Un truc tout con, ce certificat sanitaire ça veut dire qu’on ne pourra pas, dans l’Union Européenne, passer une frontière pépère sans montrer patte blanche à un douanier. Et on peut ne pas avoir envie que nos allées et venues soient notées quelque part, et certaines personnes ne peuvent simplement pas se permettre de montrer leur passeport à un douanier. Toutes les personnes vivant illégalement en Europe vont devoir faire comme on faisait avant Schengen (qui occasionnellement est remis en question ou mis entre parenthèse), et comme beaucoup font déjà, se faire déposer à un endroit, traverser à pied, et se faire récupérer de l’autre côté de la frontière. Sauf qu’en hiver, quand c’est des montagnes qu’on doit traverser, ça devient un peu plus difficile voire dangereux. Tandis que les bons citoyens qui n’ont rien à se reprocher pourront traverser les frontières tranquillou dans leur petit confort en avion, en train, en bus ou en voiture, prêts à dégainer le QR code de leur Certificat Sanitaire de leur smartphone dès qu’on le leur demandera. Bénis soient les smartphones qui facilitent tellement ce flicage sanitaire ! Le même outil peut contenir tes papiers, tes billets de transport, et ton certificat de vaccination. Que c’est pratique le progrès !

Mais ce certificat sanitaire ouvre aussi la porte à un flicage sanitaire qui pourrait dépasser largement le cas du Covid. Qu’est-ce qui empêche que ce certificat comprenne un carnet de vaccination qui confirme qu’on est bien à jour de tous les vaccins, ou contienne toutes les infos sur les maladies physiques ou mentales qu’on a ? Qu’est-ce qui empêche que ça permette de stigmatiser et exclure encore plus les personnes séropositives, mais aussi les personnes chez qui un psychiatre aurait diagnostiqué une schizophrénie, ou de la bipolarité, etc. (alors que ce genre de diagnostics varient d’un psychiatre à l’autre) ? Se voir refuser l’accès à un cours ou une activité quelconque, ou un travail, un emprunt, une frontière, etc, parce que le Certificat Sanitaire divulgue des informations sur notre santé, ça pourrait faire partie de la réalité de nombreuses personnes dans les années à venir. Au passage, pour ceux/celles qui l’auraient raté, en février 2020 l’État a autorisé un nouvel outil de fichage, GendNotes, utilisé par la gendarmerie. Parmi les données qui peuvent être collectées sur cette application mobile figurent des informations « relatives à la prétendue origine raciale ou ethnique, aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, à l’appartenance syndicale, à la santé ou à la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle».

Parfois des lois passent et soudainement on se rend compte qu’on est encore plus coincé qu’avant. Et je crains beaucoup qu’après la pandémie on va avoir l’impression d’avoir une grosse gueule de bois en voyant tout ce qui est passé sans qu’on s’en soit trop inquiété. Le réveil va être difficile. Et il n’y aura pas de retour en arrière sur ces nouveaux outils liberticides qui passent.

Y aura toujours une situation d’urgence et donc une nouvelle limite dépassée qui nous poussera à trahir nos propres idées, et toujours des gens qui refuseront et d’autres qui accepteront sans sourciller. Et ça n’est pas une question de force de caractère, c’est simplement une question de sincérité dans ce qu’on pense, de savoir ce qu’on veut, et pourquoi, savoir ce qu’on fout là et les sacrifices qu’on est prêt à faire pour ce qui compte pour nous.

Pour l’anarchie

fin mars 2021

Extraits de journaux parlant du Certificat Sanitaire Européen :

« L’idée d’un « digital green pass » a été présentée par la Commission européenne début mars et a été validée par les 27 Etats membres de l’Union européenne, même si la France paraissait réfractaire. Interrogé dimanche 28 mars 2021 au Grand Jury RTL, Thierry Breton, commissaire européen en charge des vaccins, a apporté des précisions sur ce fameux certificat sanitaire, qui pourrait être disponible sur le site du Ministère de la Santé d’ici deux à trois mois dans toute l’Union européenne. « À partir du moment où nous pourrons être sûr que chaque Européen qui souhaite se faire vacciner aura un accès équitable au vaccin, comme ce sera le cas dans les deux à trois mois qui viennent, il sera bon que l’on puisse avoir un certificat sanitaire qui démontre votre état », a-t-il expliqué. Cet espace digital mentionnera les informations personnelles et certaines données de santé de son détenteur, telles que les tests PCR récemment réalisés ou les injections de vaccin anti Covid administrées. L’accès à certains pays ou à certains lieux publics (restaurants, lieux culturels…), actuellement fermés à cause de la pandémie de Covid-19 pourrait se faire sur présentation de ce pass sanitaire.

[…]

Les modalités précises de ce nouveau pass n’ont pas encore été confirmées. Néanmoins, il consisterait en un espace digitalisé personnel, accessible depuis son smartphone, qui pourrait répertorier certaines informations comme :

• un QR code

• l’Etat de résidence

• les tests PCR négatifs récents

• les attestations de non symptômes

• le cas échéant, les certificats de vaccination de son titulaire. Il existera également une version papier qui mentionnera :

• votre nom

• votre date de naissance

• le numéro de votre passeport certifié avec le QR code

• le fait que vous ayez été vacciné ou non,

• le type de vaccin et si vous avez été porteur de la maladie

• « pour ceux qui n’auront eu ni le vaccin, ni la maladie et pour lesquels on demandera un test PCR, on trouvera l’état de votre test PCR », a précise le commissaire européen.

[…]

Une fois coordonné cet outil numérique pourrait permettre de se déplacer au sein de l’Union européenne, mais pourquoi pas aussi dans d’autres pays du monde. « Nous préparons un instrument à l’échelle européenne, incluant des données très objectives », mais il reviendra aux Etats membres de l’UE de décider « quel usage précis ils en feront », a détaillé le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas.

[…]

Dans un communiqué du 17 février, la compagnie aérienne Air France a annoncé qu’elle allait expérimenter un pass sanitaire, à compter du 11 mars sur plusieurs de ses vols, à destination des Antilles, notamment de la Guadeloupe (tous les vols Charles-de-Gaulle/Pointe-à-Pitre) et de la Martinique (tous les vols Charles-de-Gaulle/Fort-de-France). Il s’agit d’un système qui permettra de vérifier les tests COVID de manière sécurisée et de fluidifier le parcours des clients à l’aéroport. Concrètement, les passagers devront télécharger l’application mobile AOK Pass sur leur smartphone et y enregistrer les résultats de leur test Covid réalisé dans un laboratoire partenaire (liste disponible sur l’application). L’application valide ensuite que le test présenté est conforme à la réglementation du pays de destination. Une fois à l’aéroport, les passagers présentent leur smartphone. Air France ne rendra pas l’utilisation de cette application obligatoire, il sera toujours possible se rendre au comptoir d’enregistrement avec un résultat de tests PCR imprimé sur papier.

[…]

Un pass sanitaire pour aller au restaurant ? Ce pass sanitaire pourrait être demandé à l’entrée des lieux publics comme les restaurants, les bars, ou les musées afin de « faciliter le système d’alerte », selon Emmanuel Macron, ainsi que le traçage des cas contacts en cas de contamination à la Covid-19. Ce pass pourrait également permettre d’accéder à des salles de concert ou de spectacle.

Autre article :

[…]

Un QR code « On y trouvera votre nom, votre date de naissance, le numéro de votre passeport certifié avec le QR code, le fait que vous ayez été vacciné ou non, le type de vaccin et si vous avez été porteur de la maladie », a précisé le commissaire européen, document à la main. Pour les autres, qui n’auraient eu ni le vaccin ni la maladie, un simple test PCR sera demandé par les autorités. […]

Si les autorités européennes poussent ce modèle, qui a fait ses preuves en Israël, l’idée du « certificat sanitaire » a encore du mal à faire son chemin chez certains scientifiques. Stéphane Gayet, infectiologue hygiéniste au CHU de Strasbourg, juge que le certificat sanitaire est « une façon détournée de rendre la vaccination obligatoire, et de préparer les esprits à des restrictions en matière de liberté de circulation ».

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Commentaire(s)

> non lieu

le passeport sanitaire est du foutage de gueule puisque les vaccins n'empechent pas de transmettre le virus donc tout paseport sanitaire est du foutage de gueule !

le vaccin sert juste a se proteger soi (éventuelement car pas à 100%)

et puis yen a marre qu'aucune critique ne puisse être dites sans traiter les gens d'antivaccins complotiste etc...
vous reflechisser pas deux minutes avant de tout gober

un laisser passer pour ceux qui auront bien obéïs mais qui peuvent tout autant transmettre le virus, la belle affaire !

> les trolls, allez vous pendre !

Les gens du site pourraient peut-être supprimer les commentaires de trolls kikoulol de la section maternelle ?
Non parce que moi depuis quelques mois j'ai même plus envie de venir lire ce qui se passe ici tellement le niveau est devenu honteux et pathétique. On se croirait sur Facebook ! Pourquoi vous censurez allègrement des tas de commentaires sans raison, mais vous laissez ces trollages qui servent à rien du tout, et qui en plus très clairement là ont uniquement lu le titre, car le sujet du texte ça n'est pas les vaccins, et encore moins de dire qu'il n'y a pas de pandémie ! Ces crétins ont même pas la capacité de lire un texte entier, mais dans quel monde pathétique on vit !

Mais allez vous noyer dans vos chiottes bande de crétins congénitaux qui n'ont aucune existence hors de facebook, et n'ont jamais lu un seul bouuqin de votre vie merdique ! Un texte de quelques paragraphes c'est déjà au-dessus de vos capacité mentales ! Vous voulez crtiquer ? Lisez les textes, et donnez de vrais arguments. Les commentaires ça sert à débattre, pas à étaler son ingorance et son infériorité intellectuelle ! Y a Facebook et Twitter pour ça !

> Pour la vaccination volontaire

Obéissance aveugle? Je ne vois même pas de qui tu parles. Si tu pouvais citer des articles, des militants, des politiciens qui revendiquent l'obéissance aveugle?
Donc après lecture attentive quelques questions:
1) Qui sont les individus, journalistes... qui acceptent aveuglément les restrictions? A part les porte-paroles du gouvernement sur toutes les chaînes d'info on ne voit que des critiques de ces mesures, pareil tous les journaux, tous les toubibs et scientifiques. Autour de moi que ce soit famille, ami.es, je n'entends également que des récriminations contre les mesures sanitaires. Sauf que bien sûr tou.tes n'ont pas la même notion du "juste milieu" nécessaire.
Les compagnon.nes qui vous lâchent dans les moments de crise, on n'a pas attendu le COVID pour se rendre compte qu'on ne peut pas compter sur elleux. Dans le cas du COVID on est censé.es faire quoi? Aller rendre visite à des personnes qui ne nous ont rien demandé? Pour ma part j'espère bien ne pas recevoir de visites d'anars que je n'aime pas. Il y a aussi ceux qui me demanderaient de venir les voir mais que moi, je ne peux pas supporter. J'étais assez charitable pour ne pas leur faire part de ma détestation avant qu'ils ne me sollicitent. Je ne suis pas assez charitable pour aller leur rendre visite et me cogner leur pénible conversation. S'ils en tirent la conclusion qu'en cas d'isolement ils ne peuvent pas compter sur moi pour leur tenir compagnie... ils auront parfaitement raison.
Le certificat sanitaire n'est pas contesté que par les anars. Quant à moi j'ai une meilleure solution: tant qu'on n'aura pas atteint l'immunité collective pas question que j'aille m'enfermer dans un bar ou un restau bondé avec des peut-être contagieux.
La comparaison avec les sans papiers n'est pas pertinente. Si tu avais lutté aux côtés de sans papiers tu saurais que s'il leur suffisait de se faire vacciner pour avoir le droit de circuler sans se faire envoyer en CRA puis expulser ils le feraient sans problème.
Faire de la bouffe et des fêtes dans la rue, participer à des manifs, ça se fait déjà et les sanctions n'ont rien à voir avec ce que risquent les sans papiers s'ils se font choper.
La mainmise de l'état sur nos vies on la ressent surtout quand on n'a pas de logement et qu'on se fait expulser. Un boulot de merde payé des nèfles c'est autre chose comme oppression que pas aller à la pistoche. Bref pas besoin du COVID pour se révolter contre ce système de merde.
Ouvrir des salles de sport non déclarées? Bon exemple de notion de "juste milieu" discutable. Là dessus au moins il y a consensus: les salles de sport présentent un des plus gros risques de transmission.
La mainmise de la médecine sur nos vies? Ben même s'ils ne sont pas d'accord sur tous les points je ferais quand même plus confiance à la médecine qu'à des vaccino-sceptiques pour me garder en vie en temps d'épidémie.
"Sinon ça voudra dire que refuser la vaccination c’est renoncer à une vie sociale, à moins de faire un test PCR toutes les 3 jours."
C'est clair c'est plus sensé de se vacciner que de faire un test PCR tous les trois jours. Sinon, tu as une meilleure idée que la vaccination massive pour venir à bout de la pandémie?
Les rebelles aux mesures de protection ordonnées par le gouvernement n'ont pas de couleur politique. Et ils sont nombreux, très nombreux de par le monde. Quant à ceux qui se comportent en moutons obéissants, c'est pas forcément parce qu'ils font confiance au gouvernement. Loin de là. Si la plupart des gens ne volent pas en supermarché, s'ils continuent de payer leur loyer, leurs billets de train ou de métro, c'est que ces moutons bêlants craignent à juste titre la répression. Je payais pas mes tickets de bus jusqu'à ce que je morfle une grosse amende. Depuis en mouton servile je paye mes tickets de métro. La mutuelle des fraudeurs ça marche plus depuis que les amendes sont si chères (cinquante euros si tu payes sur place).
Tu le dis toi même beaucoup de gens ne portent pas de masque à l'extérieur. Parce qu'ils savent qu'ils ne risquent pas grand chose. Sur ce point il y a consensus, que ce soit des journalistes ou des virologues. La comparaison avec les militants qui portent un masque en manif est juste absurde, ça n'a absolument rien à voir avec la situation actuelle.
Le couvre-feu et le confinement c'est encore un autre sujet. La seule question qu'on devrait se poser dans ce cas est: est-ce que ça aide vraiment à limiter les contacts? Moins de fêtes entre potes ou en famille, de sorties dans des bars clandestins? Est-ce que ces mesures peuvent réduire les risques de transmission de la maladie? C'est chiant? Tu m'étonnes. Et se retrouver à l'hôpital en réanimation c'est pas chiant?
Quand tu insultes les "bons citoyens" qui se "sentent plus rassurés s'ils se font vacciner", tu ne peux pas nier que c'est un discours antivax. Je suis un très mauvais citoyen anti-état et anticapitaliste mais ouais, je me sentirais plus rassuré si je me faisais vacciner. Mais je ne peux pas, pas assez de vaccins pour ceux qui comme moi croient que si on a une chance de sortir de ce merdier ce sera grâce à la vaccination massive.

> .

Alors je sais pas, mais pour les personnes qui sont anarchistes, est-ce que vous imaginez que dans un monde sans États, sans un pouvoir central et fort comme celui d'un État, ça serait envisageable qu"il y ait des vaccins, et donc des labos de recherche à la pointe, et donc forcément des expérimentations sur des animaux, la vivisection, et aussi des expérimentations sur des cobayes humains ?

Comment on crée les outils à la pointe nécessaires à un labo de recherche quand on refuse le pillage d'autres territoires et l'exploitation d'autres humains ? Est-ce que les labos anarchistes sans terres rares et autres métaux et produits issus de l'exploitation ne travailleraient que sur des trucs qui servent à "soigner" ou bien ils feraient comme les labos actuels, à inventer des armes chimiques, biologiques, etc, ou à jouer les apprentis sorciers juste pour se prouver que c'est possible (comme ces connards qui ont reproduit le virus de la grippe espagnole pour se montrer que c'est possible) ?
C'est les questions que je me pose aujourd'hui quand les gens disent "ah tu es anti-vaccin" à chaque personne qui déclare ne pas avoir envie de se faire inoculer des OGM dans son corps, et ne pas non plus voir la nécessité pour soi. C'est mon corps, je suis quand même le plus apte à décider ce que je veux en faire ! Des décennies de luttes féministes avec des slogans du style "mon corps m'appartient", pour voir aujourd'hui des gens, y compris ici, appeler à obliger les gens à se faire inoculer des produits dans leurs corps ! On marche sur la tête là non ? Comme dit le texte, faut redescendre un peu, prendre un peu de recul, sortir la tête du guidon 2 secondes et prendre le temps de réfléchir. Qu'est-ce qu'on aurait pensé de cette situation avant tout ça ? Est-ce que la diffusion de la peur ambiante n'est pas derrière bon nombre de réactions ?

> Vaccination volontaire

Qui a parlé ici de vaccin obligatoire? Qui a justifié les mesures autoritaires quelles qu'elles soient? Il n'est question que d'appel à la raison.
Encore des comparaisons absurdes: les féministes qui disaient "mon corps m'appartient" étaient bien les seules concernées par le refus d'être enceintes. D'ailleurs ça signifiait prendre la pilule, avec toutes les critiques de la recherche que ça suppose.
Rien à voir avec la vaccination en temps d'épidémie. Si pas assez de gens se font vacciner et que l'immunité collective n'est pas acquise ça concerne tout le monde. A moins que ceux qui refusent de "s'inoculer des OGM"n sachant que 1) tous les vaccins n'utilisent pas la technique à ARN messager, 2) même ceux qui l'utilisent ne peuvent pas modifier l'ADN de nos cellules.
Enfin il faut encore le souligner, non, la vaccination n'est pas une question purement individuelle. ça ne peut fonctionner que si c'est collectif. Pas question de réclamer des sanctions de l'état pour les réfractaires. Mais on peut quand même argumenter contre les antivax et en faveur de la vaccination.
La vaccination est déjà obligatoire pour entrer dans certains pays où sévissent des épidémies: fièvre jaune, paludisme, etc. Je ne me rappelle pas avoir vu une telle rébellion à propos de cette "atteinte à la liberté".
Je répète ma question: une meilleure idée pour l'instant que la vaccination de masse pour sortir de ce merdier?

> pschiit

Y a pas forcément une bonne solution à trouver, mais une solution plus acceptable que celle de l'obligation de se vacciner pour accéder à la vie sociale (ce qui existe déjà dans certains pays).

Et je ne crois pas qu'il y ait un vaccin contre le paludisme. Et je ne suis pas certain que la fièvre jaune soit obligatoire. J'ai l'impression que les vaccins pour les pays exotiques (notamment le rappel de la rage) sont juste recommandés.

Après je trouve un peu dommage de ne pas voir que le débat là ne se situe pas du tout sur vaccin ou pas vaccin, mais sur combien de liberté on est prêt à abandonner dans des situations comme ça, et comment faire pour ne pas trop en perdre (de liberté) et rester vigilant sur ce qui se passe.

> Vaccination volontaire

Y a pas forcément une bonne solution à trouver, mais une solution plus acceptable que celle de l'obligation de se vacciner pour accéder à la vie sociale (ce qui existe déjà dans certains pays).
Il y a en tout cas extrême urgence à trouver une solution. La meilleure solution pour l'instant reste la vaccination de masse. L'idéal comme l'indique le titre de mes messages est que ça se fasse sur la base du volontariat. Pour ça il faudrait que les gens soient convaincus, sans que ça passe par des menaces ou des restrictions, que c'est la meilleure solution pour l'instant. C'est ce que je m'efforce de faire.
Pour l'instant mon problème, et pas seulement le mien, c'est que les volontaires pour la vaccination ne peuvent pas se faire vacciner.
Pour la vie sociale, il existe une alternative au passeport sanitaire: c'est que ceux qui ne veulent pas le risque de se retrouver à la piscine, dans un bar, un restau, une salle de sport... avec des personnes contagieuses, évitent ces lieux tant qu'elles n'auront pas pu se faire vacciner. Ces personnes contagieuses feront peut-être circuler le virus mais je ne ferai pas partie de la chaîne de contamination. Une fois vacciné, je pense que je prendrai le risque.
Tu as raison, malheureusement il n'existe pas de vaccin contre le paludisme. C'est bien dommage car ça pourrait éviter plus de 400 000 morts par an. En effet seul le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire. Les autres vaccins sont seulement recommandés: pas pour le plaisir de limiter les libertés je pense, mais là aussi, pour éviter des morts. C'est pas la chose la plus scandaleuse qu'imposent les états et le capitalisme: les conditions de vie misérables en Afrique, Asie, Amérique du Sud sont nettement plus révoltantes que la privation de piscine, de fêtes et de restaurants.
Vigilants sur ce qui se passe, je crois que tous les militants le sont, le seront, l'ont toujours été. Et encore une fois, cet attachement aux libertés est unanime. J'ai toujours pas eu d'exemple de gens que ce soit dans les médias ou sur les sites militants qui appellent à "l'obéissance aveugle". Je crois pour ma part avoir donné suffisamment d'exemples de restrictions que je trouve arbitraires, comme celle de porter un masque dans la rue. J'ai aussi assez répété que j'étais opposée à la vaccination obligatoire. D'autant que ce n'est pas indispensable que 100 % de la population soit vaccinée. Et que pour l'instant le gouvernement n'est pas foutu d'organiser correctement la vaccination de ceux qui seraient volontaires!
J'ai seulement affirmé que je faisais partie de ceux qui, je cite l'article, "se sentent protégés par la vaccination". Parce que je n'ai vu aucun argument valable prouvant que la vaccination ne protège pas. Ni qu'il existerait une autre solution "plus acceptable" pour sortir de ce merdier.

> .

"Pour la vie sociale, il existe une alternative au passeport sanitaire: c'est que ceux qui ne veulent pas le risque de se retrouver à la piscine, dans un bar, un restau, une salle de sport... avec des personnes contagieuses, évitent ces lieux tant qu'elles n'auront pas pu se faire vacciner. "

Mais ça n'a pas de sens ce que tu dis, puisque le passeport sanitaire sera mis en place lorsque tous les gens volontaires à la vaccination y auront eu accès. À partir de là, et si on part du principe que cette vaccination sert à quelque chose face au Covid (sinon pourquoi la faire ?), pourquoi limiter l'accès aux lieux publics aux personnes vaccinées si de toute façon tous ceux qui ont peur du virus ne risquent plus de le choper, car vaccinés ? Tu vois ce que je veux dire ?

"J'ai seulement affirmé que je faisais partie de ceux qui, je cite l'article, "se sentent protégés par la vaccination". Parce que je n'ai vu aucun argument valable prouvant que la vaccination ne protège pas. Ni qu'il existerait une autre solution "plus acceptable" pour sortir de ce merdier."

C'est pas une question que la vaccination protège ou pas, c'est une question de est-ce qu'on veut s'inoculer ce genre de trucs dans le corps pour un virus contre lequel on ne risque pas nécessairement grand chose quand on est en bonne santé, et que de toute façon on est prêt à prendre le risque.
Y a des gens qui parfois n'ont pas envie de sacrifier leur liberté (au singulier, il n'y en a qu'une seule) pour réduire des risques potentiels. C'est un choix individuel qu'il n'appartient à personne de juger.
Et je crois que le texte veut aussi inciter à ne pas accepter un truc comme la vaccination sans y réfléchir avant. S'il y avait eu la volonté de dénoncer la vaccination à mon avis y aurait des arguments développées dans ce sens, or là j'ai l'impression qu'il y a plutôt la volonté de parler du certificat sanitaire, et de pointer du doigts le danger de ce genre de protocoles sanitaires et son acceptation aveugle (comme on le voit depuis un an avec les restrictions). La partie sur le Sida et les maladies psychiatriques est intéressante dans ce sens, où ça montre qu'aujourd'hui c'est le Covid, mais demain ça pourrait servir à autre chose, et que s'il y a eu des grosses luttes contre des fichiers policiers ça serait important de lutter aussi contre le certificat sanitaire, sur la base que c'est liberticide, on s'en fout des pour ou contre le covid ou les vaccins, y aura une vie après ça.

> .

L’apparition d’une épidémie, ou la maladie en général, est impossible à comprendre si on ne situe pas sa manifestation dans le processus social et historique qui y conduit.

Donc, non, la pandémie n’est pas un phénomène « naturel ».

Mais science et médecine sont incapables d’aborder ce niveau de compréhension.

Enchaînées par l’argent, elles constituent des savoirs séparés de l’existant, des savoirs qui se bornent à chercher la source « technique » d’une maladie, à découvrir le génome à la base du cancer ou des maladies cardiovasculaires, voire
même de la criminalité. A trouver le virus du Covid-19. (9)

(9) Certains scientifiques ou philosophes dénoncent parfois les conditions de vie et de production qui favorisent l’émergence des maladies. Mais leur démarche se limite la plupart du temps à préconiser un capitalisme plus « propre », plus « écologique », plus « éthique », se bornant à atténuer les effets dévastateurs du capitalisme, pas à en abolir les causes. Une réforme donc, pas une révolution.

-

La pandémie du Covid-19 n'échappe pas aux
questions posées ci-dessus. Elle aussi est le
résultat d’un mode de production bien précis,
basé dans ce cas sur la croissance et le
développement infinis des capitaux.

> Pour la vaccination volontaire

Oui je vois très bien ce que tu veux dire. Et je suis d'accord: une fois que suffisamment de gens auront été volontaires pour se faire vacciner, et qu'on aura abouti à l'immunité collective, la vie sociale en général pourra reprendre pour vaccinés comme pour les non vaccinés, à condition évidemment que ces derniers soient minoritaires. Donc pour l'instant la question est: y aura-t-il suffisamment de gens volontaires pour se faire vacciner? Sans réclamer pour autant des restrictions ou des sanctions, est-ce qu'on aura le droit de critiquer ceux qui refusent de participer à l'immunité collective? En tout cas pour l'instant le problème c'est bien d'arriver à faire vacciner ceux qui sont volontaires. Tous les médias sont d'accord là dessus: inutile d'évoquer un passeport sanitaire tant qu'on manquera de doses pour ces volontaires!
"C'est pas une question que la vaccination protège ou pas, c'est une question de est-ce qu'on veut s'inoculer ce genre de trucs dans le corps pour un virus contre lequel on ne risque pas nécessairement grand chose quand on est en bonne santé, et que de toute façon on est prêt à prendre le risque."
Le principe d'une pandémie c'est que c'est contagieux. Donc une personne en bonne santé risque de transmettre le virus à des personnes en mauvaise santé. Ce risque, elle ne le prend pas que pour elle même. Elle ne joue pas à la roulette russe seulement avec sa tête. Donc oui, c'est important de savoir si le vaccin protège ou pas.
3 millions de morts ça n'est plus du risque "potentiel". Face à ce risque bien réel, la liberté d'aller à la piscine ou comme suggéré dans l'article, "ouvrir des salles de sport non déclarées" (SIC!), ne devrait pas peser si lourd.
J'ai bien réfléchi avant de penser que le vaccin protège. Pas assez peut-être, en tout cas moi, je suis prête à prendre des risques pour participer à une solution collective. Parce qu'une pandémie, ça ne concerne pas que mon nombril. Les libertés, il en existe de toutes sortes, certaines tiennent compte des autres, d'autres de son seul plaisir. Par exemple la liberté de te détruire la santé en picolant, ça ne concerne que toi. La liberté de prendre le volant après avoir picolé, ça concerne les autres et ils sont en droit de te juger si tu le fais. Même s'il n'y a pas 100 % de risques que tu provoques un accident. Là c'est pareil: dans une épidémie, on a une responsabilité envers les autres. Quant à moi je suis prête à prendre des risques très limités avec la vaccination - oui, je me suis bien renseigné, au début j'étais réticent - pour éviter des risques bien supérieurs d'être un agent de transmission d'une maladie.
Mais enfin de quelle acceptation aveugle tu parles??? Malgré mes demandes répétées je n'ai toujours vu AUCUN exemple de cette acceptation aveugle! Tous les partis politiques, RN en tête, critiquent les mesures de restriction, tous les médias, je n'ai vu aucune exception, à part le gouvernement tout le monde est attaché à sa liberté, même des gens qui sont les pires ennemis des libertés individuelles!
Le SIDA? Parlons-en! Act up luttait à la fois contre le fichage et pour le port du préservatif. Act up espérait dans la recherche, et s'il avait existé un vaccin aussi efficace et peu dangereux que les vaccins anti-COVID, Act up n'aurait pas conseillé de s'en méfier. Sans pour autant prôner une "obéissance aveugle" à l'état ou aux religieux. Voilà ce que disait ACT UP en 2017:
"Vaccins : un bénéfice pour touTEs, séroneg comme séropo. Hépatite B (VHB ou HBV), hépatite A (VHA ou HAV), méningocoque, papillomavirus humain (VPH ou HPV en anglais).
Il ne faut pas voir la vaccination comme une option qu’on peut choisir ou ne pas choisir. Sauf contre-indication médicale, il n’y a pas de mauvais côtés à se faire vacciner, contrairement à ce que pensent certains parents en invoquant des hypothétiques maladies que leur enfant pourrait développer. Ces croyances n’ont jamais été prouvées et relèvent des peurs d’un monde qui se veut tout beau, tout bio. Prendre soin de sa santé c’est se faire vacciner, sans attendre, sans se dire qu’on le fera une prochaine fois."
Donc non on s'en fout pas des anti-vaccins. Pour retrouver des libertés sans faire prendre des risques aux gens en mauvaise santé, il n'y a aucune autre solution à l'horizon.
Se battre pour les libertés? Il y a dix mille autres atteintes aux libertés à quoi on peut consacrer du temps. La liberté d'occuper des squats, la liberté de se faire soigner correctement quand on est au RSA, la liberté de circuler quand on est sans papiers, la liberté pour tous les prisonniers. On peut et même on doit se battre contre la vidéo surveillance, contre le fichage ADN, contre le fichage en général, contre les contrôles policiers... Mais le droit d'aller à la piscine et de ne pas se faire vacciner ça fait un peu égocentré comme conception de la liberté. Ne vous faites pas vacciner si ça vous fait peur, battez-vous contre un hypothétique passeport vaccinal si pour vous c'est la plus grosse urgence en temps de pandémie... Vous êtes jeunes, pour vous le risque est hypothétique? Tant mieux pour vous.
Mais comme disait ACT UP, ne prétendez pas que le refus de se vacciner, le refus de tout faire pour enrayer une épidémie qui fait des millions de malades, même si ces malades sont des personnes âgées... ne prétendez pas que ça ne concerne que vous.

> pffff

"Le principe d'une pandémie c'est que c'est contagieux. Donc une personne en bonne santé risque de transmettre le virus à des personnes en mauvaise santé."

A moins qu'ayant choisit de ne pas se vacciner, elle fasse attention et se protège lorsqu'elle croise du monde, et surtout lorsque ces personnes sont à risque et pas vaccinées non plus. Qu'elle prenne sa part de responsabilité quoi, plutôt que de remettre sa liberté dans les mains d'un gouvernement qui fait tout pour que la pandémie traine. Si on attend la solution des labos capitalistes et des gouvernements à chaque fois qu'une catastrophe de ce genre arrive on a pas finit d'être en cage...

Alors je sais après là tu vas me répondre "oui mais les fêtards!". Et ce sera repartit pour une discussion bien binaire comme il faut.

Ta position tient pas et est très fatiguante. Tu repète les mêmes choses en boucle. Ce texte invite à réfléchir les choses un peu plus finement, mais tes pavés referment direct toute possibilité de discuter de cette façon. Tes longs commentaire ne me convainquent pas du tout de me faire vacciner, je pense ne pas être le seul. Peut-être que tu peux arrêter de te croire emplit d'une mission de propagande et arrêter de saouler tout le monde dès qu'il y a un texte sur le COVID? Je pense pas être le seul lecteur ici qui te serais reconnaisant...

D'ailleurs aussi tu peux arrêter avec tes comparaisons avec le SIDA et les luttes que cela a généré? Ça n'a rien à voire et la comparaison craint.

> tiens pour toi "provax"

Un article qui te montrera peut-être en quoi ta position très morale est problématique, si tu le lis comme te regardant dans un mirroir : https://fractaledit.wordpress.com/2021/01/05/le-pouvoir-le-vaccin-et-le-complot/

P.S: Je ne dis pas ça pour discuter de cet article ici et avec toi, juste pour info

> Vaccination volontaire... et mort à l'Etat!

Oui on va repartir dans une discussion "bien binaire" si tu n'arrêtes pas de répéter que je me remets entre les mains du gouvernement alors que je n'arrête pas de répéter que je combats ce gouvernement, que je n'approuve pas toutes les mesures de restriction, et que je suis opposée à toute sanction ou obligation légale - comme le passeport sanitaire. D'ailleurs personne ou presque n'est dans "l'obéissance aveugle".
Mais je ne me remettrais pas non plus entre les mains de la lucidité supposée de la population: pas difficile de constater que beaucoup trop de gens ne respectent pas un minimum de précautions sanitaires. Je suis soulagé d'apprendre que tu es prêt à faire attention aux autres, moi je répondais à ce passage où il n'était pas du tout question de prendre des précautions ni de tenir compte des gens fragiles: "C'est pas une question que la vaccination protège ou pas, c'est une question de est-ce qu'on veut s'inoculer ce genre de trucs dans le corps pour un virus contre lequel on ne risque pas nécessairement grand chose quand on est en bonne santé, et que de toute façon on est prêt à prendre le risque."
J'attends rien des gouvernements, qu'ils refusent le confinement ou qu'ils l'imposent, qu'ils interdisent des médicaments ou qu'ils les imposent. En revanche j'attends des labos qu'ils trouvent des médicaments et des vaccins, comme ils l'ont déjà fait pour tant de maladies graves, polyo, tuberculose, grippe... Pas encore de vaccin contre le SIDA mais grâce à la recherche des labos on n'en meurt plus comme au début de l'épidémie.
Et combien de fois devrai-je répéter que ça n'empêche pas de combattre les lois liberticides? ACT UP combattait le gouvernement tout en conseillant de se vacciner:
https://www.actupparis.org/prevention/les-vaccins/
Je ne cherche pas à te convaincre, toi personnellement, de te faire vacciner, j'ai bien compris dès le début qu'il n'y avait aucun espoir. Je m'adresse à des gens qui comme moi il y a quelques mois, hésitent encore à se faire vacciner. Il faut bien qu'il y ait une voix dissidente au milieu de tous ces discours anti-science et anti-médecine.
Crois-moi, si le gouvernement sort une loi pour obliger les gens à se vacciner je serai prêt à la combattre. Et rasssure toi les anars ne seront pas seuls sur ce coup: le passeport vaccinal est très largement contesté, toutes tendances politiques confondues.

> Article de FRACTAL

à jpp/
je ne dis pas non plus ça pour discuter avec toi, on est sur un espace public; donc, adressé à celleux qui ont lu cet article, que j'ai trouvé intéressant même si je ne me suis pas du tout vu "comme dans un miroir"!
D'accord avec cette conclusion:
https://fractaledit.wordpress.com/2021/01/05/le-pouvoir-le-vaccin-et-le-complot/
"Enfin, il parait fondamental de ne pas oublier ce que cache la focalisation actuelle sur le vaccin comme seul outil disponible de sortie de crise. Il permet de ne pas prendre d’autres décisions absolument vitales : la demande d’un confinement et d’un non-travail rémunéré pour tous.tes, ainsi que des conditions matérielles de confinement simplifiées et optimisées en fonction des problèmes collectifs et individuels de chacun.e paraissent être à placer au centre de nos exigences. Nous ne nions pas le complotisme qui gangrène la société française et ses « réflexions » autour de la santé et du milieu médical, mais sans politisation de ce problème, nous courrons tout droit dans le mur, en faisant finalement prospérer la gestion actuelle proposée par le gouvernement et les fondements économico-politique qui l’accompagnent."
Je pense moi aussi que la vaccination n'est pas un remède miracle, qu'elle est loin d'être au point, j'en sais quelque chose puisque je n'arrive pas à me faire vacciner, et qu'elle doit s'associer à d'autres mesures, même si je ne suis pas convaincue par la nécessité d'un confinement.
Mais d'une part, cet article date de janvier et depuis la vaccination a démontré son efficacité dans plusieurs pays. Malgré cette efficacité les scientifiques s'accordent à dire que ça ne doit pas empêcher de prendre d'autres précautions, en ça je partage tout à fait le point de vue de cet article.
Je suis évidemment d'accord sur la nécessité de politiser les problèmes d'ordre sanitaire.
C'est pas parce qu'on a recours à la science et à la médecine qu'on n'est jamais critique de la science, de la médecine, et de l'état.

> Ah bah non

Du coup t'as pas vraiment compris ce que je voulais dire en te filant l'article puisque tu continue à te nommer "anti antivax". L'article est pourtant explicite là dessus.

Dans un truc bien binaire, tu confond d'ailleurs "prêt à prendre des risques" et "ne pas prendre de précautions". Le premier n'implique pas forcément le deuxième. Même en prenant des précautions on prend un risque, il n'y a pas de protection à 100%. Un peu comme le reste dans la vie quoi.

D'ailleurs en parlant de vaccin, tu as vu que Pfizer commençait à préparer le terrain : contre les variants, il faudrait une troisième dose au bout de quelques mois, puis peut-être une dose tous les ans. Magique, le capitalisme produit une maladie, et les labos (capitalistes) produisent un vaccin pour en faire du pognon, et de préférence le plus longtemps possible. Bref, visiblement ce vaccin ne règle rien.

Je crois que tu met beaucoup d'espoir dans des labos qui ne sont pas là pour une question de santé, mais pour faire du fric sur la santé.

Il y a certainement d'autres façons d'arriver à une immunité collective, ou de continuer à vivre pendant ces temps de pandémie qu'un providentiel vaccin qui règlerait tout magiquement. Mais impossible d'en discuter quand on se fait traiter d'antivax à tout bout de champs (comme des complotistes) et qu'on ne jure que par la "solution" vaccin imposée par le haut. Même si ça n'est pas pour l'instant obligatoire, il n'empêche que c'est la ritournelle du gouvernement et des capitalistes comme étant la seule solution, autant donc ne rien faire d'autre.

> .

"Il permet de ne pas prendre d’autres décisions absolument vitales : la demande d’un confinement et d’un non-travail rémunéré pour tous.tes, ainsi que des conditions matérielles de confinement simplifiées et optimisées en fonction des problèmes collectifs et individuels de chacun.e paraissent être à placer au centre de nos exigences."

Il faudra beaucoup plus qu'une demande polie de gauchiste, non pour obtenir la rémunération d'un non-travail par l'état, mais la destruction du travail et de l'état et arracher ce qu'il nous faut pour vivre décemment. Tout çà se fera forcément dans la violence et implique forcément de se déconfiner.
Vu comment c'est parti, c'est bien possible que cette dictature sanitaire puisse encore durer 10 ans ou plus et bien sûr se renforcer...
Alors on fait quoi? On créé une pétition en ligne pour obtenir la rémunération du non-travail et de l'"assouplissement" de nos conditions de vie?

> Malhonnête

Ouais j'ai mis "malhonnête" dans le titre, je sais bien que c'est un mot qui peut se cuisiner à toute les sauces, notamment légaliste là. Pour moi l'honnêteté c'est un truc avec ce qu'on a au fond de soi et ce qu'on en fait dans notre rapport aux autres

J'ai l'impression que bcp de commentaires prennent très souvent la forme ultra argumentaire où y en a qu'ont raison et les autres tort. Ben moi même si je suis bien plus d'accord avec celleux qu'on les argumentaires "antivax", y a des formes et des fonds de commentaires qui me font pas rêvé...

J'trouve ça malhonnête d'avancer tout plein d'arguments aussi tranchés - c sûr ça fait soit hyper radical, ou genre moi je suis réfléchi et posé - sans se mettre plus en jeu, sans se mettre plus en question, de là où on vient, là où on est quoi.

C'est aps honnête de poser la vaccination comme une solution sans parler de notre rapport à la mort, au maintien coûte que coûte de notre civilisation (et on a beau être de gauche, anarchiste, voire même toutcrâmiste chépatrokoi, la civilisation on la dans nos veines - c'est une expression hein), à notre rapport à al peur, au risque, à l'hygiène; sans parler de notre accès à la biotechnologie et à la techno tout court en en subissant si peu les conséquences directes en terme de guerre, destruction de nos cultures, de nos vies, de la terre qui nous nourrit, etc.

C'est aussi malhonnête de cracher sur la gueule de qqu qui pose la question de la vaccination comme solution et de le faire avec des grands arguments contre l'hopital, la médecine, les labo toussa, sans être sincère sur nos propres peurs de crever, le fait que si y a besoin vital pour nous ou l'humain.e qui nous est la plus chère et bien là y a quand même plein de gens qui seraient prêt.e.s à mettre leur super radicalité antitechno anar de té-cô.

Bref, je parle de se mettre en jeu, donc je vais le faire. Je suis fille de paysan.ne.s - nan en fait d'éleveurs, "paysan" c tout pété comme terme aujourd'hui... j'fais pas confiance à ce que les gens qui lisent ici mettent derrière ^^ - donc je suis "fille de" quoi, et ça fait que j'ai un rapport assez ambigü à "l'hygiène" toussa: les maladies, j'ai toujours vécues avec petite je marchais pieds nu dans la bouse et me roulait dans la boue souvent. En même temps mes parents sont pas passées à côté du bourrage de crâne de l'époque sur les "progrès" vétérinaires, les antibio pour les vaches toussa. Iels en ont vu les limitent à un moment, mais je le porte aussi, ça influence ma pensée, c'est sûr.

N'empêche que je n'ai aps l'intention de me vacciner et j'en sais rien si c'est une solution. Si je dois mourrir à cause de ça, pour le moment je prends complètement le risque. J'ai peur pour mes parents. Mais voilà, maintenir la civilsation et l'humanité dans laquelle je vis au prix des labo, des technologies mortifères, des technologies de guerre; "sortir de la crise" pour continuer à créer des procheries géantes - qui sont des bombes bactério et virales de ouuuuf - dans des pays où on avait pas encore tout pété le rapport à la terre, au reste du vivant toussa... Ben j'ai pas envie, ça me fout les tripes en vrac, ça me donne envie un peu de crever des fois. Mes parents sont vaccinés, je comprends pourquoi, ça me fait pas rêver, mais iels ont l'humilité de dire qu'iels n'en savent rien de si c'est une solution, que ça leur plaît pas, mais que ça les rassure. Je sais aussi que c'est pas pleinement cohérent de pas vouloir de vaccins, ni de confinement géré par les gouvernants et en même temps d'aspirer à pouvoir continuer plein de trucs de ma vie "comme avant".

SI j'dis ça, c'est aps pour être légitime ou chépakoi, c'est juste que les super arguments ça me gonfle. Les analyses, la pensée critique et construite, la colère contre les gens qu'ont pense qu'iels disent de la merde, j'aime bien hein, mais pas avec les règles du jeu des gagnant-kon-raison-et-tout-compris-tavu. Faut se mettre soi en jeu un peu, sinon on dirait des trucs de politiques quoi.

Déso c'est trop long comme commentaires.
Ah dernier truc, quand je dis "dire d'où on vient où on est", c'est pas pour dire que c'est ça qui légitimerait ce qu'on pense, y a des gens avec des idées de merde partout. Par contre c'est sûr que ça joue... surtout si notre pensée va à plein d'endroit dans le droit chemin de nos privilèges, conditionnements ou autre truc dont on hérite qu'on le vueille ou non.

bibi les bobos (oh ça va, si y a un truc avec lequel on a bien le droit de rire c'est les bobo quoi!)

> .

Est-ce que l'hygiénisme c'est un truc de classe ? C'est un truc auquel j'avais pas forcément pensé avant, mais venant moi aussi d'un milieu paysan, avec des grands-parents qui les 3/4 de leur vie n'avaient pas d'eau courante ni même de toilettes sêches (ils allaient chier au fond de la vigne, comme le dit l'expression), je me dis qu'il ya un peu de ça.

Est-ce que c'est le non accès à l'école, le non accès à la propagande scientifique par le fait de ne pas lire ni de comprendre les discours alambiqués en français, peut-être, mais c'est vrai que quand je regarde mon daron aujourd'hui je vois bien d'où il vient. Le médecin il va le voir que quand c'est vraiment grave, et se laver les mains c'est un concept qu'il a toujours pas intégré.
Mes parents aussi se sont fait vacciner, parce que plusieurs personnes sont mortes dans leur village, et qu'ils étaient à fond contre peu de temps avant, mais là ça les a calmé, aussi parce que rester enfermés chez eux pour pas tomber malades c'était pas le rêve, et que ça stressait leurs enfants de savoir que parfois ils s'en foutaient. Mais pareil, moi je suis prête à prendre le risque, à pas me faire vacciner, mais je comprends les gens qui peuvent avoir quelque chose à craindre. Quand mes parents m'ont dit qu'ils voulaient pas du vaccin j'étais assez fière et contente, surtout que moi enfant ils m'ont pas donné le choix des vaccins, mais maintenant qu'ils ont changé d'avis je suis un peu rassurée, et en même temps je sais qu'ils se sont vacciner pour rassurer leurs enfants donc ça me fait chier, c'est un peu comme si je devais porter ce poids là, de savoir qu'ils l'ont fait pour moi alors que je leur ai jamais dit de le faire.
Je me dis que les gens de leur âge (plus 75 ans) ou plus vieux doivent avoir une sacré pression de la part de l'entourage familial pour s'isoler, se faire vacciner, etc. depuis plus d'un an. Et ça doit être franchement râlant d'arriver à la fin de sa vie et qu'on te foute la pression pour que tu t'enfermes chez toi, gaspillant le peu de temps qu'il te reste à vivre.

Sinon sur le truc de la malhonnêteté, moi je préfère parler d'idéologie, et de pose idéologique. Je pense que bien souvent c'est l'idéologie qui fait avoir des discours malhonnêtes, parce que forcément pour faire rentrer sa pensée dans des dogmes binaires faut bien s'arranger et perdre de vue ce qu'on pense vraiment au fond de soi. C'est particulièrement le cas en ce moment, et ce texte a l'avantage de ne pas forcément porter un truc noir ou blanc, et de pointer la stupidité là où elle se trouve. C'est intéressant de voir que personne n'a relevé que le texte critique les gens qui mettent le masque sous le nez dans des bus, ça montre un peu quel genre de personnes viennent commenter ici ... depuis quelque temps j'ai un peu l'impression que c'est une seule personne, ou alors un petit groupe, qui diffuse une propagande scientiste/pro-tech/pro-médecine ici, à la façon de suiveurs qui ne sont pas capables de comprendre le fond de ce qu'ils défendent mais qui s'achernent à troller parce que c'est leur seule façon d'exister. Je me dis que c'est un truc de cette époque, ces personnes doivent passer leur temps sur des réseaux sociaux à faire ça, et se filer l'info entre eux dès qu'un article qui va à l'encontre de leur religion est publié ici. Leur réactivité est assez impressionante. Je ne parle pas de la personne pro-vax qui a publié au-dessus, au moins il a donné des arguments, même s'ils sont assez malhonnêtes, les trucs sur le Sida et autres m'ont eu peu fait halluciner, et j'aime pas du tout quand dans un débat quelqu'un fait porter des propos aux autres alors qu'ils ne les ont pas dit, ou bien parle d'autre chose en faisant style que ça répond à ce que la personne a dit. Sans doute que la pratique de groupes sur Facebook ou autres doit aider à adopter ce genre de méthodes manipulatrices, et ça me fait me demander le sens du débat pour ces personnes. Moi je débats pour confronter mes idées à celles d'autre, et au mieux pour voir les choses autrement. or j'ai l'impression que pas mal de gens considèrent que le débat c'est en fait un duel avec d'autres gens, dans lequel il faut sortir vainqueur, écraser l'adversaire, peu importe la méthode qu'on emploi. Et ça me rend un peu triste de voir cet état des choses, de voir que sans doute le débat est en train de disparaitre à cause de nouvelles pratiques qui nient l'apport de l'autre.

> hygiène

citation du com d'au dessus: "Est-ce que l'hygiénisme c'est un truc de classe ? C'est un truc auquel j'avais pas forcément pensé avant, mais venant moi aussi d'un milieu paysan, avec des grands-parents qui les 3/4 de leur vie n'avaient pas d'eau courante ni même de toilettes sêches (ils allaient chier au fond de la vigne, comme le dit l'expression), je me dis qu'il ya un peu de ça."

Je sais pas si l'hygiénisme est un truc de classe. Sûrement, ouais. En toutcas Y a plein de rapport différents à l'hygiène et à la manière de se "protéger" des maladies.
Et ce qu'est sûr c'est que ce qui est "propre", ce qui est "hygiénique" est hyper normé et comme souvent la norme est définie par les bourgeois.
Et donc on apprend à plein d'endroit, média école toussa, que tel manière d'être propre est l'unique et la bonne, etc. Le reste c'est de la sous culture, de la méconnaissance voire de la crasse et c'est responsable du développement des maladie et des contaminations.

C'est comme ça que je le vois. C'est pour ça que je précisait que mes parents se sont faits "bourrer le crâne" avec les progrès de la médecine et vétérinaire et que ça joue dans l'évolution de leur rapport intime à l'hygiène et la médecine. Et j'ai l'impression qu'iels en tirent aussi du positif, enfin c'est cqu'iels disent.