maudissons l'embrigadement comme la guerre

Mis a jour : le jeudi 12 novembre 2020 à 15:33

Mot-clefs: Guerre Education Resistances
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Décoration antimilitariste de statue

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En ce 11 novembre, maudissons l'embrigadement !

Le SNU, service national universel, qui entend embrigader la jeunesse dès l'âge de seize ans, s'il s'instaure à grande échelle, deviendrait obligatoire pour toutes et tous afin de passer les examens et permis. Ce SNU n'est pas enterré. Une version pour quelque 80 ados a été la seul épisode de la phase test, saison 2, mis en place début octobre dernier en Kanakie, exempte de void u presque. La sous ministre de la jeunesse et de l'engagement, l'ex députée de Loire Atlantique Modem Sarah El Haïry s'est félicité de cette continuité a minim du projet destiné à enroler quelques 800 000 jeunes scolaires et apprenti·es, d'ici on ne sait plus quand maintenant.

Pour réaffirmer notre antimilitarisme et le refus de l'embrigadement de la jeunesse, le collectif 44 contre le SNU fait ce clin d'œil à la statue « L'Epave », réalisée en 1926 par Paul Auban. Dans le parc Marcel Schwob au-dessus de la carrière Misery, cette Bretonne maudissant la mer (qui lui a ravi son fils) a une copie presque conforme, « Picarde maudissant la guerre », réalisée par le même sculpteur et érigée à Peronne dans la Somme.
Rappelons que les femmes ont joué un rôle important dans le refus de la boucherie de 14-18.
Entre un camp scout et une cérémonie au garde à vous, Sarah El Haïry, -ex député du 44- devenue sous ministre à la jeunesse et à l'engagement, considère toujours ce SNU forcé, en uniforme, encadré par des officiers, comme une parade aux maux de l'époque.
Il paraît inconcevable de confier à des militaires le modelage des esprits et l'information des adolescents, en les contraignant à un séjour militarisé parsemé d'un peu de vert, d'« éducation civique », et de nationalisme, associé à une session de travail gratuit sans protection sociale.
Outre son coût faramineux, alors que c'est l'Éducation qu'il faut davantage financer, ce « dispositif » prétend utiliser la coercition pour servir l'engagement de la jeunesse.
Sans avoir besoin du SNU, la jeunesse s'engage, pour l'écologie, les droits, l'antiracisme... Elle se fait d'ailleurs souvent gazer et brutaliser. Décidemment : le SNU, c'est toujours non !

Contact en Loire-Atlantique : collectifcontrelesnu@gmail.com
Facebook : www.facebook.com/collectif44contresnu.>