De l'art dans ce monde (de merde!)

Mis a jour : le dimanche 11 octobre 2020 à 18:51

Mot-clefs: contrôle social art
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Pensées à trois sous sur l'art, des artistes et du public et leurs places dans ce monde (de merde!)...

L'art (musique, peinture, poésie, etc, etc) se suffit à lui même...
Seul l’esthétisme compte... Le non esthétisme est aussi de l'art, c'est un contre pouvoir...
Les spectacles sont fait pour divertir, on a assez trimé en dehors, on mérite bien cette récréation...
La nature est un spectacle permanent...
La destruction est un aboutissement de l'art : no futur !...
La poésie de la destruction est aussi de l'art...
Bla-bla-bla... bla-bla-bla...

Quand nous autres, humaines et humains, aurons tout détruit (c'est à dire dans pas très longtemps, vu que rien ne change et que bien peu de personnes font autre chose que de contempler le désastre tout en l'accélérant), à quoi auront servi toutes ces belles - et autant complémentaires que contradictoires - théories ?

Quand on se rend compte que la très grande partie des spectacles et autres consommations d'art sont subventionnées par le système même qui orchestre la destruction du vivant... Il y a de quoi se poser des questions, non ?

Pourtant, l'art est un mot qui, malgré sa petitesse (quatre lettres en gros quoi...), englobe une infinité de créations humaines. C'est une économie titanesque ! Les plus fortunés de ce globe en voie de putréfaction dépensent parfois l'équivalent d'une vie de salaire d'un individu lambda (voir parfois beaucoup plus) pour acquérir une « oeuvre » dont l'esthétisme est quoi qu'il arrive avant tout très relatif...

Certaines personnes parmi les individus lambda dépensent eux une grande partie de leur budget en consommation de spectacles et dérivés (cinoch, concerts, cd, etc).
Seule une petite partie des arts a un caractère revendiqué subversif, voir engagé (souvent les tendances artistiques les plus désespérées, comme le punk par exemple, certaines chansons, celles justement dites engagées, certaines tendances du street-art... liste non exhaustive !).
Seule une petite partie du public n'est pas uniquement consommatrice, mais est actrice engagée dans son approche de l'art.

Tout cela interroge... !

La sinistre de l'aculture, R. Bachelot, promet 81 million d'euros pour l'opéra de paris. Et après une très rapide recherche sur les financements de l'art en france, je suis tombé.e sur ça dans le figaro (oui, je sais c'est un média de merde, comme beaucoup d'autres) :
« ...sur les 614 millions d'euros débloqués par le gouvernement pour soutenir le patrimoine et la création, près de 93 millions vont être accordés au Centre des monuments nationaux (100 monuments, dont le Mont Saint-Michel ou l'Arc de triomphe), 87 au domaine de Versailles, 46 au Louvre et 40 au Grand Palais. Universciences, le Centre Pompidou, l'Inrap, ou le musée d'Orsay devraient également être aidés (respectivement, 35, 21, 20 et 15 millions d'euros). »
Et c'est pas tout, il y a d'autres chiffre dans l'article qui ne sont pas beaux à voir...
L'article étant payant pour pouvoir en lire plus, je ne suis pas allé plus loin, mais peut être parle t'il aussi de la reconstruction de notre dame de paris, ou autres bonnes blagues dans le style...

Tout cela aussi interroge quand on sait que des milliers de personnes dorment dans la rue dans ce pays (de merde!), et que les lois anti-squat s'accumulent tout en se durcissant... Que les exilées subissent majoritairement un traitement totalement inhumains … Quand on sait que les hôpitaux sont en détresse... Et tout le reste qui va mal et qui aurait besoin de soutien financier dans ce monde capitaliste (de merde !).

Alors, s'il nous arrive de croiser des artistes, ou si nous même nous pensons artiste (nous sommes toutes et tous des artistes potentiels !), si nous prend envie d'aller acheter une place de spectacle, un bouquin, etc, ou bien aussi si il nous arrive de parler de spectacles ou d'art, n'oublions pas de penser à tout ça... !

Si les arts étaient globalement subversifs plutôt que juste « esthétiques »... il y aurait certainement plus d'espoir dans ce monde (de merde!)... !!!

ps, ce serait trop long de tout développer pour un.e feignant.e comme moi, alors je ne parle pas de l'instrumentalisation qui peut être faite de l'art subversif par certain.e.s artistes ou par certaines compagnies (à la mode sur la zad nddl par exemple, hein...) ou des autres grand.e.s poètes et écrivain.ne.s appelistes qui
pratiquent la surenchère question allégorie poétique (plutôt gerbante)...

Commentaire(s)

> tsdr

c'est sympa l'autoformation, mais tu t'es rendu compte en écrivant ce truc qu'il y a des milliers, des dizaines de milliers, peut-être plus, de gens de tous poils - partout dans le monde - qui réfléchissent et produisent des textes, des oeuvres, etc, sur la question du lien entre art, esthétique et politique. que ces textes, films, dessins, peinture, performance, etc. sont disponibles pour toutes et tous, gratuitement ou piraté sur internet, ou dans ta bibliothèque, médiathèque préférée.

et toi, tu te pointes, tranquillou, pour poster 3 lignes absolument creuses sur le sujet, un sujet auquel tu avoues ne même pas avoir réfléchi. mais que tu t'es dis que tu devais absolument exposer le néant réflexif qui est en toi au monde entier (et ta haine des appellistes [sic] parce que t'es en français un peu bas du plafond alors ça fait partie des tes obsessions). et maintenant des gentils modos devront affronter l'absolue vacuité de ce tu écris. la publier parce que son contenu est inoffensif. et ta merde trônera, ici. wow.

du coup je me permet de t'insulter dans les commentaires, pour que si jamais une historienne tombe sur les archves d'indymedia nantes dans sa recherche en 2124, elle se dise pas que les terriens de 2020 étaient tous abrutis comme des troncs morts.

> Ben moi j'aime bien

C'est pas parce que des milliers de gens reflechissent à un truc qu'on a pas le droit de s'exprimer, ni qu'ils ont raison.

Moi l'Art et les artistes je m'en fout un peu (et je pense qu'on est plus que quelques milliers dans ce cas), et encore plus le lien entre ça et politique. Mais alors qu'est-ce que je m'en fout, tu peux même pas savoir. Et je trouve pas ce sujet très passionant.

Plutot à mon avis les artistes devraient commencer à réflechir sur leur lien avec leur égo. Le reste on verra plus tard.

Et puis je comprend assez bien la ptite référence aux appelistes, vu le nombre de poètes néo-situ ou je sais pas quoi qui nous bassine avec la prose illisible de leur tract.

Du coup je dirais bien que pol pot a bien choisit sa signature, vu sa conception du débat et la façon dont il supporte la contradiction. Allez ciao pantin, a la revoyure sur lundi matin.

> A MORT L’ARTISTE

https://infokiosques.net/spip.php?article273

A MORT L’ARTISTE?

extrait du livre La fête est finie. http://lafeteestfinie.free.fr

" J’aurais voulu être un artiste
Pour avoir le monde à refaire
Pour pouvoir être un anarchiste
Et vivre comme un millionnaire
Et vivre comme un millionnaire
J’aurais voulu être un artiste...
Pour pouvoir dire pourquoi j’existe. "
Le Blues du businessman

Avertissement

L’intention de ce texte est d’annoncer la mort prochaine d’une des figures symboliques de ce vieux monde marchand : l’artiste.

*

Si vous devez savoir qu’une telle annonce nous réjouit particulièrement, nous n’irons pas cependant jusqu’à rire de la mort de l’artiste - quand le rire dans ce siècle se réduit le plus souvent à n’être que l’expression de la résignation -, ce serait encore une façon détournée de sauver le moribond. Non plus nous ne nous permettrons de jouer sur les mots. Encourager la mort de l’artiste et participer à son enterrement est un jeu sérieux qui mérite que nous nous y attardions sans complaisance ni facilité.

*

Nous tenons également à préciser qu’aucune nostalgie ne guide notre propos. Et nous restons indifférents à toute forme de querelles strictement esthétiques - en particulier, celle éternelle opposant anciens et modernes qui sous-tend tout débat sur l’art et la culture et qui participe inévitablement au maintien de l’ordre des choses.

*

C’est bien à l’artiste que nous nous attaquons ici. La question de l’art, moins triviale, n’a que de manière anecdotique à voir avec la question posée par l’existence de l’artiste. N’importe qui dans ce monde du je-m’en-foutisme généralisé vous le confirmera.

https://infokiosques.net/lire.php?id_article=273

> @ pol pot

Ton "historienne de l'art" (métier que tu réserves sans doute aux filles dans ta petite tête de dictateur...) a intérêt à se dépêcher, parce que au rythme ou ça se casse la gueule, et vu que beaucoup trop peu de personnes ne s'en inquiètent réellement ni n'agissent, ça risque que de ne pas durer longtemps cette dégringolade!

Si par "miracle" l'espèce "humaine" survivait à cette destruction qui va s'accélérant, les personnes qui étudiraient éventuellement cette dégringolade se poseront de sérieuses questions sur le pourquoi nous avons acceptés et participés à l'hécatombe généralisée... Trop occupéEs sans doute à se regarder artistiquement le nombril et à se divertir avec la bonne sousoupe artistique qui recouvre presque tout et qui est une des bases du capitalisme. Car l'art quand il n'attaque pas radicalement le système, c'est la meilleur huile qui soit pour graisser la machine. Quand il l'attaque radicalement, l'artiste mène de lui même un combat permanent contre sa récupération.

Les artistes, dés qu'ils gagnent du fric, ils deviennent toutes et tous plus gerbant.e.s les un.e.s que les autres, et ferment leur gueule ou l'ouvrent juste ce qu'il faut pour ne pas perdre leurs privilèges de personnes riches et célèbres! Et cet aspect des choses est quasiment généralisé!
Rien de mieux que le succès et les privilèges qui en découlent pour faire taire les artistes! Pas besoin de les menacer, juste de les reconnaitre (l'égo, déjà bien présent, prend alors le dessus...), de les enrichir et de les médailler! "Ne mords pas la main qui te nourrit"!

Tu gerbes sur ce texte, mais n'apportes aucun argument sur la masse de fric aloué à l'art vis à vis de la pauvreté des hopitaux publics (et de l'éducation public), des gens qui dorment dehors, etc!

Ta critique virulente de ce texte, qui au minima n'est pas pire que beaucoup d'autres et qui a au moins l'intérêt de remettre en question un truc qui parait évident pour l'immense majorité de gens, sous entend que tu n'es pas très à l'aise avec tout ça...
Comme dit plus haut, tu portes très bien ton pseudo et tu dois super kiffer lundi matin... Gros débile que tu es (tu kif aussi les insultes apparemment...)!

> Autre texte dispo sur infokiosques.net

ART & SUBVERSION, DEUX PÔLES ANTAGONISTES ?

Introduction : Vers la fin de l’art

Première partie : Art et domination
- L’art et le pouvoir, un couple qui dure ;
- L’autosatisfaction de l’art dans la marchandise ;
- L’art, un des piliers de la société spectaculaire-marchande)

Seconde partie : Création et révolution
- L’utopie de la catharsis artistique ;
- De la nécessité du dépassement de l’art

Conclusion : Pour un nouvel élan de création par la transgression

Bibliographie

https://infokiosques.net/spip.php?article11

"La société spectaculaire-marchande est parfaitement équipée pour, au choix, banaliser ou marginaliser les idées subversives que peuvent contenir une œuvre d’art (ou même un livre). Le phénomène de récupération et d’intégration de la contestation est une des protections les plus sûres du spectacle. Nelson Goodman ne croit pas si bien dire quand il affirme qu’un Rembrandt dans un musée est une œuvre d’art mais que, utilisé pour boucher un trou laissé par une fenêtre brisée, le tableau est dévalorisé et ne fonctionne plus comme œuvre d’art. Avec sa vision de critique d’art bien en place, Goodman oublie d’ajouter que, par exemple, la brochure situationniste De la misère en milieu étudiant..., diffusée gratuitement et clandestinement de 1966 à 1968 par dizaines de milliers d’exemplaires en France, à défaut de fonctionner comme œuvre d’art, fonctionnait comme élément théorique (et critique) subversif, mais exposée au Centre Georges Pompidou en 1989 lors d’une rétrospective sur l’Internationale situationniste, elle ne fonctionne plus comme telle mais bien comme élément spectaculaire du statu quo, institutionnalisée, reconnue par ceux qu’elle fustigeait... Le spectacle l’a bien compris, toute œuvre est modelable, assimilable, et ça l’amuse..."

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Vous oubliez de préciser l'auteur de ce mémoire de première année de master : Thomas Genty
et la source : https://infokiosques.net/