Quelques éléments sur la privatisation de l’Éducation Nationale

Mis a jour : le mercredi 24 juin 2020 à 16:39

Mot-clefs: Education luttes salariales
Lieux:

La proposition de loi « visant à instaurer l’enseignement numérique distanciel dans les lycées, collèges et écoles élémentaires » [2], va dans ce sens, car elle rendrait obligatoire le « service public du numérique éducatif et de l’enseignement à distance ». Cela annonce la couleur, et les entreprises du télé-enseignement se lèchent les babines. Mais le numérique scolaire n’est qu’un aspect de la privatisation rampante de l’Éducation Nationale, qui obéit à une logique bien plus large. Cette contribution pourra apporter quelques éléments au débat sur l’éducation des rencontres d’été (voir programme). Par manque de place et de temps, il ne sera pas question ici des écoles privées sous et hors contrat, même si elles rentrent bien sûr dans le processus.

Depuis les années 90 le lobby patronal est actif pour privatiser le système éducatif français et le faire fonctionner comme le système américain. C’est à dire un système public pour les pauvres, un système privé pour les plus aisés et globalement un système de reproduction de classe, puisque la seule question qui prévale pour l’orientation de fin de collège aux États-Unis est « Quels sont vos revenus ? ». Depuis, chaque ministre a posé sa petite pierre dans cet objectif. M. Blanquer n’étant que le dernier avatar paroxystique de cette politique.

Privatiser l’Éducation Nationale parait une gageure tellement elle fait parti du mythe méritocratique républicain. Et pourtant, par petites réformes successives, cela arrive.
Cette attaque, se fait sur plusieurs plans, vise plusieurs objectifs et elle obéit à une stratégie de long terme. Le premier objectif étant que, dans la vision capitaliste, l’Éducation, comme le reste, est un marché. Une petite visite au salon de l’Éducation chaque année à la porte de Versailles à Paris en novembre, suffit à s’en convaincre.

Décentraliser

La décentralisation a été et est l’outil le plus puissant pour découper l’Éducation Nationale. Le 2 mars 1982 est promulguée la loi Defferre ou Acte I de la décentralisation. Dans le cadre éducatif, cette loi délègue aux collectivités territoriales la gestion matérielle des établissements scolaires. Les communes gèrent les écoles, les départements les collèges et les régions, créées à cette occasion, les lycées. Cette répartition s’avérera peu logique mais à l’époque, il s’agit d’une délégation de gestion matérielle. En lien avec les services académiques, ce sont dorénavant les collectivités qui décident et payent la création de structures éducatives. Il faudra 20 ans aux collectivités pour s’approprier cette délégation car c’est au début des années 2000 que l’on voit fleurir des projets d’équipement numérique émanant de ces collectivités. Département, Régions, et dans une moindre mesure, les communes, équipent écoles collèges et lycées, en salles informatiques, en tableau numériques interactifs… Tout cela sans cohérence, sans pensée d’un quelconque usage réel ni pérennité, et avec une forte logique de communication. « Voyez combien je dépense pour l’éducation… ».
Le 28 mars 2003, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin fait adopter une loi constitutionnelle relative à l’organisation décentralisée de la République Française, ou Acte II de la décentralisation. Cette loi confie aux collectivités beaucoup plus de compétences ouvrant la possibilité de futures privatisations. Ainsi, sont confiés aux collectivités, les transports ferroviaires régionaux, et pour l’éducation, tous les personnels de l’Éducation Nationale non-enseignants. Personnels administratifs, techniques… Personnels qui, à cette époque, passent de la fonction publique d’État, à la fonction publique territoriale. L’étape suivante est la privatisation pure et simple de ces fonctions. Ainsi, cantines et entretien sont privatisés dans les départements des Yvelines [3] et du Rhône [4]. Il est progressivement « proposé » aux fonctionnaires territoriaux, de devenir des salariés de droit privé. Comme le dit cette agente d’entretien et de restauration gréviste au moment de l’externalisation dans les Yvelines : « Ce n’est pas normal. Au début, on travaillait pour le rectorat, après, pour le conseil départemental et maintenant, pour la Semop [Société d’économie mixte à opération unique]. On nous prend pour des pions ! » À la clé : allongement du temps de travail sans augmentation de salaire, désorganisation du travail, management invasif... Le dernier avatar de cette découpe est le projet de confier au département la gestion des infirmières scolaires. Puis sans doute viendront les personnels de vie scolaire (le chef d’établissement peut recruter un Assistant de Prévention et Sécurité) et enfin, les enseignants. Le discours et les éléments de langage sont déjà prêts. « La collectivité met à disposition du matériel que les enseignants n’utilisent pas. Nous devons aussi gérer ces personnels. L’offre de formation professionnelle doit être en adéquation avec les potentiels du territoire. »

Rendre l’éducation publique peu désirable

Cette stratégie n’est pas dissociable des suppressions de postes d’enseignants, car fusionner ou découper des disciplines, en créer de nouvelles et faire des programmes moins poussés s’accompagne de baisses du nombre de personnels. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.
Les dernières réformes de l’Éducation ont donc progressivement atomisé les savoirs, et grandement limité les notions au programme. Les Sciences-Physiques ont été introduites en 6ème par Najat Vallaud-Belkacem en 2016, avec un programme quasi identique au programme de 5ème. Dans le même temps l’horaire pour cette discipline était réduit au lycée. Dans la même loi est introduite la seconde langue dès la 5ème. À cela s’ajoute, toujours dans cette même loi, la limitation des horaires hebdomadaires pour les élèves. D’un côté on ajoute des heures d’enseignements au travers de nouvelles disciplines et de l’autre on limite le nombre d’heures pour les élèves. Les élèves font donc, au collège, du zapping toute la semaine.
A cette tendance dans l’école en général se superposent des inégalités croissantes entre voies au lycée. Les dernières réformes ont réduit le nombre d’heures d’enseignement général en voie professionnelle et ont rendu très magistrales et académiques certaines disciplines en voie générale.
Cela a conduit beaucoup de familles à se détourner de l’école publique. En conduisant les familles les plus aisées ou les plus averties à inscrire leurs enfants dans des écoles privées, l’école publique réduit la mixité sociale et est rendue encore plus indésirable. Affaiblie, il sera aisé de la réduire à une garderie pour familles défavorisées. Les propos de J.-M. Blanquer lors de la reprise de l’école sont assez symtomatiques de cette évolution. Il appelle « cours » ce qui ne peut être que de la garderie. Il appelle « continuité pédagogique » ce qui n’est qu’un ramassis de bricolages. Tellement hypocrite d’ailleurs qu’un lapsus lui a échappé au moment de la « reprise » du 11 mai dans une salle de classe : « Alors les enfants, vous avez lu pendant les vacances ? » Que ce soit d’un point de vue technique ou pédagogique, rien n’était prêt dans le système éducatif pour affronter la pandémie de Covid19, si ce n’est la volonté de saisir cette occasion pour accélérer les réformes.

Délégitimer le travail des enseignant-e-s

L’enseignement pré-universitaire comporte, (ou comportait, car depuis la réforme du bac orchestrée par Jean-Michel Blanquer, le bac s’est grandement localisé) deux examens qui sont des examens nationaux. Comme ils sont nationaux ces diplômes donnent une idée précise du niveau des élèves. Dans le même temps les possibilités d’action des enseignants sur le cursus des élèves s’est grandement amoindri. Si le redoublement n’était pas une solution, faire passer tout le monde en classe supérieure n’en est pas une meilleure si on ne prévoit aucun moyen pour aider ces élèves. Si le collège par exemple ne connaît plus la présence d’élèves de 18 ans, ce qui posait un certain nombre de problèmes, un élève de collège fait aujourd’hui ses quatre années en quatre ans, sauf demande exprès de la famille, et ce quel que soit son niveau, son travail ou ses connaissances. La volonté d’augmenter le niveau général d’instruction qui a pu animer l’école post seconde guerre mondiale n’est plus d’actualité. Cela peut s’expliquer par des besoins patronaux qui se concentrent sur des emplois précaires peu qualifiés et par le remplacement progressif des professions de cadres intermédiaires (ingénieurs, techniciens supérieurs, encadrement...) par des IA (Intelligences Artificielles).

Pour palier ce manque de visibilité qu’il a lui-même construit et justifier ses réformes mesurées à l’aune d’indicateurs déconnectés de toute pratique, le ministère a ajouté depuis plusieurs années des systèmes d’évaluation du niveau des élèves à plusieurs moments de leur scolarité, les fameuses « évaluations nationales ». M. Blanquer a confié cette mission à une entreprise sise dans un paradis fiscal, Tao Testing [5]. Ces évaluations sont faites en dehors du travail enseignant, sans tenir compte des pratiques d’enseignement et délégitiment ainsi le rôle de l’enseignant qui ne devient plus qu’un simple répétiteur. Les enseignants du 1er degré dénoncent et se mobilisent régulièrement contre cette standardisation de l’apprentissage, qui s’accompagne de recommandations très incitatives (voire carrément d’ordres d’inspecteurs) sur les pratiques à développer en classe, notamment pour la lecture.
Dernier avatar de cette logique, la plateforme PIX [6], qui s’est mise en place en dehors de tout lien avec les enseignants et permet aux élèves de s’auto-évaluer dans des domaines liés au numérique et qui ne relèvent pas des programmes.

Passer des accords de libre-échange

Les accords de libre-échange qui se multiplient pour contourner le blocage de l’OMC, répondent tous à la même logique qui ne sera pas détaillée ici. Seulement le dispositif qui représente un moyen de privatiser le système scolaire. Ce dispositif s’appelle le « traitement national ». Il consiste à « accorder à d’autres le même traitement que celui qui est appliqué à ses propres nationaux ». Ce dispositif permettrait ainsi, par exemple, à une école étrangère qui déciderait de s’implanter en France de prétendre aux mêmes aides de l’État qu’une école française de même type. On imagine les dégâts dans l’université française, si l’État devait également proposer un budget à des antennes de Harvard ou du MIT qui s’implanteraient sur le territoire, ou à plus long terme à entreprises spécialisées, comme c’est le cas dans d’autres pays [7].

Remplacer progressivement les personnels par des écrans

Depuis de nombreuses années, un certain nombre d’entreprises se sont déjà engouffrées dans les possibilités offertes par les outils numériques. Ainsi la société Index Éducation est-elle leader des logiciels de notes et surtout de création des emploi du temps. En s’appuyant sur la dépendance au logiciel d’emploi du temps, elle a progressivement remplacé tous ses concurrents. Certains résistent grâce à des contrats passés avec des sociétés développant les environnements numériques de travail (ENT). D’autres sociétés prospèrent sur le marché des ENT. Le cas de openENT [8], logiciel libre piloté par plusieurs collectivités étant un cas très minoritaires. Le « tout entreprise » prévaut et certaines académies vont jusqu’à passer des contrats avec les GAFAM. Des GAFAM qui s’invitent de façon plus discrète dans les ENT [9]. La dernière mouture de l’ENT Oze de la société iTop [10] utilise Outlook de Microsoft et permet de créer directement des documents au formats Word, Excel ou Powerpoint. Mais pas des documents opendocument, seul format standard, et assez largement utilisé dans les établissements. Sans doute pour préparer l’esprit de futurs clients… Microsoft toujours, a longtemps organisé le « Forum des enseignants innovants » [11] et recevait le 22 novembre 2011, dans ses locaux à Issy-les-Moulineaux, les inspecteurs de l’Éducation nationale chargés de mission nouvelles technologies (IEN-TICE), conseillers techniques des inspecteurs d’académie pour leur rencontre annuelle ; là où est proposée sa « classe immersive » [12].

La start-up nation voit d’un très bon œil les discours de Blanquer sur la refonte de l’éducation à travers l’enseignement à distance. « En 2018, un rapport de la Caisse des dépôts estimait que le marché pouvait passer de 89 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année-là, à 156 millions en 2022. » Les entreprises « Made in France » se félicitent « La crise que nous connaissons vient paradoxalement de faire gagner quatre-cinq années de maturité pour toutes les institutions », estimait un expert du milieu [13]. Entre les multinationales et les PME de l’EdTech, la guerre est déclarée pour se découper le gâteau. Les GAFAM bénéficient déjà de relais institutionnels : pendant le confinement, « Google Education a noué un partenariat avec l’Unesco, tandis que Microsoft a lancé une plateforme avec l’Unicef ». La pression capitaliste est à l’œuvre : « le fonds d’investissement spécialisé Educapital dénonce ainsi « l’impréparation totale d’un système public d’éducation qui n’a pas su se transformer depuis 20 ans », et appelle à un grand plan d’investissement dans le secteur. » Enfin, le Cned utilise la solution Blackboard Collaborate, du groupe américain du même nom, leader mondial du logiciel éducatif, qui utilise des serveurs Amazon pour gérer ses données et son trafic. Autant dire que la planche était déjà bien savonnée avant le confinement...
De plus en plus, les dépenses des collectivités vont vers les outils numériques et chaque projet d’équipement d’établissement ou de territoires par des tableaux numériques interactifs (TNI) ou des tablettes fait l’objet d’un battage médiatique assourdissant. Peu importe que ces outils soient déconnectés des pratiques et besoins des personnels, et que les demandes iraient plutôt vers des moyens humains, le solutionnisme technologique est et demeure la seule réponse. Du côté des enseignants, le discours prend de plus en plus, croyant que les élèves accrocheront forcément mieux s’il y a un écran ou une appli. Les formateurs dans les INSPE (ex-ESPE et IUFM) s’en font souvent le relais. Banco pour faire des économies et ouvrir le marché : il revient moins cher de faire une dissection en salle info ou sur tablette qu’avec une vraie grenouille (en plus les PC sont végan) et les outils numériques sont parfois accompagnés de fiches pédagogiques prêtes à l’emploi. Plus besoin de réfléchir, la machine suffit.

Dans un entretien au JDD [1], profitant de la pandémie, M. Blanquer avance déjà que « l’école de demain s’appuiera largement sur de l’enseignement à distance. » Politique dénoncée dans une tribune du Café pédagogique [14] par des hauts fonctionnaires du ministère (anonymes, ils ne se mouillent pas trop) : « Le numérique éducatif, alpha et oméga de la pensée pédagogique actuelle, sert de cheval de Troie pour infiltrer les pratiques pédagogiques et offrir l’échec scolaire en marché aux éditeurs numériques et opérateurs privés. »

« Professionnaliser »

La privatisation de l’école est indissociable des pressions patronales visant à réduire l’école au rôle de formateur de main d’œuvre docile.
« Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail », tweetait le MEDEF en 2017. La situation de l’emploi et la précarité deviennent des arguments pour faire peser sur l’école la responsabilité du chômage, et la pousser ainsi au rapprochement avec des bassins d’emploi, à l’adoption d’un discours managérial et au pilotage par le patronat.
Un emblème de la professionnalisation de la formation initiale est la création des lycées des métiers, en 2001, sous l’égide de Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué chargé de l’enseignement professionnel. Cette réforme consacre le rapprochement des « offres de formation » publiques et privées au sein d’une même structure, mêle formation initiale et formation continue et acte juridiquement la co-gestion patronale du dispositif, à travers un changement de statut. En effet, un lycée labellisé lycée des métiers devient un Groupement d’Intérêt Public, dont le statut prévoit la présence patronale au conseil d’administration.
L’orientation donnée à l’école dans le sens de la professionnalisation est inscrite explicitement dans le projet de loi Fillon d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école (2005) : « l’école doit se concevoir comme une première étape (...) dans le processus de la formation tout au long de la vie ». Philippe Geneste [15] l’analyse comme suit : « L’individu devient un pion sur un espace social réduit à l’espace professionnel [...]. Hier il fallait le placer avec plutôt un bac pro, ou au moins un BEP ou un CAP, demain, ce sera avec des validations de compétences sans nécessité de diplôme, comme l’aimerait le MEDEF. »
Les compétences sont aujourd’hui bien installées dans l’éducation. Au collège, depuis 2015, l’évaluation du diplôme national du brevet se fait sur la base du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Sans être nostalgique d’une école passée qui n’avait pas grand chose de positif, on passe (à l’école et de plus en plus dans le domaine professionnel) d’une certification d’un certain niveau d’instruction à la validation de compétences abstraites, découpées en domaines, dont les intitulés illustrent bien le caractère de base minimale d’employabilité : « les langages pour penser et communiquer », « conduite de projets individuels et collectifs », « capacité à résoudre des problèmes »... L’évaluation par compétences s’immisce dorénavant dans le premier degré, au lycée et à l’université et chaque réforme tend à uniformiser les méthodes d’évaluation dans ce sens.

Les personnels aussi font de plus en plus l’objet d’une évaluation par compétences, et notamment les plus précaires que sont les contractuels. Le renouvellement du contrat des enseignants contractuels se fait par un entretien mené directement par le chef d’établissement, sur la base d’une évaluation des compétences. Cela témoigne dans l’école d’un glissement générale dans le salariat qui s’opère de la qualification professionnelle, issue d’un accord de branche et définissant un poste associé à une rémunération, vers la compétence, qui n’est qu’une capacité individuelle à effectuer à un instant, des tâches saucissonnées dans un environnement professionnel de précarité et de flexibilité. Enfin, la loi de transformation de la fonction publique (2019) entérine l’entrée de la logique managériale (« New Public Management ») dans la fonction publique, habituant progressivement les personnels à ce type de gestion et rendant ensuite facile le passage de pans entiers au privé.
Un autre juteux marché qui s’ouvre au privé est celui de l’orientation. Devant la multiplication des dites « offres de formation » du supérieur, la complexité introduite par Parcoursup et la récente réforme du lycée - innombrables combinaisons possibles de spécialités - ainsi que la mort programmée des Centres d’Information et d’Orientation, de plus en plus de familles se tournent vers des coachs privés qui vendent des kits Parcoursup, des lettres de motivations personnalisées... De plus, le passage des personnels de CIO aux régions va renforcer le pilotage patronal de l’offre de formation des jeunes. La loi Blanquer prévoit que l’orientation peut se faire avec des intervenants extérieurs, et les régions sont dans les starting-blocks pour en profiter.

Conclusion

Il importe de penser ensemble les différents éléments de la stratégie de privatisation de l’Éducation Nationale, car celle-ci dépasse le cadre précis de l’école et ses luttes trop souvent corporatistes. La privatisation rampante du « mammouth » fait l’objet d’un rapport de forces global et suit les exigences patronales sur la formation professionnelle ainsi que sur la réduction des dépenses publiques. Un mouvement de l’éducation qui s’opposerait frontalement à cette logique devrait nécessairement être interprofessionnel, déborder le cadre fixé par les syndicats de l’éducation, et attaquer la logique même de l’école capitaliste, sans s’en tenir à défendre une école publique républicaine égalitaire complètement fantasmée. Au-delà de la défense du service public et des exigences de davantage de moyens, ce sont des intérêts de classes qui s’expriment sur le terrain de l’école et que la privatisation vient matérialiser.

georges kaplan et zygaena, 24 mai 2020

__________

Sources et références :
[1]https://www.lejdd.fr/Politique/jean...
[2] http://www.assemblee-nationale.fr/d...
[3]https://actu.fr/societe/colleges-le...
[4]http://m.lamarseillaise.fr/bouches-...
[5] https://www.taotesting.com/solutions/
[6] https://pix.fr/
[7]http://www.cafepedagogique.net/lexp...
[8] http://open-ent.org/
[9] https://eduscol.education.fr/pid257...
[10] https://www.itopeducation.fr/platef..., https://www.itopeducation.fr/
[11]https://www.tice-education.fr/index...
[12]https://framablog.org/2011/11/22/in..., http://www.cafepedagogique.net/lexp...
[13]https://www.mediapart.fr/journal/fr...
[14]www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/P...
http://www.normalesup.org/ pcuvelier/wwwsecondaire/teachforfrance.html
[15] Le travail de l’école : contribution à une critique prolétarienne de l’éducation, Philippe Geneste, éd. Acratie, 2009