Le retour des Gilets Jaunes et de la répression

Mis a jour : le mardi 19 mai 2020 à 10:31

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Le mouvement des Gilets Jaunes est de retour dans les rues et sur les ronds points depuis le 11 mai. La répression a elle-aussi fait son retour. Lundi 11 mai, des Gilets Jaunes se sont rassemblés à une dizaine sur le rond-point des Près d’Arènes à Montpellier. Ils ont très rapidement été expulsés par 20 policiers. Quatre gilets jaunes ont reçu une amende de 135 euros. À Saint-Etienne du Rouvray, des gilets jaunes se sont retrouvés sur un rond point à partir de lundi. Jeudi 14 mai, alors qu’une vingtaine de gilets jaunes s’étaient réunis, les policiers sont intervenus en mettant une première amende de 38 euros pour non respect des mesures de déconfinement aux personnes présentes en menaçant de revenir pour mettre une seconde amende de 135 euros et de faire usage de la force si les gens restaient sur place. Une personne a été arrêtée puis relâchée pour avoir refusé de présenter ses papiers. Les gilets jaunes ont contacté une avocate pour qui ces amendes sont contestables puisqu’elles ont été dressées sur un terrain privé. La circulaire du ministre de l’intérieur ne donne aucune indication sur la limitation de nombre de personnes dans ce cas.

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Malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation à Montpellier, 200 personnes se sont rassemblées sur la place de la Comédie. Les manifestant·es étaient réparti·es par groupes de 10, pour limiter d’éventuelles contaminations. La police est intervenue en nombre mobilisant 350 policiers. Deux personnes ont été arrêtées et une autre, blessée, a du être évacuée par les pompiers. À Pau, une quarantaine de personnes ont répondu à l’appel. À Marseille, une centaine de gilets jaunes se sont mobilisés avant d’être dispersés par la police qui a notamment utilisé du gaz lacrymogène. Elle a également procédé à un contrôle d’identité massif. Les Gilets Jaune appellent à déconfiner la colère. Ils dénoncent notamment le fait que les rassemblements politiques soient illégaux alors qu’il est légal de s’entasser dans les transports en commun pour aller travailler. Par ailleurs, ils rappellent que les consignes de sécurité ne sont généralement pas respectée par la police lorsqu’elle intervient contre les mouvements.

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Toulouse : Manifestation de Gilets Jaunes interdite et 49 verbalisations

 

Samedi 16 mai, des Gilets Jaunes organisaient une manifestation à Toulouse. Celle-ci a été interdite par la préfecture et plusieurs commerçants soutenus par la mairie appelaient à une contre-manifestation. Finalement, plusieurs petits rassemblements ont eu lieu. La police a interpellé au moins une personne et procédé à 49 verbalisations d’une amende de 135€ pour manifestation interdite. De son côté, la manifestation de commerçants a été tolérée par les autorités et le maire Jean-Luc Moudenc y a même participé brièvement.

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France : Un jeune de 15 ans en garde à vue pour un appel à manifester à Nantes

 

Mercredi 13 mai, un jeune Nantais de 15 ans s’est vu placer en garde à vue pour avoir lancé, via une page Facebook Gilets Jaunes, un appel à manifester le 16 mai. Il est également accusé d’avoir participé à un rassemblement le 11 mai devant le CHU de Nantes en soutien  aux soignants. Sorti de sa garde à vue qui aura duré 24h, l’adolescent sera poursuivi en justice pour « non respect du contrôle judiciaire ».

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Commentaire(s)

> Les crétins qui nous gouvernent remettent ça

Samedi 23 mai 2020, pour le deuxième week-end depuis la levée du confinement, le préfet de la Haute-Garonne a décidé d’interdire une nouvelle fois toute manifestation des Gilets jaunes. Dans un communiqué de presse, Étienne Guyot explique:

Compte-tenu de l’état d’urgence sanitaire en vigueur ; de l’interdiction de tout rassemblement sur la voie publique de plus de 10 personnes ; que la Haute-Garonne constitue une zone de circulation active du virus ; mais également que du 17 novembre 2018 au 14 mars 2020, des manifestations non déclarées du mouvement des « Gilets jaunes » dans le centre-ville de Toulouse ont donné lieu à des événements graves, Étienne Guyot, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, a décidé d’interdire toute manifestation ou rassemblement revendicatif le samedi 23 mai 2020 à Toulouse.

135 € d’amende

Dès lors, toute personne manifestant dans la zone d’interdiction s’exposera à une contravention de 4? classe, soit 135 € d’amende. « Toute manifestation ou rassemblement occasionnant des troubles à l’ordre public donnera lieu à une dispersion immédiate par les forces de l’ordre et à l’interpellation des éventuels auteurs d’actes de violence », précisent les services de l’Etat.

Comme pour les manifestations précédentes, le dispositif encadrant la manifestation a été substantiellement renforcé par des forces mobiles « afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens » :

Les dispositions de la loi du 10 avril 2019 visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations seront appliquées, notamment le délit de visage dissimulé volontairement lors d’une manifestation où des troubles à l’ordre public seront commis (1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende).