Proposition de grève des loyers

Mis a jour : le mardi 24 mars 2020 à 13:26

Mot-clefs: logement
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Une proposition pour appuyer la grève des loyers qui se profile.

Appel à la grève des loyers

La proposition d'une grève des loyers se propage depuis quelques jours, parallèlement au coronavirus, en réaction à la crise politique, économique et surtout sociale qu'il provoque, qui vient s'ajouter à ladite « crise sanitaire » qui dure depuis quelques temps.

Aux Etats-Unis, de nombreux appels se relayent dans la rue à travers les banderoles et tags qui fleurissent dans beaucoup de grande villes, notamment de l’ouest américain, mais aussi sur les réseaux sociaux. Le hashtag #rentstrike parmi d’autres exemples permet de rassembler des propositions autonomes d’organisation d’une lutte contre les loyers durant la pandémie et pourquoi pas au-delà !

Le refus de paiement des loyers d’avril marquera le début de cette grève. Ne pas payer son loyer, son gaz, son électricité, son eau, c'est payer déjà un peu moins, à une époque où chacun paye le prix fort, et de plus en plus fort. Refuser de payer le prix de la gestion de cette pandémie est une réaction de bon sens, et une manière de commencer à s'opposer à la vie qu'on nous prépare, dont les conditions sont encore incertaines.

On le voit déjà, les mesures du gouvernement permettent au flics de réaliser leurs rêves les plus crades, de vider les rues des indésirables, de vider les halls d'immeubles, de vider les villes des gens qui n'ont pas de « bonnes raisons » de s'y déplacer, de pouvoir contrôler les moindres déplacements de la population. C'est aussi pour l'Etat l'occasion de s'entraîner à la gestion de toutes les sortes de « catastrophes », gestion qui s'exercera toujours contre nous. Bien sûr de nombreuses personnes subissaient déjà ces mesures à plus ou moins grande échelle, et en particulier tous ceux qui sont confinés dans le confinement, et livrés à des institutions d'autant plus maltraitantes dans ce contexte, comme les centres de rétention, les prisons, les maisons de retraites, les centres où sont regroupés les sans abris, mais le plan d'urgence du gouvernement va clairement au delà de la gestion de la crise présente pour modifier durablement « l'après ».

Si la crise est exceptionnelle, les mesures que prend l'Etat dans cette situation ne vont évidemment pas s'arrêter une fois le problème du virus régulé. On a connu vigipirate dans les années 90, les mesures anti terroristes des années 2000, l'état d'urgence post-attentats, et on sait comment, en démocratie, l'exceptionnalité fait Loi. Le contrôle social, la répression, le développement de la vie complètement assistée depuis chez soi, toutes ces manières de vivre vont sûrement perdurer par certains aspects après la période de confinement dans laquelle nous nous trouvons : c'est toute la normalité qui aura changé. Emmanuel Macron l'a dit dans son discours, le fameux « jour d'après » qui ne sera pas comme le « jour d'avant ». C'est dès maintenant que nous devons lutter contre l'appareil étatique tel qu'il est en train d'évoluer et le monde qu'il nous prépare.

Nous ne pouvons accepter la position intenable dans laquelle l'Etat nous contraint, entre la peur justifiée du virus avec tout ce qu'elle implique au quotidien, et ses mesures aliénantes renforcées par la précarité que beaucoup subissent aujourd'hui et subissaient déjà hier.

Dans ce contexte, continuer d'engraisser les propriétaires devient plus que jamais une impasse.

Refusons de payer les proprios, les banques, les prêts, refusons de continuer à faire vivre ce système qui, en plus de nous asservir, fait de nous les premières victimes des situations de crise.

Ne payons pas nos loyers, ne payons plus pour l'Etat. Arrêtons de payer pour le jour d'avant, ne payons plus aujourd'hui, et ayons la perspective de ne plus payer le jour d'après !

Inventons et partageons les moyens de lutter contre les brimades légales et menaces répressives à la merci desquelles on pourrait se retrouver si on reste isolés et désarmés.

Solidarité avec les révoltés, solidarité avec ceux à qui le confinement impose une double-peine.

Révolution !

Des confinés

Pièces jointes

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Commentaire(s)

> Modif

salut désolé je capte pas bien le spip, ce serait possible de régler l'interligne, la couleur du texte (noir) et agrandir le titre un peu ? merci !

> Fait

Pas de soucis. C'est sans doute parce que c'est pas un spip. :)

> allez on y va la france est un pays riches

j'ai supprimé les prélèvements de loyers, edf, gaz et eau des le début du confinement
un peu par réflexe car, heu j'ai pas un sous de coté moi, et faire les courses a l'épicerie du quartier coûte chère et que surtout c'est sûrement partie pour durer et que le gouvernement n'aura pas peur de baissé les minima sociaux ou le salaire de base pour concourir à l'effort national !
surtout par rage, puisque j'ai quand même la chance d'avoir un appart mais que j'ai plutôt pas le droit d'en sortir alors si c'est contraint bah faut pas me demander de payer...

par peur de l'isolement acquitterais les factures de téléphone et d'internet des fois que leur viendrait l'idée de couper et de m'isoler encore plus!

je l'ai fait seule mais c'est sur plus on est moins ils y pourront quelques choses expulser des dizaines de milliers de personnes (voir des centaines?)

j'ai pas envie que les gréve des loyers soient elles aussi rattraper par des citoyennistes toujours en peine d’aménager nos luttes et donc non ne mettons pas l'argent de coté ou sur un quelconque compte. ces loyers "confinés en état d'urgence" je ne les paierais JAMAIS. un gréviste ne rattrape pas ses heures grevées !

mais je crois qu'il ne faut pas s’arrêter là et bien avoir en tête que les gouvernants sucre DÉJÀ les congés payés de ce printemps et de cet été !
ben faut aussi leur dire non ! pour celleux qui travaille, ils faudra les prendre de forces et par centaines de milliers .
et pour celleux qui ont des enfants il faudra refuser le prolongement de l’école sur les vacances d'été

et dans 45 ou 90 jours (vu l’incompétence du gouvernement a fournir masques adéquat en nombres suffisants, tests et lits d’hôpitaux) après avoir été enfermé dans les logements pour celleux qui en ont, ne nous enfermons pas dans les usines et les écoles

la france est un pays riche, beaucoup plus riche que quand les acquis sociaux (congés payé diminution du temps de travail...) ont été mis en places.
alors l'argent est dans les poches des gouvernants, des gros entrepreneurs, des rentiers, des banquiers, des actionnaires, a elleux de le rendre !

et a nous de (re)prendre nos vies en mains

les reformes de l'assurance chômage et du rsa ne sont que repoussées, elles nous attendent bien au chaud, tout comme le SNU, la reforme du bac etc
les hôpitaux seront toujours et certainement plus aux aboies au sortir de ce virus

les vieux se meurent !

> .

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L'auteur nous a refilé le PDF a ajouter, c'est fait.

> Commentaire caché

On a caché un commentaire, on sait pas trop à quoi la personne s'attendait à juste nous insulter.