Reconnaîtra-t-on ses amis à la fin du confinement ? La réorganisation de nos vies sociales viendra plus vite que l’insurrection

Mis a jour : le mardi 24 mars 2020 à 13:26

Mot-clefs: Resistances coronavirus
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Cher toi, qui souhaite garder une vie sociale pendant le confinement, qui a filé à la campagne parce que être confiné en ville c’est trop dur, qui galère à prendre conscience que tu es un privilégié égoïste… Je suis au regret de t’annoncer que ces gestes font de toi une personne irresponsable, quelle que soit la pseudo justification politique que tu mets derrière.

Confine-medium

Cette période de notre histoire permettra de faire le tri entre ceux qui prétendent tout au long de l’année avoir une conscience collective et ceux qui privilégient leur petite personne. Il y aura un avant et un après corona. Parfois les pires défauts qui sont tapis au fond de nos êtres ressortent... Et c’est tant mieux. Nos valeurs deviennent palpables. Est ce qu’on pourra réellement continuer à côtoyer ou s’organiser avec des personnes qui ont des valeurs et des comportements tant éloignées des nôtres ? Est ce qu’on pourra continuer à sourire à des personnes qu’on a vu se trimballer sereinement dans la rue avec des masques alors que les soignants en manquent ? Est ce qu’on pourra continuer à faire des cantines avec des gens qu’on a vu se ruer sur de la bouffe au détriment des plus fragiles ? Est ce qu’on pourra encore s’approcher de personnes qui ont choisi de continuer leur vie durant le confinement sans prendre en compte le fait qu’elles sont un vecteur de propagation du virus ? Est ce qu’on aura envie de faire un apéro avec ce pote qui s’est mis au footing pour la première fois de sa vie, uniquement pour contourner le confinement ?

Tu ne te prépares pas à être coincé chez toi pendant plusieurs semaines, tu te prépares à compter tes morts, amis, famille, collègues et à ne jamais pouvoir leur faire tes adieux. Tu te prépares à voir l’armée transporter des cadavres car les crématoriums seront saturés. Tu te prépares à des temps de deuils compliqués, qui marqueront un pan de notre société. Et pour certain-e-s, tu te prépares à assumer le fait d’être responsable de nos morts car tu as contribué à être vecteur de propagation du virus. C’est une lourde responsabilité. Et nous t’accuserons dès que nous en aurons le loisirs. Tous comme nous ne manquerons pas d’accuser l’état de sa gestion libérale de la crise sanitaire que nous traversons.

Quand l’heure des comptes viendra, personne n’oubliera ton comportement.

Cher toi qui a mis en place un départ précipité, ta fuite à la campagne, ne servira qu’à déplacer le virus à des endroits où il n’était pas présent, pour que tu puisses profiter du grand air et des joies du jardinage. Tes ambitions d’autonomie alimentaire, se font au détriment des risques de contamination et de transport du virus. Tu mets en danger des centaines de personnes pour ton confort personnel. Penses-tu que c’est faire preuve de solidarité que d’exposer des populations qui pour l’instant étaient à l’abri ? Tu sais cette solidarité dont tu parles tout au long de l’année… Alors c’est fini de faire de la politique là où tu habites, tu vas habiter ailleurs, ton immeuble paraît bien terne maintenant que tu ne peux plus en sortir. Pose toi des questions sur ta vie quotidienne et prends tes cliques et les claques et va t’installer définitivement à la campagne pour aller au bout de tes idées et pas qu’en période de crise ! Tu critiques les départs des parisiens dans leurs résidences secondaires mais tu es comme eux. Tu es comme tous ces bourgeois dont tu te moquais, qui pendant que les gilets jaunes brûlaient leur quartier, partaient en week-end à Deauville car ils avaient peur. Tu ne vaux pas mieux que cette classe que tu dis combattre.

Cher toi, qui se jette sur des réserves de bouffe. Tu es une personne assez jeune, pas forcément vulnérable, tu peux aller faire tes courses toi même et tu as un endroit où te confiner… N’as-tu pas honte ? La gloire d’être confiné dans des conditions plus agréables que ton voisin sera de courte durée. Mais peut être préfères-tu compter tes paquets de pâtes plutôt que la quantité d’amis qu’il te restera quand cette période sera passée. Ton investissement pour lutter contre la précarité me fait douter au regard de ces nouvelles informations sur ta personnalité. Et si un jour je te vois oeuvrer pour une distribution de nourriture, je pense que ta malhonnêteté intellectuelle m’indignera.

Cher toi, qui souhaite conserver ta vie sociale pendant le confinement, est-ce une mauvaise volonté de ta part de ne pas comprendre le sens du mot confinement ? Tu ne souhaites pas le respecter car c’est l’État qui te l’impose ? Tu penses que c’est ACAB de ne pas le respecter ? Es-tu égoïste au point de ne pas voir que c’est notre bêtise qui a poussé l’état à mettre en place un arsenal répressif ? Tu penses que parce qu’on est potes tu ne vas pas me contaminer ? Que le virus respectera notre amitié ? Tes liens sociaux font de toi une bombe ambulante, un danger pour toi même et pour les personnes en contact avec toi tout au long de ta journée de « liberté ».

Cher toi, qui pense que parce qu’on a une relation, tu peux passer au dessus du confinement. Tu ne m’aimes pas à ce point pour proposer de me mettre en danger, ainsi que les personnes avec qui je vis et avec qui, toi tu vis ? Je ne pense pas que souhaiter porter une atteinte potentiellement mortelle à la vie d’une personne avec qui tu entretiens une relation soit une preuve d’affection. Nos vies valent plus que 3 orgasmes désespérés.

Prends soin de toi… Non, ne prends pas soin de toi, la plupart d’entre vous le font au détriment des autres. Prends soin des autres.

Tu participes aux mouvements sociaux de défense des hôpitaux, tu soutiens les soignants, tu te bats contre la privatisation d’une clinique… As tu conscience que ton comportement les met dans une situation intenable ? Grâce à tes efforts pour propager le virus à la campagne ou auprès de tes amis, tu contribues à la saturation des lits d’hôpital. Grâce à toi, les soignants devront choisir, qui laisser vivre et qui doit mourir, faute de places en réanimation. On ne peut pas avoir tous les français atteints en même temps en réanimation, les places sont chères, et pour nombre de cas graves, elles doivent être occupées longtemps. Voilà la conséquence réelle et directe de tes actes.

Cher toi qui n’a pas compris l’intérêt du confinement, quand tout sera fini, sache que je te tiendrai pour responsable de la mort de mes proches. Continues à aller voir tes amis parce que le confinement c’est trop dur. Continues à organiser des réunions en face à face parce que le faire à distance ça fait trop start-up nation. Mais n’oublie pas qu’à chaque sortie, même si tu as pris tes précautions, tu as peut être contaminé une quinzaine de personnes au bas mot, du livreur délivroo qui utilisera la même poignée d’immeuble que toi, à l’ami à qui tu ramènes de la lecture, en passant par le commerçant chez qui tu fais tes courses ou le passant qui aura eu la malchance de croiser ton chemin.

Ni oubli, ni pardon. Restez chez vous. Mettons notre temps à profit pour construire une solidarité d’urgence, pour pallier aux défaillances de l’état, pour éviter que la répression s’abatte toujours sur les mêmes, et réfléchissons dès maintenant, à ce que nous ferons concrètement pour panser les blessures de toute une population et de la brèche politique que cette crise sanitaire nous offre. Il est plus compliqué de ré-inventer des solidarités en usant des outils que nous fuyons en temps habituel. Relevons le défi. Nos société basculent de plus en plus dans cette forme numérique. Prenons de l’avance, inventons des formes nouvelles de résistance. Pensons l’après, pour ne pas rater cette occasion d’enfin imposer une prise en compte de l’humain au sein de nos sociétés capitalistes, pensons l’après dès maintenant, pour lutter contre la crise climatique. Pensons l’après pour lutter contre tous ceux qui ont tenté de faire passer leurs profits avant nos vies.

Pensons l’après mais depuis notre canapé.

Commentaire(s)

> moral ou morale, il faut choisir

Un texte hyper moraliste mais comme c'est dans mon éducation, ça me parle.
Et oui effectivement faire passer son moral au dessus de la morale est un problème potentiellement létal, mais en fait tout le temps, c'est juste plus facile de le comprendre maintenant.

Pour autant j'ai un gros problème avec le côté unilatéral des critiques : l'educ pop n'arrive plus a exister au milieu des différentes propositions et la politique professionnelle est à un niveau de delitement extrême (on ne parlera même du vecteur religieux devenu vecteur infectieux) : comment se contenter de tout faire peser sur les épaules des individus uniquement ?

> Macron, nous voilà...

Texte de collabo.
Macron, nous voilà, toi le sauveur de la France…

Sérieux un texte aussi pourri…

Il y a plusieurs années après que la catastrophe nucléaire de Tchernobyl ait plombé l'ensemble de la planète quelques irradiés du comité irradiés de tous les pays écrivaient avec bien plus de lucidité :

"le nucléaire a placé les individus dans une situation de plus grande dépendance par rapport à l’Etat. Après leur avoir imposé ces monstres que sont les centrales et autres lieux de production et de stockage de matières fissiles, il se présente comme la seule force ayant les moyens sinon d’empêcher, du moins de juguler leurs principes, et recommande à tout un chacun de le laisser s’occuper de la sécurité, sans discuter la moindre des décisions prises au nom de cette sécurité. C’est ainsi que l’Etat et les nucléaristes, ayant mené l’humanité à un stade d’insécurité jamais atteint auparavant, se prétendent les seuls habilités à protéger l’humanité des dangers dont ils sont la cause.
Partout, ils se présentent comme l’unique recours possible contre la dégradation, qu’ils produisent, des conditions d’existence, et invitent les populations à venir se ranger en bon ordre sous leur bouclier fissuré. Ce qui reste de réactions humaines, de réflexes de solidarité, en cas de catastrophes est transformé en participation civique à un
processus dont l’Etat reste le maître exclusif. S’il suggère aux individus de se jeter aveuglément dans ses bras salvateurs, c’est avec la force de sa police et de son armée, par le quadrillage militaire des régions et la déportation ou le « confinement » des populations, seules
solutions qu’il ait prévues en cas de catastrophe. C’est d’ailleurs bien normal puisque le même déploiement militaro-policier sert déjà à réprimer les révoltes des « citoyens » bafoués contre les décisions qui les affectent."

En matière de gestion de la catastrophe, les nucléaristes ont eu le temps de préparer la gestion du cheptel humain que nous sommes. Au Japon c'est l'autogestion de la dose qui a succédé sous l'impulsion du programme CORE à l'autoritarisme soviétique. La gestion du coronavirus oscille entre les deux manière de gérer. Et ici en l'occurrence nous avons ici le parfait archétype de la culpabilisation de ce que les nucléaristes appellent le facteur humain.

L'appétit autoritaire de gestion voilà le véritable ennemi. Ceux et celles qui mène cette guerre même avec les meilleures intentions autogestionnaires au côté du gouvernement ne sont que ses supplétifs.

> .

Le ton moralisateur est vachement problématique. C'est dommage de devoir user de tels formulations pour faire passer son propos, de même pour celleux qui ont besoin d'un tel ton pour comprendre le message.

Après c'est quand même étonnant de ne faire aucune remarque sur les entreprises qui vont réouvrir, genre airbus, et à la place de fustiger des pseudo-risque consentis comme le prêt de bouquins.

> a bah merci !

grave ce texte
alors on as pas bien toutes les données du problème MAIS TOI tu sais ce qu'il faut faire a coup sur !
que toi tu tiens le choc, que toi t'es fortE
merci a toi samsam de tout avoir bien compris j'avoue moi je galere depuis une semaine a comprendre QUI sont les victimes pourquoi ça va continuer bien au dela des 15 jours qu'est-ce qui se passe dans les epadh, les hp les prisonset que oui on bien alors non selon les experts le virus n'est pas là dans l'air de la rue juste devant ta bouche !

> Hypocrites

Si tu avais appelé publiquement à tous nous confiner sauf à devenir de quasi-assassins comme dans ton texte, tu aurais peut-être eu une once de crédibilité. Tu serais peut-être même passé pour un dissidents critiquant l'inconséquence de l'Etat, et tu aurais pu continuer à l'ouvrir.

Mais ne le faire qu'APRES ne peut signifier qu'une chose : soit tu étais avant un hypocrite qui n'en pensait pas moins mais la fermais sagement, soit tu es maintenant un collabo qui profite du mouv' pour rajouter de nouvelles injonctions.

A mon humble avis, c'est les deux : un collabo hypocrite (id est un politicien). Oui il y aura un avant et un après, et pour ma part tous ceux qui ont appelé l'ensemble de la population à se confiner après l'ordre de l'Etat plutôt que de réfléchir à des formes d'autonomie et d'autogestion devront rendre des comptes sur leur position.

> Pourquoi ce besoin d'accusation et de fantasme punition ?

"Et nous t’accuserons dès que nous en aurons le loisirs."

Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toute cette judiciarisation moralisatrice et accusatrice... ça débordait déjà pas mal avant le virus, mais là, il y a carrément saturation !

> à l'auteur.e

dis moi mon p'tit chat,

j'aimerai savoir d'où tu parles exactement?

parce que, c'est bien beau de nous donner du "ni oubli ni pardon" (on apprécie le détournement) avec des accents bien virilistes de vengeureuse plein la voix, mais qui cachent mal une certaine frustration, voire une forme de résurgence post-catho du devoir de pénitence flagellatoire (j'ai rien contre le fouet, hein, soit dit en passant, mais seulement dans un cadre consensuel et vecteur d'épanouissement, bref)

mais,

as tu déja vécu à 6 dans 30 mètres carrés d'insalubrité?
est-ce que tu t'es déjà barricadé.e chez toi dans l'attente des coups de bélier dans ta porte?
as tu déja vécu la douce caresses des menottes (non consensuelles ni,épanouissantes, toujours)
l'enfermement. l'attente. les murs qui se resserrent.
est-ce la première fois qu'une autorité invisible et omnipotente décide pour toi par le biais de ses larbins en uniforme, que tu ne sera plus libre de tes mouvements, de tes actes les plus élémentaires?
ne fais tu pas partie de ces personnes que toutes ces choses
angoissent, à t'en faire péter un câble? (pensée a tou.te.s les psychiatrisé.e.s confinées dans le confinement, au passage)

visiblement, un monde nous sépare, camarade.

je ne voudrai pas opposer mon angoisse a la tienne, parce ce que c'est bien de l'angoisse que je sens entre les lignes de ton texte, qui m'a d'abord inspiré une rage sans nom, puis une profonde tristesse, mais s'il te plaît, prend conscience
qu'il existe un tas d'individu.e.s qui ne rentrent pas dans ta grille d'analyse, cherche un peu, je suis sûr que tu va trouver.

maintenant, je vais probablement te faire enrager, mais voici ce qu'il en est pour moi: je fais partie de ces privilégié.e.s qui vivent dans un endroit reculé de ces campagnes qu'on aime tant dénigrer ces temps-ci, social traître éco-villageois crytpo appelliste néo plouc, et juste pour te dire, c'est pas non plus la grosse teuf par ici, déja qu'a la base beaucoup de nos réalités sont invisibilisées, quand en plus tu peux plus capter tes trois potes queer sur un rayon de 30 kilomètres sans te faire pécho par les gendarmes qui te connaissent forcément et te traquent déja au quotidien bah t'a un peu l'impression que le placard viens encore de se refermer sur ta gueule. alors voila, demain je break mon confinement, je passerai par les chemins de brigand.e.s pour aller retrouver une personne qui m'est chère, parce qu'elle non plus ne rentre pas dans les cases des dérogations, parce que, vu la tournure des évènements, je ne sais pas si l'occasion de se voir se présentera de nouveau. habitant en collectif on à décidé ensemble d'un protocole de confinement strict à mon retour, enfermé dans mon camion sans contact direct avec les autres habitantes. mais ce qui fais la différence, c'est que je l'aurai choisi. et que pour un court instant ce n'est pas l'Etat qui aura gouverné mon corps et mes affects. en attendant de trouver des formes plus offensives.

ne te trompes pas d'ennemi.e.s

rage et courage à tou.te.s

> ça me gonfle !

désolé, mais ça me gonfle, pas pu lire jusqu'au bout.

on est dans une crise politique et non sanitaire au sens propre !
Pas de masque, pas de test, mesure ridicules de confinement à la carte ou bcp de gens vont taffer à des taches inutiles socialement, ou on se contamine dans les magasins en faisant ses courses, et ou l'on a pas le droit de prendre l'air en forêt alors que c'est désert !?

ça me fou la gerbe de voir accusé la population alors qu'on est face à un crime d'état !

> Cher Sam

J’adhère au propos "Macron nous voilà".

J'ai réfléchi dans mes nuits torturées, tu vise plus les riches que le peuple, mais tu vise quand même le peuple !
Tu ne connais rien en épidémiologie ni en virologie, pire, tu oublie de réfléchir.
Je peux comprendre ta détresse mais pas ta façon de t'exprimer ! Elle est innacceptable !
Tu aime "kill bill" ? .. confine toi ne serais-ce que deux heures dans un cerceuil voir ce que ça fait !
Je n'ai pas lu de réponse au commentaires pertinents qui te sont posés, le mien non compris, vu que je conçois ne pas avoir pris la peine d'argumenter beaucoup !

Cher "sam", en l'absence de réponse satisfaisante, nous ne serons sans doute pas "amis", ni "camarades" effectivement !

Sache que le confinement est de 45 jours en stade épidémique ! Le fait que les gens fasse un tour n'y change rien.
Un confinement en stade endémique - soit décrété en février est de 15 jours ! .. J'ai eu les infos et je savait le lundi midi avant le décret que le confinement durerais 45 jours + ou - une semaine !
Tu accuse les gens, peut-être vis tu dans 200 m2 ? peut-être n'a tu aucune propension à la claustrophobie ? peut-être est tu perdu par la manipulation médiatique ? peut-être ne vis tu pas seul le confinement ?
Toujours est-il que tes propos me sont inacceptables !

Je n'aime pas ce que je vais user comme argument !
Je suis une personne fragile face au virus, je ne blâme pas les gens qui sortent ! Je sors moi même faire "ma promenade de prisonnier" quasi chaque jour !
Ce dont j'ai le plus peur, ce n'est pas du virus, même si il est 2 à 4 fois plus dangereux que la grippe !
Ce que je crains, c'est le totalitarisme qui se met en place !

D'ailleurs, tu parles de confinement !
Quel confinement !?
J'ai des amis qui bossent à des taches très secondaire en usine dans des ateliers à 15 ou 20 !

Oui, j'ai la gerbe, je comprends un peu plus ton point de vue, mais j'ai malgré tout plus la gerbe de ton texte qu'hier !
Par pitié .. réfléchit quand tu écrit !

La peur est l'essence du fascisme !
Ne l'oublie jamais !

Kassandra