Palestine occupée : les crimes contre l'humanité ne sont pas des faits divers

Mis a jour : le lundi 23 décembre 2019 à 14:21

Mot-clefs: Racisme fascisme sionisme
Lieux:

En Palestine occupée, l’actualité ce n’est pas un mort ou des blessés de temps en temps, c’est une entreprise de nettoyage ethnique à long terme, et des crimes contre l’humanité permanents.

Démonstration avec les conclusions de la Cour Pénale Internationale sur les crimes commis par Israël contre les Palestiniens :

Gaza_raids_19_dec-17af0-medium

Après cinq ans d’instruction préliminaire, la Procureure de la Cour Pénale Internationale, Mme Fatou Bensouda, a confirmé que les bases étaient maintenant établies pour ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par Israël contre les Palestiniens.

Plus de 3000 faits commis depuis le 13 juin 2014 auraient ainsi été documentés, allant de l’usage disproportionné de la force au crime de colonisation.

« Je souhaite annoncer, aujourd’hui, qu’au terme d’un examen préliminaire approfondi, mené en toute indépendance et objectivité, de l’ensemble des renseignements fiables qui sont en la possession de mon Bureau à propos de la situation en Palestine, ce dernier est parvenu à la conclusion que tous les critères définis dans le Statut de Rome (le « Statut ») pour l’ouverture d’une enquête étaient remplis.»

Vidéo (MPEG-4) à télécharger
Audio (MPEG-3) à télécharger

 

Je suis convaincue qu’il existe une base raisonnable justifiant l’ouverture d’une enquête dans la situation en Palestine en application de l’article 53?1 du Statut.

En résumé, je suis convaincue :

i) que des crimes de guerre ont été commis ou sont en train de l’être en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, et dans la bande de Gaza (« Gaza ») (pour plus de détails, voir par. 94-96 de la requête) ;

ii) que les affaires susceptibles de résulter de la situation en cause seraient recevables ; et

iii) qu’il n’existe aucune raison sérieuse de penser que l’ouverture d’une enquête desservirait les intérêts de la justice.

Puisque l’État de la Palestine a déféré la situation en cause, il n’est pas nécessaire de demander à la Chambre préliminaire l’autorisation d’ouvrir une enquête, et je n’ai pas l’intention de le faire. » […]

https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=20191220-otp-statement-palestine&ln=fr

Inutile de préciser que la «seule démocratie du Moyen-Orient», Etat d'exception qu'il est interdit de critiquer sans passer pour antisémite n'en tiendra aucun compte et continuera ses crimes avec la bénédiction de la "communauté internationale» et les médias à sa botte.

Quelques exemples montrant la réalité  au-delà des communiqués de presse qui occultent le nettoyage ethnique en cours :

Les attaques contre Gaza ne sont pas un fait divers mais ont une explication bien précise :

Sept nouveaux bombardements israéliens sur la bande de Gaza, juste quand Netanyahou fait face à de nouvelles accusations de corruption.

"Déjà inculpé en Israël pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois dossiers distincts, Benjamin Netanyahou n’a pas démissionné de son poste de premier ministre, ni renoncé à se présenter aux prochaines élections législatives. Mais un nouveau dossier, dans lequel sept de ses proches viennent d’être inculpés, pourrait être plus dévastateur encore," selon un ancien magistrat anticorruption interrogé par Mediapart.

Netanyahou est inculpé :
 pour fraude et abus de confiance, en raison de luxueux cadeaux, en échange de faveurs financières ou personnelles. 
 pour avoir négocié avec Arnon Mozes, le propriétaire du plus grand quotidien payant du pays, le Yediot Aharonot, une couverture médiatique favorable en échange d’une loi limitant la diffusion du quotidien concurrent gratuit Israel Hayom. 
 pour corruption, fraude et abus de confiance, un dossier qui porte sur environ 500 millions de dollars – gagnées par le patron du groupe de télécommunications Bezeq et du site d’information Walla, grâce à la complaisance de Netanyahou, qui en contrepartie avait bénéficié d’une couverture favorable de Walla. 
 et il est également sur la sellette dans le dossier où sept de ses proches viennent d’être inculpés. « L’affaire des sous-marins allemands », brille aussi par la longue suite de corruptions, pots de vin et autre magouilles.

Les électeurs israéliens devront retourner aux urnes, probablement le 2 mars prochain pour la troisième fois en moins d’un an. Et dans un tel contexte, une seule valeur sûre pour conserver son électorat : la surenchère dans le développement de la colonisation, et la "fermeté sécuritaire". Le déclenchement d’une guerre avec l’Iran serait également bienvenu pour noyer le poisson et Yisrael Katz, ministre des affaires étrangères se répand en affirmant que « bombarder l’Iran est une option qu’Israël évalue ».

Voir aussi :

Israël tue un enfant palestinien tous les 3 jours dans l'indifférence générale :

https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/250319/israel-tue-un-enfant-palestinien-tous-les-3-jours-dans-lindifference-generale

Le 21 octobre 2000 le journaliste Jacques-Marie Bourget était abattu d'une balle dans le poumon gauche par un sniper israélien. La suite c'est vingt années de bataille pour faire reconnaitre que tirer sur un journaliste, c'est à dire un civil, est un acte illégal. Au départ l'équation semblait simple... Mais pas du tout. Un parcours du combattant pour ce pacifiste.

https://blogs.mediapart.fr/jacques-marie-bourget/blog/190519/histoire-dun-crime-commis-par-israel

Israël et le crime d'apartheid

https://www.cadtm.org/Israel-et-le-crime-d-apartheid

Commentaire(s)