Perquisitions à la ZAD de Roybon et à Grenoble

Mis a jour : le mercredi 27 novembre 2019 à 11:49

Mot-clefs: anti-repression
Lieux: isère

26 novembre 2019

Il semble que des perquisitions ont eu lieu ce mardi matin dans la Z.A.D de Roybon ( en Isère ) et dans des squats à Grenoble et agglomération ( Isère )

Commentaire(s)

> https://zadroybon.wordpress.com/2019/11/26/operation-de-police-sur-la-zad/

https://zadroybon.wordpress.com/2019/11/26/operation-de-police-sur-la-zad/

Ce matin à 7h, débarquement des gendarmes et du PSIG, avec le traditionnel hélico et tout le tintouin, par la barricade Nord et la Marquiz pour une opération qui ne ressemble pas à une expulsion, vu qu’ils ne demandent à personne de partir… Il semblerait qu’ils soient plutôt là pour une perquisition, et qu’ils arrêtent des gens.

Tenez-vous au courant, on essaiera de mettre plus d’infos bientôt, hésitez pas à venir sur place soutenir les gen.tes!

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D'après la presse bourgeoise ou d'état; des (ou une ? ) colocations auraient aussi été perk'

> Thread

#Grenoble
Ce matin (26 novembre 2019), perquisition dans divers squats de la ville : 38, Ahwahnee, buissonet, malap, disqueuse et aussi dans la forêt de Roybon. Relève d'ADN et d'identité par rapport à une enquete sur dégradation en bande de malfaiteurs.

Des personnes sans papier ont été emmenées, pour vérification ou pour des OQTF, avec le risque d'être envoyé en CRA et expulsé.
Le procureur aurait fait une conf' de presse et annoncé que c'était en rapport avec les enquêtes sur les incendies.

Article du dauphiné libéré sur l'opération policière de ce matin
https://www.ledauphine.com/amp/faits-divers-justice/2019/11/26/vaste-operation-de-police-dans-les-squats-de-l-agglomeration-grenobloise

Pas moins de 350 policiers et gendarmes mobilisés rien que sur l'agglo grenobloise.
Et après y'en a aussi pas mal qui sont à Roybon, pas trop de nouvelles de la bas.

https://twitter.com/berurier_/status/1199300989712523264

> Grenoble et ZAD de Roybon : Perquisitions et (peut-être) interpellations

Six interventions de police ont été menées ce mardi 26 novembre 2019, vers 6h00 du matin, dans des squats de la ville de Grenoble et à la ZAD de Roybon en Isère. Les forces de l’ordre ont agi sur commission rogatoire de juges d’instruction de Grenoble. Ces perquisitions ont pour but de mener diverses investigations.

Dans un communiqué datant du début de l’après-midi, le procureur de Grenoble, Eric Vaillant a confirmé ces interventions, en précisant que les policiers et gendarmes, qui sont intervenus, l’ont fait dans le cadre « d’enquêtes sur des incendies et dégradations commis en bandes organisées dans l’agglomération grenobloise en 2017, 2018 et 2019« .
A Grenoble et Fontaine quatre squats et une colocation ont été perquisitionnés. Selon l’AFP, un membre des gilets jaune aurait confirmé que « dans un squat d’activités gratuites, du matériel aurait été saisi ».
A la Zone à Défendre (ZAD) de Roybon, située dans la forêt des Chambarans, les résidents qui occupent le site depuis 5 ans, ont signalé sur leur site et par tweet un « débarquement à 7H00 du matin en vue d’une perquisition du site« .
Il s’agirait donc de perquisitions liées aux incendies revendiqués par la mouvance anarcho-libertaire qui sévit depuis plusieurs années dans l’agglomération de Grenoble.

10 incendies ou dégradations revendiqués depuis 2017

– Janvier 2017 : dégradations au siège des Républicains. [c’était en mars 2017, pas en janvier ; NdAtt.]
– Avril 2017 : 185 composteurs-valideurs de stations de tramways de la Semitag (transports publics) mis hors d’usage
– Mai 2017 : incendie de véhicules du centre communal d’action social d’Enedis à Grenoble.
– Septembre 2017 : incendie à la gendarmerie de Grenoble.
– Octobre 2017 : incendie à la caserne de gendarmerie de Meylan.
– Novembre 2017 : incendie du centre de culture scientifique « la Casemate » à Grenoble.
– Octobre 2018 : incendie des entrepôts de la société Eiffage de Grenoble.
– Janvier 2019 : un local et un émetteur de TDF vandalisés.
– Janvier 2019 : incendie des locaux de France-Bleu Isère.
– Septembre 2019 : incendie de la mairie de Grenoble.

https://attaque.noblogs.org/post/2019/11/26/grenoble-et-zad-de-roybon-perquisitions-et-peut-etre-interpellations

> l'anti-terorrisme fait feu de tout bois

Il ya 3 semaines au moins 2 personnes arrêtées, perquisitionnées, mises en garde-à-vue dans le cadre d'une enquête pour incendie d'une voiture du Centre de formation et de recrutement des forces armées à Saint-Nazaire. Voir https://nantes.indymedia.org/tumbles/45301 ou https://attaque.noblogs.org/post/2019/04/17/saint-nazaire-loire-atlantique-incendie-solidaire-dune-voiture-de-larmee/
Elles ont été relâchés sans être inquiété par la justice. Une des personnes avait été arrêtée en Savoie et conduite jusqu'à Nantes, comme la première amenée de Saint-Nazaire à Nantes.

Ce mardi 19 novembre, plusieurs personnes soupçonnées d’avoir incendié l’abattoir de Haut-Valromey (Ain) ont été arrêtées : https://nantes.indymedia.org/articles/42898 - https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/11/24/lyon-arrestations-pour-le-sabotage-incendiaire-des-abattoirs-gesler-a-hotonnes-ain-19-novembre-2019

> sur les arrestations d'hier à Grenoble

Autour de 10 personnes raflées qui seraient en CRA (à confirmer)
Saisie de tout moyen de communication : PC, Téléphone.
Prise d'ADN de tout le monde, sur des objets personnels/mains si refus de la part des personnes
Photographie de tout le monde, et de tout les lieux.

> .

Message reçu :

il faut considérer les téléphones, mails même cryptés (PGP etc ) non-safe pour le moment

> communiqué du CAR38 - Collectif Anti-Répression Grenoble

Mardi 26 novembre, à partir de six heures du matin, six lieux alternatifs de Grenoble et ses alentours se sont fait perquisitionner. ZAD, squat ou colocation, personne n'a été épargné.
Le prétexte officiel est d’enquêter sur les incendies qui se produisent dans le département depuis deux ans. Une fois de plus, ce sont les milieux autonomes, libertaires, féministes ou écologistes qui sont visés.

Lors de la plupart des perquisitions, la police ou la gendarmerie n’a pas voulu fournir la commission rogatoire justifiant leurs intrusions. Il n’a pas non plus été toujours possible d’être témoin de la perquisition. Tout ceci est évidemment contraire aux lois de notre soi-disant « Etat de droit ». Le matériel informatique (ordinateurs, téléphones, imprimantes) a été systématiquement saisi privant les personnes visées de moyens de communication sans aucune justification.
En plus de la confiscation de matériel, des prélèvements ADN
systématiques ont été effectué, sur les personnes ou leurs effets personnels en cas de refus de leur part. La volonté d’intimidation, qui semble être la seule motivation de ce fichage généralisé, ne peut que nous inquiéter. Si les autorités possèdent des informations sur les incendies sensés justifier ces interventions, pourquoi viser autant de
personnes dans autant de lieux différents ?

Enfin, des vérifications d’identité ont été pratiquées. Dans ces lieux de solidarité, les personnes sans-papier ont été arrêté·e·s et envoyé·e·s en centre de rétention administrative (CRA). Ce n’est pas la première fois qu’une opération policière visant ce genre de lieux sert de prétexte à une chasse aux réfugié·e·s. Certaines arrestations ont même été effectuées dans des camps de fortune aux alentours des lieux perquisitionnés.
Difficile de faire le lien entre ces gens et les incendies justifiant l’opération policière. Au total plus d’une dizaine
de personnes ont été embarquées. A ce jour, nous sommes toujours sans nouvelles de certaines de ces personnes, ne sachant pas dans quel CRA elles ont été enfermées ou si elles ont été remises à la rue. Plutôt que de respecter le droit d’asile et d’accueillir dignement ces personnes venues chercher refuge chez nous, l’état préfère les enfermer dans des CRA avant de les expulser.

Tout ceci intervient dans un contexte de répression généralisé et de colère sociale. Les dernières années ont été marquées par une escalade de la violence répressive visant les mouvements sociaux, de la « loi travail » à la ZAD en passant par le mouvement des gilets jaunes. Ces techniques violentes et autoritaires, longtemps invisibilisées car elles ne touchaient que les « quartiers populaires », semblent maintenant être la réponse systématique de l’état à toute contestation politique et à toute volonté de ne pas se conformer à la norme dominante.
Cette intervention arrive au moment où se forme un large mouvement de protestation pour défendre le système des retraites et une colère générale secoue les milieux étudiants et hospitaliers.

Les autorités n’ont pas tardé à communiquer, des articles sont sortis dans la presse dans la matinée. L’empressement pour se vanter d’une opération visant des lieux de contestation ou d’expérimentation politique, sans justifier de lien avec le prétexte des incendies, nous montre une volonté d’intimidation de la population.

Le collectif anti-répression 38 condamne ces actions illégales. Nous affichons notre soutien aux victimes de cette tentative d’intimidation de l’Etat.
Face à la volonté de l’Etat d’isoler chaque individu·e par la
peur, réagissons de façon collective et solidaire. Nous réaffirmons notre volonté d’aider toutes celles et tous ceux qui subissent la dérive répressive et autoritaire de l’état.

L'équipe du CAR38

> Communiqué du 38 - Centre Social Tchoukar

Ce matin du mardi 26 novembre, une nouvelle vague de perquisitions a frappé plusieurs lieux de l'agglomération grenobloise, avec comme prétexte l'enquête concernant des incendies volontaires ayant eu lieu ces 2 dernières années dans la région. Parmi eux, le centre social autonome du 38 rue d'Alembert, à Saint-Bruno. Pendant plusieurs heures, une dizaine de fourgons de CRS a bloqué une partie de la rue, pendant qu'à l'intérieur était saisi tout le matériel informatique, d'impression, et les lettres de soutien de nos voisin-e-s. Nous n'avons eu droit ni d'assister à la perquisition comme témoins, ni d'avoir accès à la commission rogatoire qui la justifie.

Cette opération d'intimidation vise à affaiblir les personnes et les lieux qui luttent à Grenoble. Elle a permis à la police de prendre des photos, recenser, ficher des personnes militantes et leurs proches, de récolter des ADN dans les lieux et sur les gens, et souvent de force. Elle a aussi servi de prétexte à répertorier et envoyer en centre de rétention une petite dizaine de personnes sans-papiers, dont certaines n'étaient pourtant que voisines du lieu perquisitionné. Au delà de ces faits, l'attitude policière a été sans surprise largement transphobe et raciste. Ces perquisitions ne sont qu'une des facettes de l'arsenal répressif qui s'étend depuis quelques années : état d'urgence permanent, interdiction de manifester, violences policières, guerre aux migrant-e-s, et justice toujours plus expéditive. En réalité, si nous sommes aujourd'hui attaqués, c'est en raison de nos engagements politiques et sociaux.

Depuis le 38 se réunissent et s'organisent déjà de nombreux collectifs militants, tels que les gilets jaunes, les jeunes pour le climat, les Rosa Parks musulmanes, les collages contre les féminicides... Parmi autres grévistes ou initiatives libertaires. Attaquer le 38, c'est non seulement mettre en péril les possibilités de lutte qu'il permet, mais aussi fragiliser les liens de solidarité que nous construisons au quotidien depuis 5 ans à travers nos activités (cantines, ateliers, magasin gratuit, dojo,...).

Concrètement, ce dont la police nous prive aujourd'hui, ce sont de moyens d'organisation matérielle, c'est-à-dire de quoi communiquer, écrire, et diffuser nos propres informations. Ailleurs, cette opération piétine des lieux de vie et envoie des personnes en centre de rétention ; globalement, il s'agit d’asseoir une autorité sur celles et ceux qui y sont réfractaires.

Nous ne nous laisserons pas impressionner. Le 38 continuera à être un espace d'organisation politique, à exprimer des solidarités avec celles et ceux qui luttent, et à participer à la vie du quartier Saint-Bruno. Nous reconstruirons nos portes cassées et nous acharnerons encore plus à tisser des liens, produire des contre-discours et construire notre autonomie politique et matérielle.

*D'autres paroles collectives viendront compléter ce récit ces prochains temps.