Exarcheia : l’État et les fascistes main dans la main contre les anarchistes et les migrants (preuves en images)

Mis a jour : le jeudi 29 août 2019 à 23:41

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Alors que l’attaque contre le quartier rebelle et solidaire d’Athènes vient de commencer lundi, les masques tombent !

EXARCHEIA : L’ÉTAT ET LES FASCISTES MAIN DANS LA MAIN CONTRE LES ANARCHISTES ET LES MIGRANTS (PREUVES EN IMAGES)

Oui, vous avez bien lu : parmi d’autres, ce sont des policiers portant des écussons fascistes qui ont commencé le « nettoyage d’Exarcheia » (photo #1). Ils ne se sont pas cachés de leur appartenance et n’ont pas manqué de faire du zèle.

Alors qu’Aube Dorée est en train de disparaître, vaincu dans la rue par les groupes antifascistes, que ses locaux ferment les uns après les autres, que son siège va bientôt être mis en vente, que son quartier fétiche a été abandonné et que les démissions de ses responsables pleuvent depuis la perte de tous ses sièges au parlement, une chose permet tout de même aux néonazis de se réjouir : l’assaut de l’État grec contre le quartier libertaire et antifasciste où vivent librement beaucoup de migrants.

 

C’est une véritable revanche pour les néonazis grecs dont certains travaillent dans la police et se reconnaissent parfois à des signes de reconnaissance faisant directement allusion à la mythologie d’Aube Dorée. C’est pour eux un moment exceptionnel que de participer à l’assaut contre le bastion antiautoritaire d’Athènes.

Sur Internet, la fachosphère est surexcitée à l’idée de « voir Exarcheia disparaître ». Beaucoup de dessins évocateurs montrent des fascistes en train de détruire des symboles anarchistes (photo #2) ou jeter des réfugiés dans des camps.

Le storytelling de l’attaque d’hier dans les médias est complètement déformé, comme on pouvait s’y attendre. On y parle de traitement humain et même de délicatesse. C’est faux, bien sûr ! Des violences et des destructions ont été commises et nous en avons les preuves.

Plusieurs réfugiés ont été secoués et insultés, jusqu’à une petite fille qui a été poussée brutalement par des policiers violents au point d’avoir une dent cassée (photo #3) comme le confirment les membres du Spirou Trikoupi 17.

Beaucoup d’affaires ont été détruites et jetées, y compris des souvenirs qui pour nous avaient une grande importance. Des chaises ont été cassées (photo #8) avant d’être jetées dans le camion benne et même des paquets de couches ont été vus mélangés aux poubelles.

Durant sa campagne, Mitsotakis prétendait s’attaquer à des terroristes. En réalité, il ne s’est attaqué qu’à des paquets de Pampers (de nombreux paquets de couches et d’autres fournitures pour les enfants que les membres des convois passés connaissent bien). Mitsotakis prétendait que nos squats servaient de caches au trafic de drogues. Il n’a trouvé que des jouets et quelques bonbons.

En réalité, c’est lui qui a terrorisé des enfants en pleurs (photo #9) et des femmes qui luttaient pour leur émancipation (preuve en est la sublime participation des femmes et des fillettes du squat Spirou Trikoupi 17 à la manif du 8 mars dernier comme le montre la photo #11). C’est lui a renvoyé ces gens vers des camps via le commissariat spécialisé de Petrou Ralli (photos #12 à 14).

Pendant ce temps, des témoins ont entendu plusieurs des types qui ramassaient ce qui restaient rirent bruyamment autour des camions bennes, ce qui confirmaient clairement l’ampleur du racisme de ces gens venus « virer du migrant » (photos #15).

Voyant le quartier se réveiller et de plus en plus de militant.es se rapprocher de la zone (principalement le quart nord-ouest d’Exarcheia), la police antiterroriste s’est déployée une deuxième fois pour repousser une éventuelle contre-attaque, armes automatiques en mains (photos #16 à 21). Plusieurs de ces hommes cagoulés et surarmés ont bruyamment ironisé :
— Alors, ils sont où les antifas ?

Durant les infos de la mi-journée, les médias au service du pouvoir s’en sont donné à cœur joie, insistant sur la revanche de l’État contre la chienlit, « le retour de l’ordre et de la loi » (nom donné à l’opération par Mitsotakis lui-même). Plusieurs JT et sites ont titré : « la police (EL.AS) est entrée dans Exarcheia pour y rester » (photo #22).

 

Commentaire(s)

> commentaires cachés

ça va bien la campagne de troll contre Yannis Youlountas, le sujet c'est la repression contre Exarcheia pas autre chose